02/04/2012

Maurice DENIS le NABI

 

Maurice DENIS naquit à Granville, dans la Manche, le 25 novembre 1870. Aux côtés de SERUSIER, il figure comme le plus important théoricien du Mouvement des Nabis. Avant de rencontrer la doctrine de GAUGUIN que lui enseigna SERUSIER à l’Académie Julian, DENIS avait déjà mis en pratique la théorie des Impressionnistes, pour s’orienter ensuite vers celle des Néo-Impressionnistes. En effet, il restait fasciné par la division des couleurs telle que l’avait imaginée SEURAT.

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Mais son esprit déjà inventif ne put se contenter de fixer sur la toile les formes extérieures d’un paysage recevant le jeu de la lumière. Il désirait exprimer quelque chose sur ses tableaux, en donnant forme à une idée pour aboutir à une synthèse. En 1888, il entra à l’Académie Julian où il rencontra les futurs Nabis. Deux ans plus tard il devint élève de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, et réussit à exposer un pastel au Salon, « L’enfant de chœur », alors qu’il n’avait que vingt ans. Cette composition révéla déjà son intention spirituelle, et son envie de rénover l’art catholique.

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En Italie, il étudia les Primitifs avec SERUSIER, puis de retour en France, se passionna pour la peinture d’INGRES, et pour celle de POUSSIN. Mais l’esthétique de GAUGUIN devint pour lui une révélation, et il prit dès lors une participation importante dans la tendance symboliste en vogue, en créant des personnages aux singulières tonalités, comme dans le tableau « Composition pour les Fioretti ».

Déjà jeune, cet artiste exprimait un talent lucide et une intelligence précoce que l’on constata dans sa définition forgée à l’âge de vingt ans, et dont l’histoire de l’art s’est souvent souvenue : « se rappeler qu’un tableau avant d’être un cheval de bataille… ».

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DENIS s’appliqua à réaliser une peinture dans laquelle le motif devenait un symbole, et dans laquelle figurait, au-dessus du sujet matériel qui n’était qu’un prétexte, un monde spirituel et intellectuel qui révélait sa synthèse personnelle de l’art. Et dès sa première participation au Salon, son style se fit remarquer par son choix de thèmes religieux, ou par sa manière d’interpréter les poèmes de Verlaine.

Il effectua encore plusieurs voyages en Italie, et commença avec le début du siècle une période de grande production. Il réalisa alors un « Hommage à CEZANNE », et illustra le « Voyage d’Urien » d’André Gide. Il rédigea des carnets de voyages en Italie, en les décorant de son art très personnel. Il devint l’un des fondateurs du Salon d’Automne où il fit ouvrir une section d’Art Religieux.

Grand décorateur, il peignit le plafond du Théâtre des Champ Elysées, et poursuivit son amour de l’écriture en publiant « Les Elèves d’INGRES » ou « Histoire de l’art religieux ». En 1906, en créant son tableau « La famille de l’artiste », il rendit hommage au Divisionnisme, et amorça alors une évolution vers une peinture qui allait devenir sienne, pour manifester de limpides harmonies nacrées. Pendant l’occupation, un soir de 1943, DENIS, qui marchait dans les rues de Paris sous la pluie, se fit renverser par un camion allemand qui n’avait pas vu le vieil homme.

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Il mourut le 13 novembre de la même année, à St Germain en Laye, à l’âge de soixante treize ans, pour se faire inhumer selon son vœu, dans sa blanche robe de tertiaire de l’Ordre de Saint Dominique.

 

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Alain VERMONT

 

 

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04/04/2009

BONNARD Le "NABI Japonard"

Pierre BONNARD naquit à Fontenay-aux-Roses le 3 octobre 1867. Son père, alors chef de bureau au Ministère de la Guerre, lui transmit l’amour de ses origines dauphinoises, ainsi que l’envie, dans un premier temps, de réussir des études sérieuses. Il entreprit le droit à la faculté alors qu’il fréquentait déjà l’Ecole des Beaux-Arts. Il fit ensuite son entrée à l’Académie Julian en 1888, et rencontra les futurs Nabis.

Après avoir réussi sa licence, il se laissa orienter par son père vers une carrière dans la magistrature, mais préféra rapidement gagner sa vie en produisant des affiches et des lithographies. En effet, en 1889, alors âgé de vingt deux ans, il vendit déjà un projet d’affiche à la société France Champagne pour la somme de cent francs, et décida de devenir artiste-peintre professionnel.

 

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La Salle à Manger de Campagne, 1913.
Huile/toile, 157 x 200 cm.
 

 

En 1891, il exposa pour la première fois au Salon des Indépendants. Sa vie se partagea alors entre Paris, et la maison dauphinoise de ses ancêtres pendant l’automne. Peintre universel, BONNARD s’exprima librement dans les domaines les plus divers, et selon des techniques très différentes. Ses tableaux ne sont empreints ni de douleur, ni de tristesse. Il s’est voulu le peintre du bonheur.

Jusqu’en 1895 sa palette resta claire, et s’exprima dans un souci de stylisation, pour composer « La partie de croquet » ou « Le corsage à carreaux ». Il créa son art sous l’influence de GAUGIN, transmise par SERUSIER, et au travers des idées symbolistes et des théories qui filtraient durant les dîners qu’il partageait avec ses amis. Les estampes japonaises qu’il admirait tant l’ont fait baptiser « Le nabi très japonard », quand il exécuta, avec du crépon et du papier de riz, des motifs comme ceux du tableau « Le peignoir » qui révèle des tons jaunes posés en pleine pâte.

 
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Le Peignoir, 1892.
Huile/toile moletonnée, 150 x 50 cm.

 

 

 

Dans cette première période, BONNARD qui s’était installé près de Saint-Germain-en-Laye, dans le voisinage de ROUSSEL et DENIS, pour ensuite préférer la vallée de la Seine, composa souvent des tableaux de petit format. Ensuite, il se plut à peindre des toiles plus sombres, composées sur carton pour certaines, et produisit une œuvre lithographique importante aux côtés de nombreuses illustrations de livres.

A partir de 1902, il vécut presque exclusivement à la campagne et réalisa des paysages, des intérieurs ou des nus de plus grand format. Son art s’orienta alors vers l’ampleur et la couleur. Ses voyages nombreux l’entraînèrent vers l’Italie, l’Allemagne ou l’Angleterre, la Belgique ou la Hollande.

Ses tableaux expriment les aspects quotidiens de la vie, dans la maison, à la campagne ou à la ville. Sa probité et son originalité lui furent propres, sans aucune concession faite au commerce de l’art, au style alors en vigueur, ou à certaines théories.

 

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Nu à la lampe, 1910.
Huile/toile, 75 x 75 cm.

 

Après 1920, il développa dans son œuvre un lyrisme grandissant sans cesse dans ses paysages, comme dans ses intérieurs ou ses nus. Il s’installa en 1925 dans le sud de la France, mais conserva son atelier parisien dans le quartier du Boulevard de Clichy qui lui avait inspiré auparavant tant de scènes de rues. Il reprit alors l’illustration de livres qu’il avait délaissée depuis le début du siècle.

Il mourut au Cannet où il s’était installé en 1939, le 23 janvier 1947, à l’âge de quatre vingt deux ans, en laissant derrière lui une œuvre considérable dans laquelle les alliances et les contrastes de tons furent parfois d’une extraordinaire hardiesse, pour parvenir à l’obtention de la lumière dans la puissance de la couleur.

 

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Alain VERMONT

 


 

 

 


 


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