03/02/2011

Aquarelles, Gouaches et Tempéras

Les meilleures Aquarelles Fines et Etude, les Gouaches et Tempéras :

Les couleurs fines White Nights de la marque Jax, sont fabriquées minutieusement avec des pigments purs et des liants naturels à base de plantes, de miel et de gomme arabique. Le mariage de ces produits confère à ces aquarelles une intensité et une brillance remarquables. Les godets sont remplis en couches successives. Beaucoup d’artistes ont été séduits par ces aquarelles fines dont 36 nuances sont à base d’un seul pigment. 48 couleurs sont disponibles en godet 1/1. Ces aquarelles sont de plus, les moins chères du marché.

Concernant les aquarelles Etude, la marque Windsor&Newton propose la gamme Cotman dont les couleurs intenses ont une magnifique transparence sur la surface du papier. Toutes les nuances de cette marque sont miscibles entre elles. La gamme est composée de 40 couleurs en demi godet ou en tubes de 21 ml.

Les aquarelles van Gogh de la marque Royal Talens se travaillent facilement. 40 nuances brillantes sont disponibles en demi godets et en tubes de 10 ml. Ces couleurs ne contiennent aucun pigment à base de métaux lourds et toxiques, comme le cadmium, le plomb ou le cobalt. Ces aquarelles sont très résistantes à la lumière. Il suffit d’humidifier auparavant les godets avec une goutte d’eau pour que la peinture se dissolve, rendant l’application au pinceau très facile.

Enfin, les aquarelles Etude, chinoises de la marque Gansai, proposées en godets de 48 x 28 mm, expriment une belle brillance ainsi qu’une somptueuse luminosité. En Chine, les artistes les utilisent pour la mise en couleur des dessins réalisés à l’encre. Toutes miscibles entre elles, ces couleurs offrent un excellent rendement.

Maestro 2.jpg

 

La Marque Da Vinci que l’on ne décrit plus, fabrique un pinceau aquarelle, le Maestro, dont tous les critères sont hors normes, qualité, taille et prix. En effet, ce pinceau d’une qualité exceptionnelle, réalisé en poils de martre rouge Tobolsky-Kolinsky, est proposé jusqu’au N° 50. C’est le seul au monde à exister dans ce gigantesque format, avec un prix de vente non mois gigantesque de 1 400/1 500 €. Livré dans son écrin, il s’accompagne d’un savon spécifique de nettoyage, lui garantissant la plus longue vie ! Pour amateurs très éclairés.

 

 

 

 

Les Gouaches et leurs spécificités : Comment choisir sa gouache.

La gouache, d’une consistance pâteuse, demeure l’une des plus anciennes techniques picturales. Les premières gouaches apparurent sur les papyrus de l’Antiquité Egyptienne. Durant l’époque médiévale, cette peinture fut beaucoup utilisée pour réaliser les enluminures des manuscrits. La gouache permet de passer de la fluidité de l’aquarelle à l’onctuosité de la peinture à l’huile.

Diluée, cette peinture permet également de réaliser de très beaux glacis. Bien que soluble dans l’eau, elle est surtout destinée à des applications opaques. Cette couleur opaque à base d’eau, de gomme arabique et parfois de miel soluble dans l’eau, se rapproche de l’aquarelle dans sa composition, dans la différence de l’adjonction en plus grande quantité de matières de charge comme le sulfate de baryum ou la glycérine. Le liant utilisé dans la gouache étant soluble dans l’eau, la couleur pourra être diluée une fois sèche.

Le support d’une œuvre réalisée à la gouache doit être très rigide, d’un poids minimum de 300 gr/m2, et d’une rugosité importante, pour réaliser la meilleure « accroche » des pigments. Le carton, le papier, le contrecollé, le carton entoilé, ainsi qu’une toile enduite d’un apprêt fin sont d’excellents supports pour peindre à la gouache.

A l’opposé de l’aquarelle pour laquelle la blancheur du support peut être exploitée dans la composition, la gouache ne demande pas de supportjupons.jpg blanc en raison de son opacité. Les papiers gris, noirs ou de couleur peuvent être utilisés pour les teintes des parties non recouvertes, afin de produire les meilleurs effets. Beaucoup d’artistes colorent le fond avant de débuter leur réalisation. Les pinceaux utilisés pour l’aquarelle peuvent également l’être pour la gouache. Concernant le travail en aplats, ainsi que la réalisation de grands formats, il est recommandé d’utiliser une brosse en poils naturels. Le pinceau-jupon, ainsi que le Schlepper seront utilisés pour réaliser les détails les plus fins. Pour dégraisser un fond et améliorer l’adhérence aux surfaces grasses, il suffira d’utiliser du fiel de bœuf qui favorisera également l’uniformité de la couche picturale. L’adjonction de gomme arabique augmentera l’adhérence et l’imperméabilité des couleurs.

Il est conseillé de ne pas appliquer la gouache en couches épaisses, même si sa consistance pâteuse semble se prêter à cette opération, car le risque de craquelures sera élevé, sauf si vous ajoutez de la gomme arabique. Cependant, la gouache sera plus sombre en séchant, et n’aura pas cette matité caractéristique qui évoque le pastel. La gouache peut être travaillée avec le pastel ou avec une peinture à l’huile. Vous pourrez également appliquer une couleur claire sur une couleur foncée. Les possibilités de mélanges et de dégradés exprimés par la gouache sont infinies. Il suffira, pour parachever l’œuvre, de protéger cette dernière avec un vernis adéquat.

Les gouaches extra fines Linel de la marque Lefranc&Bourgeois demeurent les seules gouaches au monde à proposer une gamme de 125 nuances obtenues par une sélection rigoureuse des pigments qui offriront une intensité et une richesse chromatique exceptionnelles. Cette gouache est l’une des dernières à contenir de la gomme arabique pure comme liant. Ces couleurs sont vendues en tube de 15 ml.

Les Gouaches Etude Studio de la fameuse marque suisse Caran d’Ache proposent une gamme de 29 couleurs mates fabriquées avec un liant naturel. Elles ont une bonne opacité ainsi qu’une forte concentration pigmentaire qui exprimeront des couleurs intenses et résistantes à la lumière. La couche picturale restera souple, sans se craqueler, en demeurant soluble une fois sèche. Les couleurs sont disponibles en pastilles, en tube de 21 ml ou en flacon de 250 et 500 ml.

Les Gouaches de la marque Lascaux, disponibles en flacon de 85, 250 et 500 ml, sont proposées dans 31 nuances pures, de belle intensité, et de bonne résistance à la lumière. Elles offrent également un fort pouvoir couvrant. Chaque nuance de cette marque peut être appliquée sur une nuance précédente déjà sèche sans que cette dernière ne soit délavée par l’humidité de l’application. Etant donné leur forte concentration, il faudra mélanger une dose de gouache à une dose d’eau.

La Gouache Studio de la marque Pébéo propose 24 couleurs en tubes de 20 ou 100 ml. C’est une gouache fine, opaque et très riche en pigments. Après séchage, elle demeurera éclatante. Cette pâte onctueuse et fine reste la gouache idéale pour les travaux d’étude, de décoration ou d’illustration, utilisée par les professionnels et les étudiants.

Le Fiel de bœuf de la marque Schmincke, est un médium naturel utilisé pour dégraisser les fonds avant l’application d’une aquarelle ou d’une gouache. Ce médium sera utilisé en petites quantités, et servira également de produit d’étalement pour toutes couleurs à l’eau. Ce produit est idéal pour la réalisation de marbrures. Dans la technique du vernis à craqueler, ce médium fera office de liant entre le vernis à craqueler et le vernis classique. Dans la même marque, la gomme arabique concentrée pourra être associée aux gouaches et aux aquarelles. Ce liant aura pour qualité de rehausser la transparence, le brillant et l’intensité des couleurs, tout en renforçant leur souplesse. Soluble dans l’eau, la gomme arabique renforce les qualités de la gouache.

La Tempéra est l’une des plus anciennes peintures du monde. Les Egyptiens et les artistes de la Renaissance l’utilisaient déjà. La Tempéra à l’œuf offrira une couleur pure et transparente, avec des rendus visuels très vifs, et un brillant satiné remarquable.

La marque Daler&Rowney est l’une des seules au monde à proposer une tempéra à l’œuf conditionnée dans des tubes prêts à l’emploi. Ces couleurs sont toujours utilisées par les restaurateurs d’œuvres d’art. Sa fabrication est faite à base de pigments de grande qualité, délayés dans du jaune d’œuf liquide selon une formule ancienne. Il est conseillé de peindre en fines couches successives. Il faudra également veiller à bien structurer la composition de l’œuvre dès le commencement, et à mélanger la tempéra avec de l’eau en respectant les bonnes proportions. Cette marque propose 27 nuances en tubes de 22 ml. Idéale pour les artistes qui aiment travailler dans la précision, cette tempéra exprimera de superbes éclats pour la réalisation de fleurs, de portraits ou de paysages ensoleillés.

 

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT

 

 

 

 

 

 

 

 

13:29 Écrit par L'Art Pluriel dans 5/2 Les Aquarelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aquarelle, gouache, tempéra, détrempe, peinture à l'eau |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

26/01/2011

CASSAT, un clin d'oeil artistique franco-américain

L’américaine Mary CASSAT naquit à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 22 mai 1844, au sein d’une famille bourgeoise dont le père était un riche banquier. Après des études à Philadelphie, elle découvrit l’Europe en 1866. Et, de Parme où elle admira les œuvres de CORREGE, elle se rendit en Espagne pour étudier VELASQUEZ, puis en Hollande où elle découvrit Frans HALS, et à Anvers où la peinture de RUBENS la captiva.

En Italie, elle devint l’élève de RAIMONDI durant huit mois, après quoi elle quitta Parme pour aller s’installer à Paris en 1872, et fréquenter l’atelier de CHAPLIN. La vue d’un pastel de DEGAS agit sur elle comme un révélateur. Elle exposa au Salon une première toile intitulée « Au balcon », puis renouvela l’expérience en 1874 avec un tableau que remarqua DEGAS, « Portrait d’Ida ». Elle devint alors l’amie du peintre qui la présenta aux Impressionnistes. En 1877, elle exposa avec eux. Les qualités de luministe de RENOIR l’influencèrent beaucoup. Elle parvint, dans ses sujets, à faire une synthèse du talent de DEGAS, de RENOIR, et de MANET. Elle exprima néanmoins une préférence pour le pastel et la gravure.

CASSAT poires mûres.jpg

Les enfants, la maternité et les scènes de famille furent les sujets les plus fréquents de ses tableaux. A Paris, en 1890, en compagnie de DEGAS, elle visita une exposition japonaise, et marqua son intérêt pour les estampes. Mais elle employa une technique différente de celle des asiatiques, en utilisant des plaques de métal en lieu et place de leurs plaques de bois, à l’exemple de « La toilette » pour laquelle elle utilisa des couleurs « plates ». Elle contribua ensuite à faire connaître l’art des Impressionnistes aux Etats-Unis. Les membres de sa famille, et leurs amis, achetèrent ainsi un grand nombre d’œuvres d’artistes français.

 

Cassat, femme au collier de perles dans une loge.jpg

Devenue aveugle au début de la première guerre mondiale, elle se retira dans son château du Mesnil-Beaufresne, et mourut le 19 juin 1926, à l’âge de quatre vingt deux ans, sans avoir connu le succès, tant en France qu’aux Etats-Unis. A l’exemple de nombre d’œuvres d’artistes ignorés en leur temps, les œuvres de Mary Cassat figurent aujourd’hui dans les grandes ventes internationales, pour une fois encore connaître un succès posthume, lié le plus souvent à certaines «spécificités déconcertantes» du Marché de l’Art.

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT

 


18/01/2011

L'ABSTRACTION, et l'ABSTRACTION de GEDDA

 

Au siècle dernier, dans ses « Entretiens avec David Sylvester », Francis Bacon que l’on ne présente plus, déclarait : « Une des raisons pour lesquelles je n’aime pas la Peinture Abstraite, ou qui font qu’elle ne m’intéresse pas, c’est que je pense que la peinture est une dualité et que la peinture abstraite est une chose entièrement esthétique. Elle opère toujours à un seul niveau. Elle ne s’occupe réellement que de la beauté de ses rythmes et de ses formes ».

Las !

Les constructions picturales de Sylvie GEDDA, faites de rythmes et de formes, s’intègrent dans la post-modernité de la peinture, pour exprimer une peinture abstraite parsemée de rébus figuratifs. Après l’invention de l’Abstraction par le grand Kandinsky en 1910, beaucoup d’encre a coulé pour monter aux nues ou vouer aux gémonies la Peinture Abstraite. Tout a été dit, et parfois son contraire. Figurative ou Abstraite, la peinture demeure l’un des fondements même de la structuration de la pensée créatrice qui a entretenu nombre de civilisations. Il ne faudrait jamais mettre en opposition l’Art Figuratif et l’Art Abstrait qui sont complémentaires dans ce monde où certains circulent en calèche alors que d’autres utilisent une automobile.

Chocs.jpg

Chocs, huile/toile, 70 x 60 cm

Il devrait suffire une entente cordiale entre les admirateurs et les détracteurs. Car la grandeur de l’esprit humain peut tout comprendre, et donc s’adapter aux différences des autres. Rien n’est plus navrant que d’entendre nombre de remarques désobligeantes des Figuratifs à l’égard des Abstraits, et inversement. Le malaise de tous ces jugements est parfois très pervers.

En effet, pourquoi le grand Toulouse Lautrec, artiste figuratif, ressentait-il tant de haine à l’égard du paysage, et des peintres paysagistes ? A ses yeux seule la Figure avait droit de cité. Ne déclarait-il pas « Seule la Figure existe, le Paysage n’est et ne doit être qu’accessoire ; le Peintre Paysagiste pur n’est qu’une brute. Le Paysage ne doit servir qu’à mieux faire comprendre le caractère de la Figure ».

Durs propos de la part de ce Grand petit homme ! Dans ma jeunesse parisienne, j’ai fréquenté assidûment Le Louvre, pour apprendre les Maîtres Anciens, car fascinés étaient mes yeux lorsqu’ils admiraient la magnificence de la technique de ces peintures qui ont traversé les siècles. Un peu plus tard, au Musée d’Orsay, j’ai appris et apprécié les Impressionnistes qui avaient tant défrayé la chronique à la fin du 19ème siècle. Mon amour d’alors de la peinture ne respectait que l’Art Figuratif dans toutes ses déclinaisons. Et je dois avouer que je ressentais un malaise indicible à l’égard de la Peinture Abstraite. Mais comme l’esprit humain demeure la plus belle machine à comprendre, je me suis « corrigé » après avoir « creusé » toute la production de l’illustre Kandinsky avant de m’intéresser à Franz Marc, Aschile Gorky, Hans Hartung, Roberto Matta, André Masson, et bien d’autres trop nombreux à citer ici.

 

empreinte.jpg

Empreintes, huile/toile, 73 x 92 cm

Mon cheminement personnel m’a alors entraîné vers cette vérité qui veut que j’admire autant Renoir que Kandinsky, alors même qu’ils sont diamétralement opposés.

Gedda, j’aime avant tout sa féminité artistique. Je ne dirai jamais assez combien je regrette que les artistes peintre femmes, de par le monde, ne soient pas plus reconnues, au même titre que les milieux de la haute couture, de l’architecture, de la musique classique ou de la gastronomie ne sanctifient que des hommes. Gedda est donc avant tout une femme, une femme qui peint avec le talent qui est le sien. N’en déplaise à certains messieurs.

Sa peinture, faite de sensibilités existentielles s’exprime au travers d’un dessin qui synthétise l’union de la forme avec la couleur. Il me semble qu’elle n’a pas succombé un jour aux démons de la facilité répétitive dans ses questionnements quotidiens concernant son renouvellement créateur. Les titres de ses tableaux peuvent en surprendre plus d’un, ils ne sont que la transposition résumée et écrite de ses compositions faites de son interprétation plastique de ses états d’âme.

Comme nombre d’artistes, Gedda « souffre » d’une sensibilité exacerbée qui sous tend cette perpétuelle envie d’imager ses moments de vie, faits de croyances et de doutes divers.

 

talisman.jpg

Huile/toile, 100 x 81 cm

A l’exemple du tableau Talisman dans lequel les oppositions colorimétriques ne peuvent qu’ajouter au titre. Le Talisman, cet objet auquel on attribue des vertus extraordinaires, comme un pouvoir magique, le Talisman de Gedda exprime toute l’ambiguïté de notre condition humaine, sujette à tous les doutes.

L’avant-plan, dans lequel dominent les rouges garance de l’emblématique figurine au repos sur le sol, visage contre terre, figure ce Talisman qui détient la clé fleurie de la porte d’accès, cerbère de cette porte ouverte sur la difficile voie de la vie qui s’échappe au loin par le parcours sinueux de la rivière de l’Eden si lointain, et dont l’accès reste obstrué par des végétaux nourriciers qui parviennent à s’élever vers la Félicité.

Dans ce parcours jonché de difficultés, d’innombrables yeux échappés de leur enveloppe charnelle, observateurs attentifs, attendent le prochain passager de ce chemin salutaire autant qu’ardu. Comme des clins d’œil qui acquiescent le message délivré. Dernier observateur de cette scène comme clandestine, l’oiseau, dans son plumage mauve d’apparat, qui survole ce paysage fantastique, en s’avançant sur la droite de la composition dans un vol délicat qui imprime une sensation de particulière apesanteur, à l’ensemble, pour nous dire, « Terriens vous êtes, mais tous terriens demandeurs du bonheur, donc tous aptes à une élévation spirituelle, avec ou sans ailes ».

Si vos pas vous portent un jour vers le Bassin d’Arcachon, visitez Gedda et son monde d’Artiste. Vous en conserverez certainement un beau souvenir.

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT

 

 

Voir aussi : http://www.luxe-dream.tv/pages/art-design

14:19 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : abstraction, peinture abstraite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

11/01/2011

L' AQUARELLE ou l' Art de la Détrempe

L’Aquarelle demeure la peinture de la spontanéité par excellence, longtemps restée dans l’ombre de la peinture à l’huile.

Au XVème siècle Durer a magnifiquement exploité cette technique pour illustrer des ouvrages traitant de l’étude détaillée des plantes, alors qu’au 19ème les artistes britanniques Turner et Girtin ont réalisé des chefs-d’œuvre à l’aquarelle, avant que Paul Klee et ses abstractions s’y intéressent. Sans oublier également toutes les compositions des Impressionnistes Européens, ainsi que celles de Nolde et Kokoschka Outre Rhin. L’aquarelle permet un grand nombre de réalisations, comme les glacis. Mais il ne faut jamais oublier que cette technique de détrempe reste difficile à maîtriser, et il n’est pas rare de rencontrer des débutants qui s’étonnent de ne pas progresser. L’apprentissage demeure le seul critère de réussite. Car l’aquarelle permet de réaliser des combinaisons de couleur astucieuses et éclatantes. Mais pour ce faire, il faudra utiliser des papiers, des pinceaux et des couleurs choisis avec un grand discernement. Chaque couleur est composée par deux éléments de base, le pigment qui donne le ton, et le liant. Les pigments purs sont des particules poudreuses qui ne peuvent pas se « marier » à l`état naturel. Si l’on tente de lier des pigments simplement avec de l’eau, les couleurs apparaîtront d’une intensité incomparable. Néanmoins, en séchant, les pigments retrouveront leur forme initiale, et un simple souffle les effacera plus rapidement qu’ils n’auront été appliqués. Le liant demeure donc un élément essentiel qui détermine la nature de la peinture.

 

appui main.jpg

 

 

La Gomme Arabique, et plus rarement, la Gomme Adragante et la Dextrine sont utilisées dans la fabrication des aquarelles. Les glycols sont également intégrés parfois en tant que médiums, ainsi que des agents d’étalement dont le fameux Fiel de Bœuf. La gomme arabique est une résine originaire du Soudan qui, dans son état naturel rappelle l’Ambre. Cette gomme arabique, soluble dans l’eau, dégage une odeur légèrement sucrée. De qualité supérieure, elle est quasiment incolore. C’est donc un produit parfait si vous l’associez aux aquarelles pour révéler et exalter l’intensité des pigments. Généralement, les couleurs pour aquarelles sont disponibles en godets ou en tubes. Votre choix pour l’un ou l’autre conditionnement dépendra en fait de vos préférences, et de vos utilisations du produit.

En effet, le conditionnement en tubes sera plus approprié pour réaliser des grandes surfaces, et de manière spontanée, car le taux d’humidité est plus élevé. La peinture, plus tendre, peut être « accrochée » plus aisément avec le pinceau. Concernant les godets, dont la fabrication est plus spécifique, la pâte épaisse obtenue par déshydratation est mise en godet par extrusion. Ainsi la forte densité de la peinture garantit une incroyable intensité des couleurs, ainsi qu’une homogénéité constante. Les agents mouillants permettant de prendre une petite quantité de couleur avec le pinceau, sans aucune adjonction d’eau. Les agents humidifiants accroissent le potentiel d’humidification, en l’occurrence la solubilité dans l’eau.

Au même titre que l’huile ou l’acrylique, la différence fondamentale entre une aquarelle extra-fine et une aquarelle fine, ou étude, tient dans la concentration pigmentaire, dans la proportion pigment/liant, et dans le choix des nuances.

 

 

Les meilleures aquarelles extra-fines :

Artist’s Water Colour, de la marque Windsor&Newton demeure la plus prestigieuse des aquarelles, et qui propose une gamme de 96 nuances, et ce, en 1/2 godet, grand godet, ou tubes de 5 ou 14 ml.

Crées en 1830, ces couleurs sont fabriquées à partir des pigments les plus fins et les plus précieux en très haute concentration. Mélangées aux liants à base de gomme arabique, ces pigments confèrent aux couleurs une brillance, une transparence et une résistance à la lumière parfaites.

 

artists_water_colour.jpg

 

 

La gamme Horadam, de la marque Schmincke, vous proposera 110 couleurs, dont 72 se composent d’un seul pigment. Ces couleurs offrent une résistance exceptionnelle à la lumière. Les nuances sont d’une pureté extraordinaire et se mélangent parfaitement entre elles pour permettre la création de contrastes subtils. Le conditionnement existe en ½ godet, et tubes de 5 et 15 ml. Chaque godet est rempli en quatre couches successives. L’ « accrochage » de ces couleurs sur le grain d’un papier aquarelle est un pur délice. La gomme arabique Kordofan du Sahel africain est alors utilisée comme liant. La configuration ingénieuse du remplissage du godet permet une bonne dilution des couleurs dans l’eau, même en fin de godet. L’éclat et l’intensité de ces couleurs sont inaltérables.

 

Schmin.jpg

 

 

La gamme Artist’s de Daler&Rowney propose 79 couleurs, dont 78 sont extrêmement résistantes à la lumière. C’est une aquarelle extra-fine qui offre une consistance fluide, de par les propriétés de sa fabrication, fabrication basée sur une solution aqueuse de gomme arabique contenant une suspension de pigments sélectionnés pour leur pureté. Car, tout au long du processus de fabrication de ces aquarelles, la couleur est soumise à une longue série de tests pour vérifier la taille et la qualité des particules pigmentaires de chaque couleur. De plus, la consistance de chaque nuance est examinée avec soin pour déterminer la viscosité idéale. Ces aquarelles existent en ½ godet, ou tubes de 5 ou 15 ml.

Les aquarelles extra-fines de la marque Sennelier offrent une luminosité satinée qui prend ses racines dans l’Ecole Impressionniste. Ces couleurs extra-fines sont toujours fabriquées sur les mêmes bases que celles des années 1893-1894. Le liant de Sennelier demeure la gomme arabique de qualité supérieure, de Kordofan. Cette gomme dissoute dans l’eau froide, dans une lente agitation, préserve son pouvoir agglutinant. A cette solution très riche en résine, Sennelier ajoute une proportion de miel qui apportera éclat et vivacité aux nuances. Le mélange obtenu, au pouvoir très collant, sera plastifié ensuite avec de la glycérine. Cette première base crémeuse est alors mélangée aux pigments, puis broyée. Le broyage des aquarelles Sennelier est réalisé dans la plus ancienne tradition, avec des meules en granite qui tournent lentement de manière à ne pas échauffer la pâte, pour ne pas altérer la pureté de la nuance. Plusieurs broyages sont réalisés à la suite afin d’obtenir une finesse maximale, et d’éviter la présence de particules pouvant altérer la perfection de l’unité de la matière. Ces aquarelles sont disponibles en ½ godets, ou tubes de 10 et 21 ml, pour une gamme de 80 couleurs.

 

coffret_rdindes.jpg Sennelier.jpg

 

La marque Blockx qui redécouvrit les secrets de la dissolution de l’ambre (voir dossier additifs), propose des aquarelles extra-fines d’une transparence extraordinaire, onctueuses et intenses. Cette marque exploite toujours d’anciens secrets de fabrication, et offre une résistance exceptionnelle à l’épreuve du temps. Les pigments qui composent ces aquarelles sont broyés très finement, et enrobés de gomme arabique et de miel. 72 nuances existent en godets porcelaine de 18 ml et en tubes de 15 ml.

 

aquarelle.gif Blocks.jpg

 

 

L’aquarelle 1862 de la marque Lukas, qui propose 70 couleurs, dont 48 sont réalisées à base d’un seul pigment, fut la première marque à réussir la mise au point d’une recette d’aquarelles en godets contenant le résidu d’eau nécessaire. En effet, ce dernier rend l’aquarelle Lukas très souple, sans qu’aucun film ou résidu de colle ne demeure sur les pigments. Cette aquarelle est fabriquée avec les pigments les plus purs et les plus fins. Car, 99% des pigments ont une granulation inférieure à 2µ (2/1 000 de mm), pigments exploités dans les plus fortes concentrations. Les liants utilisés pour cette aquarelle, la gomme arabique, des gommes naturelles, la dextrine et des dérivés du glucose, permettent une qualité d’application remarquable pour les lavis. Ces aquarelles sont proposées en ½ godets, godets et tubes de 24 ml (taille 8).

 

tube.jpg Sennelier.jpg

 

 

 Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

Alain VERMONT

 

12:29 Écrit par L'Art Pluriel dans 5/2 Les Aquarelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aquarelle, détrempe |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

06/01/2011

Strauss, un maître laqueur contemporain

Jacques Strauss est un artiste qui a exploité toutes les techniques de la peinture et du dessin durant plus de 50 années de créations picturales. Depuis deux décennies Strauss s’applique à réaliser des laques dont la technique demeure toujours difficile dans sa maîtrise, en fonction des températures d’exécution. Dans son atelier, l’alchimie faite de pigments et diverses essences et autres solvants très volatiles comme le naphtalène, l’oblige à travailler avec un masque à filtres charbon, tant les vapeurs dégagées sont nocives pour la santé.

Strauss nu 1.jpg

Soupirs, craie/papier noir, 30 x 40 cm

Ces laques surprenantes n’appartiennent qu’à lui. Sa technique et ses continuelles recherches dans sa définition du résultat optique qu’il recherche, transposent son art dans un monde pictural hors normes, et qui s’applique à sublimer l’union formes-couleurs. Dans ses compositions, l’artiste exploite le trait et la matière à peindre dans un renoncement à une quelconque référence figurative comme on l’entend généralement.

Image1.jpg

Ceginus, laque/toile, 55 x 46 cm

Strauss reste le spécialiste de l’Oxymore qui, en rhétorique signifie « piquant » et « émoussé ». Un paradoxe qui sied à sa peinture dans laquelle on retrouve toujours la juxtaposition d’éléments abstraits, et figuratifs ténus. La surface parfaitement plane de ses toiles, tel un miroir écho, ajoute encore à la divination de leur construction car nombres de rébus sont dissimulés dans les compositions, pour mieux inviter l’œil curieux à décrypter les mystères sous-jacents que l’artiste a voulu révéler à sa manière.

 

Image2.jpg

Vega, laque/toile, 55 x 46 cm

Ce perpétuel jeune homme de 88 printemps, déborde d’une énergie consternante, pour mieux nous faire comprendre que le temps qui s’écoule n’a pas prise sur sa volonté et sa capacité à peindre, et donc à créer en permanence.

 

Image3.jpg

Rozca, laque/toile, 55 x 46 cm

 

 

 

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT

 


11:47 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : strauss, laque, laquetoile, peinture laque |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

20/12/2010

Meilleurs Voeux à Vous Tous

 

L’ART POUR TOUS remercie les milliers de lecteurs qui fréquentent son Blog chaque mois, en leur souhaitant, comme à tous les Blogeurs Tribune de Genève, de très belles fêtes de Noël et Nouvel An.

 

 

Carte de voeux.jpg

 

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT

 

 

19:29 Écrit par L'Art Pluriel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

13/12/2010

Bernard BUFFET, Cantor d'une peinture cryptique.

 

Bernard BUFFET, Cantor d’une peinture cryptique.

(1928-1999).

D’abord jugé comme le symbole d’un Expressionnisme immanent traduisant les séquelles de la Deuxième Guerre Mondiale, Buffet, artiste de grande fécondité qui obtint le Prix de la Critique à l’âge de vingt ans (du jamais vu), a traversé sa vie de créateur tel un observateur attentif aux doutes du genre humain, et donc attentif à ses propres doutes. Sa quiddité d’artiste appliqué et docte n’a eu de cesse, sa vie durant, d’exprimer sa vision psychologique de notre société vouée à un développement toujours plus exponentiel.

 

Buffet, La Rochelle, 1972.jpg

 

Son exceptionnelle production picturale demeure sans conteste un œuvre éloquent, malgré certaines compositions plus controversées, réalisées durant les deux dernières décennies de son existence. Un œuvre dense, étonnant dans son analyse esthétique, et riche d’une profusion de créations aussi diverses que déstabilisantes.

Depuis 1952,  jusqu`à sa tragique disparition, Buffet s’est appliqué` chaque année, avec ses expositions parisiennes thématiques, à exprimer avec force le fondement même de la fragilité de notre condition. Ses tableaux, qui peuvent apparaître parfois comme un viatique désespéré délivré par son extrême sensibilité à l’écoute des souffrances quotidiennes rencontrées par l’espèce humaine, traduisent à la perfection l’énigme de cet homme artiste porté au pinacle par ses admirateurs, ou voué aux gémonies par ses détracteurs.

 

Nature morte violon.jpg

 

Certes, les tableaux des années 1945/1960 qui demeurent les œuvres les plus recherchées par les grands collectionneurs, témoignent de ce style si original qui sut éviter l’écueil d’un quelconque emprunt artistique, mais il serait inique de négliger certaines compositions plus tardives.

L’œuvre considérable de Buffet n’est qu’un hymne à la peinture, au dessin, et à la gravure, dans lequel se combinent des figures, des natures mortes, des paysages souvent méconnus, des compositions florales, ou des scènes de genre parfois surprenantes, voire inquiétantes. Sans oublier ces scènes à l’hypotypose troublante, créées comme des Jours de Souffrance permettant une lumière formelle de l’esprit, et toujours travaillées avec la même hargne créatrice par la fougue d’un artiste que nombre de grandes nations ont su reconnaître. Il n’est qu’à analyser les tableaux traitant de l’ « Enfer de Dante », ou ceux concernant l’histoire de la « Révolution Française », ou encore la série de « 20 000 lieues sous les mers », pour mieux appréhender la grande diversité des sujets traités. Buffet avait un trait personnalisé reconnaissable entre tous.

 

buffet 2.jpg

 

En témoignent le Musée qui lui a été consacré en 1975, à Surugadaira, au Japon, et dans lequel ont été accrochées plusieurs centaines d’œuvres majeures, ainsi que tous les Musées possédant certaines de ses créations exécutées pour la majorité d’entre elles dans des grands formats qu’il affectionnait.

Des innombrables expositions qui ont jalonné sa vie, retenons le Musée Pouchkine à Moscou, l’Ermitage à Saint-Petersbourg, le Musée Vorès près d’Athènes, le Kaohsiung de Taiwan, ou la Documenta-Halle de Kassel, pour dire combien l’exégèse de son message était souhaitée par des institutions aussi différentes.

 

St Marc.jpg

Buffet était également un très grand graveur. Certaines de ses estampes, eaux fortes, pointes sèches ou lithographies, sont là pour mieux expliquer toute la diversité de sa force créatrice qui n’avait de cesse, chaque jour, de composer avec la matière ou le support. Au même titre que Picasso, Buffet était un fou de travail.

 

buffetgravures21g.jpg

 

 

Ces œuvres qui, dans les ventes mondiales, ont atteint parfois des prix à six chiffres, ces œuvres de par l’altitude de leur cote internationale ont peut être contribué à susciter cette non reconnaissance de ceux qui n’ont jamais accepté, qu’après le grand Picasso, ou le célèbre Chagall, l’art d’un Bernard Buffet vivant fût élevé dans un musée, au même rang que celui de ses deux illustres aînés.

 

Loguivy.jpg

L’histoire seule dira plus tard combien Buffet aura contribué à l’épanouissement de l’art pictural du 20ème siècle, pour oublier sans doute son geste pathétique par lequel ses doigts éteignirent la flamme de sa vie tourmentée. Il ne supportait pas de ne plus pouvoir peindre dans l’ « enfer parkinson » qui était devenu son quotidien.

 

clown.jpg

 

 

Un détour s’impose aujourd’hui pour rendre visite à la Galerie Maurice Garnier qui expose exclusivement des tableaux de Buffet depuis une soixantaine d’années. Une collaboration Artiste/Marchand unique dans l’histoire de la peinture mondiale.

Galerie Maurice Garnier - 6, Avenue Matignon - 75008 PARIS

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT


 

 

 

 

 


 

16:03 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : buffet, expressionnisme, misérabilisme |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

06/12/2010

Les PINCEAUX pour Artistes Peintres

 

Les Pinceaux et leurs particularités.

Le pinceau reste le prolongement naturel de la main de l'artiste qui interprète, et réalise physiquement sur le support, les créations psychiques d'abord élaborées par son esprit inventif, curieux et talentueux.

Dans l'Antiquité, les égyptiens exécutaient leurs fresques avec des « instruments » qui s'apparentaient à des pinceaux primaires faits de feuilles de palme. Un peu plus tard les chinois perfectionnèrent « l'outil à peindre » en fixant des touffes de poils sur des tiges de bambou, afin de réaliser leurs calligraphies. Mais c'est à la Renaissance que l'artiste italien Cennino Cennini expliqua ce que devait être l'instrument parfait, dans son ouvrage « Livre des Beaux-Arts », imprimé en 1437. Cennini démontra alors que la fabrication des pinceaux ne pouvait qu' être réalisée avec des poils de petit-gris, de chevreuil, ou avec des soies de porc. Un peu plus tard, vers 1500, Léonard de Vinci découvrit le phénomène de la capillarité, et théorisa sur cette capacité qu'ont les poils à absorber une certaine quantité de liquide, pour la restituer ensuite dans une application des couleurs beaucoup plus régulière.

Ce principe fut alors mis en pratique par les fabricants de pinceaux qui, dans leurs multiples recherches de réalisation du pinceau parfait, inventèrent la virole métallique, vers 1750, pour parfaire l'union des poils et du manche de « l'instrument à peindre ».

Le poil demeure l'élément le plus important du pinceau, car c'est en quelque sorte la seule partie vivante de l'instrument, et qui remplit trois fonctions essentielles, à savoir, l'absorption de la couleur, la rétention de l'eau pour les techniques dites « humides », ainsi que la dépose de la couleur sur le support à peindre.

La qualité du pinceau reste donc un paramètre essentiel qui doit allier capillarité, réserve et élasticité des poils, permettant à l'artiste une application harmonieuse des couleurs, ainsi que l'expression de toute sa sensibilité. Il ne faut pas négliger les qualités techniques des pinceaux que vous utilisez, notamment en fonction des rendus visuels très achevés que vous souhaitez réaliser.

 

 

Huile 1.jpg

Il existe différents types de poils, les « naturels extra fins », martre ou petit-gris, les « naturels fins », putois, oreille de bœuf, chèvre ou poney, les « soies de porc », ou encore les « poils synthétiques ».

Les poils « naturels extra fins » sont constitués de milliers d'écailles qui vont permettre une facile absorption des couleurs à peindre, ainsi qu'une grande rétention de l'eau. Ces poils naturels sont formés d'un fuseau dont le « ventre » est plus ou moins volumineux. Ainsi, la réunion de multiples poils représentant la touffe du pinceau, va former le « ventre » dont la densité va conditionner son pouvoir de « réserve d'eau et de couleur ». La dépose de la matière à peindre, va quant à elle dépendre de la « réaction nerveuse » des poils.

Les poils extra fins qui restent les plus chers, car les plus précieux dans leur origine animale, sont ceux de la martre de Sibérie ou de Mandchourie, d'un rouge doré magnifique, d'une brillance satinée, et dont la résistance, la finesse et la souplesse sont exceptionnels.

Les fabricants emploient la dénomination de « martre rouge Kolinsky » pour des qualités de poils qui sont utilisées pour réaliser des pinceaux ronds spécifiques pour la technique de l'aquarelle, des pinceaux plats propres à la peinture à l'huile, et des pinceaux pour retouches.

 

Huile 2.jpg

Le poil du petit-gris (écureuil) est le poil naturel le plus fin, et qui s'adapte le mieux pour les « lavis », et les « techniques fluides ». Selon l'origine de l'animal, sa couleur peut être brune pour les écureuils de Kazan (Russie), bleue pour les écureuils de Saccamina, ou encore dorée pour les écureuils du Canada. Ce poil de petit-gris exprime une capacité d'absorption exceptionnelle. En effet, son volume augmente de 20% lorsqu'il est humidifié.

Les poils fins, de putois de Russie ou d'Europe Centrale, sont utilisés pour la réalisation d'aquarelles, ainsi que pour la réalisation d'huiles, avec des pinceaux plats, ronds ou langue de chat. Utilisé également pour l'huile, le poil d'oreille de bœuf est le plus long et le plus solide. Le poil de poney, appelé aussi « chameau » est un poil de poney ou de cheval. Il ne fait pas la pointe, mais possède une très grande « réserve ». Il est beaucoup utilisé pour l'exécution des gouaches.

Le Kevrin, en poils de Mangouste, est quant à lui un poil huileux et très fin. Il possède la qualité de la soie et la précision de la martre, une belle alliance pour réaliser vos oeuvres.

 

amb_kevrin.jpg

Les soies de porc, de Chine, sont réputées pour leur élasticité hors du commun. D'une très grande résistance, leur souplesse exceptionnelle s'adapte parfaitement pour la peinture à l'huile, notamment en ce qui concerne les soies blanches de Chungking. Certaines soies, d'un aspect naturel cambré, s'adaptent merveilleusement bien à la réalisation d'« empâtements ».

Les poils synthétiques, (fibres), depuis trois décennies, ont subi un développement technique considérable, qui les a transformés en un produit de grande qualité, dû en majeure partie au savoir-faire japonais.

Avec l'invention du Nylon et du Perlon, ces poils d'une remarquable élasticité, ont acquis une résistance supérieure à celle des poils naturels, utilisés sur des surfaces rugueuses. Ce sont des produits parfaits pour les peintures acryliques, car les résines qui composent ces pâtes à peindre, lient magnifiquement les fibres du pinceau, pour former une touffe de qualité qui facilitera la prise de couleurs.

La marque Jax-Hair est ainsi devenue la référence reconnue en matière de poils synthétiques de très grande qualité. Certains fabricants parviennent à une subtile combinaison des qualités des fibres, pour proposer des pinceaux à pointe mixte, composés de poils naturels et de poils synthétiques.

 

Acryl 2.jpg

Elément non négligeable du pinceau, le manche en bois naturel (bouleau, frêne, hêtre, chêne ou Wengé), doit avant tout procurer un toucher des plus agréables à l'artiste. N'oublions pas que ce même manche demeure l'un des deux éléments de transmission, avec les poils, du talent et du savoir-faire de l'artiste sur le support qui laissera ensuite apparaître son œuvre finale.

C'est pourquoi il existe différents types de manches, tant dans leur longueur que dans leur forme. Pour l'aquarelle,  le manche sera plus court que celui utilisé pour l'huile ou l'acrylique, afin de faciliter la touche en détrempe sur le papier. Un manche long donnera du recul par rapport au sujet, sur un châssis entoilé par exemple, et démultipliera les impulsions de l'artiste. Enfin, certains manches dont l'extrémité se termine en  pointe, permettront d'effectuer des retouches physiques plus mécaniques, ou de réaliser des « effets sgraffito ».

Paul Cézanne disait : « Peinture et dessin se font en même temps ». De là, on comprendra qu'un artiste doit disposer d'une certaine quantité de pinceaux fort différents les uns des autres.

Concernant la peinture à l'huile trois critères sont à prendre en considération, à savoir,  la consistance du pigment couleur, plus ou moins fluide, et permettant la réalisation de glacis ou d'empâtements.

La qualité du support récepteur, finesse du grain de la toile, ou porosité et rugosité du panneau.

La technique de réalisation de la touche, en aplats ou en précisions de détails.

Pour ce faire, différents types de pointes de pinceaux existent pour vous assister dans votre démarche technique et artistique.

Les pointes plates courtes seront utilisées pour réaliser les fonds, les jus durant la première phase d'exécution de l'œuvre, et les reprises.

Les pointes plates longues serviront à véhiculer la matière à peindre pour la disposition des masses, ou celle des couleurs de fonds, ou encore celle des aplats.

Les pointes rondes seront employées pour réussir des détails minutieux, des contours précis, ou des retouches fines.

Les pointes usées bombées serviront à l'exécution de l'œuvre, à la réalisation de modèles, aux glacis et aux finitions.

Les pointes en amande seront utilisées pour l'exécution de l'œuvre en phase avancée, pour les modelés, et les retouches.

Les pointes sur cambre transmettront une touche précise, rapide et nerveuse, idéale pour une matière en pâte.

Les pointes en éventail vous aideront à réaliser des fondus, des estompes et des glacis.

Les formes différentes des pinceaux s'expliquent donc par leurs spécificités techniques à même de vous permettre une optimale réussite de votre création artistique.

Le pinceau plat sera employé pour les fonds et les parties opaques.

Le pinceau usé bombé servira à une approche plus modulée de l'oeuvre.

Le pinceau rond sera l'outil de réalisation des détails.

La brosse-éventail sera utilisée pour les fondus.

Il est bon de préciser que chaque fabricant possède sa propre numérotation, ce qui implique, par exemple, qu'un pinceau N° 8 de la marque X, ne sera pas nécessairement le même qu'un pinceau N° 8 de la marque Y, dans sa taille et son volume de touffe.

Les grandes marques, qui pour beaucoup ont une polyvalence d'utilisation de leurs pinceaux pour l'huile, l'acrylique ou la tempéra, sont Raphaël, da Vinci, Jax-Hair, Isabey, Statford&York, etc...

Certains pinceaux plus spécifiques dans leurs qualités de fabrication, sont à signaler, comme le Lasur de la marque Habico, en numéros 6 - 10 - 14 et 18, de taille 23 cm, et qui vous permettra de réaliser des fondus sans laisser de traces apparentes sur le tableau.

Dans l'exécution de la peinture à l'huile, les pinceaux laissent souvent des traces de l'application des poils alors que l'artiste souhaiterait parvenir à une surface parfaitement lisse, dans le cadre d'un dégradé de tons par exemple. En retravaillant le motif avec ce pinceau, les traces disparaîtront. Il suffira, pour ce faire, de laisser « flotter » délicatement le pinceau au-dessus des couleurs, en s'appliquant à « caresser » ces couleurs. En décrivant des mouvements circulaires, ou des mouvements de haut en bas, les couleurs vont se répandre sur le tableau, en se mélangeant avec délicatesse, sans traces apparentes, et en exprimant des transitions parfaites d'une couleur à l'autre.

La forme particulière de sa pointe en poils de poney, vous permettra de réaliser les plus beaux effets de glacis par exemple. Comptez de 4 à 10 € selon le numéro du pinceau.

 

Lasur Habico.jpg


 

Le pinceau dentelé multi pointes, série 11543, de la marque Da Vinci, fait de fibres synthétiques dorées, sera utilisé pour la décoration,

dentelé 4 pointes.jpget pour réaliser des éléments naturels. Ses multi pointes vous permettront la création d'effets spéciaux, etl'enchaînement de diverses inspirations plastiques. Ce pinceau existe en deux tailles, 40 pour le triple pointes, et 60 pour le quadruple pointes.

 

 

dentelé 3 pointes.jpg

Le pinceau Vario Tip, série 1381, N° 5, de la même marque, est un pinceau brosse de forme éventail dont la particularité consiste dansvario tip éventail.jpg un mélange de fibres synthétiques dont les pointes sont de longueurs de sortie différentes. Cette astuce d'assemblage des pointes vous permettra de réaliser avec aisance des lignes parallèles, des points pour une technique « Pointilliste », l'herbe d'un paysage, des cheveux sur un portrait, ou encore des poils animaliers. Ce pinceau si particulier vous permettra également de réaliser des transitions de couleurs, des reflets sur une surface d'eau, ou des nuages, avec une grande aisance d'exécution. Le mélange des différentes qualités de ses fibres d'une grande finesse facilitera une bonne absorption des couleurs, ainsi que le travail de peintures épaisses. Ce pinceau existe également en plat long dans les N° 8 - 12 - 16 et 20.

 

vario tip 2.JPG


 

 

Le pinceau Quattro, série 2400/4, de la marque Da Vinci, est un pinceau très particulier, fait de 4 pinceaux assemblés, et qui permet beaucoup d'originalité de créations diverses, cercles, vagues, etc...

Sa spécificité première réside dans le fait que l'artiste peut charger une couleur différente sur chacun des 4 pinceaux, de manière à créer des effets de formes et de tonalités surprenants. Ce pinceau en 4 existe en largeur 60 ou 100 mm. A essayer.

 

4 pinceaux.jpg


Le pinceau Manolino, série 323 à pointe ronde, ou série 324 à pointe plate, en tailles 8 - 10 - 12 et 16, de la marque Raphaël, est un pinceau qui a été spécialement conçu pour les personnes handicapées qui souffrent d'un manque de coordination, ou d'une faiblesse de répartition de force au niveau des doigts. Son manche ergonomique ovalisé, large et aplati évitera le « roulement » entre les doigts. D'une utilisation facile, ses fibres synthétiques apporteront un trait précis qui restituera parfaitement la sensibilité créatrice de l'artiste.

Pour créer les plus belles aquarelles, optez pour le Martre Kolinsky de la marque Raphaël. En effet, la société Max Sauer, fondée à Paris en 1793, la plus ancienne fabrique d'Europe, est la seule à produire ces pinceaux en trois formes différentes, avec le même souci qualitatif de finition. La préparation et la coupe des poils, toujours réalisées de manière artisanale, et dans le plus grand respect des traditions anciennes, garantissent à ces pinceaux une qualité exceptionnelle. Chaque pinceau est testé rigoureusement, élément par élément, dans des conditions humides ou sèches. Ces pinceaux s'accompagnent d'une garantie. La numérotation est importante, à savoir : 6/0 - 4/0 - 3/0 - 2/0 - 0 - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 12 - 14 et 16. Ces pinceaux existent en pointe fine, série 8404, en pointe extra fine, série 8402, et en pointe effilée, série 8408. Il faut compter de 6 à 150 € selon le numéro du pinceau.

Il faut reconnaître que les matériels pour artistes-plasticiens restent des produits chers, mais il faut savoir que le prix détermine le plus souvent la qualité finale du matériel. C'est pourquoi il en est de même pour les couleurs que pour les pinceaux, dont les prix s'échelonnent de 4 à 1 500 € selon la qualité du pinceau et son numéro.

Enfin, il faut préciser que la durée de vie d'un pinceau ne relève que de son entretien, après usage. Donc, appliquez-vous à entretenir vos pinceaux, de manière à les conserver en bon état de fonctionnement le plus longtemps possible, c'est-à-dire durant de nombreuses années. Car, si son entretien est négligé, la forme de la pointe se dégradera inexorablement, les poils s'écarteront, et des résidus de matière à peindre s'incrusteront dans la touffe. Après quoi les poils ou les soies s'altèreront, pour se casser ensuite au niveau de la virole.

 

bassin.jpg


 

En ce qui concerne les couleurs solubles dans l'eau, un simple nettoyage à l'eau suffira, avec si besoin est, l'ajout d'un peu de Savon de Marseille.

La matière acrylique peut également être éliminée à l'eau si elle n'est pas encore sèche. Si tel n'est pas le cas, il faudra utiliser un dissolvant comme celui de la marque Lascaux qui peut dissoudre l'acrylique, l'huile ou la gouache, quand elles sont sèches.

Pour la particularité de la peinture à l'huile, il faudra au préalable « désengorger » le pinceau avec un chiffon doux. Si le pinceau est trèssèche pinceaux.jpgchargé en résidus, utilisez ensuite un solvant Essence de térébenthine ou White Spirit, avant de le laver à l'eau chaude avec un Savon de Marseille. Après ce premier nettoyage, essorez le pinceau avec un chiffon doux, afin de lui rendre sa forme d'origine, et laissez le sécher à l'air libre ambiant. Un séchage trop rapide, par une source de chauffage par exemple, est à proscrire, car cela aurait pour effet de faire rétrécir le manche qui alors ne serait plus serti avec précision dans la virole. Il est conseillé d'utiliser un « pincelier de séchage » ou un « pot à pinceaux », peu onéreux, pour suspendre vos pinceaux verticalement, afin que ces derniers sèchent dans les meilleures conditions.

 

Il existe par ailleurs des savons de nettoyage très efficaces, comme le Masters Brush Cleaner utilisé dans le monde entier par nombre d'artistes. Ce savon permet de se laver les mains et de nettoyer ses pinceaux. Son efficacité est telle qu'il ne sera pas nécessaire d'utiliser un autre produit pour éliminer tous les résidus de peinture.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT

 

 


 

 

 

13:06 Écrit par L'Art Pluriel dans 5 ter -- Les Pinceaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pinceaux pour artistes, pinceaux d'art |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

01/12/2010

LA PEINTURE ACRYLIQUE et ses ADDITIFS

Depuis quelques années, de très nombreux additifs ont été développés pour exalter les qualités intrinsèques des couleurs acryliques.

Comme déjà dit dans un dossier précédent, l’Acrylique se démarque de l’Huile par une spécificité qui lui est propre, c’est une peinture qui sèche très rapidement, en quelques heures au maximum, s’il n’y a pas eu d’ajout d’un additif, retardateur de séchage par exemple. Et cette capacité à sécher aussi vite peut parfois contrarier l’artiste dans son travail, car les reprises sont plus difficiles à réaliser. D’autre part, les couleurs acryliques expriment des tonalités plus vives dans leur intensité que les couleurs à l’huile, mais elles n’offrent pas toujours la même subtilité, en terme de rendu visuel, que les couleurs à l’huile. Seul l’artiste sera en mesure alors de faire le choix entre ces deux matières à peindre, en fonction de sa sensibilité créatrice, et de ses dispositions physiques à travailler deux pâtes dont la pose sur le support reste différente dans l’exécution gestuelle.

 

Pinceau + couleurs.jpg

 

Le Gesso reste le produit idéal pour apprêter le support à peindre, la « première couche » de l’œuvre, blanche ou noire. Ce produit exprime un fort pouvoir absorbant. Il peut même être mélangé à la plupart des couleurs pour produire des effets de matière.

Le Gesso de la marque Pébéo, blanc ou noir, opaque, sèche rapidement pour exprimer ensuite une surface mate qui va améliorer « l’ accroche » des couleurs sur le support (toile, bois, carton ou papier).

Le Gesso Primer 1001 de la marque Royal&Talens qui peut être dilué à l’eau, restera imperméable quand il sera sec, après quelques heures. C’est un produit qui ne jaunit pas, et qui peut être posé sur des supports absorbants non gras et alcalins, comme la toile (lin ou coton), le bois, le contreplaqué, l’isorel ou le carton. Application à la brosse ou au rouleau.

Il existe d’autres marques de qualité comme Lefranc&Bourgeois par exemple.

Gesso Lefranc.jpg
 

Les Médiums se mélangent à la couleur acrylique pour la rendre plus fluide, plus transparente ou plus brillante encore. Ces additifs à base de résine acrylique sont à même d’offrir un très vaste choix de possibilités pour obtenir un rendu brillant, mat ou satiné, pour réaliser des « glacis » subtils, ou encore exécuter des « lavis ». Ces additifs peuvent être mélangés sans problème aux couleurs dans des proportions allant de 10 à 50%, en fonction de l’effet souhaité.

Le Médium épaississant 040 Amsterdam de la marque Royal&Talens augmentera la viscosité des couleurs, et la qualité du « coup de pinceau », sans dénaturer le pouvoir colorant et l’opacité de ces couleurs. Il faudra l’ajouter en petites quantités, et prendre soin de bien le mélanger à l’aide d’un couteau à peindre. Ce médium ne convient pas au collage.

Le Médium 1 brillant de la marque Lascaux renforcera l’adhérence des couleurs sur une surface lisse ou faiblement poreuse, et servira de liant à une matière à peindre très diluée.

Le Médium 2 mat de la même marque conviendra tout particulièrement à la réalisation de « glacis » accentués, car il possède la qualité de pouvoir se mélanger avec peu de couleur acrylique.

Le Médium 3 brillant satiné de la même marque permettra également de réaliser des glacis, en constituant un excellant vernis de finition satiné et brillant.

Le Médium brillant studio de la marque Pébéo est un liant qui ne jaunit pas, et qui peut être utilisé pour les collages et les incrustations diverses. Ce médium indélébile après séchage, et translucide, exprimera un film souple et satiné.

Le Médium de lissage de la marque Liquitex permettra d’obtenir sur le support une surface lisse, homogène et uniforme si vous travaillez votre matière à peindre en « coulées ». La proportion du mélange est d’une cuillère à potage de couleur avec un verre de médium. Il suffit alors de laisser reposer une dizaine de minutes avant de mixer l’ensemble avec une petite spatule.

 

Chevalet + 2 Boites.jpg
 

 

Les Gels de texture sont des additifs extraordinaires qui peuvent être posés en sous-couche sur un fond acrylique sec. Ces gels exalteront la beauté plastique des couleurs en leur ajoutant volume et originalité. Ces gels sont constitués d’éléments de charge comme le sable naturel, la lave noire, des billes de verre, des flocons ou du quartz qui vont donner une dimension supérieure à l’empâtement.

La marque Schmincke propose différents gels comme :

Le Gel effet nuage qui pourra être travaillé au couteau. Sec, ce gel offrira une surface blanche généreuse, alors que mélangé aux couleurs, il exprimera une composition nuageuse et légère.

Le Gel graphite vous donnera une surface d’un noir velouté et cristallin à l’apparence du graphite. Pour obtenir plus de brillantil suffira de polir l’ensemble avec un chiffon doux.

Le Gel Space est un médium exceptionnel qui vous permettra d’obtenir des surfaces holographiques. Posé en couche épaisse, ce produit apportera une grande intensité à la peinture, de par son scintillement. Mais il faudra pour ce faire, bien maîtriser l’épaisseur de la couche, la luminosité et la couleur du fond pour obtenir le plus bel effet scintillant.

Le Gel Cristal est un produit très voluptueux qui vous aidera à réaliser des textures cristallines étincelantes, associées à de remarquables effets de lumière et à un brillant exceptionnel.

Le Gel Or fera resplendir vos oeuvres qui s’entoureront d’un aspect prestigieux et antique. Mélangé au Gel Graphite , ce gel exprimera des effets saisissants.

Le Gel de texture de la marque Reeves est un gel transparent et brillant, au séchage rapide. Ce gel est particulièrement recommandé pour réaliser de fines structures en relief, des collages ou des effets 3D. Le plus économique du marché puisqu’il ne faut débourser que 6€ pour un tube de 200 ml.

Le Gel phosphorescent de la marque Pébéo va absorber la lumière naturelle ou UV pour ensuite restituer dans le tableau cette même lumière, dans l’obscurité. Ce gel est à appliquer sur une surface blanche pour un effet optimal, ou claire.

Le Gel épais brillant de la marque Liquitex va conférer à la peinture une brillance et une transparence exceptionnelles. La consistance de ce gel permettra l’application de couches épaisses de matière à peindre, pour laisser apparaître les traces du pinceau ou du couteau à peindre. Mélangé aux couleurs de la même marque, il apportera au tableau des effets comparables à ceux de la peinture à l’huile. De plus, son séchage relativement long permettra de travailler le tableau sans précipitation.

Coffret Acryl.jpg

Les Pâtes de modelage appelées aussi Modeling Paste, sont des produits incontournables dans le Monde Acrylique. Elles permettent un épaississement à souhait de la structure de la peinture, ainsi que la possibilité de créer des effets de matière et des bas-reliefs. Ces pâtes peuvent également être mélangées à différents matériaux comme le sable, le bois, le métal, le verre ou la pierre pour apporter une touche originale au tableau. La faible opacité de ces pâtes n’altérera pas les nuances des couleurs utilisées, car ces produits n’influenceront que l’épaisseur de la texture finale.

Si vous optez pour une application en épaisseur importante, il est conseillé de procéder en plusieurs couches. La proportion de pâte mélangée aux couleurs peut être de 50%.

La marque Lascaux propose un large choix de pâtes de modelage, opaques, et prêtes à l’emploi. Elles peuvent être utilisées pures ou mélangées aux couleurs. Ces pâtes résistent à l’humidité une fois sèches, ce qui permet de peindre par dessus. Ce sont des pâtes souples, et leur adhérence est de grande qualité. Elles peuvent participer à la mise en oeuvre des « fonds », ou aux structures des fresques.

Si l’artiste réalise des effets de texture par la pose de couches très épaisses, elle ne se craquèleront pas. En outre, il est facile de leur intégrer différents matériaux comme le bois, le métal ou le papier, pour personnaliser la composition du tableau.

La Pâte Structura Grain Fin Lascaux, est une pâte très légère qui offrira une surface veloutée, absorbante et rigide après séchage. Cette pâte est idéale pour la réalisation de grands formats. Elle ne s’altère pas et ne jaunit pas. Sa résistance à l’épreuve du temps et de la lumière est remarquable. Cette pâte pourra facilement être recouverte de couleurs acryliques, ou être modelée. Elle présente aussi la qualité de demeurer flexible après séchage. Vous pourrez l’utiliser pour faire des essais, des collages ou des structures sur tous les types de supports, sachant qu’elle peut être mélangée aussi bien aux couleurs acryliques qu’aux couleurs à l’huile.

Cette pâte se décline en couleur naturelle, en gris minéral et en terre noire.

Dans la même marque Lascaux, la Pâte de Modelage A est une matière rugueuse qui vous offrira une surface lisse à grain fin. Cette pâte existe également en couleur naturelle, en gris minéral et en terre noire.

La Pâte de Modelage B, rugueuse, exprimera après séchage une structure intense. Elle existe elle aussi dans les trois couleurs citées ci-dessus.

La Pâte de Modelage C,très rugueuse, exposera après séchage une structure remplie de reliefs. Elle se décline elle aussi dans les trois couleurs.

La Pâte de Modelage de la marque Liquitex, est une pâte idéale pour réaliser des structures denses de grands formats, des bas-reliefs ou des sculptures. C’est une pâte qui a été élaborée pour des formats où le poids reste un facteur important. Pour obtenir des couches très épaisses, il suffit d’appliquer la pâte en plusieurs poses. Dans la réalisation de votre œuvre, tant qu’elle restera fluide, cette pâte vous permettra de travailler et d’affiner la structure de votre tableau.

Une fois sèche, cette structure pourra être retravaillée à la lime, ou au burin, pour créer une harmonie visuelle à votre goût. Mélangée à 50% au Gel Médium de la même marque, cette pâte exprimera alors une flexibilité exceptionnelle.

La Pâte de Texture Graphite Rubens de la marque Nerchau est réalisée à base d’oxydes métalliques. Après séchage, le rendu est graphite noir, exprimant une surface rugueuse scintillante. Cette pâte peut être teintée dans la masse avec des Couleurs Acryliques. Son temps de séchage varie de 2 à 24 heures selon l’épaisseur de la couche.

La Pâte de Texture Mortier de Ponce de la même marque est une pâte particulièrement adaptée pour réaliser des reliefs et des effets 3D de belle intensité. Sèche, elle exprime une structure gris/beige écumeuse. Elle peut également être mélangée aux Couleurs Acryliques, ou servir de « Fond » à peindre.

La Pâte de Texture Sable également de la même marque est un médium permettant de constituer des reliefs posés sur une surface stable et peu absorbante, à grain fin ou à grain torchon.

La Pâte de Texture Or Rubens encore de la même marque, est une pâte dorée qui contient des particules dorées scintillantes. On peut obtenir une surface dorée attrayante avec ce médium qui pourra être modulé dans une association, subtile, avec les Couleurs Acryliques. Le mélange ainsi obtenu permettra de modifier la brillance de la texture. Il est impératif de bien rincer ensuite les outils qui auront servi à ces actions.

 

Pinceau + Tubes.jpg

Le Retardateur de Séchage Ultra de la marque Lascaux allie tous les avantages de l’Acrylique et de l’Huile. En effet, le temps de séchage de votre peinture mélangée à ce retardateur sera multiplié par 6, vous permettant ainsi de travailler votre œuvre beaucoup plus longtemps dans le « Frais ».

Ce retardateur est un additif idéal pour peindre « Humide sur humide », sans modifier la viscosité ou l’aspect de la matière à peindre.

Le Retardateur de Séchage de la marque Schmincke, de consistance épaisse, augmentera le temps de séchage de la pâte. Avec une proportion de 20% du mélange retardateur/couleurs, le temps de séchage gagnera 50%. Ne pas utiliser ce retardateur dans une proportion de mélange de plus de 30%, et ne pas l’utiliser pur.

L’Humidificateur de la marque Liquitex est une résine acrylique fluide qui allongera le temps de séchage de la peinture. On peut le vaporiser directement sur la palette des couleurs ou sur le tableau lui-même. De plus ce produit améliorera la miscibilité des couleurs, comme il servira de diluant. Sa qualité est de rendre plus longtemps la peinture fraîche, sur la palette ou sur le tableau.

 

Mannequins + Palettes.jpg

 

 

Le Vernis Acrylique Brillant 114 de la marque Liquitex se combine avec la Peinture Acrylique ou la Peinture à l’Huile. Ce vernis ne jaunit pas, et sèche en quelques heures. Il reste souple, et exprime un brillant uniforme aux couleurs. Il retarde le processus de vieillissement des couleurs, et s’élimine avec un solvant doux. Existe également en Mat.

Le Vernis Neutre de la marque Schmincke, en aérosol, est un vernis de finition, incolore, qui ne jaunit pas et résiste bien au vieillissement. Son temps de séchage est de l’ordre de 3 heures. Sec, il se dilue à l’Essence de Térébenthine. Des essais préliminaires, sur un carton par exemple, sont à recommander pour maîtriser le bon dosage afin de ne pas faire de surcharges. Bien agiter l’aérosol avant l’emploi, et pulvériser le vernis bord à bord, de haut en bas, à une distance d’environ 25 à 30 cm du tableau. Répéter les pulvérisations jusqu’à obtention du résultat souhaité.

 

 

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT


 

12:39 Écrit par L'Art Pluriel dans 5 bis--TECHNIQUES Acryliques | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : peinture acrylique, pigments acrylique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

27/11/2010

PEINTURE à l' HUILE : Additifs 2ème partie

 

PEINTURE à l’HUILE : Les Additifs.

Les Résines, les Baumes, les Gels et les Vernis.

L’AMBRE, utilisé aux XVème et XVIème siècles par les Maîtres Flamands tel Van Eyck, dont les tableaux, encore aujourd’hui, fascinent par l’effet d’émail qui les caractérisent, et dont le secret de dissolution se perdit pendant des siècles, fut « redécouvert » par Jacques Blockx (1844-1913) chimiste passionné par les couleurs à peindre, dans les années 1860. Aujourd’hui, le secret de sa dissolution est toujours préservé.

La dureté, l’éclat et la couleur de l’ambre le classent au premier rang des corps résineux. L’ambre dissous se marie magnifiquement avec l’huile pour devenir un produit gras et élastique qui ne se décompose pas. Il ne change pas de couleur et sa dessication reste lente et régulière. Cette résine dissoute engendre des vernis et des médiums qui confèrent aux peintures une inaltérabilité exceptionnelle. L’Ambre dissous à vernir Blockx, qui peut être mélangé dans toutes les proportions avec les couleurs à l’huile, transmet à ces couleurs une transparence, une finesse et une puissance de tons incomparables, qu’aucun autre produit ne saurait leur apporter. Une quantité de 7 à 10 grammes d’ambre dissous suffit pour vernir un mètre carré de peinture. Les Burettes de la marque Blocks, élégantes et pratiques car graduées, d’un conditionnement de 10 ml (environ 85€), ou de 25 ml, ont été pensées pour apporter un très grand confort d’utilisation aux artistes.                            Boite.jpg

Afin de respecter l’ancestrale règle du « gras sur maigre » (voir dossier Techniques), il faut éviter d’ajouter l’ambre à vernir aux couches de fond du tableau. A l’opposé, les solutions d’ambre à l’huile de lin ou d’oeillette pourront être enrichies d’ambre jusqu’ à l’achèvement de l’oeuvre. Si le tableau est réalisé en une seule fois, sans reprises, l’ambre à vernir peut être mélangé directement aux couleurs. Sur un panneau exempt d’enduction, donc vierge, l’ambre à vernir peut constituer un fond de grande qualité sur lequel seront ensuite posées les couleurs.

Utilisé sous forme de vernis ou de solution, l’ambre constituera alors un médium incomparable rendant superflu un vernissage quelconque, tout en représentant une protection épaisse et définitive.

Enfin, il faut savoir qu’un tableau verni à l’ambre ne souffrira jamais des dégâts qui seraient induits par le dévernissage d’un vernis classique. La fixité de l’ambre est telle, qu’après son durcissement, aucune action physique ou chimique ne peut l’altérer, les frottements et les dissolvants restent sans effet.

Un produit cher, mais ô combien exceptionnel.

 

Le Baume de Térébenthine de Venise de la marque Sennelier est un produit exceptionnel lui aussi, quand on est parvenu à maîtriser son dosage et sa pose physique sur le tableau.

De la consistance du miel, cette résine extraite du mélèze sera ajoutée, en qualité de « plastifiant brillant », aux couleurs à l’huile et aux vernis éventuellement. La qualité première de ce baume réside dans le fait que ce produit permettra à l’artiste de travailler longuement dans le « Frais » sans provoquer d’ « Embus » (Voir Lexique). En effet, tous les artistes ont supporté un jour le problème de la réaction chimique des couleurs ajoutées à la suite en couches fraîches, l’ « Embus ».

Ce baume évite ces désagréments en permettant à l’artiste de superposer plusieurs couches fraîches, sans que ces dernières se dénaturent entre elles, par le truchement du pouvoir plastifiant du produit. Cela va permettre d’avancer beaucoup plus rapidement la composition, car le temps nécessaire de séchage des peintures à l’huile reste toujours un élément à prendre en considération. Il faut cependant au préalable faire plusieurs essais sur de petites surfaces, pour apprendre à bien maîtriser le dosage qui sera d’un maximum de 5% du mélange pour éviter une fragilisation du film qui surviendrait inévitablement en cas de surdosage, et pour apprendre à maîtriser également la pose qui s’en trouve un peu particulière du fait de la texture plastifiante du produit. L’Essence de Térébenthine demeure le diluant conseillé.


Coffret 2.jpgLe Médium Liquin pour détails fins, de la marque Winsor&Newton, brillant, à séchage rapide, pour couleurs à l’huile et alkyde, permettra la réalisation de détails très fins, pour un portrait par exemple, et de glacis, sans laisser de traces apparentes du pinceau, et sans jaunir avec le temps.

 

Le Médium d’Empâtement de la marque Sennelier, apparaît comme une excellente solution technique économique pour réaliser des travaux en épaisseur sur le tableau. C’est un médium fait d’huile végétale et de résine naturelle qui permet tous les reliefs. Cette pâte d’une certaine fermeté reste légère pour une application à la brosse.

 

Le Gel Liquin light Gel de la marque Winsor&Newton est un gel clair qui confèrera onctuosité et souplesse aux couleurs auxquelles il sera associé. Il permettra également d’accentuer subtilement les coups de pinceau ou les touches faîtes au couteau, et de réaliser des dégradés de glacis très fins. Son séchage rapide laissera apparaître ensuite un magnifique éclat.

 

Le Médium Base Gel V de la marque Lukas, pour couleurs à l’huile posées au couteau, de par sa consistance, permettra des applications très épaisses de la matière à peindre, pour un séchage rapide, non nocif, et qui, utilisé en forte proportion adoucira l’aspect «  fripé » de la pose au couteau à peindre. C’est un gel qui ne jaunira pas et résistera à l’attaque d’une térébenthine.

Les Vernis, de finition ou à retoucher.

Les vernis sont généralement composés de résine et d’essence de térébenthine ou de pétrole. Ils sont utilisés pour protéger l’œuvre des agressions chimiques, des poussières et autre dépôts de fumée, insectes, etc…et pour créer des effets visuels. Ils peuvent conférer à l’œuvre un aspect brillant, mat ou satiné uniforme.

Il existe des vernis provisoires, dits vernis à retoucher, ou des vernis définitifs dits vernis de finition. Leur choix est fonction de la nature même de l’œuvre, de l’effet souhaité et de la rapidité du séchage. Les vernis à retoucher protègent l’œuvre des impuretés, et exaltent les tons des couleurs en facilitant leur pose et en renforçant l’adhérence des couches. Ces vernis se composent généralement de vernis de Damar ou de résine mastic.

Les vernis de finitions sont la couche finale de l’œuvre qui va protéger cette dernière des agressions extérieures, chimiques ou physiques. Chaque vernis de finition possède ses propres caractéristiques. Pour appliquer un vernis de finition sur une œuvre à l’huile, il faut impérativement attendre que cette dernière soit complètement sèche, c’est-à-dire attendre de 6 mois à un an selon l’épaisseur de la matière à peindre !

Il existe de trop nombreux cas de tableaux, vernis alors qu’ils n’étaient pas suffisamment secs, y compris chez les Grands Maîtres, et qui expriment aujourd’hui des souffrances physiques en laissant apparaître les défauts chimiques de leur passé, gerçures, craquelures, fissures, etc… Ce vernis de finition doit être appliqué sérieusement en deux phases successives. La première pose de vernis s’effectuera avec une dilution de 10 à 20%. Après un séchage de 2 jours, la seconde couche sera appliquée pure ou avec une dilution de 10%. Il faut « tirer » le produit dans des passes croisées. Les vernis posés à la brosse ou au pinceau donnent toujours un meilleur fini que les vernis appliqués par aérosol pour lesquels le dosage sur l’œuvre réclame une certaine maîtrise.

Pinceau +toile.jpg

Le vernis à retoucher JG Vibert de la marque Lefranc&Bourgeois fera disparaître les « embus », c’est-à-dire les zones mates et poreuses, et facilitera la reprise des poses de couleurs ainsi que leur application en assurant la liaison entre les couches successives.

 

Le vernis à retoucher Turner de la marque Sennelier peut être utilisé pour protéger l’œuvre d’une manière temporaire contre les poussières, ou pour faciliter un transport quelconque. C’est un vernis léger, sa composition originale très diluée n’étouffe pas les couleurs et ralentit peu le processus d’oxydation nécessaire au séchage de la pâte. Fabriqué à base de gomme de Damar, il sèche rapidement, et permet de corriger les « embus », en ravivant les couleurs. Il facilite aussi la reprise du travail à l’huile sur un fond sec. A utiliser avec un diluant Essence de térébenthine ou de pétrole.


Les vernis de finition : la protection ultime de l’œuvre.

Le vernis de finition surfin de la marque Pébéo est un vernis très transparent qui exaltera l’intensité des couleurs, en séchant rapidement. Sa protection de l’œuvre sera durable. A poser sur un tableau parfaitement sec.

Le vernis de finition de la marque Schmincke est un vernis fabriqué avec des résines artificielles, qui ne jaunit pas, et demeure très flexible. Soluble à l’essence de térébenthine, il nécessite d’être appliqué sur une peinture très sèche.

Le vernis mat de finition de la marque Lefranc&Bourgeois est un vernis qui peut être utilisé pour l’huile, l’acrylique et la gouache. C’est un vernis souple, qui offre une clarté permanente ainsi qu’une extrême résistance.

Mélangé dans toutes proportions avec le Vernis à retoucher et le Vernis de Damar de la même marque, il exprimera un aspect satiné sans altérer la vivacité des couleurs.

Les vernis de finition en aérosol existent dans plusieurs grandes marques, Schmincke, Pébéo, Lefranc&Bourgeois. Avant la pose définitive, il est conseillé de faire des essais préalables, sur un carton par exemple, pour apprendre à éviter les surcharges. L’aérosol doit être agité énergiquement avant usage, et la pose doit être réalisée bord à bord, de haut en bas, et à une distance de l’œuvre de 25 à 30 cm environ. Il faut renouveler les vaporisations après séchage jusqu’à l’obtention de l’effet final désiré. Ce sont généralement des vernis de bonne qualité, et qui se diluent à l’essence de térébenthine. Ces vernis sont à appliquer également après le séchage complet du tableau.

 

Sennelier pigments.jpg

 

Le nettoyant pour pinceaux, spécial huile, de la marque Daler&Rowney, lavable à l’eau, est un excellent produit qui restitue la forme naturelle du pinceau grâce à sa fabrication à base d’huile naturelle, en le protégeant des agressions chimiques des essences et médiums utilisés pour la peinture à l’huile. D’une consistance de gélatine, ce nettoyant est biodégradable, non inflammable et inodore.

 

Le nettoyant pour pinceaux de la marque Schmincke, biodégradable, éliminera toutes les tâches de peinture, de vernis à base de résine, de laques cellulosiques ou de dispersions, de graisse, d’huile, et les dépôts de la plupart des colles.

Pour nettoyer les pinceaux, il suffit de les tremper jusqu’à la « virole » de manière à ne pas éliminer le vernis de leur tige. La durée du trempage dans le nettoyant sera variable, en fonction des résidus. Compter de 5 minutes à 3 heures au maximum.

 

 

 

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net 

Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.

 

Alain VERMONT

10:28 Écrit par L'Art Pluriel dans 5 -- TECHNIQUES Huiles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : additifs peinture à l'huile, ambre, baume, gel, vernis |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |