07/03/2013

Signe des temps, le Marché de l'Art Mondial ne peut plus s'affranchir de certaines réalités...!

 

L'alliance d'Artprice avec le Leader Chinois Artron sur le Marché Mondial de l'Art.

Cette alliance stratégique est sans précédent dans le Marché de l'Art. Elle aura des répercussions immédiates sur la cartographie du Marché de l'Art Mondial désormais bipolaire, avec entres autres, par la diffusion mondiale d'Artprice, des chiffres inédits et exclusifs sur la Chine donnant ainsi la lecture la plus parfaite du Marché de l'art. Elle permet aux deux acteurs majeurs incontournables de maîtriser toutes les chaînes de valeur, d'information et de process de dématérialisation.

Selon Thierry Ehrmann, fondateur et président d'Artprice, "cette alliance unique et exclusive avec Artron va permettre une maîtrise absolue du marché de l'art devenu bipolaire". Artron est l'acteur mondial et majeur en Chine, mais aussi au cœur de la grande Asie. Artprice et Artron considèrent que leur alliance s'est construite patiemment dans le temps avec une stratégie à long terme et une diplomatie réciproque. Artprice s'est forgé, avec Artron, au fil des années, une parfaite compréhension de la politique de suprématie que mène avec une logique implacable, la Chine dans le Marché de l'Art Mondial.

Bien au-delà des intérêts économiques naissant des obligations contractuelles des parties, cette alliance va permettre à Artprice de distribuer de manière mondiale à ses clients, les principales agences, et 6 300 titres de presse dans le monde, ainsi qu'à ses 2,3 millions membres, l'exacte réalité du marché de l'Art Mondial en continu. La Chine a dominé le monde durant des siècles, la parenthèse de son absence en Occident durant le développement de son marché intérieur, au 19ème et 20 ème siècles se referme, mais les standards normalisés du Marché de l'Art, tant sur le plan académique qu'économique se sont établis durant ces deux siècles en Occident.

Il était donc logique pour Artron, de s'allier avec Artprice, Leader mondial de l'information sur le Marché de l'Art, pour lui permettre de démontrer au monde, la suprématie loyale de la Chine à travers les standards occidentaux qu'Artprice a imposés au Marché de l'Art depuis 1987.

En contrepartie, Artron ouvre la porte de la Grande Chine à Artprice pour lui permettre d'avoir une très forte position dans ses différents métiers, avec un allié puissant et leader incontesté sur son vaste territoire.

Le savoir-faire d'AMMA Art Market Monitor of Artron dans le traitement de données et l'analyse d'informations en provenance de la Chine permet, in fine, à Artprice, de décrypter les mécanismes du Marché de l'Art Mondial, sans subir de biais culturels. Il en est de même, en retour pour Artron. Les pôles de compétences d'Artron (éditions de catalogues, flux d'informations sur le marché chinois, bases de données exhaustives sur le Marché de l'Art Chinois) sont parfaitement complémentaires à l'activité d'Artprice, et viennent enrichir mutuellement les pôles d'excellences d'Artprice (Banques de données, analyses économiques, Place de Marché Normalisée, économétrie) grâce à un savoir-faire incontournable sur le Marché de l'Art.

Le dialogue initié à travers le rapport annuel du Marché de l'Art d'Artprice, qui sortira courant mars 2013, est la parfaite illustration d'une alliance naturelle entre les savoir-faire respectifs des deux compagnies leader sur leurs segments et domaines respectifs.

Artprice, par cette alliance exclusive, va diffuser, par ses canaux mondiaux, une vision économique sincère et fidèle du Marché de l'Art en Asie et en Occident. L'alliance avec Artron permet à Artprice d'appréhender le marché asiatique avec une connaissance et des informations qu'Artron a mis plus de 20 ans à se constituer. A aucun moment, cette alliance n'a de velléité à être concurrentielle, puisque les secteurs d'activités d'Artron, spécifique à la Chine, ne sont pas les centres de compétences d'Artprice (maisons d'éditions, support aux maisons de ventes chinoises, flux d'informations sur la scène artistique locale...) 

L'objectif historique d'Artprice et d'AMMA -Art Market Monitor of Artron- est de créer une synergie globale autour de l'analyse d'informations sur le Marché de l'Art et la production de données adaptées à un Marché de l'Art désormais bipolaire.


AMMA - Art Market Monitor of Artron- est une filiale de GROUPE Artron. AMMA est le centre de recherche d'Artron qui s'est engagé à surveiller de manière exhaustive le Marché de l'Art Chinois et l'analyse en profondeur de ce dernier. La recherche et les services de conseils proviennent de la base de données que possède Artron, reconnue comme la plus grande et la plus crédible sur le Marché de l'Art chinois, avec plus de 2,5 millions d'œuvres d'art chinois, incluant les résultats des ventes aux enchères publiques de la grande Chine. Cette base possède, pour chaque œuvre, des images hautes définitions, et complétées par des informations de plus de 500 maisons de ventes, depuis la première vente aux enchères réalisée en Chine en 1993 avec China Guardian. Au moyen de méthodologies statistiques et économétriques, AMMA observe la tendance des prix du Marché de l'Art Chinois, ainsi que les mouvements de marché d'une spécialité, d'une catégorie ou d'un artiste. AMMA fournit également des traitements des données, l'évaluation technique, et des conseils en matière de tarification. AMMA organise aussi des séminaires pour les clients individuels et institutionnels.

A propos d'Artprice : http://www.artprice.com (c)1987-2013 (Thierry Ehrmann).


La société Artprice intègre le SBF 120 a la suite de la révision trimestrielle des indices NYSEEuronext Paris. L'indice SBF 120 est composé des 120 premières sociétés françaises cotées en bourse incluant le CAC 40 et les 80 premières valeurs les plus liquides. Pour information, au 01 Janvier 2013, la liquidité de l'action Artprice est de 3,83 millions d'euros par jour sur 440 séances de bourse ou il s'est traité 1,670 milliard d'euros.

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l'Art avec plus de 27 millions d'indices et résultats de ventes couvrant plus de 500 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l'Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d'images ou gravures d'oeuvres d'Art de 1700 a nos jours, commentées par ses historiens.

Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de Ventes, et publie en continu les tendances du Marché de l'Art pour les principales agences, et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 2 072 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée(R) Mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d'Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l'article L 321.3 du code du commerce).
Artprice est cotée sur le SBF 120 et Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only et: Euroclear : 7478 - Bloomberg : PRC - Reuters : ARTF 

Artprice avec plus de 13 ans de communication réglementée à l'Eurolist, se fait un point d'honneur a produire toute l'information nécessaire aux professionnels des Marchés Financiers, mais aussi aux néophytes du Marché de l'Art.

Toutes les questions des 18 000 actionnaires d'Artprice trouvent systématiquement leurs réponses dans l'information réglementée qu'Artprice diffuse sur Internet, sur son propre site, et sur celui de son diffuseur, homologue par l'AMF, ActusNews http://www.actusnews.com.

 

Records de Ventes 2012 :

L'Américain Andy Warhol est redevenu numéro un en 2012, au hit parade des Enchères Mondiales, supplantant le Chinois Zhang Daqian, et Pablo Picasso, alors que l'Allemand Gerhard Richter s'est hissé à la cinquième place.

Avec des ventes cumulées de plus de 329 millions de dollars (hors frais), Warhol (1928-1987) retrouve la 1ère place qui était la sienne en 2007.

Mais le « Roi du Pop Art », numéro 3 en 2011, n'a pas battu de record en 2012, le Marché étant « inondé » par la Fondation Andy Warhol pour les Arts Visuels, qui a vendu, via Christie's, de nombreuses œuvres de son stock.


Le chinois Zhang Daqian (1898-1983), numéro un mondial en 2011, s'adjuge la 2ème place avec 287 millions de dollars, tout en considérant que le montant des adjudications a fortement baissé.

 

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Zhang Daqian

 

 

Pablo Picasso (1881-1973), quatrième au classement de 2011, retrouve la troisième place, avec 286 millions de dollars réalisés dans les ventes aux enchères sur son nom.

 

Le Chinois Qi Baishi (1864-1957), numéro deux en 2011, perd deux places, avec un produit de vente de 270 millions de dollars, en baisse également.

 

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Qi Baishi


Avec 262 millions de dollars de ventes en salle, l'Allemand Gerhard Richter, né en 1932, qui était 8ème en 2011, arrache la cinquième place. En 2012, il a été porté par 36 enchères millionnaires. "Les sociétés de ventes ont misé sur le gigantesque hommage qui lui a été rendu dans toute l'Europe à l'occasion de ses 80 ans", souligne Artprice. En octobre, sa toile "Abstraktes Bild" a été adjugée 30,4 millions de dollars (toile provenant de l'importante collection du musicien Eric Clapton!). L'octogénaire est ainsi devenu l'artiste vivant le plus cher au monde. "La vente de ses oeuvres a généré plus d'argent qu'une année d'enchères en Allemagne", souligne Artprice.

 

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Abstraktes Bild - Richter

Source ARTPRICE

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 ALAIN VERMONT

19/01/2013

Quelle valeur ajoutée aux matières premières utilisées par les artistes ?

La sculpture en 2012 


Dans la cour des plus belles adjudications, la sculpture est moins représentée que la peinture, catégorie reine, ou que le dessin de plus en plus coté grâce à la montée en puissance des artistes chinois. En revanche, la sculpture est également capable de frapper fort comme l'a prouvé Sotheby's en 2010 en cédant pour 92,5 m$ L'homme qui marche I d'Alberto GIACOMETTI (Londres, le 3 février). En 2009 déjà, le marché de la sculpture enregistrait un nouveau record mondial avec les 33,3 m$ de Madame L.R. de Constantin BRANCUSI(Christie's Paris, le 23 février).

Outre la vente exceptionnelle de L'homme qui marche, l'année 2010 marque une ascension record des prix pour l'acquisition d'une sculpture en salle en accueillant deux autres résultats surpassant le seuil des 30 m$ : Grande tête mincede Giacometti (47,5 m$, Christie's New-York, le 4 mai) et Tête d'Amedeo MODIGLIANI (Christie's Paris, le 16 juin). Néanmoins, en 2011, aucune sculpture n'a à nouveau dépassé ce seuil. La plus belle enchère s'est contentée des 15,4 m$ enregistrés pour Trois hommes qui marchent II d'Alberto Giacometti (Sotheby's Londres, le 22 juin) suivie de près par les 15 m$ de Pink Panther de Jeff KOONS(Sotheby's New York, le 10mai).


Quels sont les plus beaux résultats enregistrés en salles ces derniers mois ? 
Si la place de marché New-yorkaise est largement en tête avec sept résultats contre trois pour Londres, c'est la maison de vente Christie's qui domine largement le palmarès en signant à elle seule neuf des dix adjudications. Quant aux artistes, quatre des six présents dans ce top sont des modernes mais c'est un contemporain, Jeff Koons, qui est à l'origine de la première place du classement. La pluie de records signée en 2012 n'a pas épargné le marché de la sculpture puisque quatre des six artistes : Jeff Koons, 
Henry MOOREAlexander CALDER et Donald JUDD, doivent leur présence grâce à de nouveaux records en salles.

Les dix plus belles enchères frappées pour des sculptures en 2012

 

Rang

Artiste

Adjudication

Oeuvre

Vente

1

Jeff KOONS

30000000$

Tulips (1995-2004)

14/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

2

Henry MOORE

26841300$

Reclining Figure : Festival (1951)

07/02/2012 (Christie's LONDON)

3

Alexander CALDER

16500000$

Lily of Force (1945)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

4

Constantin BRANCUSI

11250000$

Prométhée (1911)

02/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

5

Constantin BRANCUSI

11000000$

Une muse (1912)

07/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

6

Alberto GIACOMETTI

10000000$

La Jambe (1947)

07/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

7

Alexander CALDER

9200000$

Snow Flurry (c.1948)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

8

Donald JUDD

9000000$

Untitled, 1989 (Bernstein 89-24) (1989)

14/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

9

Alexander CALDER

8564050$

Rouge triomphant (Triumphant Red)

27/06/2012 (Christie's LONDON)

10

Henry MOORE

7105050$

Working Model for Three Piece No. 3 : Vertebrae (1968)

07/02/2012 (Christie's LONDON)



La première marche du podium accueille Jeff Koons et sa monumentale Tulips (les six tulipes qui la composent mesurent plus de 5 mètres de haut !) adjugée 30 m$ chez Christie's New York le 14 novembre 2012. En enregistrant un tel résultat, Christie's rafraichit le record de l'artiste qui n'avait pas été révisé depuis son année la plus faste, 2008, et les 23 m$ de Balloon Flower (Magenta) (Londres, le 30 juin 2008). L'année 2008, correspond au pic de son chiffre d'affaires qui avoisine alors les 60 m€ tandis qu'entre 2009 et 2011 il reste dans la fourchette des 20-27 m€. Sa première enchère millionnaire remonte à 1999 où la sculpture en porcelaine Pink Panther avait trouvé preneur pour 1,65 m$ (Christie's New York, le 16 novembre). Depuis l'artiste cumule 79 résultats millionnaires. Malgré une récente rétrospective à la Fondation Beyeler (de mai à novembre 2012) en demi-teinte, la culture du kitsch de Jeff Koons qui fait sensation depuis les années 80 est toujours appréciée par les collectionneurs du monde entier. 

koons, jeff koons

Koons

Ce sont surtout ses sculptures en acier chromé inoxydable rehaussées de vernis coloré transparent que l'on s'arrache en salles. D'une grande virtuosité technique, leurs formes sont proches de celles des sculptures en ballons de notre enfance. A partir de 1995, Jeff Koons utilise dans nombre de ses plus fameuses sculptures ce principe technique et visuel à l'exemple de Balloon Dog, une des œuvres les plus emblématiques de l'artiste et de l'art contemporain dont seuls quelques multiples sont à ce jour passés à l'encan.

A la deuxième place de ce classement, Reclining Figure : Festival signe le nouveau record de vente pour une oeuvre d'Henry Moore (Christie's Londres, le 7 février). Ce bronze emblématique de l'artiste et de l'histoire de la sculpture a réalisé une belle performance en atteignant 20,5 m$ dépassant de 13 m$, près de trois fois, son ancien record (Three-piece reclining Figure: draped, adjugé 8,5 m$ chez Sotheby's New York, le 4 novembre 2004). Une seconde sculpture, Working Model for Three Piece No. 3 : Vertebrae, et ses 7,1 m$ flirtant avec son ancien record lui donne également accès à la 10ème place de ce top. Le cumul des douze résultats millionnaires réalisés ces derniers mois avoisinant les 65 m$ permet dès à présent d'affirmer qu'en 2012, le produit des ventes d'Henri Moore signe une année record dépassant largement son meilleur chiffre d'affaires réalisé en 2008 avec près de 32 m$!

 

moore, henry moore

Moore

Les records établis en 2012 n'ont pas lésé Alexander Calder qui enregistre quatre nouveaux records de vente. Trois d'entre eux imposent sa présence dans ce top à la 3ème, 7ème et 9ème place ! C'est désormais un mobile de 170 centimètres de haut, Model for Rosenhof, et ses 2,8 m$, qui trône à la première place des meilleurs résultats frappés pour une œuvre de l'artiste. Ces derniers mois toujours, les mobiles d'Alexander Calder sont à l'origine d'un autre exploit, celui d'avoir déjà enregistré 35 enchères millionnaires cumulant à elles seules plus de 109 m$, un chiffre d'affaires record pour l'artiste !

 

calder, alexander calder

Calder

Premier artiste de ce classement à ne pas rafraichir son record, Constantin Brancusi s'impose à la 4ème et 5ème place grâce aux 11,2 m$ du bronze doré Prométhée (Sotheby's New York, le 2 mai) ainsi qu'aux 11 m$ du plâtre Une muse (Christie's New York, le 7 novembre). Présent au palmarès des enchères millionnaires depuis la vente en 1989 du marbre La Muse endormie III pour près de 7 m$ (Christie's New York, le 14 novembre), le marché de Brancusi est marqué par la rareté des sculptures disponibles sur le second marché. En effet, seules 49 sculptures sont passées en vente depuis 1989 incluant une dizaine d'œuvres emblématiques qui lorsqu'elles ont trouvé preneur l'ont été au delà de 600 000 $. 

brancusi-mlle-pohagany.jpg

Brancusi

Un top sculpture ne saurait s'envisager sans le teneur en titre de la plus belle enchère dans cette catégorie: Alberto Giacometti présent à la 6ème place grâce aux 10 m$ de La Jambe (Christie's New York, le 7 novembre). Néanmoins en terme de record, l'année 2012 ne restera pas dans les annales comme pour la majorité des artistes de ce classement. En effet La Jambe, est seulement sa 16ème plus belle enchère! 

giacometti.jpg

Giacometti

La 8ème place de ce classement concerne la présence plus inhabituelle d'un des principaux représentants du minimalisme, l'américain Donald Judd. C'est un nouveau record de vente à 9 m$ pour la sculpture murale Untitled, 1989 (Bernstein 89-24) qui lui ouvre les portes de ce top. Frappé lors des ventes automnales new-yorkaises (Christie's, le 14 novembre), ce record est aussi révélateur d'un engouement retrouvé pour le mouvement minimaliste. Représenté depuis 1965 par les mastodontes de la profession (les galeries Léo Castelli, Paula Cooper, puis Pace Wildenstein) la côte de Donald Judd explose en 2002 soit huit ans après sa mort. Cette année là quatre sculptures s'échangent au delà de 1,2 m$, une œuvre sans titre atteint même 4,2 m$ (Untitled, chez Chrisite's New York, le 14 mai 2002) et restera son record jusqu'en 2007. Entre 2002 et 2012 quelques 39 résultats millionnaires ont été frappés, majoritairement pour ses sculptures murales. 

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Judd

Comparée à 2011 la sculpture a, ces derniers mois, connu une augmentation de ses plus beaux résultats en frappant à 3 reprises au dessus de 15,4 m$ (montant de la plus belle vente de 2011). Imposantes, certaines œuvres à l'image des Tulips de Koons et de leurs 15 mètres de haut n'effraient pas pour autant les acquéreurs. Quant la signature est là tout est permis et ce n'est pas 2012 et son avalanche de records pour les valeurs sûres qui le contredira. 

Source Artprice

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 ALAIN VERMONT

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21/11/2010

Marché de l'Art avez-vous dit ?

 

Les Réalités déconcertantes du Marché de l'Art.

Les dernières ventes aux enchères qui ont eu lieu début novembre à New York prouvent une fois de plus que les Arts Plastiques demeurent pour certains un « produit commercial » qui ne ressemble à aucun autre, dans ce Monde où l'Argent-Roi dicte sa loi, souvent inique.

Les chiffres colossaux atteints par nombre de résultats de ventes durant ces dix dernières années, doivent donner le vertige à une multitude d'artistes plasticiens contemporains dont le talent de créateur peine à se vendre à « des prix socialement corrects », pour ne pas dire à des prix de vente « qui peuvent simplement subvenir au gîte et au couvert de l'artiste ».

Prenons un premier exemple concernant Picasso (1881-1973). Cet artiste que beaucoup reconnaissent comme le plus grand artiste du 20ème siècle, représente une signature incontournable dans le grand microcosme mondial de l'Art - Business. Son tableau, « Femme couchée.... » de 1932, réalisé en une journée de travail artistique, a été adjugé pour la modique somme de 107 millions de dollars, frais inclus.

picasso record.jpg


En 2006, le « Garçon à la pipe » du même Picasso avait été adjugé 104 millions de dollars.

 

garcon-a-la-pipe.jpg


Entre ces deux dates, le « Portrait d'Adèle.... » de Gustav Klimt (1862-1918) a été adjugé 135 millions de dollars, alors qu'un tableau de Jackson Pollock (1912-1956), peinture d'émail/toile brute  a été vendu, de gré à gré, avec l'intervention personnelle de Sotheby's, pour 140 millions de dollars (environ 102 millions d'euros).

Sans vouloir faire un mauvais calcul - jeu de mots, je dirai que le prix au cm2 de cette peinture de Pollock (244 x 122 cm) est de l'ordre de 4 703 $ / cm2, soit 3 433 € au cm2 ! Ce qui transposé dans la surface d'un appartement de 100 m2, quand bien même celui-ci serait situé dans le centre de l'une des plus belles métropoles du monde,  représenterait un prix de vente 3 433 000 000 d'euros !!!

 

klimt.jpg

 

Pollock.jpg

Début novembre, la « Belle Romaine » d'Amédéo Modigliani (1884-1920) a été adjugée 70 millions de dollars. De ses terres lointaines, que doit penser cet artiste mort à 36 ans dans la misère la plus sordide ?

De même, que doit penser Vincent Van Gogh (1853-1890) des 82 millions de dollars payés pour son « Portrait du Docteur Gachet » lors de sa vente en 1990, lui qui connut également la misère morale et financière que l'on sait. Nombre d'exemples de ce type pourraient être cités ici.

 

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_Dr._Gachet.jpg

Une plus value étonnante, réalisée dans un très court « laps de temps d'investissement art » de ces dernières années s'applique à un tableau de Kees Van Dongen (1877-1968), « Jeune Arabe » vendu il y a un an 14 millions de dollars alors qu'il avait été acheté 3 millions d'euros en 2002, à la Biennale des Antiquaires. Soit plus de 7 millions d'euros de plus value réalisée en 7 ans ! Selon certaines sources bien informées cette opération aurait profité à l'homme d'affaires néerlandais, Louis Reijtenbagh, apparemment alors en grandes difficultés financières.

 

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Les œuvres en bronze de l'artiste Alberto Giacometti (1901-1966) ne sont pas en reste dans ces « explosions artistiques », à constater le montant de 104 millions de dollars payé en février dernier pour sa sculpture " L'Homme qui marche-I".

 

giacometti.jpg


Comme ne sont pas en reste les œuvres du « King of Pop Art New Yorkais », Andy Warhol (1928-1987), dont l'œuvre « Eight Elvises » qui représente  des sérigraphies de 8 portraits d'Elvis  aurait été vendue, en 2009, de gré à gré, selon The Economist, pour plus de 100 millions de dollars. D'après l'enquête menée par Sarah Thomton pour son  journal The Economist, Philippe Ségualot, l'un des plus proches conseillers de François Pinault, le magnat français possédant PPR, aurait été à l'origine de cette transaction.

Encore plus près de nous, et plus « détonnant » dans ce « Market of Art », puisqu'il n'a que 44 ans, Damien Hirst et ses œuvres ont pulvérisé tous les records ces deux dernières années. Son « Veau d'Or » s'est vendu 20 millions de dollars, alors que dans le même temps, le total cumulé des 223 œuvres réalisées en 2008, et mises en vente à Londres l'an dernier, a représenté un chiffre de ventes de 140 millions d'euros, chiffre qui a ironiquement ignoré la crise mondiale, et tous ses laissés pour compte. Qu'en penser ? Du jamais vu chez Sotheby's en 264 années d'existence. Hirst a justifié sa démarche de ventes volontaires aux enchères de ses œuvres en « regettant » les 40 à 50% retenus par ses galeristes précédents lors de ventes de ses œuvres, alors que Sotheby's ne lui  « retient » sur les ventes que 25 % !

Il est de notoriété que lors de cette vente à Londres, les grands marchands new yorkais tel Larry Gagosian étaient présents pour faire « monter les enchères »  d'une manière peu orthodoxe, dans le seul but de maintenir le haut niveau de la bulle spéculative qui « emprisonne » les créations de Hirst, étant donné que ces mêmes marchands détiennent un stock important d'œuvres de l'artiste.

Hirst demeure certainement le meilleur exemple de ces réalités déconcertantes qui « démultiplient ou tentent de démultiplier » aujourd'hui les chiffres du Marché de l'Art.

Pour l'exemple, sa création « For the Love of God », représentant une réplique en platine d'un crâne d'homme du 18ème siècle, incrustée de 8601 diamants pesant 1 106 carats, financée en intégralité par Hirst, 20 millions de dollars dit-il, et mise en vente pour la somme de 100 millions de dollars, n'a pas trouvé preneur. Les « cupido-sots intervenants du Marché de l'art » deviendraient-ils plus respectueux du vrai talent ? Pas sûr.

 

Hirst.jpg


Ne pouvant vendre sa « tête », et en fin stratège de la guerre commerciale qui régit le marketing artistique aujourd'hui, Hirst  aurait vendu sa « tête » à un groupe d'investisseurs dont il fait partie, pour mieux maintenir sa cote internationale. On n'est jamais si bien servi que par soi-même !!

A vrai dire, que dire de tous ces records, et pour aller encore plus loin dans l'analyse de ces transactions hors normes, peut-on accorder toute la crédibilité que l'on est en droit d'attendre, à certains de ces résultats de vente réalisés en priorité par les grandes Maisons de Ventes aux Enchères ?

Rappelons nous les condamnations en 2000 de Sotheby's et Christie's, par la Cour Suprême de New York, pour un montant de 512 millions de dollars, ainsi que par la Cour Européenne en 2002, pour un montant de 25 millions d'euros, qui ont donné suite à des mesures de « clémence » puisque ces deux grandes maisons « avaient bien coopéré avec la justice», en reconnaissant tous les faits reprochés.

Parlons des faits dans leurs grandes lignes : De 1993 à 2000, les deux géants des ventes aux enchères ont entretenu une collusion qui consistait, entre autre, à une entente anticoncurrentielle qui avait pour but une augmentation bi-latérale des frais de commissions payés par les vendeurs d'œuvres, les avances consenties aux vendeurs d'œuvres, toutes leurs « particulières » garanties accordées aux vendeurs, concernant les résultats à obtenir impérativement dans les enchères, selon leurs « estimations professionnelles », les conditions de paiement ( leurs délais de paiement aux vendeurs pouvaient être, pour le moins, de 3 à 12 mois), etc............................

 

Quand on se penche sur cet obscur Monde des Ventes aux Enchères, et que l'on étudie de près ces astronomiques chiffres affichés, on ne peut que constater un mode de fonctionnement particulier, et poser nombre de questions.

Je ne citerai que trois exemples qui m'ont interpellé dernièrement, concernant un même artiste, durant la même vente à New York. Mais je pourrais fournir nombre d'exemples du même type, pour d'autres signatures, et ce, durant les dernières années.

En effet, le 10 novembre dernier, plusieurs œuvres d'Andy Warhol ont été vendues dans la même vente aux enchères, dont les trois qui suivent :

1-Self portrait (102 x 102 cm)

2-Guns (142 x 203 cm)

3- Marilyn (35 x 27 cm)

Ces trois oeuvres de Warhol, de formats et sujets fort différents, ont été vendues pour le même montant, au centime près, à savoir 2 809 170 Euros chacune.

Les habitués des Ventes aux Enchères savent que tous les Commissaires-Priseurs font monter parfois des enchères fictives, pour maintenir une cote par exemple, aux yeux du grand public, ou pour entretenir dans la salle une « ambiance d'achat » (La surchauffe), de manière à appâter un peu plus certains acheteurs potentiels.

De là à douter d'un certain nombre de résultats affichés à grand renfort de tambours et trompettes médiatiques, il n'y a qu'un pas.

Malheureusement, force est de constater combien l'Argent-Roi a désacralisé l'Art, pour imposer son diktat purement spéculatif, repoussant aux Calendes Grecques l'avènement d'un nouveau respect du talent de tous ces vrais créateurs qui font montre de sincérité dans leur démarche artistique.

Alain VERMONT

 

A suivre en alternance :

1-Techniques Peintures à l'Huile : les Siccatifs, les Essences, les Gommes et Résines, les Vernis et Nettoyants (Catégorie 5).

2-Picasso et Le Cubisme Analytique (Catégorie 4).

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Alain VERMONT

19:31 Écrit par L'Art Pluriel dans 2 -- COTATIONS Marché de l'ART | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ventes aux enchères art |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |