13/06/2016

L'Union Jeunesse et Réussite

 

Les millionnaires de moins de 40 ans

Adrian Ghenie est le grand élu de ce début d'année, revenant dans le classement par trois fois. A 38 ans, le peintre d'origine roumaine a déjà intégré les collections permanentes du Centre Georges Pompidou à Paris, du S.M.A.K. à Gand, du musée d’Art Contemporain de Los Angeles, entre autres. Il est notamment représenté par la puissante galerie Thaddaeus Ropac qui lui a consacré une exposition à l'automne dernier à Paris. Le marché s'emballe complètement sur ce « Ghenie » qui signe deux nouveaux records depuis le début de l'année, avec deux toiles rendant hommage à Vincent Van Gogh : The Sunflowers In 1937, vendue 4,5 m$ chez Sotheby's en février à Londres puis Self-Portrait As Vincent Van Gogh vendue 2,59 m$ le 11 mai dernier, contre une estimation de 200 000 $-300 000 $... précisons que cette dernière œuvre fut exposée lors de la dernière Biennale de Venise, un pedigree important pour les collectionneurs.

Plus jeune encore, Tauba Auerbach (née en 1981) est l'une des artistes contemporaines les plus courtisées au monde. En 10 ans, elle a déjà exposé chez Jeffrey Deitch, Larry Gagosian, Gladstone, Paula Cooper pour ce qui est des grandes galeries ; et dans plusieurs musées importants dont le MoMA de New York. Son record absolu n'a pas encore été renversé en 2016, mais elle a planté sa septième œuvre millionnaire aux enchères en février dernier chez Phillips à Londres. Pour l'heure, son sommet culmine toujours à 2,285 m$ depuis la vente de la toile Untitled (Fold) chez Phillips New York en novembre 2014.



Le Design sur les rangs des Beaux-Arts

Les objets fonctionnels sont aussi parfois d'improbables sculptures, les designers nous le prouvent sans cesse depuis les années 1940... Aujourd'hui, de nouveaux exemples sont offerts grâce à Joris Laarman, l'enfant chéri du design néerlandais depuis une bonne dizaine d'années. Né en 1979 aux Pays-Bas, passé par les Beaux-arts puis par la fameuse Design Academy d’Eindhoven, ce passionné des technologies de pointe est considéré comme un véritable innovateur. Le musée de Groninger l'a d'ailleurs honoré d'une rétrospective l'année dernière (du 22 novembre 2015 au 10 avril 2016). Quelques jours après la fermeture de l'exposition, son emblématique Bone Chair proposée chez Phillips à Londres s'envolait pour un record équivalent à 444 000 $... plus de 10 fois le prix demandé il y a 10 ans pour cette prouesse technique éditée sur 12 exemplaires dans sa version en aluminium poli (en 2006, la galerie Barry Friedman affichait la Bone Chair à 32 000 $ pièce). En quoi cette chaise-sculpture, semblant coulante et vivante, est-elle innovante ? Parce qu'elle est réalisée à partir du programme de Processus d’optimisation de la firme automobile Opel, un logiciel permettant d'ajuster la quantité de matière en fonction de la répartition des forces : la matière est ajoutée ou enlevée en fonction des besoins, des points d'appuis et de tensions. Rares sont les designers à parvenir à ce niveau de prix, surtout si jeunes...



La jeune garde américaine

Toujours en place dans les classements, les américains Nate Lowman (Les artistes américains de moins de 40 ans), Alex Israel (Top des premières enchères) et Jonas Wood sont surveillés de près par les initiés du marché américain depuis quelques années déjà, leur travail au sein de prestigieuses galeries leur attirant les faveurs de puissants collectionneurs. Le plus neuf sur le marché est le jeune artiste californien Jonas Wood, qui électrise les enchères depuis l'année dernière seulement. Porté par le grand marchand Larry Gagosian. Jonas Wood a généré 11 adjudications supérieures à 100 000 $ en 2015, et atteint un sommet équivalent à 840 000 $, le 16 octobre 2015 chez Christie's Londres avec sa toile Untitled (M.V. Landscape). L'année dernière fut ainsi une année cruciale pour le jeune artiste qui n'approchait pas ce seuil de prix à six chiffres auparavant. En 2016, il en compte déjà six de plus...

Source Artprice

 Alain VERMONT 

16/03/2015

GEDDA'S Show à New York

Fidèle à elle-même, Gedda poursuit son long cheminement pictural en nous proposant dans cette œuvre une nouvelle lecture de ses pensées profondes.

En effet, le majestueux papillon virevoltant dans la partie supérieure gauche du tableau, face aux fleurs qui sollicitent sa venue, marque l'arrivée d'une ère nouvelle, le printemps.

 

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Psyché, ou les métamorphoses de la Vie.

Car le papillon demeure le symbole du changement. Il nous enseigne qu'il faut laisser nos désirs se réaliser, afin de créer de nouvelles situations qui amélioreront notre quotidien.


Pour la psychanalyse il est le symbole de la renaissance. Dans l' Antiquité Romaine, l' âme quittant l'enveloppe charnelle prenait la forme d'un papillon, c'est pourquoi Psyché était représentée sous la forme d'une petite fille ailée, semblable à un papillon.

Créature emplie de grâce, le papillon reste aussi le mythique symbole de l'amour.

Quand il boit le nectar au coeur de la fleur, il symbolise l' amant qui recueille un baiser sur les lèvres de sa bien-aimée.

« L'Art est un cheminement studieux vers une Ecole Buissonnière » - Robert Mallet

Si vos pas vous portent à New York du 12 juin au 2 juillet prochains, visitez l'exposition Gedda à la Galerie AGORA -530 West 25Th Street, New York NY, dont le lien figure ci-dessous.

AGORA GALLERY

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 ALAIN VERMONT

 

 

 

 

 

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22/12/2014

Mondialisation du Marché de l'Art

La fondation Suisse Paul Beyeler réalise un nouveau tour de force avec l’exposition dédiée à Paul GAUGUIN (1848 – 1903), laquelle ouvre le 8 février 2015 pour prendre fin le 28 juin, soit un an après l’exposition Gauguin au MoMA de New York (8 mars – 8 juin 2014). Cette exposition s’annonce comme l’une des plus exaltantes de l’année 2015, tant Gauguin et son œuvre sont incontournables pour les amateurs, et tant l’artiste fascine le grand public.

La Fondation a réuni une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de Gauguin provenant des musées et des collections particulières les plus renommés du monde. Des œuvres qui reviennent sur les voyages initiatiques de l’artiste, depuis la Bretagne jusqu’au « paradis terrestre » qu’il découvrit à Tahiti, ce monde exotique peuplé de femmes sensuelles, dans des paysages idylliques.


Gauguin fut véritablement un artiste d’avant garde, un chef de file qui influença notamment Bonnard et Maurice Denis, les Nabis. Il fut aussi un acheteur d’art inspiré, investissant dès les années 1870 dans des œuvres de Pissarro, Manet, Cézanne, Renoir et Monet. Le succès rencontré auprès des meilleurs artistes de l’époque, et le soutien de la galerie Durand-Ruel ne furent pourtant pas suffisants pour le faire vire correctement de son art.

Ses expositions et ses ventes aux enchères de son vivant, n'aboutirent quà des fiascos. D'ailleurs, sa compagne Annah, qui pilla son appartenant parisien, ne laissa que ses tableaux sur place… Ces mêmes œuvres peuvent valoir plus de 40 m$ aujourd’hui. 

 

 

Henry J. DARGER est l’un des grands artistes dits « bruts » ou « outsider » et dont la cote explose. Né à Chicago, aux Etats-Unis, en 1892, il est d’abord placé dans un foyer après le décès de sa mère, puis dans une institution pour handicapés mentaux à Lincoln, dont il s’enfuit à l’âge de dix-sept ans. Il loue alors une chambre à Chicago et travaille comme plongeur et nettoyeur dans des hôpitaux de la ville jusqu’en 1963. A sa mort dix ans plus tard, son logeur découvre une autobiographie de deux mille pages, et une œuvre littéraire de plus de quinze mille pages, intitulée In the Realms of the Unreal (Dans les royaumes de l’irréel).

Un trésor accompagné de plusieurs centaines d’aquarelles de grands formats, mettant en scène des héroïnes au sexe masculin, les Vivian Girls. Ce monde tout à la fois naïf (Darger décalquait les figures poupons des enfants dans des magazines) et terrifiant, emprunte à la bande dessinée et à la littérature enfantine du début du XXème siècle. Il raconte une Fantaisie obsessionnelle versant d’un raffinement de conte de fée vers la cruauté la plus sanglante.

 

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Seuls 15 dessins de Darger ont été proposés en salle de ventes. Ces œuvres, qui valaient moins de 10 000 $ à la fin des années 80’, passent le seuil des 100 000 $ depuis 2013, et la hausse continue, scandée par un nouveau record enregistré chez Christie’s Paris le 2 décembre 2014. Ce nouveau record récompense l’un des dessins les plus imposants de l’artiste, une composition recto-verso sans titre de 3,3 mètres de long. L’œuvre s’est vendue au triple de l’estimation pour un résultat final de 500 000 €, soit 623 100 $ au marteau, et près de 750 000 $ frais inclus. Paris détient désormais trois records mondiaux de Darger, dont le meilleur coup de marteau américain s’arrête à 75 000 $ (pour un dessin recto-verso «While inside they await developments they are cleverly Outwitted» vendu chez Christie’s New York le 27 janvier 2003).

 

L’artiste brésilienne la plus plébiscitée et la plus chère du moment, Beatriz MILHAZES, prépare activement sa première collaboration avec la White Cube, pour une exposition de nouveaux collages, qui sera ouverte à Hong Kong entre mars et mai 2015. Célébrée en Occident et en Amérique latine, l’artiste bénéficie d’une bonne diffusion institutionnelle et se trouve représentée par les prestigieuses galeries que sont Fortes Vilaça (Sao Paulo), James Cohan (New York), Stephen Friedman (Londres) et Max Hetzler (Berlin). Beatriz Milhazes est encore confidentielle en Asie, malgré sa participation à la Biennale de Shanghai en 2006.

 

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Aucune de ses œuvre n’a encore été soumise dans une salle de ventes asiatiques, bien que quatre aient déjà dépassé le million de dollars aux enchères à Londres et à New York (entre 2012 et 2014). L’exposition de la White Cube permettra donc de réparer le terrain à un élargissement du marché, d’autant que son univers éclatant de couleurs devrait séduire les collectionneurs sur place.

 

Joyeuses fêtes à tous les « blogueurs/blogueuses » et autres lecteurs/lectrices.

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ALAIN VERMONT

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04/02/2014

DE STAEL vers les cimes

Les ventes d'après-guerre et contemporain de Londres sont attendues chez Sotheby's le 12 février et chez Christie's le 13 février. Parmi les grandes signatures, quatre toiles de Nicolas DE STAËL sont offertes sur ces deux jours, dont trois sont des travaux tardifs des années 1953-55, les plus recherchés et les plus chers. 

Nicolas de Stael a réalisé plus de 1 000 toiles en 15 ans. Aujourd'hui, celles réalisées à partir de 1953 sont les plus prisées aux enchères. Ce n'est que récemment, en 2012, qu'une oeuvre antérieure aux années 50 passa le seuil du million d'euros (Composition, 1947, vendue 1,3 m€, soit 1,6 m$ le 29 mai 2012 chez Sotheby's Paris). Aujourd'hui, l'artiste compte 35 adjudications millionnaires en dollars à son palmarès, frappées essentiellement à Paris (15 résultats parisiens et un versaillais), et dans une moindre mesure à Londres et à New York.

de stael,nicolas de stael

Fleurs sur une table

La meilleure enchère 2013 fut notamment signée à Paris (où se jouent plus de 40 % des recettes mondiales de l'artiste) pour Nu Debout, une composition toute verticale (1,56 mètre de hauteur et 89 cm de large) de 1953 adjugée 4 m€, soit 5,2 m$, le 3 juin 2013, qui constitue le 3ème meilleur prix pour une oeuvre de l'artiste aux enchères. Réalisée à une période charnière tant sur le plan artistique où l'artiste opère un retour à la figuration après sa série des Footballers, que sur son rayonnement international, le Nu Debout sort de l'atelier alors que De Staël prépare sa première exposition personnelle aux Etats-Unis (Knoedler Gallery, New York). Bien qu'il ait reçu un bon accueil à l'époque et qu'une toile abstraite de 1947 fasse partie des collections du MoMA, son marché n'est pas très réactif aux Etats-Unis aujourd'hui malgré l'immense notoriété de l'artiste.

 

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Nu debout

Tout se joue entre Londres et Paris. La place de marché anglaise draine le plus grand nombre de chef-d'oeuvres (ce qui lui permet de générer la moitié des recettes avec 26 % des lots seulement), tandis que la française est a priori le centre névralgique de l'offre. Ce résultat de 4 m€ a conforté l'aura de Paris, qui détient face à Londres le record mondial de l'artiste depuis l'adjudication en 2011 d'un autre nu, couché cette fois, à hauteur de 6,098 m€, soit 8,17 m$ (Nu couché, (Nu), 1953/54). Bien moins coté que ses homologues anglais ou américains, De Staël demeure discret en salle malgré l'explosion de sa cote sur la décennie (près de 300 % de hausse). Il faut dire que les collectionneurs européens sont nombreux, les français et les anglais bien sûr, mais aussi les allemands et les suisses.

 

de stael,nicolas de stael

Nu couché

Les deux toiles proposées chez Sotheby's le 12 février 2014 sont une Composition de 1949 affichée entre 350 000 et 450 000 £ et Paysage à Agrigente(60 x 81 cm), toile payée 1,3 m$ en 2005 (environ 1,5 m$ frais inclus, le 10 février 2005 chez Sotheby's Londres) et attendue entre 1,6 et 2,5 m$ aujourd'hui.

 

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Paysage à Agrigente

Le lendemain, Christie's offre Selinunte, chef d'oeuvre de 1953 (54 x 72,5cm.) à l'excellente provenance (toile acquise en 1985 à la galerie Denise Cadé et jamais revendue depuis. Estimation 1-1,5 m£ soit 1,6-2,5 m$). et une composition plus petite de la même année (Composition-paysage (Le Castelet), 33,2 x 24 cm attendue à plus de 500 000 $ (estimation 300 000-400 000 £). L'oeuvre fait partie d'une collection américaine depuis 1964.

 Source ARTPRICE

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ALAIN VERMONT

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31/08/2012

Le Néo-Impressionnisme de SEURAT

Georges-Pierre SEURAT naquit à Paris le 2 décembre 1859. Après avoir fréquenté une école de dessin, il entra au Beaux-Arts, et pendant deux ans, se consacra à l’étude de la peinture. Il effectua ensuite son service militaire, et à son retour de l’armée, commença à étudier les maîtres du passé. 

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VERONESE eut sur lui une première influence au travers de ses compositions pleines de mouvements. La couleur de ses tableaux, et les liens expressifs qui s’établissaient entre la surface et la ligne retinrent l’attention de SEURAT qui ensuite s’intéressa à l’équilibre harmonieux des tableaux d’INGRES, et à la maîtrise de la couleur et de la forme dans les œuvres de DELACROIX.

 

SEURAT étudia les ouvrages scientifiques réalisée par Blanc, Chevreul et Sutter, pour se tourner définitivement vers le Néo-Impressionnisme. Sa vocation à devenir peintre n’ayant jamais été contrariée par l’ouverture d’esprit de la famille aisée dans laquelle il était né, il s’abandonna entièrement à son art.

seurat, néo-impressionnisme, pointillisme, divisionnisme

En 1881, son pinceau créa « L’Invalide » et « Le Clochard ». Et s’il rencontra la nature à Barbizon, ou sur les bords de la Seine pour peindre en plein air, il n’en fut pas moins attiré par l’ambiance des cafés-concerts, et des fêtes foraines où brillait la féerie des lumières. 

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Alain VERMONT

 

 

14/08/2012

Henri MARTIN, artiste à redécouvrir

Henri Jean Guillaume MARTIN, dit Henri MARTIN, naquit à Toulouse (F), le 5 août 1860. Après l’obtention d’une bourse attribuée par sa ville natale, il s’installa à Paris, et entra dans l’atelier de LAURENS, en 1879.

Il parvint ensuite à exposer au Salon l’année suivante alors qu’il n’avait que vingt ans. En 1883, il obtint une Première Médaille avec son tableau « Françoise Rimini ». Deux ans plus tard, il obtint de nouveau une bourse grâce à l’exposition des « Titans escaladant le ciel », avant de partir en Italie où il reçut une influence déterminante.

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Son art jusque là classique, et un peu froid, évolua alors vers une peinture empreinte de sentiments poétiques, traduits sur le tableau par une nouvelle technique, faite de touches courtes et séparées dans un parallélisme qui imprimait à ses compositions allégoriques une note vaporeuse. En 1889, il reçut une Médaille d’Or pour « La fête de la Fédération ». En 1895, l’Hôtel de Ville de Paris lui passa commande de plusieurs décorations murales comme « Apollon et les Muses ».

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Il reçut l’année suivante la Croix de la Légion d’Honneur. Et en 1900, on lui attribua un Grand Prix durant l’Exposition Universelle. Il participa ensuite à la décoration du Capitole de Toulouse, avant de travailler pour la Sorbonne avec « L’Etude », et pour le Palais de Justice de Paris, en 1914, avec « Le Travail ». On lui décerna durant cette même année la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur.

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Alain VERMONT

12/07/2012

OSKAR KOKOSCHKA

Oskar KOKOSCHKA naquit à Poechlarn en Tchécoslovaquie, le 1er mars 1886. Après une enfance passée au bord du Danube, il commença à dix huit ans sa formation artistique à l’Académie des Arts Décoratifs de Vienne. Il entra ensuite aux « Ateliers Viennois » où il réalisa, sous l’autorité de KLIMT, des illustrations et des maquettes pendant cinq ans. En parallèle à son art pictural, il démontra une activité littéraire importante en écrivant des drames sociaux ou satiriques qui se jouèrent au théâtre d’été de Vienne en 1909.

 

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Il se rendit ensuite à Berlin en 1910 pour un contrat de travail. Un an plus tard, il exposa vingt cinq tableaux à Vienne pour rencontrer la même incompréhension qu’auparavant. Entre 1913 et 1914, il exposa pour la seconde fois à Berlin, et devint l’ami d’Alma Mahler, la veuve du compositeur de musique. Sa peinture du moment révéla des portraits de ses amis écrivains ou artistes, et quelques paysages comme « La tempête » exécutée en 1914. KOKOSCHKA réalisa alors les célèbres « Portraits psychologiques » dans lesquels il cherchait à mettre à jour la structure psychologique du modèle, en utilisant la déformation de la forme apparente.

 

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Pendant la guerre, il devint soldat dans un régiment de dragons pour subir une blessure sur le front de l’Est. Tout juste guéri, il fut renvoyé au front en 1916. La guerre imprima alors à son œuvre l’expression d’une violente perturbation d’ordre moral. En 1917, il s’installa à Dresde où il enseigna à l’Académie de 1919 à 1924. Là, il employa la couleur en surface, dans une plus grande intensité des tons, en renonçant largement au dessin. Il s’appliqua néanmoins à exécuter un grand nombre de portraits lithographiques qui exprimaient un trait d’une grande virtuosité.

 

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Alain VERMONT

28/06/2012

Léonard De Vinci

Léonard DE VINCI – Le Maître de tous les secrets

1452 Anchiano (Vinci-Florence-I) – 1519 (Amboise-F)

D'innombrables écrits relatent la vie d'artiste et de visionnaire de DE VINCI. Pour résumer l'existence de ce Maître incomparable, il faut rappeler que ce dernier, bien qu'artiste peintre et dessinateur de talent, ne s'est pas arrêté à la création picturale.

L'une des devises de DE VINCI était : « le plaisir le plus noble est la joie de comprendre »...« Ne pas estimer la vie, toute la vie, c'est ne pas la mériter ».

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En effet, son succès auprès des Cours Italiennes, avant son succès auprès du Roi de France François 1er qui l'hébergea à Amboise, où repose la sépulture de l'artiste, s'appuie d'abord sur le fait que ses recherches novatrices l'on différencié de ses contemporains. DE VINCI ne s'est pas contenté en effet de reprodruire le monde qui l'entourait, en soumettant ce dernier aux règles établies de l'intellect, ou aux premiers principes de la perspective. Il se démarqua en s'appuyant d'abord sur la connaissance et l'étude poussée des processus et des aspects de la nature, sans cesse changeants.

 

Dans sa période florentine, sa formation dans l'atelier de VERROCCHIO, lui permit de cultiver nombre d'intérêts divers comme la sculpture, l'architecture, l'ingéniérie et la mécanique, pour mieux réinventer et développer les dispositifs, extraordinaires pour l'époque, élaborés par Filippo Brunelleschi.

Le Maître s'intéressa à tout, poésie, philosophie, musique, science, botanique, astronomie, géologie, urbanisme, et anatomie (dans un secret le protégeant de l'Inquisition). Les mathématiques et l'optique attisèrent également sa curiosité. C'est d'ailleurs lui qui introduisit le nombre d'or dans l'art, comme il démontra toutes les spécificités de la vraie perspective. C'était un perfectionniste rationnel et ambitieux. Célibataire endurci, qui selon les affirmations de l'époque, aurait vécu toute sa vie dans l'abstinence, DE VINCI aura passé sa vie à chercher...

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Enfant illégitime d'un notaire et d'une jeune paysanne, cet artiste gaucher mais ambidextre avait pour habitude d'écrire ses textes à l'envers (écriture spéculaire lisible face à un miroir). Ecriture faite de rébus et rédigée en dialecte toscan. Durant toute sa vie il rédigea d'innombrables documents, dans son écriture particulière, mystérieuse, et qui en a fait de lui l'homme de tous les secrets...

En 1478, dans sa vingt sixième année, estimant qu'il avait dépassé son maître (VERROCCHIO), il décida de son indépendance. Il n'est qu'à voir son tableau « La Vierge à l'enfant » achevé cette année là.

Devenu alors le grand rival de MICHEL-ANGE, qui était de vingt ans son cadet, mais qui avait la préférence de la famille De Médicis, DE VINCI s'expatria à Milan pour se mettre au service d'un nouveau mécène, Le Duc Sforza, durant dix neuf années. C'est là, qu'à la demande du prieur, DE VINCI peindra entre autre, La Cène, sur les murs du réfectoire du Monastère de Santa Maria delle Grazie à Milan. En parallèle de ses créations picturales, il apporta de nombreuses modifications à la machinerie du théâtre de la ville, ainsi qu'àux canaux et horloges de la cité. Sa vision d'un nouvel urbanisme lui fit même proposer des plans de cité idéale.

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Après l'annexion du Duché de Milan par le Roi de France Louis XII , DE VINCI s'en retourna à Florence en 1503. C'est là qu'il réalisa différentes études pour mettre en œuvre son tableau La Joconde. Le Musée du Louvre, où est exposé le tableau, dans un rapport technique et esthétique, a déclaré : « DE VINCI a apporté un élément essentiel à son modèle : il lui donne la vie . Cette impression de vie est rendue possible par la technique léonardesque qui supprime le trait au profit de subtils passages entre l'ombre et la lumière : le sfumato. C'est la juste répartition des lumières qui donne le volume et suggère la distance, le paysage derrière la figure est baigné dans une vapeur légère et les montagnes de l'arrière-plan sont noyées dans l'enveloppe atmosphérique. »

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En 1508, DE VINCI reçoit un nouveau camouflet quand le Pape Sixte IV, lui prèfère le jeune MICHEL-ANGE, son éternel rival, pour décorer le plafond de la Chapelle Sixtine au Vatican.

Cinq années plus tard, et à la demande du nouveau Pape Léon X, DE VINCI se rend à Rome où il peint divers tableaux dont la série des « Déluges », pour répondre aux créations de MICHEL-ANGE dans la Chapelle Sixtine.

Dans le même temps, assoiffé par ses recherches sur le globe terrestre, DE VINCI étudie les cartes du monde établies alors par Dias, Christophe Colomb, Vespucci, et Vasco de Gama. C'est alors, qu'il réalise une synthèse de tous ces documents existants, pour dessiner la première carte mondiale en Octant (secteurs en huitième de cercle). Sur ses cartes, il fait figurer pour la première fois le terme América, et situe le Brésil ainsi que l'Antarctique.

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En 1516, las des vicissitudes qu'il supporte dans son pays natal, il accepte l'invitation du Roi François 1er, et s'expatrie en France, avec ses documents et tableaux dont La Joconde, en compagnie de son assistant et ami , le peintre Francesco Melzi. Le Roi de France l'installe au Clos Lucé, à quelques longueurs du Château Royal d'Amboise. Il est alors nommé au titre de « Premier peintre, Ingénieur, Architecte du Roi ». Agé de 64 ans, DE VINCI, concevra pour le Roi de France nombres de projets, architecturaux ou hydrauliques, qui ne verront pas le jour du fait de sa maladie et de sa paralysie partielle de la main gauche.

 

Il décèdera le 2 mai 1519 au Clos Lucé, à l'âge de 67 ans, en laissant à la postérité un nombre surréaliste de documents et écrits qu'il ne publia jamais, et qui furent légués par testament à son ami Melzi. A la mort de ce dernier, en 1570, les 2/3 de sa collection furent éparpillés dans toute l'Europe.

Le maître du cryptage laissa ainsi derrière lui des dizaines de milliers de croquis techniques, et autres dessins, ainsi que des dizaines de milliers de documents, ou notes. Aujourd'hui, treize mille documents, dont sept mille notes et croquis, ainsi que vingt deux cahiers, sont archivés au Vatican.

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En 1994, Bill Gates, que l'on ne présente plus, acheta aux enchères le « Coddex Hammer » (ex Coddex Leicester), un manuscrit crypté de 72 pages, en écriture spéculaire, pour la somme de trente et un millions de dollars.

Ce codex (ensemble de feuilles manuscrites cousues) se présente sous une forme détachée, à savoir 18 feuillets double recto et verso.

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Alain VERMONT

23/06/2012

Le grand Ferdinand HODLER

Ferdinand Hodler (1853-1918), un Maître à redécouvrir.

Né dans un contexte familial besogneux et misérable, avant d'être orphelin à l'âge de 14 ans, Hodler adolescent devient alors peintre d'enseignes, avant de débuter une première production de Paysages Suisses vendus aux touristes à Thoune.

A l'âge de 19 ans il s'installe à Genève, pour suivre les cours de Menn qui était un élève d'Ingres. Durant ces cinq années genevoises, Menn transmet son enseignement à Hodler qui affirme aussitôt une belle personnalité dans le portrait et le paysage, puisant son inspiration dans l'existence du peuple, pour manifester un dessin rigoureux qui illustre une « mise en page » équilibrée, faite de tonalités sombres exprimant des clairs-obscurs contrastés.

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Hodler peignant sur le toit de son atelier Rue du Rhône

Après un séjour à Madrid, sa palette s'éclaircit, pour mieux confirmer l'émancipation de ce jeune artiste en devenir.

Au même titre que les Impressionnistes à Paris durant les années 1870/80, Hodler a subi la vindicte des notables genevois. Car malgré certains soutiens, Hodler demeurait toujours aussi pauvre. En 1881, le Jury qui décidait pour l'Exposition Municipale Genevoise, proposa à la Ville d'acheter un tableau de l'Artiste « Une prière dans le canton de Berne ». Les autorités genevoises refusèrent catégoriquement, avant, l'année suivante, de modifier le règlement interne pour interdire en exposition des tableaux de trop grands formats. Une manière déguisée pour évincer Hodler de ces manifestations publiques.

Le peu d'argent qu'il perçoit alors lui permet tout juste de pourvoir à l'achat de ses couleurs et de ses toiles.

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Son quotidien est le plus souvent composé de pain sec trempé dans l'eau. Sa couche du moment est matérialisée par la porte de son armoire qu'il démonte tous les soirs pour en faire sommier, avant de s'endormir avec son manteau militaire comme unique couverture.

Il parvient néanmoins à interpeller la presse locale par la puissance de ses créations, et à former autour de lui un cercle acquis à sa cause, composé de critiques et d'écrivains. A l'opposé, d'autres critiques, dans la Tribune de Genève ou le Journal de Genève, fustigent les œuvres d'Hodler. Et les propos tenus à l'exemple de « C'est un amateur qui ferait mieux de retourner à l'école », ne font qu'augmenter le malaise qui s'installe autour de ce jeune artiste qui ne ressemble à aucun autre.

Ces mots de souffrance rendent Hodler furieux au point qu'il réalise un autoportrait magistral intitulé « Le furieux », voir illustration.

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En fait, le paradoxe établi à Genève par ceux qui adulaient Hodler, et ceux qui le méprisaient, trouve sa source dans l'opposition de l'émergence des courants artistiques internationaux face aux attentes nationales suisses. En 1888, la Commission Fédérale des Beaux-Arts est créée, avec une dotation, exceptionnelle pour l'époque, de 100 000 francs, permettant ainsi la mise en œuvre de commandes publiques, d'organisation de Salons, et d'attribution de bourses. Les Artistes Suisses qui veulent bénéficier de ce soutien sont donc dans « l'obligation » de produire une peinture reflet de l'identité de la Nation Suisse ». Production représentant des paysages de montagne, ou des faits d'histoire helvétique.

 

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A l'opposé, à Paris, au début des années 1880, et sous l'influence du courant littéraire créé par Baudelaire, la Peinture Symboliste de Puvis De Chavannes, Redon ou Moreau, rencontre un vif succès, comme à Vienne ou à Berlin, avec des artistes comme Klimt, Uhde ou l'artiste suisse Böcklin.

Hodler a exposé chaque année à Paris, de 1870 à 1900. Cet Artiste avait fait le choix, ô combien exigeant, de satisfaire la demande artistique de son pays d'origine, malgré toutes les turpitudes qu'on lui infligeait, et dans le même temps, de s'orienter vers une production plus « internationale ».

D'une écriture plastique Naturaliste, il s'achemina vers une écriture plastique Symboliste. C'est alors que son tableau « La Nuit », voir illustration, qu'il considérait comme sa première œuvre réellement achevée, est banni en 1891 par les Autorités Genevoises qui, outre leur étonnement devant les dimensions hors normes de l'oeuvre, décrètent que la toile n'est pas conforme aux bonnes mœurs, pour cause de lubricité et d'immoralité.

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Contrit, dès le lendemain de son exclusion, Hodler loue La Salle de Garde du Bâtiment Electoral de Genève pour y exposer cette œuvre tant décriée. Malgré l'importance du prix du billet d'entrée, à savoir 1 franc de l'époque, une foule considérable se déplace pour cette Exposition, permettant ainsi à Hodler de percevoir une somme importante, avant de se rendre quelques jours plus tard, avec son tableau, à Paris où il sera intronisé comme Membre de la Société Nationale des Artistes Français, pour exposer la Nuit au Salon du Champ-de-Mars, et recevoir tous les honneurs dûs à son rang, et la reconnaissance de Monet, Degas, Puvis de Chavannes et Moreau qui admiraient son talent.

A la suite de cette reconnaissance, Hodler acquiert un statut international qui le transportera jusqu'aux Sécessions Viennoises et Berlinoises.

Aujourd'hui, reconnu enfin comme un grand peintre, Hodler figure aux cimaises des Musées Suisses de Bâle, Genève, Berne et Zurich, qui exposent des œuvres magistrales de cet artiste hors du commun. Avant le Musée d'Orsay à Paris, en 2007/2008, la Fondation Gianadda a organisé en 1991 une très belle rétrospective des œuvres de cet artiste sincère et engagé, et qui a tant défrayé les chroniques suisses de l'époque. Jamais artiste suisse ne fut autant discuté et contesté.

L'historien Philippe Kaenel, de l'Université de Lausanne, a magistralement, dans ses textes, expliqué et relaté avec une grande objectivité, toutes les composantes de la Vie tourmentée et de l'Oeuvre d'Hodler.

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Alain VERMONT

14/06/2012

Maximilien LUCE, un artiste du réel humain

Maximilien LUCE naquit à Paris le 13 mars 1858. A l’âge de quatorze ans il suivit des cours du soir, en achevant son apprentissage de graveur chez Hildebrans. En 1876, il trouva un emploi d’ouvrier qualifié chez Froment qui gravait alors de nombreuses planches pour des illustrés français et étrangers. L’année suivante, LUCE effectua un stage à Londres avec son employeur, avant de revenir en France où il devint militaire d’abord en Bretagne, puis à Paris.

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Il n’en continua pas moins son métier de graveur. Il devint ainsi l’élève de CAROLUS-DURAN, travailla à l'Ecole de Dessin des Gobelins, et poursuivit son apprentissage personnel de la peinture en étudiant la nature. Devenu l’ami de PISSARRO qui appréciait son art, il écouta les conseils que lui prodiguait son aîné. En 1884, il participa à la création du mouvement Néo-Impressionniste. Et en 1887, il s’associa aux membres de la « Société des Indépendants ».

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Sa production révèle un très grand nombre de paysages qui font oublier les remarquables portraits qui figurent aussi dans sa création. Ces portraits sont la composante de son œuvre qui différencie profondément son art de celui des autres peintres Néo-Impressionnistes.

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Son pinceau et son fusain s’attachèrent à reproduire son respect pour le travail de l’homme. Et les maçons ou terrassiers devinrent souvent le théâtre de ses tableaux. Il collabora aux journaux anarchistes du moment, comme le « Père Peinard » fondé en 1889, et dont il dessina la couverture. En 1894, impliqué dans le « Procès des trente », il fut emprisonné. Les attentats anarchistes secouèrent alors la capitale française au travers du déroulement de l’Affaire Dreyfus.

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Alain VERMONT