29/11/2011

La Calligraphie

 

La Calligraphie ou l’Art du geste parfait

Née en Chine il y a plusieurs milliers d’années, la calligraphie s’est déplacée ensuite en Corée et au Japon. Une différence parlante existe entre la création picturale classique occidentale et cette écriture artistique asiatique, en raison de l’aspect rendu sur l’œuvre, et de ses références culturelles.

En effet, les artistes occidentaux réalisent le plus souvent un « mariage » de la couleur, de l’ombre et de la lumière, alors que les artistes asiatiques qui calligraphient rejettent tout élément additionnel. Le but suprême de la calligraphie est de permettre à l’observateur intéressé de percevoir l’infinie application des mouvements que l’artiste a su imposer à son « outil à dessin ».

 

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Le calligraphe transpose sur le support ses émotions, ainsi qu’un condensé expressif de ses idées. Prédominent donc l’art de la suggestion et de l’allusion.

A l’opposé de certaines idées reçues, chaque espace  blanc  « oublié  » par l’artiste revêt une importance fondamentale. Ces espaces blancs créent une profondeur quand l’artiste entre en symbiose avec le sujet qu’il traite sur le papier. On sait que le Taoïsme demeure l’origine de ce concept, lui-même influencé par le Bouddhisme Zen. La calligraphie Asiatique promeut l’expression personnelle dans toute sa capacité artistique.

Spontanéité et intégration harmonieuse de l’esprit sont donc exigés par cet art singulier. Tel un compositeur de musique, l’artiste dépose ses notes de couleur sur le support. L’harmonie ne s’arrête pas seulement au sujet réalisé, elle est également partie intégrante des gestes infiniment maîtrisés de l’artiste.

 

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Le matériel pour calligraphie

Il existe nombre de papiers, en cahiers ou feuilles. En voici quelques uns, comme le cahier de la marque Aladine, de format 15 x 18 cm, dont le papier est soyeux, et qui demeure un excellent support d’apprentissage des tracés de base et des règles de la réalisation des plus belles écritures.

Le papier japonais Washi (100 feuilles) de format 25,7 x 36,4 cm, d’un aspect soyeux, est fabriqué à partir de fibres longues. Ce papier d’une grande solidité rend les couleurs très lumineuses, et permet la réalisation de marbrures.

Le papier chinois Wenzhou, en rouleau, 30g/m2, est un papier blanc qui existe en 45 cm X 25 m, 69 cm X 10 m et 97 cm X 10 m. C’est un papier en fibres naturelles d’Asie, aux bords frangés. Pour couper une grande feuille en deux, tout en conservant les franges périphériques, se reporter au dossier « Papiers ».

Les encres, en bâtonnets ou en flacons.

Pour une bonne utilisation de l’encre en bâtonnets, il suffit de déposer quelques gouttes d’eau dans la pierre à encre, avant de frotter verticalement le bâtonnet sur le fond de la pierre, dans des mouvements circulaires, jusqu’à l’obtention d`une  encre homogène. Les meilleures pierres à encre rectangulaires sont réalisées en ardoise, mais il existe également des godets circulaires en porcelaine permettant la même application.

La marque Sai-Boku propose un coffret de 6 bâtonnets (blanc-marron-rouge clair-bleu foncé-vert et jaune foncé), de format 70 x 20 x 10 mm, réalisés avec des pigments exceptionnels. De par leur grande résistance à l’eau, et leur opacité, ces couleurs autorisent une application couche après couche, ce qui permettra la conservation de la luminosité sur un papier très absorbant. Couleurs miscibles entre elles.

La marque Nanjing commercialise un coffret de 5 bâtonnets (rouge-jaune-vert-bleu et blanc), de format 20 x 10 x 65 mm, qui reste un des grands classiques concernant les encres de couleur chinoises. Produit de très bonne qualité, ayant une bonne résistance à la lumière. Le coffret est décoratif, et les bâtonnets sont ornés de très belles figures de dragons, l’ensemble pour un prix modique (10-11€).

Concernant les encres liquides, la marque Chung Hwa, qui existe depuis la seconde moitié du 19ème siècle, propose une encre intense et noire de très grande qualité, fluide, parfumée, et qui offre une très bonne résistance à la lumière. Cette encre se dilue à l’eau, mais demeure indélébile après séchage. Elle est conditionnée dans une fiole blanche en porcelaine, ornée d`idéogrammes chinois et de motifs floraux bleus. Comptez 7€ pour une fiole de 150 ml qui pourra ensuite devenir un objet de décoration.

La marque Jax Ink propose 7 couleurs en flacons de 50 ou 250 ml. Cette encre pigmentée à base de gomme-laque, convient pour la calligraphie, les dessins au pinceau ou à la plume, les lavis au pinceau, et le remplissage. Elle ne goutte pas, et permet la réalisation de lettres aux contours très nets. De plus cette encre se marie à beaucoup de supports, tels le papier à dessin lisse ou à grain, le carton, le papier Ingres, le papier calque et le papier transparent non gras. Elle demeure indélébile après séchage. La couleur noire, très couvrante, diluée avec de l’eau distillée, permettra la création d’effets de clair-obscur (en dégradés de gris).

La marque Nan-King, commercialise une encre noire fabriquée avec de la gomme laque et du noir de carbone, inaltérable, d’une grande souplesse, et offrant une bonne résistance à l’eau et à la lumière.

9 couleurs intenses et lumineuses sont également proposées, aux côtés du blanc. Toutes ces couleurs sont transparentes, miscibles entre elles et solubles dans l’eau. Bien agiter le flacon avant l’emploi. Non diluée cette encre convient également pour la peinture à l’aérographe. Flacons de 250 ml.

Pour réaliser vos plus beaux dessins, nombre d’ « instruments » vous sont proposés comme les Calames en bambou, dont l’origine remonte à l’Antiquité, et qui peuvent produire une belle vivacité et une grande subtilité des traits.

Les pinceaux Chinois ou Japonais des grandes marques Ran-Chiku, San-Sui, Choryu, Maruyama, Hakugan ou  Sho-Un, comme les plumes d’oies taillées ou les plumes d’oies sur tube (laiton), vous permettront de réaliser vos plus belles œuvres, sachant que chaque « instrument de dessin » va subir la personnalité gestuelle de l’artiste, en fonction de la capacité de son cerveau à transmettre le bon geste à sa main.

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Alain VERMONT

 

 

 

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26/10/2011

LA GRAVURE

 

Les Techniques de Gravure

La Gravure en relief : La Gravure sur bois - La linogravure

Au début de notre ère, la technique de la gravure sur bois fut inventée par les Chinois. Un peu plus tard, les Mongols envahirent l’Inde et la Chine où ils découvrirent les jeux de cartes qui restaient la distraction par excellence des soldas désoeuvrés. Quand leurs jeux de cartes étaient usés, les Mongols utilisaient la technique de gravure chinoise afin de fabriquer de nouveaux jeux. Ils transportèrent ensuite cette technique aux portes de l’Europe.

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Gutenberg réalisa plus tard la mise au point des différents dispositifs d’impression, à savoir la presse, l’encre et l’alliage métallique des lettres. L’invention de la gravure et de l’imprimerie est le fruit de plusieurs siècles de travail, les origines découlant de quatre découvertes, le papier, les sceaux, l’estampe et les caractères mobiles.

Le procédé de l’estampe prend sa source dans les copies réalisées sur les textes classique confucéens gravés sur pierre en 175-180 avant notre ère. Mais, gravées en creux, les estampes n’apparaissaient qu’en blanc sur fond noir. C’est alors que l’usage des sceaux permit le perfectionnement des techniques. Au tout début du VIème siècle, l’impression se réalisa en noir ou rouge, sur fond blanc. On comprend alors que cette découverte exprimait les prémices du principe de l’imprimerie.

La gravure sur bois était déjà utilisée au Moyen Age pour l’impression des étoffes. A partir de 1430, le bloc d’impression fit son apparition, bloc sur lequel étaient gravés textes et illustrations. Cette technique consiste à évider certaines surfaces sur le support de bois (poirier, pommier, noyer ou merisier), pour réserver les traits en relief du dessin, à l’aide de gouges ou de petits couteaux. L’ « image » laissée en relief sur la planche a été ainsi épargnée. Car l’encre appliquée sur le bois va en effet se déposer sur les parties des motifs épargnés. Les parties évidées resteront blanches sur l’œuvre imprimée. L’artiste dépose ensuite une feuille de papier sur sa plaque de bois ainsi encrée, avant d’exercer une pression sur l’ensemble, afin que la réalisation, à savoir les parties encrées, soit reportée sur le papier (transfert). Albrecht Dürer fut un incontestable virtuose de la gravure sur bois. Voir le Cycle de l’Apocalypse (illustration ci-dessous).

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La linogravure fit son apparition au milieu du XIXème siècle. Le linoléum, communément appelé le « lino des cuisines de nos grands-mères », est composé de poudre de liège, d’huile de lin, de gomme et de résine comprimée sur une toile de jute. On comprend dès lors que cette matière tendre pourra être gravée aisément. Les mêmes effets sont obtenus avec le bois, à la différence qu’avec le linoléum, le geste est plus libre, et la ligne se dessine dans une plus grande souplesse.

L’intensité et la subtilité des dégradés offerts par la linogravure vous séduiront, comme a été séduit le grand Matisse à son époque, fasciné qu’il était par toutes les possibilités chromatiques de cette technique qui nécessite cependant un affûtage soigné de vos gouges ou couteaux afin d’obtenir le meilleur résultat de gravure (pierre à aiguiser ARKANSAS par exemple). Au repos, prenez soin de protéger l’extrémité de vos outils à graver avec un bouchon en liège.

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L’encre à utiliser sera une encre à l’eau, qui certes fera gondoler vos papiers, mais sera beaucoup plus facile à mélanger, doser ou conserver qu’une encre à l’huile.

La fameuse marque SCHMINCKE propose 18 couleurs qui vous exalteront par leur rendu exceptionnel, pour un temps de séchage rapide de l’ordre de 15 mn. Il est conseillé de réaliser le transfert sur un papier peu absorbant, car ce dernier exprimera un meilleur rendu des couleurs, en opposition à un papier lisse et trop encollé en surface.

Si l’on ne possède pas de presse, il est recommandé de privilégier les petits formats qui pourront être imprimés avec un rouleau.

Des planches à graver en plastique blanc existent dans différents formats, pour vous aider à bien maintenir les plaques de linoléum, avant votre travail de gravure.

Les plaques de linoléum DLW, souples, de couleur brun foncé, sont particulièrement aisées à graver ou couper, sans détériorer la finesse de l’aiguisage des outils. Deux épaisseurs sont à retenir, 3,2 ou 4,5 mm, pour des formats allant de 14,8 x 21 cm à 42 x 60 cm.

Pour bien s’initier à cette technique, la marque ABIG propose des sets de linogravure comprenant un manche en bois piriforme, terminé par un embout qui vous permettra d’adapter une des cinq pointes de gouges en acier spécial, en V ou en U, pour la décoration, ou creuses de 3 ou 4 mm, et à contours. Le tout pour un prix modique.

Les grands fabricants comme DASTRA et KIRSCHEN proposent des gammes très larges de gouges.

Au XVème siècle la gravure en creux sur métal fit son apparition, sur cuivre et sur zinc, pour de devenir un mode d’expression recherché. A l’aide d’une pointe sèche ou d’un burin, le motif est gravé sur le métal. L’encre ensuite appliquée sur la plaque de métal est retenue par les minuscules sillons. Après essuyage des surfaces non gravées, sous l’effet de la presse, le papier pénètre dans les sillons pour absorber l’encre.

Le pionnier de l’estampe réalisée en creux, à la pointe sèche et au burin fut l’artiste alsacien Martin Schongauer à la fin du XVème siècle (voir ci-dessous).

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La subtilité de cette technique vit ensuite l’éclosion de la taille douce en Italie, initiée par les orfèvres toscans, puis par les graveurs florentins vivant dans l’entourage de Botticelli.

 

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15/10/2011

HERBIN, un artiste fécond

Auguste HERBIN (1882-1960) : Un maître à redécouvrir.

Aujourd’hui méconnu, l’art de celui qui agita au début du 20ème siècle le carcan de la tradition picturale alors essoufflée, demeure une somme considérable de travail, de recherches et d’abnégation. Car celui qui s’est attaché sa vie durant, et avec force conviction, à la liberté d’expression artistique qui reste le seul garant de la création dans son sens le plus humain, donc fragile, a produit un œuvre personnel, riche et intemporel.

Artiste sincère, Herbin puisa les prémices de son talent futur à la source de sa jeunesse, expression de ses premiers travaux qui en 1900-1902 apparentaient son art à celui de l’Impressionnisme et du Divisionnisme, pour offrir à l’œil des compositions déjà sérieusement construites, dans un coloris chatoyant et expressif comme le révéla « Le paysage nocturne à Lille ».

Rigoureux, et exigeant avec lui-même, Herbin quitta les Beaux-Arts de la capitale du Nord dans sa dix neuvième année, pour s’installer à Paris, afin de mieux assumer les devoirs d’artiste qu’il se reconnaissait à l’égard de la société. Chercheur obstiné, il commença dès lors sa longue démarche artistique dans le sérieux d’un travail influencé par Cézanne, son maître à penser.

 

Auguste Herbin - Paysage de Ceret - 1913.jpg

Adaptant alors sa touche à la nature de ses compositions, il créa en 1904 « Le Pont Neuf », pour préfigurer le Fauvisme que Matisse et Derain développèrent un an plus tard. Dans cette toile de format moyen qui transmet, malgré ses dimensions restreintes, une réelle impression de surface, tant dans sa perspective que dans son premier plan, Herbin a organisé son tableau en touches distinctes par lesquelles la mosaïque ainsi composée rassemble autour des couleurs primaires, une harmonie de nuances colorées qui traduit toute sa sensibilité d’artiste. Il est d’ailleurs étonnant, pour ne pas dire navrant, de regretter combien aujourd’hui encore le rôle décisif qu’Herbin joua dans la mise en œuvre de ce mouvement pictural important, ne trouve pas le retentissement qu’il mérite, à constater combien son nom reste absent des multiples ouvrages internationaux traitant de cette Peinture Fauve !

Toujours en quête d’une sincérité artistique qui ne s’est jamais démentie, Herbin s’orienta vers le Cubisme en 1908, pour se distinguer de Picasso et de Braque qui sacrifièrent parfois la couleur pour créer leur monochromie personnelle. La révolution Cubiste n’a malheureusement, elle aussi, pas imprimé son nom dans la stèle historique du mouvement, et cependant, Herbin, dans sa différence qui lui valut de ne pas être assimilé sérieusement au Cubisme, n’en demeura pas moins l’un des fondateurs les plus expressifs.

Son exégèse du Cubisme s’entoura de la fragmentation du sujet, certes, mais s’appliqua aussi à sacraliser la couleur qui dépassait souvent la forme, pour mieux la servir, comme dans le tableau « Madame H…au chapeau », qui transcende la vision Cubiste de l’artiste pour nous offrir une composition sans égale, formulée par la réunion d’un langage structuré de l’objet et de la figure, et de la puissance révélatrice de la couleur.

 

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Dans son perpétuel besoin de se renouveler pour mieux renaître de son talent, Herbin abandonna alors le Cubisme primitif, pour s’orienter vers un Cubisme Synthétique qui dura jusqu’aux années vingt, en donnant naissance à des compositions polychromes qui dressèrent les couleurs en formes.

Dans son théâtre pictural, des surfaces dominantes comme des triangles, des cercles ou d’autres polygones, s’appliquèrent alors à faire la cour à des formes secondaires, dans un assemblage élégant, et où la matière picturale se distingue dans ses épaisseurs, selon son périmètre géométrique.

Et c’est là qu’en 1919-1920, les créations d’Herbin s’approchèrent sans conteste de la naissance de l’Abstraction Géométrique première époque qui allait bientôt bouleverser sa carrière, pour engendrer un nouvel isolement artistique imposé par les collectionneurs et la critique de l’époque qui ne reconnaissaient pas sa démarche artistique.

Dans une nouvelle période de créativité intense, ses œuvres alors faites d’Abstraction Figurative reflétèrent une fois de plus le talent pluriel de cet artiste courageux qui, solitaire, se remit en cause à nouveau pour aborder cette nouvelle figuration qui suscita alors certains malentendus sans fondement. Herbin avait besoin de se ressourcer, comme l’avaient fait Matisse ou Picasso avant lui, et comme le fit Léger un peu plus tard, ou bien d’autres encore.

En 1924, ses réflexes premiers d’artiste fécond imprimèrent alors à ses compositions un rythme oublié, et une palette de couleurs enjouées, ainsi qu’une touche sensible comme en témoigne le « Panier de pêches dans les vignes à Vaison la Romaine », qui égala à son époque le talent des peintres traditionnels, en offrant à la pupille alléchée une profusion de feuilles et de fruits qui symbolisent dans l’avant-plan du tableau les premières nourritures du monde.

Herbin n’en n’oublia pas pour autant la projection de son destin hors norme, et réalisa dans le même temps une série de toiles semi abstraites comme « Le petit bonhomme et l’âne », en 1926.

L’année suivante, Herbin courtisa avant de le maîtriser, le langage des courbes pour produire des tableaux où se mariaient l’onirisme et la fluidité des lignes qui donnèrent naissance à des compositionsaux formes sinueuses définies par des courbes qui exaltent la puissance de la couleur.

 

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L’artiste traversa alors la deuxième époque de son abstraction personnelle, avant d’aborder une nouvelle et ultime transition qui enfanta définitivement l’Abstraction Géométrique, digne de son extraordinaire talent.

L’année 1943 lui apporta enfin sa sérénité de créateur singulier, après quarante années d’inlassables recherches tourmentées. Avec la maturité artistique de sa soixantaine, son écriture picturale se dirigea alors vers une infinie richesse de réinvention du dessin issue de son imaginaire qui manipulait avec métier et conviction les vertus psychologiques des formes et des couleurs.

Créatrice d’un art abstrait plastique intangible, l’union d’Herbin et de sa liberté-vérité engendra alors, et ce, jusqu’à sa disparition, un œuvre ultime dans lequel les combinaisons géométriques exprimèrent l’épanouissement de certains tracés face au langage poétique ou divinatoire des couleurs, comme dans le tableau « Fleur-Fruit I » de 1945 qui traduit également l’interdépendance existant entre les formes et les couleurs.

Alors âgé de soixante dix huit ans, l’artiste généreux disparut en 1960, sans avoir connu la réelle consécration qu’il méritait. Et si aujourd’hui certaines de ses œuvres atteignent des prix à 7 chiffres dans les salles des ventes internationales de New York, de Paris ou de Londres, ce n’est que justice.

Sa présence dans les plus grands musées de la planète comme l’Ermitage de St-Petersbourg (3 œuvres), The Museum of Modern Art de New York (6 œuvres), la Fondation Nieuwenhutzen Segaar à La Haye (10 œuvres), et le Rijksmuseum Kröller Müller d’Otterlo (23 œuvres) aux Pays-Bas, le Kunstmuseum de Bâle (9 œuvres), ainsi que dans une trentaine d’autres musées internationaux, témoigne de l’intérêt porté à cet œuvre monumental qui compte plus de mille créations.

Plus près de nous, certains musées français exposent heureusement aujourd’hui un choix judicieux de tableaux du Maître, comme le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (12 œuvres), ou le Centre National Georges Pompidou (8 œuvres), ainsi que le Musée Matisse du Cateau Cambrésis, dans le Nord, qui détient le record avec 30 œuvres proposées au public, dont la palette de ce génie de la peinture qui s’était aventuré jusqu’au sommet de son art.

 

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Alain VERMONT

 

 


 

 

 

 

 

 

 

30/09/2011

LES FUSAINS

Fusains et Crayons Fusain.

Le Fusain est un charbon végétal obtenu à partir de l’arbrisseau du même nom que l’on trouve dans la décoration de nombre de jardins, arbrisseau aux feuilles vertes comportant une belle dentelure jaune. Le bâtonnet peut être fabriqué également à partir du saule, du noyer ou du tilleul. Le Fusain demeure l’un des « outils les plus anciens du dessin » dans l’histoire de la création artistique. Il existe nombre de dessins réalisés au fusain et remontant à la préhistoire, découverts sur les parois intérieures de plusieurs cavernes.

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La nuance d’un fusain sur une feuille de papier dépend du rameau et de son épaisseur. C’est un matériau extrêmement friable et difficile à conserver. Il reste néanmoins un excellent outil de dessin propice à toutes les réalisations de croquis sur le vif, ainsi qu’à la réalisation de grands formats.

Le fusain était très répandu au XVIème siècle dans les ateliers romains, vénitiens et florentins. Car le dessin était alors considéré par les Grands Maîtres comme une discipline de premier ordre. Voir les dessins de Léonard de Vinci.

De nos jours, les artistes l’utilisent pour des esquisses rapides ou pour une analyse poussée du dessin avant la peinture. En outre, le fusain se prête facilement à l’estompe. Il existe sous forme de bâtonnets carrés ou cylindriques, d’une épaisseur de 5 mm à 2 cm, comme il existe en crayons. Le crayon fusain est plus difficile à estomper que le bâtonnet fusain.

 

Beaucoup de fabricants proposent des fusains reconstitués qui ont pour particularité d’offrir un noir plus profond, à l’opposé des fusains naturels qui expriment une teinte plus bleutée. Il est conseillé de protéger les dessins avec un fixatif car le fusain reste fragile en cas de mauvaise manipulation. Pour l’estompe, ou l’éclaircissement d’un dessin au fusain, la Gomme Mine de Pain est conseillée. La différence fondamentale existant entre un dessin au fusain et un dessin au crayon graphite réside dans l’intensité des nuances.

Concernant les bâtonnets, la marque JAX Artcompany propose des fusains d’une opacité parfaite et d’une tendresse de pose très agréable. Ces bâtonnets ronds sont proposés dans une longueur de 12 cm, en diamètre 5 ou 9 mm.

Le fusain extra large CHUNKY, d’un diamètre 18 mm, pour une longueur de 8 cm, sera l’outil idéal pour tracer les grandes lignes d’une esquisse. Ce fusain très maniable, protégé par un film de papier, offrira un noir à la fois très profond et doux

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Concernant les crayons fusain, la marque CRETACOLOR, dans la gamme NERO, propose des crayons au noir intense, en raison de leur mine très grasse. Les traits des dessins peuvent être en partie estompés, mais, on ne peut ni les effacer, ni les recouvrir. L’effet du dessin pourra varier considérablement en fonction du papier utilisé. Un papier à très fort grammage permettra de faire des dessins très subtils, des nuances dans les gris très fines, ou des hachures. Ces crayons d’un diamètre de 8,5 mm sont réalisés dans une longueur de 17 cm. Ils existent en dureté tendre ou moyenne.

L’illustre marque CONTE, propose un crayon fusain au rendu sec et dense, d’un noir très intense, permettant plus de précision qu’un fusain traditionnel, et ne salissant pas les doigts. Duretés : H – HB et B.

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Conté propose également un Crayon Pierre Noire qui demeure le plus tendre des crayons Conté. La pierre noire est indélébile et mat. N’utilisez un couteau que pour la taille du bois, et utilisez, pour affûter la mine, du papier de verre, ou même un grattoir. Ce crayon d’un noir très intense, velouté et gras, vous permettra de réaliser des nus, des paysages et des croquis rapides. Duretés : H – HB – B – 2B et 3 B.

 

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Le crayon Carbone de la même marque sera conseillé pour tracer des lignes fines et des contours propres à la réalisation d’un croquis. C’est un crayon au noir intense, et dont la mine, déclinée du fusain traditionnel, n’est pas friable. Le trait de ce crayon exprimera un brillant un peu mat. Duretés : H – 2H - HB - B – 2B et 3B.

 
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Il existe par ailleurs des coffrets dont les prix restent très raisonnables, et proposant de beaux assortiments de différents types de crayons à dessin, comme le Black Box de la marque CRETACOLOR, le Art Specials de la marque LYRA Rembrandt, ou encore le coffret en bois Gioconda Prestige de la marque KOH-L-NOOR, un peu plus onéreux, mais ô combien complet dans la diversité de ses crayons de qualité, qu’ils soient Pastels, Graphite, Sanguine, Sépia, Aquarellables, Blanc, Fusain, Noir, le tout présenté avec une Gomme Mie de Pain, un Taille-Crayon, deux Estompes, un Porte-mine et un Grattoir. 51 éléments de dessin pour environ 110 €.

 

 

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02/09/2011

Le Meilleur Matériel pour dessiner

Les CRAYONS à dessiner.

La mine d’un crayon à papier, graphite, est composée de deux éléments, à savoir : le graphite qui va donner la coloration, et l’argile qui fait office de liant et qui conditionne la tenue de la mine, et donc sa solidité. La proportion du mélange de ces éléments va déterminer le degré de dureté de la mine, car plus le pourcentage de graphite est important et plus la mine est tendre.

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Pour la fabrication du crayon, ces deux matières sont finement broyées puis mélangées. La finesse du broyage ainsi que l’homogénéité du mélange sont des critères de qualité impératifs pour obtenir un crayon de qualité. Ces deux éléments sont mélangés à de l’eau dans un malaxeur jusqu’à l’obtention d’une pâte fine et homogène. Les mines des crayons sont conçues à base de cette pâte au moyen d’une extrudeuse, puis coupées à la longueur souhaitée.

Après une phase de cuisson à 1200° la mine trouve toute sa consistance. Ensuite, la mine est imprégnée d’huile et de cire, avant d’être enduite de colle, pour être placée enfin dans une planchette en cèdre, rainurée.

Une deuxième planchette aux rainures parfaitement identiques est appliquée alors par pression mécanique sur la première planchette. A ce moment précis, un « sandwich » de mine et de bois se forme. L’extérieur des planchettes et alors traité avant que ces dernières soient coupées en plusieurs crayons bruts. Il reste la finition, pour la taille, la teinture et le vernis.

 

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Les crayons de couleur :

La mine d’un crayon de couleur est composée de différents éléments, que sont les pigments, de la cire ou d’autres matières grasses, et les liants qui composent un amalgame et assurent la résistance. Des matières de charge minérale telles que le talc, ou le kaolin (finement broyé), entrent également dans la composition. Une grande proportion de pigments garantira une excellente qualité de la mine ainsi qu’un coup de crayon plein d’intensité. A l’opposé des mines de graphite, les mines de couleurs sont séchées dans une étuve puis plongées dans un bain de corps gras très chaud, ce qui va permettre à la mine de mieux glisser sur le support.

 

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Le bois utilisé pour les crayons à papier, et de couleur, est un bois de cèdre de Californie. Les mines des crayons de couleur sont enduites de colle avant d’être intégrées dans une planchette rainuré aux diamètres souhaités, ensuite recouverte d’une planchette présentant les mêmes rainures, comme pour les crayons graphites. Une pression mécanique est alors exercée sur les deux planchettes jusqu’au séchage de la colle. La finition des surfaces extérieures se fait pas rabotage pour donner au crayon une forme hexagonale, ovale ou ronde. Vient ensuite la phase de coupe, avant celle de la peinture et du vernis.

Concernant les crayons au graphite, la marque Faber-Castell reste l’excellence dans l’univers du dessin avec la gamme Castell 9000, car les mines de ces crayons sont composées des meilleures qualités d’argile et de graphite. La gamme de dureté de ces crayons exceptionnels permet de réaliser les détails les plus fins, en imprimant une intensité constante aux traits et aux applications. Sept duretés sont disponibles du 6H au 8B.

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La marque Staedtler propose la gamme Mars Lumograph 100, de très bonne qualité, vendue à l’unité, ou en boîte métallique, avec 16 duretés de mines au choix.

Pour les crayons de couleur, Faber-Castell commercialise la gamme Polychromos, qui est le fruit des techniques de fabrication les plus modernes. Les utilisateurs de ces crayons de couleurs parlent de référence car ils apprécient leur volupté sur le papier. Cette dernière permet de produire des traits denses et forts. Très bien taillée, la mine vous séduira pour réaliser les dessins les plus fins, mais aussi le recouvrement de plus grandes surfaces. Ces crayons de couleur offrent en outre un rendu exceptionnel sur de nombreux supports comme le papier, le carton, le tissu ou le bois. Ces crayons sont vendus en coffret métal de 12-24-36 ou 60 crayons. Il existe même un coffret prestige de 120 crayons qui propose toutes les couleurs de cette gamme.

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La réputée marque Caran d’Ache que l’on ne présente plus, propose la gamme Pablo, on devine le pourquoi d’une telle appellation, qui répond aux plus hautes exigences des Artistes, des Illustrateurs, des Graphistes et des Enseignants du dessin. Cette gamme offre 120 couleurs. La mine est résistante à l’eau, tout en étant tendre, et économique grâce à son opacité. Elle affirme une excellente tenue à la lumière. Cette gamme Pablo, propose des coffrets de 12-18-30-40-80 et 120 crayons.

 

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Concernant les accessoires pour le dessin :

La marque Faber-Castell propose un porte-mine rotatif, le E-Motion, qui est un assemblage de technologie. En effet, ce porte-mine présente une mine incassable, qui ne nécessite pas d’affûtage, et qui offre un trait intense en s’avérant très polyvalent. La mine est suspendue pour offrir un confort d’écriture maximal, six mines de réserve sont intégrées dans le porte-mine, alors qu’une grande gomme est intégrée dans le capuchon arrière du porte-mine.

 

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La marque Laüfer propose les meilleures gommes dans la gamme SW, en caoutchouc naturel. Ces gommes sont l’effaceur idéal pour les crayons à papier ou de couleur.

Pour les amateurs de technologie désireux d’aller « au plus vite », la gomme électrique Eraser de la marque Styl’up, vous permettra d’effacer très rapidement les tracés au crayon « avec gomme blanche », ou au stylo bille et à l’encre de Chine (avec gomme noire) ainsi que les textes imprimés. Cette gomme est livrée avec un blister de 10 recharges, le tout, pour un prix modique.

Le grattoir en fibre de verre Ecobra, vous permettra d’effacer rapidement et avec efficacité l’encre, le graphite, une tache ou encore de la rouille sur tous les supports. Sur un papier à dessin, le gommage se fera avec précaution, sur une surface parfaitement lisse.

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Alain VERMONT

 


12:14 Écrit par L'Art Pluriel dans 9 Ter -- Matériel à Dessin | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : dessin, crayons, crayons de couleur |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

03/08/2011

NIKKY, Femme-Artiste de Passion

NIKKY, ou la quête du lyrisme des couleurs.

La trentaine épanouie, et servie par un regard d’ingénue qui exprime toute la lucidité sensorielle d'une artiste peintre vivant en parfaite harmonie avec son monde créatif, Nikky séduit par son langage sincère, et sa capacité formelle à expliquer toutes les motivations de sa démarche picturale. Dans la réalisation de cette Figuration Libre, l’artiste s’applique à sacraliser la forme et la couleur afin que ces dernières deviennent les composantes extraordinaires de la vie mystérieuse de ses créations.

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Malice

Sa volonté d’objectiver à sa manière les éléments de la construction d’un tableau, donne ainsi naissance à une réalité intangible créée dans la toile, et qui induit la conséquence d’une concentration calculée des valeurs chromatiques, géométriques ou spirituelles. L’élément coloriste signifie alors le lyrisme de la couleur, en s’affranchissant parfois du temps et de l’espace, pour créer des espaces-plans au délinéament particulier, volontairement structurés sans repères-étalons, pour aboutir à une quatrième dimension surréelle, étrangère à la perspective traditionnelle.

 

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Voir avec une âme d’enfant

Cette ignorance voulue de la réalité figurative classique imprime aux tableaux de Nikky un pouvoir indicible de communication et d’expression de la couleur qui magnifie la forme, et par réciprocité de fonction, de la forme qui anime la couleur.

Se nourrissant des contingences ou des certitudes de notre Monde incertain, parfois chaotique, Nikky, manipulatrice résolue de la lumière-couleur et de ses nombreuses applications plastiques, se singularise en domestiquant la matière et son support qui, sous ses doigts, reconstruisent le Monde et ses mystères, au travers de créations spontanées, telle cette Princesse du Désert.

 

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Princesse du Désert

L’opposition des ocres nuancés et des blancs fugitifs qui animent la composition, sous-tend le lyrisme anachronique qui se dégage de cette Psychée des Temps Modernes. En alternance, ces couleurs expriment toute leur charge émotionnelle. Nimbée de ses parures de passion immarcescible, cette Princesse courtise l’horizon de vie que l’on devine devant elle, dans l’infinie incertitude de la candeur de son regard.

Dans une seconde phase d’écriture plastique, la transposition dans le tableau de l’architecture « passéiste »du village de l’arrière-plan porte à croire que cette Divine s’avance dans son recherché devenir, pour mieux cerner l’identification de son désir de bonheur absolu.

Dans une dernière phase d’harmonie, la vague qui s’échappe de sa coiffe, pour aller mourir sur le toit d’une habitation, dans la neutralité séraphique d’un blanc evanescent, circonscrit par son soubresaut la frénésie de la sérénité atemporelle.

Une visite dans son Atelier Genevois…… pour mieux découvrir cette artiste sincère.

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Alain VERMONT

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28/07/2011

CHAISSAC : Un artiste hors normes

 

Gaston CHAISSAC (1910-1964) : L’ artiste-peintre rustique moderne

Inclassable pour certains, naïf pour d’autres, ou encore co-fondateur de l’Art Brut aux côtés de Dubuffet, Chaissac peut fasciner ou excéder, selon les dispositions du moment de l’œil qui regarde, découvre, ou ausculte cette peinture hors normes.

Incomparable expérimentateur, ce créateur marginal et surprenant qui avouait avoir subi les influences d’Herbin, de Dubuffet et de Picasso, ne peut laisser indifférent aujourd’hui. Pour banale qu’elle ait été dans son mode de vie, sa courte existence n’en demeura pas moins une interminable et abondante recherche sur l’ identité même de sa propre force créatrice.

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A contempler l’œuvre parfois vacillante ou énigmatique de celui qui fut longtemps le spécialiste des petits boulots sans lendemain, d’aucuns se demanderont à quelle source ce créateur insolite puisait son inspiration.

A la source de la vie, de sa vie, tout simplement. D’une enfance miséreuse rappelant certains romans de Zola, Chaissac hérita d’une santé précaire ainsi que d’une tuberculose engendrant une perpétuelle quête de sécurité pouvant lui offrir l’indépendance que sa soif de créer réclamait. Ce « besogneux » des techniques les plus diverses puisa dans son quotidien prolétaire toute sa délirante inspiration pour utiliser, et surtout réutiliser des objets et autres détritus ménagers qui devinrent alors les supports sur lesquels sa main habile et curieuse façonna l’originalité de son œuvre.

En autodidacte averti, Chaissac dessina sa carrière d’inventeur du nouvel art d’après-guerre, en se démarquant des modes et des courants artistiques du moment. Authentique dans sa démarche, sa sincérité d’artiste n’eut d’égale que sa naïveté à exister pour elle-même.

 

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Exploitant aussi bien un bidon d’huile, qu’un vieux journal ou un carton, ou encore un balai usé, des coquilles d’huîtres, des bouteilles, des planches de bois, des ardoises ou une cafetière, pour ne citer que quelques uns de ses innombrables matériaux de travail, Chaissac demeura toujours un créateur véritable.

En transcendant l’objet de tous les jours pour l’élever avec sincérité au rang d’œuvre d’art, Chaissac bouscula certes les conventions picturales établies, mais sans cependant s’éloigner vraiment des bases intemporelles qui ont entretenu la pérennité de la peinture. On constate ce fait quand on contemple ses nombreux personnages, figures de couleurs faites d’aplats et de cernes noires isolant les surfaces colorées. Les regards grands ouverts de ses personnages sur l’infini du devenir de l’homme rappellent combien sa vie fut chargée d’incertitudes.

De planches de bois récupérées ça et là, il tira une puissance créatrice originale pour fabriquer des totems hauts en couleurs, et qui conservent encore aujourd’hui toute la fraîcheur insouciante de celui qui fut avec son adresse personnelle et singulière un grand utilisateur des peintures Ripolin de l’époque.

 

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Et comme si sa vie durant il s’était imposé des pensums pour mieux progresser dans sa constante recherche, l’artiste s’appliqua à tout tenter, à tout remettre en question pour mieux affirmer son authenticité. Et que ce soit en découpant des images qu’il réintroduisait dans ses compositions, ou en décorant des tôles ondulées, ou même en rédigeant des centaines de lettres adressées à des personnalités du moment, ou à d’illustres inconnus découverts dans les pages de l’annuaire téléphonique, celui qui avait d’abord rêvé de devenir écrivain ne peut laisser indifférent tant son inextinguible fureur à créer impose un certain respect pour cet homme-artiste qui fut incapable de gagner ni argent, ni considération, car ses croyances se suffisaient à elles-mêmes.

En 2000, à Paris, la galerie du Jeu de Paume a rendu un vibrant hommage à ce doux contestataire encore méconnu, et dont les œuvres se dispersent aujourd’hui dans le monde entier, en proposant au public un choix magistral de 350 œuvres.

Plusieurs ouvrages sérieux relatent le demi-siècle d’existence de ce peintre-sculpteur-écrivain attachant, et notamment : Chaissac par Johannes Gachnang et Françoise Brutsch, aux éditions Ides et Calendes, 1988, Neuchâtel (Suisse).

En outre, en collaboration, le Musée des Beaux-Arts de Nantes, en 1998, le Pavillon du Musée Fabre de Montpellier la même année, ainsi que le Palais des Beaux-Arts de Charleroi en Belgique, ont organisé une rétrospective regroupant 231 œuvres de l’artiste, en publiant un ouvrage commun et exhaustif, aux Editions de la Réunion des Musées Nationaux à Paris.

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Alain VERMONT

 

 


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14/05/2011

ZINGG ou l'observation de la vie

Jules Emile ZINGG (1882-1942) : La poésie colorée de la vie.

D’origine suisse, cet artiste précoce qui préféra, pendant son adolescence Franc-Comtoise à Montbéliard, le jeu créatif de ses crayons courant sur le papier, aux activités habituelles de ses camarades, Zingg débuta sa carrière d’artiste-peintre réaliste en sublimant déjà cette nature qui allait, sa vie durant, demeurer la meilleure source de son inspiration.

L’œil curieux et mémoriel, et transporté par une volonté appliquée, il retira d’une année déjà constructive, l’essentiel de l’enseignement de l’Ecole des Beaux-Arts de Besançon, avant de s’installer à Paris, où il suivit, dans sa vingtième année, les cours de l’Atelier Cormon, pour s’inspirer ensuite des travaux de Millet, car l’Académisme prôné alors par les grands Maîtres du moment, lui paraissait suranné. Se réfugiant aussi souvent qu’il le pouvait dans cette nature qui le courtisait sans cesse, Zingg s’appliqua dès lors à reproduire dans ses dessins, comme dans ses tableaux, la noblesse des travaux agricoles ou forestiers, ainsi que la beauté universelle, mais toujours nouvelle, des paysages parcourus inlassablement par ses pas avides de découverte.

 

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Sa jeunesse, perturbée dès 1908 par des troubles digestifs fonctionnels qui lui firent écrire alors dans son journal : « Pourquoi la nature m’a-t-elle fait si différent des autres ? Je suis un instrument délicat que le moindre souffle fait vibrer douloureusement », poursuivit néanmoins son destin artistique, pour obtenir alors le Prix Bouland, et voir son tableau « Repas de paysans » exposé au Salon des Artistes Français, acheté par le Baron de Rothschild qui prononça alors un éloge éloquent du peintre franc-comtois, avant que ce dernier obtînt un peu plus tard, au Salon de 1910, le Prix Meurand de l’Institut, puis le Prix d’Attainville, ainsi qu’un classement de second au Prix de Rome de 1911.

Mais, nullement grisé par ces récompenses exceptionnelles qui lui avaient été décernées, l’artiste sincère, et entier dans ses convictions picturales, délaissa alors les fastes du « Directoire parisien de la peinture », qui avait tenté un instant de s’approprier son singulier talent en le nommant à la Présidence du Jury du Salon d’Automne, pour s’orienter vers son style personnel et définitif, délicat mélange visuel influencé par l’Art de Vuillard, Monet, Pissarro, Bonnard, Matisse, Seurat, et surtout Cézanne.

 

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Elargissant alors son horizon créatif inspiré par cette nature qui ne cessa jamais de lui faire des avances généreuses, Zingg s’appliqua également à se faire un nom dans la décoration, en dessinant notamment des cartons pour la Manufacture d’Aubusson, et pour celle des Gobelins, ainsi qu’en décorant les piliers de la Coupole à Montparnasse, avant de s’adonner à la xylographie, pour graver des bois qui donnèrent naissance à différentes illustrations de livres.

Au cours de ses nombreux déplacements réalisés alors pour des nécessités d’observation qui engendraient ensuite l’expression rigoureuse de son talent capable de narrer, comme le fit merveilleusement en son temps le grand Bruegel l’Ancien, la majestueuse vie dérisoire des êtres laborieux qui peuplaient son Univers, Zingg composa quelques uns de ses plus beaux tableaux.

 

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Le 4 mai 1942, alors âgé de cinquante neuf ans, et après l’opération de la dernière chance qui échoua, Zingg mourut des suites de ce cancer qui lui mangeait le ventre depuis de nombreuses années, en léguant à la postérité l’œuvre riche et rustique façonnée par sa main de grand paysagiste-populiste qui déclara humblement à la fin de sa vie : « Il y aura sans doute dans mes œuvres quelque chose de caché sous leur aspect simple . Le mystère des choses et des êtres, et aussi celui du peintre, se fera sentir pour ceux qui regarderont avec leur cœur ».

Naguère oubliée dans les années quatre vingt, la peinture de Zingg suscite aujourd’hui un nouvel engouement de la part des collectionneurs avertis, à constater l’altitude de sa cote dans les diverses ventes internationales.

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Alain VERMONT

 

 


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31/03/2011

Les PASTELS SECS

L’origine du pastel trouverait sa source dans la préhistoire, car les artistes auteurs des peintures rupestres, utilisaient un mélange d’argile et de couleurs obtenues avec des terres, du noir de fumée ou des os calcinés.

En 1574, Grégorius décrivit la première recette de fabrication du pastel. Les procédés modernes diffèrent peu des procédés anciens dans le sens ou les pigments végétaux ou minéraux ont été remplacés par des pigments de synthèse, et les liants, comme la gomme adragante, la gomme arabique, le miel, le lait ou le savon ont été remplacés par des résines chimiques.

Les pastels secs sont fabriqués avec une pâte obtenue avec de la craie blanche (Blanc d’Espagne, talc calciné ou kaolin), et qui est broyée très finement et diluée avec de l’eau. Viennent alors s’ajouter des pigments mélangés à une infime quantité de liant jusqu’à l’obtention d’une pâte malaxée dans un pétrin du même type que celui des boulangers. Le dosage ainsi que l’ordre d’incorporation des différents produits sont fondamentaux dans l’obtention de la qualité finale du pastel. La pâte trouve sa forme dans un long cylindre en continu au moyen d’une extrudeuse, avant d’être coupée à la longueur précise des différents formats de pastels. Les bâtonnets sont alors séchés durant plusieurs jours avant d’être habillés de leur étiquette.

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Cathia au bord du Léman

Pastel sec par Pascal Robin

 

Le pastel sec nécessite l’utilisation d’un fixatif afin que les couleurs restent stables sur le support. Ce fixatif peut être « incorporé » à divers stades de la création, et lors de la finition, sachant qu’il doit toujours être employé avec beaucoup de prudence.

La réputée marque Blockx qu’on ne cite plus en peinture, propose des bâtonnets tendres mais non friables, d’une grande opacité et d’un velouté remarquable, qui peuvent être utilisés sur tous types de supports, néanmoins, ces pastels trouveront leur exceptionnel rendu sur des papiers propres au dessin, comme le Pastelcard, l’Art Spectrum, le Mi-teintes, le Papier Ingres ou le PastelmatBlockx propose ses pastels dans différents conditionnements de coffrets, à savoir, 12 pastels assortis, clairs, foncés, ou gris, 24 pastels assortis, paysage, portrait, foncés, ou clairs, 36 pastels assortis, paysage ou portrait, ou coffret géant de 204 couleurs.

La fameuse marque Sennelier, propose une gamme de 525 couleurs qui restent la gamme de nuances la plus importante. Ce sont des pastels à l’Ecu Sennelier, d’un diamètre de 12 mm pour une longueur de 65 mm. Cette marque était la référence pour Cézanne, Degas ou encore Chagall. L’onctuosité et la volupté de ces Pastels à l’Ecu sont le fruit d’un savant mélange de pigments d’une pureté absolue et de liants naturels qui confèrent une résistance optimale à la lumière. Ces pastels à la luminosité exceptionnelle sont commercialisés par 3, pour un prix unitaire d’environ 7 €.

 

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La marque Schmincke propose une gamme de 400 couleurs. Ces pastels extra-tendres, fabriqués entièrement à la main, ne contiennent ni craie ni substance inutile. Ces bâtonnets faits de pigments purs et d’un minimum de liants sont fabriqués par haute pression avant de subir un refroidissement à température ambiante durant 8 jours, pour être ensuite étiquetés à la main. Ils peuvent être utilisés sur tous les supports non lisses, cependant, il faudra y ajouter un fixatif.

La marque Royal-Talens, commercialise un fixatif concentré, sous le numéro 064, de grande qualité, et qui augmentera l’adhérence sur le support des pastels, fusains, sanguines et graphites. Ce produit, beaucoup plus concentré que les fixatifs habituels pour pastels, non jaunissant et incolore, vous offrira un séchage très rapide. Mais il faudra toujours l’utiliser avec parcimonie. Il est donc conseillé de l’appliquer avec modération sur chaque couche de pastel.

Le vernis Marabu Klarlack, en aérosol, est un vernis transparent idéal pour obtenir un film de protection qui sèche très rapidement, avant d` offrir ensuite une belle brillance et une grande résistance à l’eau. Ce vernis sera la touche finale de vos dessins ou de tout autre travail graphique.

La marque da Vinci propose des pinceaux à putoiser, modèles Top Pastel-série 137, dont la pointe biseautée en poils de poney, en numéros 4-8-12 et 16, vous permettra de réaliser les plus beaux effets.

La marque Habico fabrique un pinceau double, le DuoPastello 523, muni d’une pointe large en poils de poney, ronde et aplatie, qui vous permettra d’estomper de larges surfaces, ainsi que des zones délicates et plus réduites. La pointe opposée, en fibres synthétiques, plus courte, sera réservée à la réalisation des détails. A l’opposé des pinceaux classiques, le DuoPastello sera d’une aide précieuse pour étaler les couleurs d’une manière plus subtile et beaucoup plus régulière.

 

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Alain VERMONT

13:09 Écrit par L'Art Pluriel dans 5/3 Les Pastels | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pastel, pastel sec, technique du pastel sec |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

22/02/2011

Les Pastels

Les Pastels à l’Huile sont beaucoup plus anciens que les Pastels Secs. Les pigments de ces pastels sont liés par de l’Huile de Lin, de Carthame ou d’Oeillette (voir Dossier Huiles), et de la Cire d’Abeilles, alors que les liants des Pastels Secs sont la Résine ou la Gomme Arabique. Il faudra donc tenir compte de cette spécificité. Le liant gras vous permettra de combiner ces pastels à un grand nombre de médiums, ainsi qu’à différentes techniques.

Ces pastels, très homogènes et onctueux, seront moins faciles à estomper que les pastels secs. De plus, d’une marque à l’autre, des différences chromatiques s’exprimeront car certaines marques proposent des pastels gras et très tendres qui pourront être travaillés au doigt, alors que d’autres marques offrent des pastels très secs plus difficiles à nuancer et mélanger. Ces couleurs adhéreront sur tous les supports, et notamment les papiers à l’huile d’un grammage minimal de 170g/M2, ou les toiles de lin apprêtées. Peu de couleurs seront nécessaires pour réaliser une très belle œuvre. L’estompe pourra être réalisée au doigt ou à l’aide d’une brosse.

Dans les meilleures marques, Sennelier se distingue par les qualités exceptionnelles de ses produits. En effet, ces derniers sont fabriqués dans une très forte concentration pigmentaire de très grande qualité, à l’aide d’un liant non siccatif, non acide et inerte, et de cire non acide. La gamme se compose de 120 nuances proposées en deux formats, en 5 ml pour une longueur de 65 mm, et un diamètre de 10 mm, ou en 38 ml pour une longueur de 125 mm et un diamètre de 20 mm. Différents types de coffrets existent dans la marque, en cartons de 6-12 ou 24 pastels proposant un assortiment pour paysages, portrait et natures mortes, ou en coffrets bois de 50 ou 120 pastels (de 110 à 220€).

 

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La marque Suisse Caran D’Ache propose également des pastels à l’huile de très grande qualité, tendres et très agréables à l’utilisation, dont les couleurs, inaltérables, offrent une excellente opacité, sans la nécessité d’utiliser un fixatif. 96 couleurs existent dans la marque, en coffrets Néopastel, de 12-24-48 ou 96 bâtonnets de 68 mm de longueur pour un diamètre de 11 mm.

La marque Jaxon propose une gamme de 74 couleurs de très bonne qualité, ne contenant aucun additif toxique, et dont les bâtonnets offrent une longueur de 68 mm, pour un diamètre de 10 mm. Cette marque propose des prix très attractifs, pour des couleurs fluorescentes ou métallisées.

 

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ALAIN VERMONT


A suivre : Tous les Pastels secs

18:38 Écrit par L'Art Pluriel dans 5/3 Les Pastels | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pastels à l'huile, techniques pastels |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |