14/08/2012

Henri MARTIN, artiste à redécouvrir

Henri Jean Guillaume MARTIN, dit Henri MARTIN, naquit à Toulouse (F), le 5 août 1860. Après l’obtention d’une bourse attribuée par sa ville natale, il s’installa à Paris, et entra dans l’atelier de LAURENS, en 1879.

Il parvint ensuite à exposer au Salon l’année suivante alors qu’il n’avait que vingt ans. En 1883, il obtint une Première Médaille avec son tableau « Françoise Rimini ». Deux ans plus tard, il obtint de nouveau une bourse grâce à l’exposition des « Titans escaladant le ciel », avant de partir en Italie où il reçut une influence déterminante.

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Son art jusque là classique, et un peu froid, évolua alors vers une peinture empreinte de sentiments poétiques, traduits sur le tableau par une nouvelle technique, faite de touches courtes et séparées dans un parallélisme qui imprimait à ses compositions allégoriques une note vaporeuse. En 1889, il reçut une Médaille d’Or pour « La fête de la Fédération ». En 1895, l’Hôtel de Ville de Paris lui passa commande de plusieurs décorations murales comme « Apollon et les Muses ».

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Il reçut l’année suivante la Croix de la Légion d’Honneur. Et en 1900, on lui attribua un Grand Prix durant l’Exposition Universelle. Il participa ensuite à la décoration du Capitole de Toulouse, avant de travailler pour la Sorbonne avec « L’Etude », et pour le Palais de Justice de Paris, en 1914, avec « Le Travail ». On lui décerna durant cette même année la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur.

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Alain VERMONT

14/06/2012

Maximilien LUCE, un artiste du réel humain

Maximilien LUCE naquit à Paris le 13 mars 1858. A l’âge de quatorze ans il suivit des cours du soir, en achevant son apprentissage de graveur chez Hildebrans. En 1876, il trouva un emploi d’ouvrier qualifié chez Froment qui gravait alors de nombreuses planches pour des illustrés français et étrangers. L’année suivante, LUCE effectua un stage à Londres avec son employeur, avant de revenir en France où il devint militaire d’abord en Bretagne, puis à Paris.

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Il n’en continua pas moins son métier de graveur. Il devint ainsi l’élève de CAROLUS-DURAN, travailla à l'Ecole de Dessin des Gobelins, et poursuivit son apprentissage personnel de la peinture en étudiant la nature. Devenu l’ami de PISSARRO qui appréciait son art, il écouta les conseils que lui prodiguait son aîné. En 1884, il participa à la création du mouvement Néo-Impressionniste. Et en 1887, il s’associa aux membres de la « Société des Indépendants ».

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Sa production révèle un très grand nombre de paysages qui font oublier les remarquables portraits qui figurent aussi dans sa création. Ces portraits sont la composante de son œuvre qui différencie profondément son art de celui des autres peintres Néo-Impressionnistes.

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Son pinceau et son fusain s’attachèrent à reproduire son respect pour le travail de l’homme. Et les maçons ou terrassiers devinrent souvent le théâtre de ses tableaux. Il collabora aux journaux anarchistes du moment, comme le « Père Peinard » fondé en 1889, et dont il dessina la couverture. En 1894, impliqué dans le « Procès des trente », il fut emprisonné. Les attentats anarchistes secouèrent alors la capitale française au travers du déroulement de l’Affaire Dreyfus.

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Alain VERMONT

14/03/2012

Paul SIGNAC et Le Néo-Impressionnisme

 

Paul SIGNAC naquit à Paris le 11 novembre 1863. Au souhait de ses parents à le voir devenir architecte, il préféra les cours d’une académie privée, et commença à peindre dans les rues de Paris où le remarqua GUILLAUMIN. Dès sa jeunesse SIGNAC entretint une correspondance avec son aîné MONET, car sa soif de tout apprendre le poussa naturellement vers la découverte des hommes.

L’Impressionnisme influença son art, et les études de MONET sur la lumière et la couleur, poussèrent le jeune peintre enthousiaste et intelligent à s’orienter vers de nouvelles recherches qui l’entraînèrent alors chez les Néo-Impressionnistes. A vingt et un ans, il fonda avec SEURAT la « Société des Artistes Indépendants », dont les principes picturaux avaient pour but de remplacer les découvertes empiriques des Impressionnistes par une méthode scientifique.

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Durant la même année de 1884, il rendit visite à Chevreul qui dirigeait alors la Manufacture des Gobelins. La conformité des idées de ce dernier avec celles de SEURAT créa une amitié profonde dans laquelle les deux hommes s’investirent pour élaborer en commun un lien entretenant la recherche scientifique sur la couleur et la lumière, et la création artistique. Dans ce domaine, SIGNAC apparut alors comme un théoricien extrêmement lucide et actif, et comme un excellent peintre, sensible aux effets de la lumière.

Dans ses nombreux voyages, il composa des aquarelles magnifiques qui devinrent plus tard, dans son atelier, des tableaux à l’huile harmonieusement équilibrés.

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L’aquarelle tint une place prépondérante dans son œuvre. Elle lui permit, durant ses déplacements, de mémoriser sur le papier les paysages rencontrés. Mais cette mémoire composée de couleurs à l’eau, traduisit un style rapide et juste.

Dans son habitude à dissocier les couleurs, il posait alors quelques tons vifs sur le papier clair qui jouait entre les touches du pinceau, en servant de lien. Les effets ainsi obtenus demeurent aujourd’hui encore d’une fraîcheur et d’un charme rares.

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Ses voyages l’entraînèrent partout où il put peindre, et de La Rochelle à Marseille, ou de Venise à Constantinople, il chercha toujours à traduire les effets de la lumière, ou la présence du soleil sur une carène de bateau. Passionnément peintre, il fut également avide de sciences, de politique et de littérature. En 1889 il visita Van GOGH alors interné à Saint Rémy de Provence, pour découvrir ensuite Saint Tropez en 1892, et offrir la célébrité à ce village qui n’était alors accessible que par la mer. Chaque été, il revenait dans le petit port pour composer d’admirables tableaux.

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Sa peinture peut être dissociée en deux techniques différentes. Dans sa première période, tout en restant fidèle au Néo-Impressionnisme, il a pratiqué un Divisionnisme fait de petites touches, et dont l’éclat et le miroitement sont d’une très belle qualité lumineuse. Dans sa seconde période, il a délaissé les petites touches pour leur préférer des touches rectangulaires un peu plus larges, et qui, effectuées plus rapidement, dissocient les formes en interdisant une reconstitution optique alors rendue impossible par la trop grande dimension géométrique de ses touches.

Au sommet de sa gloire, et après avoir rédigé de nombreux ouvrages sur l’art et la peinture, il mourut à Paris le 15 août 1935, à l’âge de soixante douze ans.

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Alain VERMONT 

 

 

 

05/07/2010

CROSS - Néo-Impressionnisme et Divisionnisme

Henri Edmond DELACROIX, dit Henri Edmond CROSS, naquit à Douai le 20 mai 1856. Des origines anglaises de sa mère il se servit un peu plus tard pour inventer son pseudonyme. A l’âge de dix ans on lui fit donner des cours de dessin à Lille. Ses maîtres s’appelaient alors Carolus DURAN, Alphonse COLAS et François BONVIN. Ce même BONVIN qui lui conseilla, lors du Salon de 1881, de changer son nom de famille qui rappelait trop celui de son illustre homonyme. Il traduisit alors dans sa langue maternelle le terme croix.

Ses compositions du moment exprimaient les paysages des Jardins de l’Observatoire ou du Luxembourg. Durant des vacances familiales sur la Côte d’Azur, il découvrit une nouvelle lumière, et modifia sa palette pour adopter une technique plus libre. Et en 1891, il abandonna le style Impressionniste, pour s’orienter vers le Divisionnisme, en accrochant au Salon des Indépendants un portrait de sa femme.

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Etang du Bois de Boulogne

Très tôt attiré par la discipline de son ami SEURAT, CROSS qui s’en inspira pour tout ce qui concernait les touches et les formes, n’en demeura pas moins un artiste exprimant son indépendance d’esprit. Démonstration en fut faite dans le tableau « Baigneurs s’essuyant à St Tropez », où il laissa parler sa forte sensibilité chromatique.

 

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Après-midi à Pardigan

 

Tombé amoureux du département du Var, il décida alors d’y résider durant une grande partie de l’année, pour la lumière. Ses amis SIGNAC et VAN RYSSELBERGHE le visitèrent régulièrement là-bas. Il créa là certains de ses chefs-d’œuvre comme « La ferme, le matin », ou « Mère jouant avec son enfant » en 1897. Ses tableaux furent ensuite exposés chez Durand-Ruel, deux ans plus tard.

Mais l’ami des anarchistes, poète de la lumière, commença à souffrir de terribles crises d’arthrite qui déformaient ses articulations. Il demeura stoïque devant la douleur, et poursuivit son œuvre en voyageant, pour découvrir l’Italie au début du 20ème siècle, et la peinture du TINTORET. Il exposa alors dans différentes manifestations comme l’Exposition de la Galerie Druet en 1905, ou celle de la Galerie Bernheim deux ans plus tard. Enivré par la lumière méditerranéenne du Sud de la France, où il avait choisi de finir sa vie, il s’entoura de l’amitié de MATISSE, en profitant d’une certaine notoriété. Il mourut au Lavandou, le 16 mai 1910, à l’âge de cinquante quatre ans, emporté par le cancer qui le rongeait.

 

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La Plage de St-Clair

L’influence du Néo-Impressionnisme a marqué des artistes très divers, comme GAUGUIN en 1886, TOULOUSE LAUTREC en 1887, Van GOGH en 1886-88, et MATISSE qui pratiqua le Divisionnisme en 1899, et surtout en 1904, alors qu’il côtoyait CROSS et SIGNAC à St-Tropez.

Cette influence a entraîné la naissance du Pré-Fauvisme dans lequel on retrouve l’emploi systématique des couleurs pures, et la division de la touche, pratiqués également par BRAQUE pendant sa période Fauve.

 

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Alain VERMONT