20/08/2015

Ils ont fait polémique

L'art critique continuellement la société, questionne ses propres limites, et provoque des réactions plus ou moins vives. Cette année encore, le monde de l'art fut le théâtre de quelques polémiques retentissantes. Retour sur quelques-unes d'entre elles...

En janvier 2015, le peintre belge Luc TUYMANS (1958) était condamné pour plagiat par le tribunal d'Anvers. Selon ce dernier, l'œuvre intitulée A belgian politician ressemblait un peu trop à une photographie prise du politicien Jean-Marie Dedecker et parue dans le journal De Standaard. Peu en phase avec l'art contemporain, le juge accusait l'artiste de plagiat. Or, le travail de Luc Tuymans, comme celui de nombreux artistes contemporains, procède volontairement d'une réappropriation d'images existantes qu'il re-contextualise pour en offrir sa vision du monde. Tuymans se trouve être l'artiste contemporain Belge le plus coté (il tient un record avec Rumour, vendue 2,7 m$, le 15 novembre 2013 chez Christie’s New York ), un succès propre à susciter les convoitises.

Autre accusation, cette fois en France, avec l'exposition de Jeff KOONS  : après une importante rétrospective organisée par le Whitney Museum qui ne posa aucun problème aux visiteurs américains, l'artiste est accusé de plagiat pour deux œuvres de la série Banality (1988) lors de son exposition parisienne. Alain Seban, alors président du centre Pompidou, rappelait dans un communiqué que "des questions similaires se sont déjà posées aux Etats-Unis pour d’autres œuvres de la série Banality, dont le principe même est de partir d’objets achetés dans le commerce ou d’images issues de la presse", et ajoutait : "Une large part de la création moderne et contemporaine repose sur le concept de citation, voire d’appropriation. Il est essentiel que les musées puissent continuer à rendre compte de ces démarches artistiques".

L'appropriationnisme est en effet une tendance artistique reconnue, dont l'une des figures majeures, STURTEVANT, s'est éteinte l'an dernier. Ses oeuvres, copiant à s'y méprendre celles d'Andy Warhol ou de Roy Lichtenstein, sont aujourd'hui adjugées plusieurs millions de dollars... Dans le cas de Sturtevant, l'appropriation de chefs-d'oeuvre est absolument flagrante.

Ce que l'on reprocha en revanche au français Valentin CARRON (1977) durant la Fiac 2014, c'est son hommage un peu trop subtil au sculpteur Francesco MARINO DI TEANA (1920-2012), notamment la traduction du titre de l'oeuvre en anglais (The Dawn pour traduire L'Aube de Marino Di Teana). Le procès fut évité de peu... Sur un sujet voisin, mais sous une forme différente, la sculpture L'Aurore de Valentin Carron se vendait 75 000 $ chez Christie's New York, quelques jours après la Fiac. Ainsi, la polémique ne défait pas le marché, elle semblerait au contraire le stimuler...

Durant la même foire, la sculpture gonflable à l'allure de plug anal de Paul MC CARTHYTree, installée sur la prestigieuse place Vendôme, est vandalisée. 150 ans après le scandale de l’Olympia de Manet au Salon de Paris, l'élan phallique de Mc Carthy au coeur de la capitale (la ville regorge par ailleurs de démonstrations architecturales de ce type dépourvues d'ironie) soulève une vague de protestations et une autre de soutiens. Quelques mois plus tard, c'est au tour de l'oeuvre Dirty Corner d'Anish KAPOOR (rapidement rebaptisée le Vagin de la Reine par ses détracteurs) d'être détériorée dans les Jardins de Versailles. Le public français semble particulièrement sensibles aux questions de plagiat et d'indécence, à en perdre son esprit critique, son imagination et son humour...

Autre pays, autre réaction : l'artiste cubaine Tania BRUGUERA (1968) a mobilisé l'écosystème de l'art cette année, suite à son arrestation par les autorités cubaines. En effet, quelques jours après l'annonce de l'assouplissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba (décembre 2014), elle organise une performance à La Havane qui déplaît fortement aux autorités cubaines... Elle est arrêtée et privée d'un passeport qu'elle ne récupérait que le mois dernier (le 10 juillet 2015). Cette polémique a fait réagir le marché : en mai 2015, Phillips vend en effet Destierro pour 81 250 $ frais inclus, au double de l'estimation, bien que Bruguera n'ait jamais fait parler d'elle aux enchères auparavant. Les acteurs du marché ont marqué leur soutien à l'artiste en poussant sa médiatisation jusqu'en salles de ventes.

A chaque pays ses sujets sensibles. On ne s'offusque pas des même choses à Paris, New York, Cuba, Pékin ou Doha, mais les artistes suscitent toujours des réactions qui nous permettent de prendre le pouls de nos sociétés. Aujourd'hui, plus que jamais, le marché de l'art réagit aussi à ce type d'actualité.

 Source ARTPRICE

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Alain VERMONT

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05/04/2015

Les Interrogations liées au Marché de l'Art

Bansky et Damien Hirst, locomotives britanniques de l'art contemporain, ont bouleversé le monde des enchères, atteignant des points culminants en 2008. Ces phénomènes ont incarné les excès du marché avant la chute de Lehmans-Brothers. Que sont devenues ces signatures désormais plus discrètes ?

Bansky se maintient en toute discrétion


BANKSY est l'artiste anglais qui permit au Street Art de s'imposer comme l'un des nouveaux segments profitables du marché. Après la folle ascension de ses prix et deux adjudications millionnaires en 2008 (dont un record de 1,7 m$ chez Sotheby's New York avec Keep it spotless, soit 1,87 m$ frais inclus), suivie d'une sévère correction (certaines œuvres voyaient leur prix divisé par deux, voire par trois), quelques signes indiquent un rétablissement du marché. Banksy est en effet revenu sur le devant de la scène londonienne avec des résultats emportés au-delà des espérances courant 2014.

Parmi eux, les sculptures emportent la palme des enchères, notamment celle mettant sur piédestal un heureux accroc au shopping (Happy Shopper adjugée l'équivalent de 689 000 $, au double de l'estimation 831 000 $ frais inclus, Phillips, le 10 février), ainsi que la cabine téléphoniqueSubmerged Phone Boot, frappée au seuil du million de dollars (960 000 $, soit 1,1 m$ frais inclus, Phillips, le 15 octobre 2014).

Les jeux de contrastes irrévérencieux de Bansky séduisent tout autant les grands collectionneurs, qui se montrent néanmoins plus sélectifs que par le passé, refusant de sur-payer les œuvres. En témoigne un taux d'oeuvres invendues passé de 25% a 34% aux Etats-Unis entre la période faste de 2005-2008 et les années 2009-2014. Premier signe d'embellie en 2015 : une peinture au spray représentant un policier armé, affublé d'un 'smiley' jaune souriant en guise de visage, a vu son prix quadruplé depuis 2009. Ce Smiley Copper fut en effet adjugé l'équivalent de 67 000 $ le 12 février 2015 chez Bonhams Londres. Les sociétés de ventes regonflent le marché de Bansky en instaurant une politique d'estimation plus attractive que prohibitive.


Damien Hirst ne fait plus recette

En 2008, le marché de Damien HIRST battait celui de Claude Monet et d'Alberto Giacometti ! L'artiste le plus médiatique et le plus spéculatif de l'époque emportait, cette année là, 65 coups de marteau millionnaires, générant 230 m$ de produit de ventes... Guidé par un sens aigu des affaires, il court-circuitait le marché, rentrant directement en contact avec le public et les collectionneurs, mettant en vente ses propres œuvres aux enchères. Souvenez-vous de la vacation «Beautiful inside my head forever», entièrement dédiée à l'artiste chez Sotheby’s, qui frappait un nouveau record à 9,2 m£ (17,1 m$) pour le Veau d’or dans un bain de formol (15-16 septembre 2008).


Entre 2008 et 2014, le produit de ventes annuel aux enchères de Damien Hirst est passé de 230 m$ a 18,8 m$ (il tombe de la quatrième à la 108ème place au classement mondial). Critiques et collectionneurs sont devenus rétifs, et certaines pièces imposantes se voient ravalées malgré des estimations plus basses qu'au début des années 2000 (une accumulation de mégots de cigarettes sous vitrine est restée invendue en novembre dernier malgré une estimation basse de 500 000 $. Ce type d'oeuvres valait 570 000 $ en 2005).

Quatre œuvres sont parties au-delà du million l'année dernière, mais c'est peu, très peu en regard des performances hallucinantes emportées six ans plus tôt. Tandis que les acteurs des enchères prennent du recul, Damien Hirst poursuit son travail d'auto-promotion. Il s'apprête à ouvrir une galerie personnelle dans le quartier administratif de Lambeth, afin d'y installer sa propre collection. Des œuvres de son cru et celles acquises ces dernières années, sous les signatures de Jeff Koons, Sarah Lucas,Tracey Emin, mais encore Pablo Picasso où Francis Bacon.

Le marché est par contre au beau fixe pour d'autres artistes contemporains anglais, auréolés de nouveaux records courant 2014. Le plus impressionnant est celui deTracey EMIN, dont l'installation My Bed (1998) estimée 2 m$ passait les 3,7 m$ chez Christie's Londres en juillet 2014. Augmenté des frais acheteurs, My Bed s'est payé au final 4,3 m$, un record détonnant pour cette artiste chérie de la scène anglaise qui n'avait pas encore atteint le million en salles. Mais cette installation n'est pas n'importe laquelle, il s'agit de celle qui fut exposée à la Tate Gallery en 1999 lorsque l’artiste se trouva nominée pour le Prix Turner.

Par ailleurs, les artistes britanniques Cecily Brown (représentée par la galerie Gagosian), Bridget Riley (représentée par la galerie David Zwirner) comptent parmi les artistes femmes les plus cotées du monde.

 Source ARTPRICE

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 ALAIN VERMONT

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06/12/2013

Quand l'Asie affole les compteurs du Marché de l'Art

Après les performances hors normes atteintes mi-novembre pour sa vente d'art d'après-guerre et contemporain, Christie's ouvrait un autre chapitre dédié à l'art contemporain asiatique à Hong Kong. Même période de création, autre champ culturel, autre place de marché, nouvelle performance pour Christie's qui affiche un total de 102 m$ pour la seule vente de prestige du 23 novembre, son second record pour Hong Kong, avant de dégager 36 m$ de plus le lendemain pour les ventes de jour.

Dans le sillage des nouveaux records de l'art contemporain occidental, le marché de l'art asiatique maintient son continuum qualitatif et spéculatif. Alors qu'une nouvelle page s'est écrite pour Christie's le 12 novembre 2013 avec la seconde meilleure vente de son histoire, la multinationale tire sa place de marché hong-kongaise vers le haut. Sa vente de prestige de Hong Kong le 23 novembre présentait 67 lots seulement, sélectionnés avec le plus grand soin. Résultat : 96 % des oeuvres ont trouvé preneurs et six nouveaux records d'artistes ont été enregistré.

Hong Kong est la quatrième place de marché pour la vente d'art contemporain avec 9 % des recettes mondiales, derrière New York, Londres et Pékin mais devant Paris. Les niveaux d'enchères y sont de plus en plus forts, en témoigne le sommet absolu qu'atteignait Sotheby's en octobre 2013 pour Zeng Fanzhi, lorsque son The Last Supper fut adjugé l'équivalent de 20,64 m$, soit 23,27 m$ frais inclus (The Last Supper, 2001, 220 cm x 395.0 cm, le 5 octobre 2013). Le 23 novembre, Zeng Fanzhi fut une fois encore la vedette de la vente Christie's, avec 12,9 m$ frappés pour sonHospital Triptych No. 3 (soit 14,6 m$ frais inclus).

ZENG Fanzhi est aujourd'hui l'artiste contemporain chinois le plus coté et s'inscrit dans le Top 5 des artistes contemporains internationaux. Apparu pour la première fois sur le marché des enchères en 1998, il décroche un premier million en 2007 en multipliant par onze son estimation basse. Zeng Fanzhi devient alors le fer de lance de la création chinoise de la seconde moitié du XXème siècle, l'artiste apte à faire face aux performances des occidentaux les plus cotés. A partir de son exceptionnel résultat de 2007, les collectionneurs se ruent cette signature brûlante...

Le marché frappe de plus en plus fort, tant et si bien que ses prix records correspondent aujourd'hui à ceux atteints par Jeff Koons en 2007. Or, Koons a récemment défrayé la chronique avec une enchère de 52 m$ pour le Balloon Dog (Orange) vendu le 12 novembre chez Christie's New York... Dans la compétition effrénée que se livre l'Est et l'Ouest aux enchères, la fine fleur des artistes chinois n'a pas dit encore son dernier mot.

Les prix grimpent indéniablement pour CHU Teh-Chun (nouveau record flirtant avec les 8 m$ prix marteau pour une abstraction sans titre de 1963, Untitled se vend l'équivalent de 9 117 720 $), pour LUO Zhongli (Spring Silkworms cédée l'équivalent de 5,547 m$), pour LEE Man Fong (Bali Life, vendue 3,999 m$), tous récompensés d'un nouveau record millionnaire à l'issue de la vacation du 23 novembre. Par ailleurs, l'ascension des prix pour les plus belles pièces tirent vers le haut des oeuvres plus modestes : on s'arrache les lithographies de ZAO Wou-ki (le lot de quatre planches d'Elégie pour Jean-Marie cote 15 480 $ le 24 novembre 2014 mais ce même lot peut passer le seuil des 70 000 $ comme ce fut le cas le 26 mai 2013 chez Christie's Hong Kong) et les oeuvres de TING Walasse enterrent leurs estimations (I Very Shy se vendait 50 000 $ au-dessus des prévisions le 24 novembre chez Christie's avec une enchère finale de 245 100 $).

Galvanisés par la haute tenue du marché très haut de gamme, le marché de l'art se fait de plus en plus dense à Hong Kong. Le 24 novembre, plus de 700 oeuvres étaient données à digérer par Christie's, près de 400 trouvaient leurs acheteurs.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

 




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07/03/2013

Signe des temps, le Marché de l'Art Mondial ne peut plus s'affranchir de certaines réalités...!

 

L'alliance d'Artprice avec le Leader Chinois Artron sur le Marché Mondial de l'Art.

Cette alliance stratégique est sans précédent dans le Marché de l'Art. Elle aura des répercussions immédiates sur la cartographie du Marché de l'Art Mondial désormais bipolaire, avec entres autres, par la diffusion mondiale d'Artprice, des chiffres inédits et exclusifs sur la Chine donnant ainsi la lecture la plus parfaite du Marché de l'art. Elle permet aux deux acteurs majeurs incontournables de maîtriser toutes les chaînes de valeur, d'information et de process de dématérialisation.

Selon Thierry Ehrmann, fondateur et président d'Artprice, "cette alliance unique et exclusive avec Artron va permettre une maîtrise absolue du marché de l'art devenu bipolaire". Artron est l'acteur mondial et majeur en Chine, mais aussi au cœur de la grande Asie. Artprice et Artron considèrent que leur alliance s'est construite patiemment dans le temps avec une stratégie à long terme et une diplomatie réciproque. Artprice s'est forgé, avec Artron, au fil des années, une parfaite compréhension de la politique de suprématie que mène avec une logique implacable, la Chine dans le Marché de l'Art Mondial.

Bien au-delà des intérêts économiques naissant des obligations contractuelles des parties, cette alliance va permettre à Artprice de distribuer de manière mondiale à ses clients, les principales agences, et 6 300 titres de presse dans le monde, ainsi qu'à ses 2,3 millions membres, l'exacte réalité du marché de l'Art Mondial en continu. La Chine a dominé le monde durant des siècles, la parenthèse de son absence en Occident durant le développement de son marché intérieur, au 19ème et 20 ème siècles se referme, mais les standards normalisés du Marché de l'Art, tant sur le plan académique qu'économique se sont établis durant ces deux siècles en Occident.

Il était donc logique pour Artron, de s'allier avec Artprice, Leader mondial de l'information sur le Marché de l'Art, pour lui permettre de démontrer au monde, la suprématie loyale de la Chine à travers les standards occidentaux qu'Artprice a imposés au Marché de l'Art depuis 1987.

En contrepartie, Artron ouvre la porte de la Grande Chine à Artprice pour lui permettre d'avoir une très forte position dans ses différents métiers, avec un allié puissant et leader incontesté sur son vaste territoire.

Le savoir-faire d'AMMA Art Market Monitor of Artron dans le traitement de données et l'analyse d'informations en provenance de la Chine permet, in fine, à Artprice, de décrypter les mécanismes du Marché de l'Art Mondial, sans subir de biais culturels. Il en est de même, en retour pour Artron. Les pôles de compétences d'Artron (éditions de catalogues, flux d'informations sur le marché chinois, bases de données exhaustives sur le Marché de l'Art Chinois) sont parfaitement complémentaires à l'activité d'Artprice, et viennent enrichir mutuellement les pôles d'excellences d'Artprice (Banques de données, analyses économiques, Place de Marché Normalisée, économétrie) grâce à un savoir-faire incontournable sur le Marché de l'Art.

Le dialogue initié à travers le rapport annuel du Marché de l'Art d'Artprice, qui sortira courant mars 2013, est la parfaite illustration d'une alliance naturelle entre les savoir-faire respectifs des deux compagnies leader sur leurs segments et domaines respectifs.

Artprice, par cette alliance exclusive, va diffuser, par ses canaux mondiaux, une vision économique sincère et fidèle du Marché de l'Art en Asie et en Occident. L'alliance avec Artron permet à Artprice d'appréhender le marché asiatique avec une connaissance et des informations qu'Artron a mis plus de 20 ans à se constituer. A aucun moment, cette alliance n'a de velléité à être concurrentielle, puisque les secteurs d'activités d'Artron, spécifique à la Chine, ne sont pas les centres de compétences d'Artprice (maisons d'éditions, support aux maisons de ventes chinoises, flux d'informations sur la scène artistique locale...) 

L'objectif historique d'Artprice et d'AMMA -Art Market Monitor of Artron- est de créer une synergie globale autour de l'analyse d'informations sur le Marché de l'Art et la production de données adaptées à un Marché de l'Art désormais bipolaire.


AMMA - Art Market Monitor of Artron- est une filiale de GROUPE Artron. AMMA est le centre de recherche d'Artron qui s'est engagé à surveiller de manière exhaustive le Marché de l'Art Chinois et l'analyse en profondeur de ce dernier. La recherche et les services de conseils proviennent de la base de données que possède Artron, reconnue comme la plus grande et la plus crédible sur le Marché de l'Art chinois, avec plus de 2,5 millions d'œuvres d'art chinois, incluant les résultats des ventes aux enchères publiques de la grande Chine. Cette base possède, pour chaque œuvre, des images hautes définitions, et complétées par des informations de plus de 500 maisons de ventes, depuis la première vente aux enchères réalisée en Chine en 1993 avec China Guardian. Au moyen de méthodologies statistiques et économétriques, AMMA observe la tendance des prix du Marché de l'Art Chinois, ainsi que les mouvements de marché d'une spécialité, d'une catégorie ou d'un artiste. AMMA fournit également des traitements des données, l'évaluation technique, et des conseils en matière de tarification. AMMA organise aussi des séminaires pour les clients individuels et institutionnels.

A propos d'Artprice : http://www.artprice.com (c)1987-2013 (Thierry Ehrmann).


La société Artprice intègre le SBF 120 a la suite de la révision trimestrielle des indices NYSEEuronext Paris. L'indice SBF 120 est composé des 120 premières sociétés françaises cotées en bourse incluant le CAC 40 et les 80 premières valeurs les plus liquides. Pour information, au 01 Janvier 2013, la liquidité de l'action Artprice est de 3,83 millions d'euros par jour sur 440 séances de bourse ou il s'est traité 1,670 milliard d'euros.

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l'Art avec plus de 27 millions d'indices et résultats de ventes couvrant plus de 500 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l'Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d'images ou gravures d'oeuvres d'Art de 1700 a nos jours, commentées par ses historiens.

Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de Ventes, et publie en continu les tendances du Marché de l'Art pour les principales agences, et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 2 072 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée(R) Mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d'Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l'article L 321.3 du code du commerce).
Artprice est cotée sur le SBF 120 et Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only et: Euroclear : 7478 - Bloomberg : PRC - Reuters : ARTF 

Artprice avec plus de 13 ans de communication réglementée à l'Eurolist, se fait un point d'honneur a produire toute l'information nécessaire aux professionnels des Marchés Financiers, mais aussi aux néophytes du Marché de l'Art.

Toutes les questions des 18 000 actionnaires d'Artprice trouvent systématiquement leurs réponses dans l'information réglementée qu'Artprice diffuse sur Internet, sur son propre site, et sur celui de son diffuseur, homologue par l'AMF, ActusNews http://www.actusnews.com.

 

Records de Ventes 2012 :

L'Américain Andy Warhol est redevenu numéro un en 2012, au hit parade des Enchères Mondiales, supplantant le Chinois Zhang Daqian, et Pablo Picasso, alors que l'Allemand Gerhard Richter s'est hissé à la cinquième place.

Avec des ventes cumulées de plus de 329 millions de dollars (hors frais), Warhol (1928-1987) retrouve la 1ère place qui était la sienne en 2007.

Mais le « Roi du Pop Art », numéro 3 en 2011, n'a pas battu de record en 2012, le Marché étant « inondé » par la Fondation Andy Warhol pour les Arts Visuels, qui a vendu, via Christie's, de nombreuses œuvres de son stock.


Le chinois Zhang Daqian (1898-1983), numéro un mondial en 2011, s'adjuge la 2ème place avec 287 millions de dollars, tout en considérant que le montant des adjudications a fortement baissé.

 

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Zhang Daqian

 

 

Pablo Picasso (1881-1973), quatrième au classement de 2011, retrouve la troisième place, avec 286 millions de dollars réalisés dans les ventes aux enchères sur son nom.

 

Le Chinois Qi Baishi (1864-1957), numéro deux en 2011, perd deux places, avec un produit de vente de 270 millions de dollars, en baisse également.

 

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Qi Baishi


Avec 262 millions de dollars de ventes en salle, l'Allemand Gerhard Richter, né en 1932, qui était 8ème en 2011, arrache la cinquième place. En 2012, il a été porté par 36 enchères millionnaires. "Les sociétés de ventes ont misé sur le gigantesque hommage qui lui a été rendu dans toute l'Europe à l'occasion de ses 80 ans", souligne Artprice. En octobre, sa toile "Abstraktes Bild" a été adjugée 30,4 millions de dollars (toile provenant de l'importante collection du musicien Eric Clapton!). L'octogénaire est ainsi devenu l'artiste vivant le plus cher au monde. "La vente de ses oeuvres a généré plus d'argent qu'une année d'enchères en Allemagne", souligne Artprice.

 

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Abstraktes Bild - Richter

Source ARTPRICE

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 ALAIN VERMONT

07/09/2012

Le Monde de l'Art ignore la Crise Financière...ironie ou provocation ?

Le Top 10 des adjudications 2012 [août 12]

Le vendredi, c'est Top ! Un vendredi sur deux, Artprice vous propose un classement d'adjudications par thème. Cette semaine : les dix plus belles enchères depuis janvier 2012.

Durant la première partie de l'année 2012, le marché très haut de gamme a brillé de 44 enchères supérieures à 10 m$ dans le monde. Au Top de ce classement, Edvard MUNCH, artiste le plus cher du monde depuis l'adjudication à 107 m$ de l'une des versions du Cri, est hors concours. C'est d'ailleurs la seule adjudication de plus de 100 m$ jamais enregistrée dans l'histoire des enchères (lien vers l'AMI de Munch).



Seules les rumeurs sur des transactions privées de haut vol se prévalent de dépasser le sommet de Munch... Souvenez-vous : en 2011, l'une des cinq versions des Joueurs de cartes de Paul CÉZANNE aurait été acquise par la famille royale du Qatar pour la somme de 250 m€, quand l'artiste culmine « seulement » à 55 m€ en salles des ventes depuis plus de dix ans (Rideau, cruchon et compotier, Sotheby's New York, 10 mai 1999).


Ce classement des dix meilleures adjudications récompense six œuvres modernes (artistes nés entre 1860 et 1919), soit Edvard Munch,
Mark ROTHKOKeran LIFrancis BACON à deux reprises et Joan MIRO. Les deux pop artistes Roy LICHTENSTEIN et Andy WARHOLtiennent respectivement la 4ème place (ex aequo avec Francis Bacon à 40 m$) et la 5ème place, tandis que le Français Yves KLEIN fait un coup double avec deux enchères de plus de 32 m$ !



90 % des ses adjudications ont été enregistrées entre les mois de mai et juin et la vente la plus époustouflante fut celle orchestrée par Sotheby's New York le 9 mai, au cours de laquelle Andy Warhol et Roy Lichtentstein, les deux artistes d'après-guerre les plus cotés du marché, généraient, avec Francis Bacon, pas moins de 113 m$ en seulement trois coups de marteau !





Top 10 : adjudications 2012

 

Rang

Artiste

Adjudication

Oeuvre

Vente

1

Edvard MUNCH

107000000$

The scream (1895)

02/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

2

Mark ROTHKO

77500000$

Orange, Red, Yellow (1961)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

3

Keran LI

40341000$

Mountains in red (1964)

03/06/2012 (Poly International Auction Co.,Ltd)

4

Francis BACON

40000000$

"Figure Writing Reflected In Mirror" (1976)

09/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

5

Roy LICHTENSTEIN

40000000$

Sleeping Girl (1964)

09/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

6

Andy WARHOL

33000000$

Double Elvis

09/05/2012 (sotheby's

7

Joan MIRO

32938500$

Peinture (Etoile Bleue) (1927)

19/06/2012 (Sotheby's LONDON)

8

Yves KLEIN

32699100$

"Le Rose du bleu (RE 22)" (1960)

27/06/2012 (Christie's LONDON)

9

Yves KLEIN

32500000$

FC1 (Fire Color 1) (1962)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

10

Francis BACON

29999100$

"Portrait of Henrietta Moraes" (1963)

14/02/2012 (Christie's LONDON)



Les nouveaux records de l'année 2012


Une pluie de nouveaux records a ainsi inondé la première moitié de l'année 2012 : pour Edvard Munch bien sûr, mais aussi pour Marc Rothko dont les champs colorés de 
Orange, Red, Yellow grimpaient à 77,5 m$ contre 35 m$ à 45 m$ de fourchette d'estimation ! Cette toile d'un orange vibrant et éclatant fait de Rothko l'artiste le plus cher de la période après-guerre et Rothko dépasse désormais Francis Bacon, qui culmine à 77 m$ depuis la vente chez Sotheby's de son Triptych (15 mai 2008).

Rothko créait une fois de plus la surprise car déjà, en mai 2007, sa toile White Center plantait un record spectaculaire de 65 m$, enterrant de 45 m$ son précédent score (Homage to Matisse, vendu 20 m$ le 16 mai 2007 chez Christie's) !


Un autre record hisse encore la cote de Li Keran, qui fait partie des 10 artistes chinois les plus performants aux enchères depuis 2010. Li Keran, qui a modernisé la peinture traditionnelle chinoise en lui insufflant des accents occidentaux choisis, culmine désormais à 40,34 m$ avec 
Mountain in red, vendue chez Poly International à Pékin le 8 mai (il s'agit par ailleurs du seul coup de marteau de ce Top frappé en Chine).

Sommet encore pour Roy Lichtenstein avec 40 m$ (hors frais) déboursés pour Sleeping girl, pour le surréaliste espagnol Joan Miró qui enterre de 10 m$ son précédent sommet (Painting Poem se vendait 23,68 m$ le 7 février 2012 chez Christie's Londres) et devance désormais très largement Salvador DALI (dont le record est de 19,3 m$ pour son Portrait de Paul Eluard, vendu le 10 février 2011 chez Sotheby's Londres).



Enfin, le plus métaphysique des Nouveaux Réalistes français, Yves Klein, a enchaîné deux coups de marteaux au-delà de 32 m$, écrasant son précédent record de plus de 11 m$ !

Cette année, les surenchères ont été particulièrement spectaculaires. L'historique des ventes de ces grandes signatures de l'art eut peu de poids contre la détermination à acheter au prix fort des chefs-d'œuvre absolus de l'art du XXème siècle.


Dans ce classement, seuls deux artistes n'affichent pas de nouveaux records... il est vrai qu'Andy Warhol et Francis Bacon affichent déjà des sommets de 64 m$ et 77 m$ ! 

 

 

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Alain VERMONT