04/12/2012

L'Evolution du Marché Asiatique avec Hong Kong et le Développement des Ports Francs comme Genève

Marathon à Hong Kong [nov. 12]

Le marathon ne se court pas avant février à Hong Kong, mais la semaine de ventes qui vient de s'achever a laissé les collectionneurs et acteurs du marché de l'art épuisés alors qu'une vingtaine de ventes et au moins autant d'expositions étaient au programme ces derniers jours dans l'ancienne colonie anglaise.

Le bal s'ouvrait vendredi matin à Bonhams, qui fait le pari depuis quelques années de diversifier ses lieux de ventes. Avec une salle des ventes à San Francisco ou Dubaï, Bonhams a aussi ouvert depuis 2007 une salles des ventes à Hong Kong.

Ce 23 novembre, Bonhams proposait plus de cent vingt lots, dont à peine la moitié trouvait preneur, pour un produit des ventes hors frais de 22,5 mHK$. Nous sommes bien loin des 88 mHK$ espérés au minimum.
Avec seulement six lots ayant dépassé le million de HK$, Bonhams a récolté les fruits d'une vente beaucoup trop orientée moderne. En alignant les maîtres modernes Li Keran, Zhang Daqian, Wu Guanzhong et Qi Baishi, Bonhams pensait attirer les collectionneurs chinois en masse.

Ceux-ci n'ont cependant pas répondu aux attentes : trois Baishi QI sur cinq n'ont pas trouvé preneur, tout comme la moitié des quatre oeuvres de Keran LI, pourtant auteur d'un nouveau record il y a quelques mois. Quelques beaux résultats cependant pour les deux œuvres de Guanzhong WU : Lion Grove Garden in Suzhou parti pour 3,5 mHK$, dans la fourchette d'estimation, et Lacebark Pine in the Beijing Imperial Palace adjugée 3,2 mHK$.

L'œuvre White Chrysanthemums in Yellow Vase de Yu SAN a elle aussi fait grimper les enchères, puisqu'elle s'est échangée 1,1 mHK$. SAN Yu était à l'honneur cette semaine : treize de ses œuvres ont été présentées entre Bonhams, Christie's et Poly Auction.

Poly justement, menait sa première vente ce samedi 26. A l'occasion de son arrivée à Hong Kong, un grand nombre de collectionneurs en provenance de l'autre côté de la frontière avaient fait le déplacement pour être témoins de sa première vente en dehors de Chine continentale. Le succès fut immédiat, avec un résultat de 520 mHK$ (frais inclus, toutes ventes confondues). En quatre ventes ce wee-kend, Poly réalisait un grand coup pour son arrivée sur le Territoire Hong-Kongais.

La 4ème maison de ventes au monde a frappé d'autant plus fort qu'elle a dépassé le total de 450 mHK$ (avec frais) réalisé le mois dernier, lors des premières ventes hong-kongaises, par sa rivale chinoise et numéro 3 mondial, China Guardian.

Si Bonhams n'a pas eu beaucoup de succès avec les artistes chinois modernes, Poly a eu des résultats bien différents. Dans une salle de ventes à l'accent chinois (la vente ne s'est déroulée ni en anglais, ni en cantonnais, les deux langues officielles de Hong Kong, mais en mandarin), les lots qui ont défilé ont été souvent vendus au-dessus des estimations. 


Ainsi dès les lots numéro 2 et 3, deux oeuvres de SAN Yu, les acheteurs ont joué la surenchère. 
Nude a été frappée à 7,5 mHK$, et la suivante, Horses rambling on the grassland, est partie à 12 mHK$. Le lot numéro 4 a ajouté à la surexcitation d'une salle déjà très bruyante puisque l'œuvre Untitled 248 de Teh-Chun CHU s'arrachait à 35 mHK$, plus de quatre fois son estimation basse. Les œuvres de Chu Teh-Chun ont suscité énormément d'intérêt cette semaine. Chez Poly, les quatre œuvres proposées le samedi après-midi sont parties pour un total de 43,3 mHK$. Bizarrement, son maître Wou-ki ZAO s'en est un peu moins bien tiré : 1.4.82, le lot phare de la vente, partait à 11 mHK$, 1m de moins que son estimation basse, tandis que l'œuvre plus petite et plus vieille 18.3.67 partait dans sa fourchette d'estimation à 5m HK$.

Christie's organisait samedi soir sa vente d'art asiatique moderne et contemporain, avec ici aussi des œuvres de Chu Teh-Chun et Zao Wou-Ki. La salle bondée attendait impatiemment de voir la force du marché asiatique, après les signaux mixtes envoyés par les ventes à New York (échec de l'impressionnisme, et succès du contemporain et après-guerre). Les seuls applaudissements de la soirée furent entendus pour l'œuvre La forêt blanche II (1987), qui, en étant adjugée 53 mHK$, signait un nouveau record pour l'artiste et un des seuls deux records de cette session. L'autre record couronnait d'une manière un peu moins spectaculaire l'œuvre Abstract Triptych de Soo Pieng CHEONG adjugée 3,5 mHK$.


Si son disciple s'octroyait un nouveau record, Zao Wou-Ki n'était pas en reste puisque l'œuvre 
15.5.60 a trouvé preneur pour 30 mHK$ (son sixième plus beau résultat à ce jour) alors que l'oeuvre 23.05.61 réalisée une année après, est partie pour 22 mHK$.
SAN YU et 
Fanzhi ZENG viennent compléter les 5 adjudications les plus importantes de la soirée. Pot de chrysanthèmes roses de SAN Yu a réalisé 29 mHK$, soit le double de son estimation basse. Mask Series N10 de Zeng Fanzhi a été frappé à 19,5 mHK$, juste en dessous de son estimation basse ; c'est une légère déception pour cette œuvre présentée comme le chaînon manquant entre l'art contemporain occidental et asiatique.

Les œuvres de Xiaogang ZHANG ont peiné à atteindre leurs estimations basses chez Christie's, tout comme l'œuvre de Ye LIU, pourtant placardée sur tous les abribus de la ville de Hong Kong, qui réalisait 8 mHK$, contre les 12 mHK$ attendus. Quelques bonnes surprises néanmoins, comme l'œuvre Man, eagle and Eye in the sky: eye-kite flying people de Guoqiang CAI qui réalisait 6 mHK$, un million de plus que l'estimation haute, ou encore la sculpture "Cahaya Bumi (light earth)" de Rudi MANTOFANI qui devient, avec son prix de 950 000 HK$, la sculpture la plus chère de l'artiste. Ceci démontre encore une fois l'appétit du public pour les sculptures de l'artiste, puisqu'aucune de celles présentées en salle des ventes depuis 2007 n'a pas trouvé preneur! 


Ce soir-là, Christie's a récolté au total 360 mHK$ en trente-neuf coups de marteau (87% de lots vendus), soit 130 mHK$ de plus que les 230 mHK$ attendus.


Mais ce n'était pas fini pour Christie's, puisque dimanche la maison de ventes anglaise organisait une vente marathon de cinq cent trente-neuf lots. Malgré un nombre important de lots restés sur le carreau (110), la maison de ventes a conclu sa semaine de ventes hong-kongaises avec un total de 580 mHK$ pour ses ventes fine art uniquement.

Le marathon prenait fin lundi matin chez Seoul Auction qui organise depuis quelques années déjà deux sessions de ventes par an à Hong Kong. La maison de ventes essaye depuis longtemps de vendre des lots d'art contemporains occidental en Asie, à Seoul ou Hong Kong.

En ce lundi matin ce fut encore le cas, avec plus ou moins de succès. L'œuvre Panda Bear de Andy WARHOL est restée invendue mais un collectionneur s'est porté acquéreur d'un Let us pray de Damien HIRST pour 3 mHK$. Le lot phare de la vente était une oeuvre de l'artiste coréen Ufan LEEFrom Point , qui n'a pas déclenché la folie dans une salle quasi vide. La maison de ventes en attendait entre 15 mHK$ et 20 mHK$, mais n'en obtint que 15,2 mHK$. Avec quatorze lots invendus sur cinquante, Seoul Auction pâtit probablement d'être la dernière vente au calendrier hong-kongais. En effet il était possible pendant ce week-end d'aller admirer une batterie et une guitare repeintes par Damien Hirst, vendues 480 000 HK$ chez Ravenel dimanche soir, ou d'assister à une vente très nippone chez United Asian Auctioneers où étaient présentées quatre oeuvres de Kusama, six lots de Yoshimoto Nara, et six œuvres de Murakami, qui, hasard du calendrier, est exposé à Gagossian HK à partir de cette semaine. 

Source Artprice

1 HK $ = 0,10 € 

Les Ports Francs de Genève, incomparable caverne aux trésors

"Nous avons atteint le seuil des 22 millions de francs suisses (18,3 millions d'euros) de chiffre d'affaires en 2011 et nous avons remis quelque 10 millions à titre de contribution annuelle à notre actionnaire principal", le Canton de Genève, qui détient 86% des actions, s'est félicité, lors d'une conférence de presse, Christine Sayegh, présidente du conseil d'administration des Ports Francs genevois. 

Le système du port franc est utilisé notamment par les commerçants ou les transitaires en douane, qui louent des surfaces pour y stocker des biens sans payer des droits de douane ni la TVA, pendant la durée du stockage. 

Cependant, lorsque le bien sort de l'entrepôt, il est soumis à l'impôt dans son pays de destination. Ce système permet de différer le paiement des impôts et taxes et d'améliorer la gestion de trésorerie des locataires. 

La société des Ports Francs de Genève exploite 140.000 mètres carrés de surface locative, proposée aux professionnels et aux particuliers qui peuvent y louer des locaux pour une durée indéterminée et entreposer des biens en tout genre, comme des grands vins, des cigarettes, des objets d'arts, des voitures anciennes, des bijoux ou des diamants. 

Afin de satisfaire à la demande croissante, un nouveau bâtiment a été mis en chantier, représentant 11.000 mètres carrés supplémentaires. 

Quelque 2 millions de bouteilles de vin sont ainsi stockées, et 27% de la surface sont loués pour des oeuvres d'art. Les transitaires en art représentent d'ailleurs un quart de la clientèle. 

Pour rendre le contenu de ces énormes entrepôts aux portes de Genève plus transparents, la loi suisse sur les douanes a été modifiée et oblige depuis 2009 les locataires à fournir un inventaire détaillé du contenu de leurs locaux lorsqu'il s'agit de marchandises "sensibles". 

Les cigarettes, en raison de leurs taxes élevées, les oeuvres d'art, les bijoux et les pierres précieuses font partie de ces catégories de marchandises. 

"Le Port Franc, c'est un peu comme la caverne d'Ali Baba, pleine de trésors dans l'imaginaire des gens", a déclaré un responsable des douanes de Genève. 

De fait, des grands collectionneurs choisissent les Ports Francs pour y entreposer leurs toiles, comme la famille Nahmad, qui gère deux galeries d'art à New York et Londres. Les locataires aménagent parfois luxueusement leurs locaux, afin de d'y recevoir leurs clients pour leur présenter leurs objets dans un show-room, en toute discrétion et dans une sécurité absolue. 

Avec l'introduction de la nouvelle loi prévoyant des inventaires obligatoires, les Ports Francs de Genève craignaient de perdre des clients. Mais cela n'a pas été le cas. 

Le site a même été obligé à plusieurs reprises de refuser des clients cherchant plus de 2.500 mètres carrés de surface, faute de place, car le taux d'occupation avoisine les 100%.

Au cours des derniers mois, un nombre croissant de gens fortunés du monde entier ont placé leur biens dans les dépôts sécurisés des ports francs suisses.

A Genève seulement, selon la NZZ am Sonntag, des biens tels des diamants, des vins très coûteux et des oeuvres d'art pour une valeur de quelque 100 milliards sont déposés dans ce qui est l'un des plus importants ports francs au monde.

Véritable colonne logistique du Marché de l'Art globalisé, les Ports Francs permettent aux œuvres d'être stockées et transportées dans les meilleures conditions en attendant de changer de main.

La Suisse est à la pointe de ce secteur en plein boom.

Avec sa douzaine de ports francs, dont les principaux sont à Chiasso, Zurich, Bâle et Genève, la Suisse a toujours été un acteur majeur de ce marché bien particulier. A elle seule, la zone franche de Genève concentrerait le plus grand stock d’œuvres d’art au monde, d’une valeur quasiment inestimable.

 
«La majorité des œuvres d’art de notre fonds est entreposée à Genève», affirme ainsi Jean-René Saillard, directeur des ventes du British Fine Art Fund Group, un fonds d’investissement créé il y a dix ans et qui connaît un succès phénoménal. A l’heure actuelle, il existe près de 40 fonds spécialisés similaires dans le monde. Près de la moitié est basée en Chine et la plupart d’entre eux n’ont que quelques années d’existence.


 «Cela ne signifie pas pour autant que les œuvres d’art restent tapies dans l’ombre. L’idée que les collections entreposées dans des ports francs ne sont jamais présentées au public relève du mythe, affirme-t-il. Les propriétaires ont toutes les raisons de prêter généreusement leurs objets. Lorsque les œuvres qu’ils possèdent sont exposées dans des institutions prestigieuses, elles prennent naturellement de la valeur». Le Kunsthaus de Zurich a ainsi réalisé récemment une exposition autour de la célèbre collection Nahmad, entreposée elle aussi à Genève.  

 

Les profonds bouleversements qui affectent le monde de l’art sont cependant en train de modifier les raisons d’être des ports francs. Ces derniers avaient au départ été conçus pour ajourner les formalités douanières jusqu’au moment où les œuvres atteignaient leur destination finale. Aujourd’hui, le flou fiscal qui entoure les ports francs représente un formidable atout pour un marché d’investissement qui n’est plus directement lié à la présence physique des marchandises.
 
Selon une étude menée par la Mei Moses All Art Index, le marché de l’art a surpassé constamment celui des actions entre 2000 et 2011, ne connaissant qu’une légère baisse durant la crise économique de 2008. De nombreux particuliers fortunés qui cherchent à diversifier leurs portefeuilles et leurs fonds d’investissement se ruent ainsi sur ce marché, mais pas nécessairement pour posséder un Rembrandt ou un Monnet dans leur villa.

 
Puisque l’art devient un actif financier comme un autre, des transactions peuvent être conclues indépendamment de l’emplacement physique de l’objet. Cette situation a pour conséquence d’accroître considérablement la demande en stockage sécurisé, de préférence hors de la législation fiscale d’un pays donné, ce qui permet aux œuvres d’art de passer de mains en mains au gré des transactions financières, sans bouger d’un iota.

La place manque

Le marché mondial de l’art est évalué à près de 46,1 milliards d’euros. Comme le souligne Anders Petterson, fondateur de la firme d’analyse londonienne ArtTactif, les marchés de l’art sont de plus en plus liés aux marchés financiers. «Partout à travers le monde, des gens achètent de l’art». Il attribue cette croissance exponentielle du marché de l’art non seulement aux fonds d’investissement, mais également à la multiplication des foires, des ventes aux enchères et des nouveaux collectionneurs.

 
Les œuvres d’art sont aujourd’hui si nombreuses que la place dans les entrepôts vient à manquer. «Je connais un certain nombre de collectionneurs dont la passion a depuis longtemps débordé des murs de leur maison, mais qui continuent néanmoins d’acheter. Plus de 80% de leur collection se retrouve dans des entrepôts de ports francs». Les musées connaissent le même phénomène, puisqu’ils ne présentent qu’une toute petite partie de leur collection en même temps.


Bien que les ports francs soient gardés comme Fort Knox, certaines chambres fortes ressemblent à de luxueuses galeries.

 
La préservation de l’art, est exigeante. Les peintures par exemple requièrent un éclairage et des températures optimales. Une grande partie du succès des ports francs, repose sur la qualité des services sur le site, en particulier ceux fournis par les transitaires.

 
Yves Bouvier préside l’un d’entre eux, Natural Le Coultre, le plus important opérateur de stockage et de logistique au monde. «Le marché de l’art a quadruplé ces dernières années», observe-t-il. Le fait que le nombre d’artistes n’ait jamais été aussi important et que l’art contemporain tend à occuper de plus grands espaces a également accru le besoin en logistique et en entreposage.

«L’art est une monnaie»

Le site de Genève est ainsi en pleine expansion. Singapour a inauguré un grand complexe pour répondre à la forte hausse du marché asiatique de l’art. Un port franc devrait également être opérationnel au Luxembourg en 2014.

Avec ses nombreuses collections d’art, ses musées, ses galeries et ses foires, la Suisse a toujours cultivé son profil de centre névralgique de l’art. La nouveauté, c’est que ses ports francs sont devenus des acteurs clés d’un marché international de l’art en plein essor.

«L’art est une monnaie qui circule entre les pays, affirme Andres Petterson. Tout en soulignant toutefois que les rendements espérés ne sont pas toujours la raison principale qui pousse à l’achat. «L’art procure du prestige et de la jouissance», rappelle-t-il.

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ALAIN VERMONT

 

23/11/2012

Dans la grisaille de novembre, une "pluie de records"...qui nargue la crise

7 novembre 2012, chez Christie's New York

Quelques heures avant l'ouverture de cette grande vente du soir, l'indice de confiance du marché de l'art invitait certes à l'optimisme (5 points de plus et des intentions d'achat touchant plus de 70 % des votants), mais pas autant que Christie’s, qui espérait dépasser les 250 m$ de recette. Si le résultat final est en deçà de leurs espérances (179,8 m$), il est néanmoins tout à fait honnête par rapport à la cession 2010 (180,4 m$) et relègue la mauvaise expérience de 2009 (56,8 m$) au rang de mauvais souvenir.

Les 10 plus belles enchères ont récompensé Pablo PICASSO et Alberto GIACOMETTI par trois fois, Constantin BRANCUSIJoan MIRO et, bien sûr, les très attendus Claude MONET  (meilleur résultat de la vente grâce aux Nymphéas adjugés 39 m$), et Wassily KANDINSKYpour qui ce 7 novembre 2012 est le jour d'un nouveau record mondial à hauteur de 20,5 m$.

Studie für Improvisation 8 franchit en effet de peu son estimation basse mais enterre un sommet vieux de 12 ans à 19 m$ enregistré le 17 mai 1990 chez Sotheby's New York. Les prix des modernes sont revenus au plus haut : il faut remonter le temps de 22 ou 23 années pour trouver des résultats d'enchères similaires sur certaines pièces. Cela est valable sous des signatures abstraites (comme Kandinsky) mais aussi sur les maîtres modernes comme Picasso ou Henri MATISSE.


L'adjudication à 700 000 $ du sublime, mais petit, bronze d'Henri Matisse,La Tiaré (20,3 cm), est son record pour une sculpture si petite... record avec lequel flirtaient déjà les enchérisseurs en 1989, lorsqu'Henriette III, (20 cm) s'est vendue l'équivalent de 644 000 $ chez Sotheby's New York.

Signe des temps, le Top 10 de Christie's révèlent que les deux Picasso les plus chers ont été acquis par des acheteurs asiatiques :Buste de femme à 11,6 m$ et la Femme au chien à 5 ,6 m$.


Sur les neuf Picasso proposés lors de cette vente, cinq sont millionnaires, trois font partie du Top 10 et trois sont restés invendus. Que le tiers des Picasso offerts essuient des échecs de vente n'est pas anodin : les acheteurs sont sélectifs, informés, prudents et n'achètent pas à n'importe quel prix. Ils ont notamment rejeté la sculpture en bronze d'un jeune 
Coq, dont l'estimation était comprise entre 10 m$ et 15 m$. Cette retenue est compréhensible quand on sait que seules deux sculptures de Picasso sont parvenues aux 10 m$ dans l'histoire des enchères, deux sculptures qui de surcroît étaient plus grandes et plus rares sur le marché : Tête de femme, Dora Maar a été éditée à 2 exemplaires et La Grue à 4 alors que le Coq a été édité à 6 exemplaires.


Du côté de chez Sotheby's, trois toiles de Picasso n'ont pas trouvé l'écho escompté : le Plant de Tomate (1944) paraissait trop cher en 2012 dans sa fourchette d'estimation de 10 m$ à 15 m$, malgré une adjudication à 12 m$ en 2006 chez Christie's le 8 novembre 2006. En août 1944, le maître a peint à neuf reprises ce plan de tomates (au rythme de près d'une toile par jour) puis en l'espace de sept ans, le prix de ces « pommes d'amour » se voyait révisé au décuple (passant de 1,9 m$ en 1999 à 12 m$ en novembre 2006). Il arrête donc là son ascension. Qu'importe, c'est encore à Pablo Picasso que Sotheby's doit la moitié des recettes de cette grande vente du 8 novembre. Six coups de marteau (quatre pour des peintures et deux pour des dessins) ont en effet permis à la société de ventes aux enchères de dégager 72,27 m$ (hors frais) contre 70,33 m$ générés par la vente de 40 autres lots.


A défaut d'un véritable record absolu, signalons tout de même l'extraordinaire envolée d'un dessin à l'encre toujours signé Picasso et intitulé 
Le Viol (1940), qui doublait son estimation haute pour une enchère gagnante de 12 m$.

A ce niveau de prix, Le Viol s'inscrit à la troisième place des meilleures adjudications de Picasso pour un dessin et à la meilleure place pour un dessin non rehaussé à la gouache. Cette oeuvre signe l'un des quatre coups de marteau à plus de 10 m$ pour Sotheby's pour cette cession tandis que Christie's en enregistrait six la veille.

Records historiques pour les ventes d'art d'après-guerre et contemporain 

Faisant fi de la sinistrose, les ventes d'automne à New York ont atteint cette année un niveau inégalé. Surpassant les ventes plus mesurées d'art moderne et impressionniste frappées une semaine auparavant, c'est une fois de plus le segment après-guerre et contemporain qui remporte haut la main la bataille. Preuve que rien n'ébranle la vitalité de ce marché refuge.

Quant à l'autre bataille, celle menée entre les leaders Christie's et Sotheby's, Christie's l'emporte haut la main en réalisant 364m$ lors de la vente du soir du 14 novembre, soit le plus beau résultat de son histoire pour une vente d'art d'après-guerre et contemporain (le record absolu étant détenu par la vacation d'art impressionniste et moderne avec 437 m$ en 2006). La veille, Sotheby's encaissait tout de même 331 m$ et signait son record de vente absolu en détrônant la vente d'art d'après-guerre et contemporain du 14 mai 2008 qui avait enregistré 320 m$ !

Le moins que l'on puisse dire est que les acheteurs se sont bien rassasiés et ce particulièrement chez Christie's qui enregistre seulement 8 % de taux d'invendus et 56 enchères millionnaires dont 10 au-dessus de 10 m$, là où Sotheby's comptabilise 16 % de taux d'invendus et 42 enchères millionnaires dont 7 frappées au-dessus de 10 m$. Bien évidement dans un tel contexte, les deux maisons signent une pluie de nouveaux records : 8 pour Christie's et 8 pour Sotheby's.

La plus haute enchère des deux vacations est emportée par la toile No. 1 Royal Red and Blue de Mark ROTHKO cédée 67 m$, soit 17 m$ de plus que son estimation haute, chez Sotheby's ! Elle reste malgré cela la deuxième plus belle enchère pour l'artiste face à Orange, Red, Yellow adjugée 77,5 m$ en mai 2012 chez Christie's New York.

Un habituel festival de stars

Face aux artistes américains, qu'ils soient issus des mouvements pop art ou de l'expressionnisme abstrait, c'est encore et toujours le même engouement. Parmi eux, notons un nouveau record de vente pour Jackson POLLOCK chez Sotheby's. De format pourtant modeste (76,5 cm x 63,5 cm), la toile Number 4 trouve preneur pour 36 m$ soit plus de 15 m$ de plus que son dernier record, Number 28 (76,5 cm x 137,4 cm), adjugé 15,7 m$ chez Christie's New York le 8 mai 2012.

Stars toujours, les œuvres d'Andy WARHOL ont encore largement arrosé les enchères, totalisant 13 lots sur les deux ventes. Et ce sans compter les 354 lots dispersés lors du premier volet du partenariat signé entre Christie's et la Fondation Warhol, le 12 novembre. Les deux vacations n'ont cependant pas réussi à frapper assez haut pour détrôner les 2 plus belles ventes de cet habitué des record, encore attribuées à Green Car Crash (Green Burning Car I) adjugé 64 m$ chez Christie's New York le 16 mai 2007 et Men in her life adjugé 56,5 m$ chez Phillips de Pury & Company New York, le 8 novembre 2010. Néanmoins, Statue of Liberty trône désormais à la 3ème place des exploits de Warhol grâce à une adjudication au-delà de tout pronostic à 39 m$ (Christie’s). Comptant parmi les œuvres cultes de l'artiste, elle a aussi la particularité d'expérimenter la future technique en 3D et d'être ainsi visible en volume grâce au port de lunettes vert et rouge.

Le mouvement minimaliste n'est pas en reste avec un retour aux sommets millionnaires pour Agnes Bernice MARTIN ou encore un record rafraîchi pour Donald JUDD à hauteur de 9 m$ pour la sculpture Untitled, 1989 (Bernstein 89-24).

Du côté des "mastodontes" de l'art contemporain la Jean-Michel BASQUIAT mania continue son chemin grâce à un nouveau chef-d'œuvre,Sans-titre, qui sort de l'ombre et s'envole au-delà du seuil de 20 m$ chez Christie's. Avec ses 23,5 m$, l'œuvre surpasse de près de 5,6 m$ son ultime meilleure vente enregistrée quelques mois plus tôt avec Untitled, adjugée 17,9 m$ chez Christie's Londres, le 27 juin 2012. 

Jeff KOONS s'affirme, lui, comme l'un des artistes vivants les plus chers au monde avec la vente d'une sculpture monumentale : cédée 30 m$, Tulips devient son nouveau meilleur résultat.

Quelques nouveaux noms dans les plus hautes sphères

Figure majeure de l'expressionnisme abstrait, Franz KLINE était assez discret aux enchères ces dernières années, la signature de sa plus belle vente remontant à l'année 2005 avec les 5,7 m$ de Crow Dancer enregistrés chez Christie's New York le 11 mai 2005. Les ventes des 13 et 14 novembre 2012 changent désormais la donne : sur les six lots proposés par les deux maisons de ventes, quatre deviennent les nouveaux records de l'artiste. L'adjudication de Untitled, huile sur toile grand format (200,7 cm x 280,4 cm), pour 36 m$ le place même sur un pied d'égalité avec le nouveau record de Pollock également frappé à 36 m$.

Encore du côté de l'expressionnisme abstrait, les toiles des années 70/80 de l'Américain Richard DIEBENKORN (1922-1993) ont aussi le vent en poupe : en trouvant preneur à 12 m$ chez Christie's, Océan Park # 48 doublait presque son record de 2011 quand Ocean Park #121 était adjugée 6,8 m$ chez Christie's New York, le 11 mai.

Artistes vivants, des envolées confirmées...

La peinture géométrique de Mark GROTJAHN (1968) continue sur sa lancée en signant une belle performance avec les 3,65 m$ deUntitled (Red Butterfly II Yellow MARK GROTJAHN P-08 752) enregistrés chez Christie's, ce résultat doublant en à peine 6 mois les 1,8 m$ frappés pour « Untitled (Yellow Butterfly III) » lors des ventes printanières chez Sotheby's New York, le 9 mai 2012.

Toujours dans la mouvance géométrique-minimaliste, Wade GUYTON, qui depuis février 2011 enregistre onze adjudications entre 250 000 $ et 560 000 $, persiste et signe un nouveau record à hauteur de 650 000 $ pour Untilted , chez Sotheby's. Véritable star aux États-Unis, Wade Guyton a, depuis 2002, troqué son pinceau contre une imprimante jet d'encre, ce qui lui a plutôt réussi. Ses motifs et lettrages aux erreurs, coulures et autres défauts d'impression sont d'ailleurs, depuis le mois d'octobre 2012, au cœur d'une exposition personnelle au Whitney Museum of American Art de New York.

Les moins...

Christie's semblait bien partie pour signer un nouveau record avec l'œuvre Bait de Robert RAUSCHENBERG dont l'estimation promettait une enchère entre 7 m$ et 10 m$. De même style et de même époque que Overdive, son record frappé 13 m$ chez Sotheby's New York en 2008, elle n'a pas réussi à trouver preneur. Il semble que les amateurs aient moins d'appétit pour celui que l'on considère comme le père du Pop Art. Rauschenberg n'a d'ailleurs signé aucune enchère millionnaire depuis 2010.

Les "offres" se sont moins emballées que ces derniers mois autour des œuvres de Gerhard RICHTER. Néanmoins pas d'inquiétude, les six lots répartis entre les deux maisons de ventes ont tous trouvé preneur dans leur fourchette d'estimation.

Ces deux ventes historiques prouvent une fois de plus que peintures de qualité, artistes établis, de préférence américains et d'après-guerre, sont les maîtres mots récidivistes capables de porter les plus beaux records mondiaux. Ces sensationnelles performances prouvent que même l'ouragan Sandy et les élections américaines ne peuvent détourner l'attention des collectionneurs toujours plus friands du segment de marché après-guerre et contemporain. 

 

Le produit mondial des ventes aux enchères 2011 : 11,5 millards de dollars

Source ARTPRICE 

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ALAIN VERMONT

 


10/11/2012

Le Top 10 des Ventes au Moyen-Orient

Un vendredi sur deux, Artprice vous propose un classement d'adjudications par thème. Cette semaine : les dix plus belles enchères frappées au Moyen-Orient

Depuis 2005/2006, le marché de l'art au Moyen-Orient est au centre des attentions. Ses premiers balbutiements, d'abord centralisés à Dubaï, sont dès lors largement soutenus par les maisons de ventes occidentales, Christie's en tête. Les foires d'art fleurissent dans un même temps, avec Art Dubaï en précurseur qui organise sa première édition en 2006 et réussi rapidement à assoir une visibilité internationale. Tandis que le Moyen-Orient continue d'ancrer ses fondations dans le panorama du marché de l'art international, et ce malgré des hauts et des bas parfois radicaux, quelles sont les dix plus belles enchères frappées jusqu'alors dans la région ?



       Top 10 : Adjudications au Moyen-Orient

 

Rang

 Artiste

Adjudication

Oeuvre

Vente

1

Parviz TANAVOLI

2500000$

The wall (oh, persepolis) (1975)

30/04/2008 (Christie's DUBAI)

2

Mahmoud SAID

2200000$

The Whirling Dervishes (1929)

26/10/2010 (Christie's DUBAI)

3

Mahmoud SAID

2100000$

Les Chadoufs (1934)

27/04/2010 (Christie's DUBAI)

4

Charles Hossein ZENDEROUDI

1400000$

Tchaar-bagh (1981)

30/04/2008 (Christie's DUBAI)

5

Robert INDIANA

1000000$

Love (1966-1999)

30/04/2008 (Christie's DUBAI)

6

Mohammad EHSAI

1000000$

"He is the merciful" (2007)

30/04/2008 (Christie's DUBAI)

7

Farhad MOSHIRI

900000$

Eshgh (Love) (2007)

03/03/2008 (Bonhams DUBAI)

8

Parviz TANAVOLI

850000$

Poet And Cage (2008)

27/04/2010 (Christie's DUBAI)

9

Anish KAPOOR

810000$

Sans titre (2003)

18/03/2009 (Sotheby's DOHA)

10

Rameshwar BROOTA

800000$

«Numbers» (1979)

24/05/2006 (Christie's DUBAI)



L'année 2008 est la plus faste, comme le démontre la moitié des résultats de ce Top. Notons que sur ces cinq enchères 2008, quatre ont été signées lors de la vente du 30 avril chez Christie's Dubaï. Une vente de tous les records qui a permis à Christie's d'entrer dans l'histoire des enchères du Moyen-Orient en réalisant la meilleure vente pour une œuvre d'art cédée dans la région grâce aux 2,5 m$ atteints par The wall (oh, persepolis) de l'artiste iranien Parviz Tanavoli.



Dubaï et Doha


Quant aux huit résultats affichés pour Christie's Dubaï, ils confirment la place prépondérante de la maison de ventes au Moyen-Orient où elle organise deux vacations par an depuis mai 2006 (en avril et octobre). Rappelons qu'après Christie's, la maison anglaise Bonham's, d'ailleurs à l'origine de la 7ème place de ce classement, a également choisi Dubaï pour ses vacations débutées en 2008. Principale place de marché, Dubaï rassemble aujourd'hui encore ses principaux acteurs. Néanmoins la tendance évolue et s'étend de plus en plus vers le Qatar et Doha, sa capitale, où Sotheby's s'est stratégiquement implantée en 2009. Ambitieuse, Doha l'est avant tout pour s'inscrire comme un centre culturel fort sur l'échiquier mondial. Entendons par là que l'essor artistique de la capitale, menée par la fille de l'Emir, la jeune Sheikha Al Mayassa, concentre d'abord son énergie sur l'acquisition d'œuvres et la construction de musées.



Un marché en baisse de régime


Ce top expose la dégringolade de 2009 ainsi que la baisse de régime du marché, décelable depuis lors. L'année 2009 réussit tout de même à emporter une 9
ème place grâce à l'engouement créé par la première vacation de Sotheby's à Doha (le 13 mars) et à l'adjudication d'une sculpture Sans titre de la star de l'art contemporain d'origine indienne, Anish Kapoor, pour la coquette somme de 810 000 $ ! Après l'année 2008, c'est donc 2010 qui tire son épingle du jeu grâce aux ventes records de trois œuvres réalisées par deux artistes modernes originaires du Moyen-Orient : Mahmood Said (1897-1964) et Parviz Tanavoli (1937).



Des ventes d'artistes majoritairement locaux


Parmi les nationalités représentées, ce sont avant tout les pays de la région tels que l'Egypte (Mahmood Said) et l'Iran qui sortent grands vainqueurs, surtout l'Iran grâce à quatre artistes réunissant cinq des dix places de ce top : Parviz Tanavoli, Charles Hossein Di Zenderou, Mohammad Ehsai ainsi que le benjamin Fara Moshiri (né en 1963). De son coté, l'Inde n'est pas en reste grâce à l'artiste moderne Rameshwar Broota et à Anish Kapoor. Enfin, les États-Unis avec Robert Indiana sont timidement mais sûrement présents à la 5èmeplace.



Les artistes


Avec des ventes essentiellement réalisées à Dubaï aux Émirats Arabe Unis (30 lots mis en vente sur 52), le sculpteur iranien 
Parviz TANAVOLI enregistre à ce jour six adjudications au-delà de 200 000 $. Considéré comme le père fondateur de la sculpture moderne iranienne, ce n'est pas un hasard qu'il soit l'auteur depuis 2008 de la plus belle enchère jamais réalisée au Moyen-Orient grâce à l'adjudication par Christie's The wall (oh, persepolis). Mesurant 2 mètres de haut et recouverte de signes cunéiformes, cette tablette en bronze est un hommage rendu aux origines, celles des empereurs perses. Néanmoins, quelque 1,6 m$ séparent ce record de sa deuxième plus belle enchère, preuve que ce résultat reste encore exceptionnel. D'autant plus qu'en 2012, sa meilleure adjudication s'enregistrait à 50 000 $ pour la sculpture The Poet's Family II chez Christie's Dubaï, le 17 avril.

Les toiles de l'Égyptien Mahmoud SAID décédé en 1964, signent leur plus belle année en salles en 2010. Grâce aux vacations d'avril et d'octobre de Christie's, ses œuvres enregistrent deux records d'affilé qui leur ouvrent les 2ème et 3ème places de ce classement. L'huile sur toile les Chadoufs, une scène de vie égyptienne traditionnelle, ouvre le bal le 27 avril en trouvant preneur pour 2,1 m$ soit plus de 10 fois sont estimation haute (Christie's Dubaï) ! Puis c'est une deuxième toile de celui que l'on considère comme le fondateur de la peinture moderne égyptienne, The Whirling Dervishes, qui surenchérit une poignée de mois plus tard ce record grâce à une adjudication de 2,2 m$ chez Christie's Dubaï, le 26 octobre. Les peintures de Mahmoud Said n'ont pas signé de nouvelles enchères millionnaires depuis 2010.Les plus emblématiques trouvent néanmoins encore acquéreur à plusieurs centaines de milliers de dollars, à l'image de Pêcheurs à Rashid (Rosette) adjugée 680 000 $ le 23 octobre 2012 chez Christie's Dubaï.

Le marché de l'Iranien Charles Hossein ZENDEROUDI, en plein boom en 2007 et 2008, enregistre durant ces deux années 16 ventes entre 180 000 $ et 1,4 m$. Parmi elles, l'adjudication de l'huile sur toile Tchaar-bagh signe son record avec 1,4 m$ (Christie's Dubaï, 30 avril 2008). Actuellement, les résultats de ventes pour les calligraphiques gestuelles de l'artiste n'ont pas le même goût. En effet, parmi les 12 lots passés à l'encan ces douze derniers mois, la moitié ont été ravalés incluant les deux seuls lots proposés chez Christie's Dubaï. Les six autres lots ont tous été adjugés en Europe entre Paris, Londres et Amsterdam, et seule une toile a trouvé preneur au-delà de 100 000 $ : Faka + Lamlam, adjugée près de 124 000 $ chez Christie's Paris, le 31 mai 2012.

Le Pop Art de l'Américain Robert INDIANA a réussi à se frayer un chemin parmi les meilleures ventes réalisées au Moyen-Orient grâce à une sculpture de près de deux mètres par deux de son universel Love adjugée 1 m$ chez Christie's Dubaï, le 30 avril 2008. Malgré ce beau résultat ajouté à la vente de tous les lots passés à l'encan dans la région (six au total, vendus entre 2007 et 2008), les commissaire-priseurs réservent leurs pièces pour le marché occidental.

De même génération que Charles Hossein Zenderouri, son compatriote Mohammad EHSAI est lui aussi présent dans ce classement, à la 6ème place, grâce à l'huile sur toile He is the merciful cédée à 1 m$ chez Christie's Dubaï, le 30 avril 2008, soit la même vacation que celle où fut adjugée Tchaar-bagh de Charles Hossein Zenderouri à 1,4 m$. Le marché de ses toiles calligraphiques suit d'ailleurs peu ou prou le même cheminement que celui de Charles Hossein Zenderoudi avec quelques récents résultats à plus de 100 000 $ malgré une baisse de régime depuis 2009.

S'il n'est plus à présenter dans la catégorie art contemporain sur la place de marché internationale, le benjamin de ce top, l'Iranien Farhad MOSHIRI, doit sa plus belle enchère à la brillante Eshgh (love). C'est lors de la vente inaugurale de Bonhams à Dubaï le 3 mai 2008 qu'elle fut cédée à 900 000 $, soit plus de quatre fois son estimation haute. Ce résultat est jusqu'alors à part dans l'histoire des adjudications de Farhad Moshiri, sa seconde meilleure enchère culminant à 650 000 $, soit 250 000 $ en dessous de son record, établi avec les œuvres I love you until eternity, cedée chez Christie's Dubaï le 30 avril 2008, et 095TTV, adjugée chez Sotheby's Doha le 16 décembre 2010. Cependant la cote de l'artiste reste dynamique et enregistre ces douze derniers mois douze ventes au delà de 50 000 $ !

Aux 9ème et 10ème places de ce classement, l'Inde est à l'honneur avec la star du marché de l'art contemporain Anish KAPOOR, ainsi que l'artiste moderne Rameshwar BROOTA. Si l'adjudication à 810 000 $ de la sculpture-miroir Sans Titre est seulement la 26ème meilleure vente pour une œuvre d'Anish Kapoor, les 800 000 $ de l'huile sur toile Numbers de Rameshwar Broota correspondent eux au record de l'artiste. Numbers est un des deux lots de Rameshwar Broota mis à l'encan au Moyen-Orient. Son résultat record étonne de prime abord tant l'esthétisme et les thématiques politiques de cet artiste indien incontournable semblent loin des préférences des acheteurs issus du Moyen-Orient. Rappelons néanmoins que l'adjudication a été frappée lors de la première vente de la maison Christie's à Dubaï en 2006 et qu'en 2006 Dubaï, en enclave sûre et libérale, attirait aisément les indiens sur ses terres. Même si les deux artistes enregistrent une majorité de résultats en Occident, la cote d'Anish Kapoor est au beau fixe tandis que les résultats de vente de Rameshwar Broota ont baissé et ne dépassent pas les 200 000 $ depuis 2008.

En l'absence de résultats de 2011 et 2012, ce classement confirme la baisse de régime des ventes réalisées au Moyen-Orient. Il confirme également que depuis 2010 aucun lot n'a été frappé au-delà de 800 000 $. On est donc loin des records millionnaires régulièrement enregistrés dans les places fortes du marche de l'art, la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni...

Source ARTPRICE

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 ALAIN VERMONT

 

 

27/10/2012

Le QATAR, incontournable centre culturel

 

Artprice et Organ Museum Research, dans le cadre de son étude à paraître sur l'industrie muséale sur la période 2000/2012, indique qu'il s'est produit, sur cette période, plus de musées et de centres d'art contemporain dans le monde qu'au cours des 200 dernières années. La période 2012/2017 s'annonce encore supérieure, selon l'étude.

 

Dans le cadre de cette étude, Artprice et Organ Museum Research ont, entre autres, analysé longuement les pays prétendant à la première place en qualité d'industrie muséale.

En effet, en moins de 30 ans, le musée qui est né en Europe et principalement en France au 18ème siècle était réservé à une élite jusqu'en 1980. Dans sa première période, le musée échappe à toute logique économique pour se résumer à une mission de conservation sous le regard de l'institution publique. La véritable révolution viendra principalement des USA, avec notamment le Guggenheim, qui va transformer une mission étatique de conservation en une industrie du 21ème siècle qu'Artprice Organ Museum Research et son Président-fondateur, thierry Ehrmann, ont dénommé l'industrie muséale.

 

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Musée des Arts Islamiques

Cette longue étude, à paraître en début 2013, prend en compte plus de 90 000 musées et centres d'art contemporain, clients d'Artprice et permet ainsi d'affiner des chiffres et une situation jusque-là imprécise, notamment dans le domaine économique de l'industrie muséale qui devient à elle seule un véritable secteur économique pour le XXIème siècle. Jamais la demande n'a été aussi importante pour visiter les nouveaux musées, quelque soit le continent.

Cette analyse ne peut contourner le discours visionnaire de Malraux dans le Musée Imaginaire : « Le rôle des musées dans notre relation avec les œuvres d'art est si grand, que nous avons peine à penser qu'il n'en existe pas… et qu'il en existe chez nous depuis moins de deux siècles. Le XIXe siècle a vécu d'eux, nous en vivons encore et oublions qu'ils ont imposé aux spectateurs une relation toute nouvelle avec l'œuvre d'art. Ils ont contribué à délivrer de leur fonction les œuvres d'art qu'ils réunissaient ».

Dans le cadre de l'étude qui porte sur tous les continents, Artprice a notamment constaté, depuis plus de 18 mois, un nombre impressionnant de requêtes sur ses bases de données en provenance du Qatar, qui ambitionne clairement de devenir numéro un de l'industrie muséale. Ce nombre de requêtes ramené au nombre d'habitants du Qatar, soit 1 800 000 habitants, produit un ratio qui se construit par un nombre de requêtes par habitant qui est pratiquement 45 fois supérieur à un pays comme par exemple l'Allemagne.

Pour être simple, le Qatar, qui n'a même pas la taille d'une région allemande, produit au total un nombre de requêtes à peu près équivalent à l'Allemagne. Artprice a donc procédé à une enquête minutieuse dans le cadre d'une étude pour expliquer pourquoi et comment le Qatar arrive à de tels chiffres.

 

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Le Mathaf

Tout en respectant le principe absolu de confidentialité de ses nombreux abonnés Qataris, tant professionnels que collectionneurs, Artprice est en mesure d'indiquer certains paramètres qui mettent en lumière la phénoménale machine de guerre qui fait du Qatar, le nouveau "market maker" du marché de l'art. Il faut préciser que l'intégralité des institutions culturelles du Qatar sont des abonnés haut de gamme du groupe Artprice (Qatar Museum Autority, Mathaf Museum, M.I.A., Musée National du Qatar Q.M.A…. etc) ainsi que la quasi-totalité de la Famille Royale qui s'occupe du développement culturel.

Au regard des requêtes en provenance du Qatar, Artprice constate, d'une part, un nombre très impressionnant de requêtes par usager, d'autre part, des recherches sur la partie indices et outils d'analyses qui pèsent près de 50 % des consultations.

En temps normal, hormis les experts, les assureurs et les maisons de ventes, une consultation normale est de l'ordre de 80 % sur les résultats d'adjudication accompagnés de la photo de l'œuvre et l'ensemble des données relative à la vente, et de 20 % sur les outils indiciels permettant comme pour les marchés financiers de définir l'artiste avec toute une multitude d'indices.

Il est donc évident que des requêtes en provenance du Qatar qui sont, bien évidemment, parfaitement légales, démontrent sans ambiguïté selon Artprice qu'elle a affaire à des experts internationaux de très hauts niveaux qui sont à la recherche d'œuvres d'art, systématiquement au-delà de la barrière des 100 000 euros, avec de nombreuses enchères millionnaires.

 

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Musée National (Jean Nouvel)

De même, dans son enquête menant à une étude approfondie sur le Qatar, Artprice a pu constater des recherches très spécifiques sur des périodes, des courants ou sur des artistes avec une recherche particulière sur la nationalité.

De toute évidence, en respectant les règles déontologiques de la profession d'émetteur d'informations primaires, on peut aisément comprendre que le Qatar, à travers sa dizaine de musées, centres d'art contemporains et fondations, est en train d'effectuer un parcours sans faute, où il va chercher les meilleures pièces des artistes, notoirement et nommément connus, où la traçabilité de l'œuvre qu'il trouve sur Artprice, lui permettant grâce à ses moyens financiers très importants, de surenchérir systématiquement avec une marge, selon notre étude, de près de 40 à 45 % au-dessus de la cote établie.

Ce prix n'est pas anormal car il s'agit systématiquement, non seulement d'œuvres de qualité muséale, mais aussi d'œuvres appartenant à l'histoire de l'art. A ce titre, les 45% supérieurs à la cote ne sont pas une erreur de gestion mais entraînent à l'échelle mondiale le marché de l'art vers le haut sur les artistes payés au-dessus de leur cote.

On assiste donc à la construction de véritables collections qui sont en parfaite adéquation avec le marché de l'art du 21ème siècle, les pays émergents notamment la Chine et des valeurs sûres comme le post war américain.

Dans certains cas, Artprice constate que des collections entières, nord américaines et/ou européennes sont achetées de gré à gré ou aux enchères par différentes fondations culturelles Qataries pour accélérer leurs conquêtes du marché de l'art et s'établir définitivement comme une entité d'acteur incontournable avec des musées et des centres d'art contemporains qui peuvent rivaliser sans aucun problème avec leurs homologues américains ou européens.

 

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Dans le cadre de l'anecdote, on peut constater des recherches très importantes sur Richard Serra, Murakani, Koons et Damien Hirst, Louise Bourgeois, Rothko, et Paul Cézanne.

D'où l'achat de l'œuvre "Les joueurs de cartes" de Paul Cézanne de 250 millions de dollars qui représente la plus importante transaction jamais enregistrée sur le marché de l'art. Concernant cette acquisition, Artprice par les requêtes des autorités culturelles du Qatar peut confirmer à 99 % que la transaction a bien eu lieu. Artprice ayant aussi en abonnés professionnels tous les grands conseillers et commissaires d'expositions dont s'entoure le Qatar. Il est aussi bon de rappeler que le Qatar a tenté en vain de racheter Christie's et continue encore de chercher à acquérir une ou plusieurs maisons de ventes à caractère international.

Toujours dans les œuvres majeures, on peut, entre autres, constater que plusieurs mois avant la vente du cri d'Edvard Munch, les différentes entités, abonnés aux écrans professionnels d'Artprice, ont longuement étudié avec les outils indiciels et des recherches ultra ciblées tout le parcours des œuvres de Munch et sa biographie. Il en est de même pour Paul Cézanne et Richard Serra.

Après analyse de centaines de milliers de requêtes, l'ensemble des autorités culturelles Qataries ont une approche pragmatique mais pour autant visionnaire. La grande force du Qatar est la devise du Cheikh : "rien que le meilleur", ainsi que : "je ne me fis qu'aux chefs d'œuvres". Ce qui est intéressant de constater, c'est que les autorités du Qatar font preuve d'audace dans le choix des artistes, modernisent leur pays, font parler d'eux de manière mondiale ou indiscutablement, ils vont être dans le trio de tête si ce n'est même être le numéro un en 2013. Une hypothèse qui se confirme de jour en jour comme désormais une quasi-certitude.

Pour autant, elles préservent la culture Islamiste sachant qu'au Qatar, l'Islam est la religion d'état. Elles ont aussi conscience qu'il est nécessaire d'imposer une pédagogie aux Qataris et aux visiteurs en général avec, selon notre analyse sur leurs requêtes sur Artprice, l’influence indéniable de certains mouvements artistiques comme l’impressionnisme ou le cubisme, et une certaine influence européenne en général.

Ils ont, toujours selon notre étude sur leurs requêtes, longuement étudié les sculptures monumentales et la sélection de Richard Serra, par son œuvre majeure, 7, tour d'acier brut de 24 mètres de haut située dans le MIA Park, est l'aboutissement d'une sélection impitoyable parmi les grands sculpteurs. De même, après avoir analysé des strates entières des artistes contemporains chinois, ils ont retenu les seuls artistes chinois dont le rayonnement est réellement mondial, comme le Chinois Cai Guo-Qiang ou le Franco-chinois Yan Pei Ming.

Comme par hasard, le Musée Arabe d'Art Contemporain de Doha (Mathaf, signifiant musée en langue arabe) a accueilli en 2012, le Chinois Cai Guo-Qiang avec «Homecoming», une installation composée de 62 rochers.

Par ailleurs, toujours dans cette étude, une analyse très méticuleuse porte sur les artistes du Proche et Moyen Orient et Maghreb, en sélectionnant les meilleurs d'entre eux, comme par exemple le Français d'origine algérienne Kader Attia, le Syrien Adel Abidine, Khalil Rabah, l'Irakien Dia Azzawi, le Marocain Farid Belkahia, l'Egyptien Ahmed Nouar, Walid Raad, Ghada Amer, Mounir Fatmi ou Zineb Sedira.

Il ressort enfin de l'étude d'Artprice sur le Qatar que les expositions du Mathaf sont entrain de mettre en place l'invention in vitro d'une véritable culture plastique de la nation arabe. Le choix s'avère pertinent car ces jeunes artistes arabes, qui sont présents en Europe et parfois en Amérique du Nord, ont des cotes très solides et progressent de manière spectaculaire, par le soutien que leur amènent les autorités Qataries lors des ventes aux enchères.

Toujours dans l'étude d'Artprice sur les requêtes du Qatar, ces derniers n'hésitent pas, selon nos requêtes sur les bases de données Artprice, à analyser des collections entières, comme notamment la collection Sonnabend où, plusieurs mois avant l'achat, ils ont scanné l'intégralité des œuvres et des artistes constituant la collection Sonnabend. Il en est de même sur la dation de Claude Berri au Centre Pompidou à Paris.

Cette pratique, loin d'être critiquable, a fait toute la force de l'Amérique du Nord, depuis les années 50. L'ensemble de ces dispositions, cité dans l'étude Artprice, sur les requêtes effectuées par les autorités cultures Qataries, mène le Qatar et Doha sa capitale, comme un des hot spot de l'art contemporain, voire la capitale mondiale de l'art. Les jeux se jouent donc actuellement entre la Chine et le Qatar et Abu Dhabi.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

17/10/2012

Vik MUNIZ, l'inventeur de la création artistico-culinaire

Vik Muniz – L'illusionniste 

Depuis une vingtaine d'années, ses reproductions de chefs-d'œuvre de l'art à l'aide de confiture, chocolat, confettis, diamants, ordures et autres étonnantes substances ne cessent de questionner la nature de la représentation et de fasciner les collectionneurs du monde entier.

Le parcours de Vik MUNIZ n'est pas sans rappeler certains récits de vies providentielles. Il s'avère aussi proche des scenarii véhiculés par les fameuses telenovelas brésiliennes. Né en 1961 dans une famille très modeste de São Paulo, Vik Muniz n'est pas fait pour l'école. Mauvais élève, il a cependant un autre talent : le dessin. A l'âge de 14 ans, il gagne une bourse pour suivre des cours du soir de dessin, acquiert une solide formation académique et se découvre une fascination pour les chefs-d'œuvre de l'histoire de l'art. Passionné par l'optique, il étudie nombre d'ouvrages scientifiques sur la perception et la psychologie visuelle, entame ensuite une carrière dans la publicité, milieu ô combien centré sur le pouvoir des images et leur manipulation.

 

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Freud en "Chocolat"

Finalement, le hasard d'une situation périlleuse met sa bonne étoile à l'épreuve. Témoin d'une bagarre, il reçoit un coup de couteau qui lui sera salutaire : grâce à la somme qu'il perçoit du coupable, il s'expatrie aux États-Unis. Son aller simple en poche, il atterrit à Chicago en 1984 et s'installe deux ans plus tard à New York, en plein âge d'or culturel. Témoin de l'effervescence artistique américaine - en total décalage avec son pays natal en pleine dictature militaire - le déracinement choisi par Vik Muniz lui ouvre les portes d'une belle carrière artistique.

 

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Che Guevara en "Confiture"



Jeux de matières


Dès la fin des années 80, il gagne en notoriété grâce à sa série 
Memory Renderings dont le point de départ est un bestseller américain,The Best of Life, qui recense les images iconiques publiées par le magazine Life entre 1936 et 1972. Suite à la perte de l'ouvrage, Vik Muniz se met en tête de redessiner ses images favorites de mémoire. Sa méthode de travail se met alors en route : une fois son dessin achevé, il le photographie et floute légèrement l'image afin d'en effacer le trait, rendant invisible la trace de son geste. Cette série jusque-là peu représentée aux enchères (seulement 6 résultats depuis 1990), affiche un sommet d'adjudication de 13 000 $ pour Memory Rendering of 3-D Screening (Christie's New York, le 25 avril 2006. Meilleure adjudication pour un tirage unique), tandis que les portfolios s'échangent depuis 2009 autour de 100 000 $. Grâce à son processus, Vik Muniz systématise très vite une genèse commune à ses œuvres : celle de reconstruire des archétypes de l'histoire de l'art ou de la mémoire collective à partir de substances éphémères, instables, qu'il pérennise en les photographiant. Emblème de sa créativité sans borne, chaque série se concentre sur une catégorie de matière première : du sirop de chocolat pour la fameuse Picture of Chocolate, échantillons de chartes pantone (Picture of Color), rondelles de papier poinçonnées dans des magazines (Picture of Magazines), diamants (Picture of Diamonds), matériaux recyclés (Picture of Junk), pigments (Picture of Pigments)... pour ne citer que les plus emblématiques. L'alchimie de ses œuvres demeure dans ce savant mélange où le banal se transforme en art.

 

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La Mort de Marat en "Déchets et Poussière"



Un marché constant

 
Depuis 1989, Vik Muniz expose dans le monde entier et de prestigieuses institutions l'ont mis à l'honneur lors d'expositions personnelles, que ce soit à New York, São Paulo, Houston, Rome, Madrid... Son talent n'a pas échappé à la place de marché anglo-saxonne qui fait figure de référence pour les ventes sud-américaines, et enregistrait déjà en 1999 une adjudication de 40 000 $ pour un
portfolio issu de sa série The Best of Life (Christie's New York, le 5 octobre). L'année suivante, il signait une enchère de 28 000 $ avec un tirage unique de la série Picture of Chocolate représentant Jackson POLLOCK peignant (Action Photo, Christie's New York, 12 octobre 2000). Son indice des prix augmente dans la foulée de 286 % par rapport à 1999. En 2001, il représente le Brésil à la 49ème Biennale de Venise : la demande explose pour ses œuvres et Christie's frappe un record à 64 000 $ avec un portfolio de sa série Sugar Children(New York, le 19 novembre 2001). 
La popularité de certaines séries rythme l'évolution de ses meilleures enchères : 
Picture of Chocolate, Picture of Blood, Picture of Diamonds et Picture of Pigments arrivent régulièrement en tête pour les ventes de tirage seul. Quant aux portfolios : The Best of Life et Sugar Children atteignent le haut de l'affiche.

 

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Sarah Bernhardt en "Jouets"

Pour exemple, en 2007 le portfolio de la série Sugar Children détrône son propre record de 2001 et trouve preneur pour 140 000 $ (Sotheby's New York, le 16 mai) ; en 2008 Marylin from picture of Diamonds frôle ce nouveau record avec une adjudication à 130 000 $ puis, en 2009, l'œuvre Bloody Marylin (2001) devient sa plus belle enchère avec 220 000 $ (Sotheby's New York, le 12 novembre) et tient son record depuis. Ce n'est pas un hasard si, sur le podium des meilleures ventes 2011 pour un artiste contemporain brésilien, Vik Muniz accède à la 4ème place et ce grâce à la vente de Elizabeth Taylor (From Picture of Diamonds) pour 175 000 $ (Sotheby's New York, le 11 décembre 2011).

 
Présent depuis 2008 dans le Top 500 des artistes classés par chiffres d'affaires, la vente de ses œuvres a généré en 2011 plus de 3,2 m$. Artiste incontournable et populaire, seuls 20 % de ses œuvres sont accessibles à moins de 6 000 $. Actuellement, il faut compter une mise minimum de 3 200 à 6 000 $ pour acquérir une œuvre originale de Vik Muniz. Néanmoins, cette fourchette de prix correspond presque exclusivement à des tirages de sa série ancienne 
Picture of Wire (images créées avec du fil de fer, 1994-1995). Convoiter une autre série nécessite dès lors un investissement de plus de 6 000 $, sachant que les œuvres plus emblématiques s'échangent généralement au-delà de 15 000 $.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

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03/10/2012

MUNCH, après le "zénith financier" du Cri, une peinture à découvrir ou à revisiter

 

Munch disait :
"Je ne peins pas ce que je vois, mais ce que j'ai vu. Je peins et je pense dans le présent. Je vis dans le passé et dans le futur."
 

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Edvard Munch – De la disgrâce à l'adoubement 

Pionnier de l'expressionnisme, Munch n'a eu de cesse d'influencer l'art et de fasciner. Peintre de l'âme, des émotions, il impose aujourd'hui encore sa révolution en bouleversant le marché de l'art en 2012. Né à Oslo en 1863, Edvard MUNCH est issu d'une famille de 5 enfants, nourrie par les revenus modestes de son père médecin militaire. L'histoire tourmentée de sa famille s'associe fatalement aux impressions de maladie, de mort et de tristesse qui émanent de ses œuvres.

 

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Sa mère meurt de tuberculose alors qu'il n'a que 5 ans. Moins de 10 ans après le décès de sa mère, sa sœur aînée Sophie succombe de phtisie (forme de tuberculose) puis une plus jeune sœur est diagnostiquée comme souffrant de mélancolie (terme utilisé à l'époque pour parler de dépression). Quelques années plus tard, Edvard débute des études d'ingénieur. Victime de fréquentes dépressions, il interrompt ses études et décide de devenir peintre. Il entre alors à la Royal School of Art and Design et commence, 4 ans plus tard, en 1885, à composer la première version de The sick child. Il retravaillera tout au long de sa vie cette œuvre dont le sujet renvoie au décès de sa sœur Sophie.

 

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Les nombreuses tragédies entourant son enfance seront malheureusement relayées par de nouveaux drames dans sa vie d'adulte. Pour illustrer les tourments de son histoire personnelle, les forces primitives de ses visions intérieures, Edvard Munch choisit la force de l'image synthétique au dépend de la vraisemblance du sujet représenté. De ses névroses naît une nouvelle voie picturale efficace qui consiste à réduire ce qu'il a vu (et non ce qu'il voit) et à reconstruire ses souvenirs sous des formes simplifiées.

Cette impression d'instantané vaudra à ses œuvres d'être maintes fois jugées « inachevées » et « laides ». De nombreux scandales et dédains de la presse et du public entourent sa carrière. Un des premiers éclate lors de l'exposition d’Automne de Kristiania (Oslo) où il présente pour la première fois une version de The silk child.

Une des six versions peintes de cette œuvre majeure, qui marque une coupure définitive de l'artiste avec le réalisme, appartient à juste titre aux collections de la Tate Gallery à Londres. Aucune version peinte n'est à ce jour passée en vente. Néanmoins la moindre estampe rehaussée d'époque trouve aisément preneur à plus de 100 000 $, à l'exemple de la plus récemment mise en vente, The Sick Child I, frappée à plus de 135 000 $ (Grev Wedels Plass, Oslo, le 28 novembre 2011).

 

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Des gravures pour le marché haut de gamme


Peintre, dessinateur mais aussi graveur, il existe dans l'œuvre de Edvard Munch plusieurs apports fondamentaux pour l'art du XXème. Celui de la reproductibilité en est un. Cette reproductibilité est intimement liée à son obsession de travailler et retravailler les mêmes thèmes : femme vampire, enfant malade, adolescence, personnages sur un pont. Il multiplie les copies comme s'il espérait exorciser l'ennemi intérieur qui donnera naissance au célèbre 
Cri. Pour un même sujet, il passe d'un format à un autre, d'une technique et d'un style à un autre. Au fur et à mesure, ses œuvres s'orientent vers un rendu pictural toujours plus coloré, plus gestuel et à l'exécution toujours plus dépouillée.

Il s'agit pour Edvard Munch de poursuivre l'exploration d'un motif, de le répéter pour mieux l'expérimenter. La gravure sur bois, qu'il pratique dès 1896, devient ainsi un médium pertinent. D'autant plus qu'elle permet des noirs profonds, des stries, des frontières abruptes entre les noirs et les blancs tout en gardant la justesse du trait. De nombreuses peintures sont reprises dans des œuvres lithographiques, dont le marché haut de gamme s'explique par l'individualisation de chaque tirage qu'il retouche à l'aquarelle, à l'encre ou encore au crayon. Son marché compte ainsi à ce jour 289 estampes ayant trouvé preneurs au-delà de 60 000 $. Deux versions lithographiques de Madonna et Vampire II ont ainsi été adjugées à plus de 1,5 m$ (1,65 m$ pour Madonna et 2,16 m$ pour Vampire II).

 

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Le prix d'une icône moderne

Entre 2011 et 2012, la rétrospective itinérante L'oeil Moderne, n'a sans doute pas été étrangère au regain d'intérêt des collectionneurs qui s'est illustré par une augmentation de 159% de son indice des prix (entre janvier 2011 et janvier 2012). Ce sont essentiellement les œuvres des années 1890/1900 qui sont les plus recherchées et correspondent aux meilleurs résultats de ventes de l'artiste. Longtemps méprisé comme peintre, Edvard Munch fut encore plus longtemps ignoré comme auteur d'estampes.

Il en réalisa pourtant des milliers. Ce n'est donc pas un hasard si sur 2 098 lots passés en ventes, 1 855 correspondent à des œuvres lithographiques. Si peu de peintures ont été frappées aux enchères (142 depuis 1986), cela s'explique en partie par le lègue, à sa mort, de toutes ses œuvres à la ville d'Oslo (d'où le musée Munch). Edvard Munch a eu une carrière prolifique. Néanmoins la rareté des acquisitions privées de son vivant a logiquement amplifié la rareté des œuvres disponibles sur le second marché. Entre 2011 et 2012, pour espérer s'offrir une huile sur toile il fallait compter un minimum d'investissement de 1,5 m$ pour des œuvres plus où moins fortes.

 

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Les estimations élevées et la qualité aléatoire des toiles expliquent le nombre important d'œuvres régulièrement ravalées (en 2011 et 2012 cinq toiles sur onze sont restées invendues). Lorsqu'une version au pastel de l'emblématique Cri (The scream) datée de 1895 est proposée aux enchères, elle ne peut qu'attirer les collectionneurs les plus puissants du monde. Seule des quatre versions à figurer encore entre les mains de collectionneurs privés, elle est estimée à plus de 75 m$ par l'heureuse maison de vente Sotheby's et c'est à 107 m$ que le marteau s'arrête de frapper le 2 mai 2012 ! Cette adjudication historique, en plus de détrôner celle à 95 m$ du Nude, Green Leaves and Bust de Pablo PICASSO(record depuis le 4 mai 2010, Christie's New York) a bouleversé la hiérarchie des genres en attribuant à un dessin la place tant convoitée de l'œuvre la plus chère au monde.

 

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Après un tel record sur la 1ère moitié de l'année 2012, quelle autre icône de l'art sera susceptible d'emmener les enchères encore plus haut ? 

Source Arprice

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ALAIN VERMONT

 

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25/09/2012

Le Street Art ou la fièvre de la création-imagination

Artistes Street Art de moins de 40 ans [août 12]

Le mouvement Street art est né dans les rues de New York au début des années 70. Il devient rapidement un phénomène mondial et explose au début des années 80 grâce au talent du jeune Jean-Michel BASQUIAT. C'est alors sous le pseudo de SAMO (same old shit) qu'il inonde de ses tags les rues de New York. Puis, quelques artistes vont l'importer à l'exemple du jeune Franco-américain BANDO pour la France. Le mouvement est lancé, colossal, il ne cesse de s'amplifier. Des générations d'artistes s'enchaînent laissant chacune leurs traces, leur histoire dans les rues, jusqu'à rejoindre les cimaises des musées et galeries.

En dehors du présupposé intérêt financier entraînant le Street art à sortir de la rue, il y a aussi la réalité que certains, las de voir leurs tags détruits et leurs œuvres vandalisées, aient eu envie de passer à des supports durables. Pour certains de ces véritables artistes, les murs blancs d'une galerie ou d'un musée sont aussi tout simplement une étape logique. Ainsi, plus de 40 ans après sa naissance à New York, le Street art a plus que largement franchi les portes des musées, des galeries et des salles de ventes où de nombreux records ont été frappés.


Face à cette scène d'une extraordinaire vitalité où en est la relève ? Quelles enchères ont marqué ces 12 derniers mois ?

Top 10 : Street Art, les plus belles enchères des artistes de moins de 40 ans

Rang

Artiste

Adjudication

Oeuvre

Vente

1

BANKSY

345730$

Fetish Lady (2006)

15/02/2012 (Christie's LONDON)

2

BANKSY

217994$

Girl and Balloon ()

27/06/2012 (Sotheby's LONDON)

3

BANKSY

212382$

Bronze Rat (2006)

14/10/2011 (Sotheby's LONDON)

4

BANKSY

189948$

Bird and Grenade (2002)

14/09/2011 (Christie's LONDON)

5

KAWS

155000$

"KAWSBOB ENTERS THE STRANGE FOREST" (2011)

09/11/2011 (Christie's NY)

6

BANKSY

135719$

Painting for a Sound System Lorry (1998)

28/03/2012 (Christie's LONDON)

7

BANKSY

125640$

Monkey Detonator (2000)

21/09/2011 (Bonhams LONDON)

8

BANKSY

125856$

Bullet Proof David (2006)

14/10/2011 (Sotheby's LONDON)

9

BANKSY

114631$

Love is in the Air (2002)

29/03/2012 (Bonhams LONDON)

10

BANKSY

109914$

Bronze Rat (2006)

16/02/2012 (Sotheby's LONDON)



Le résultat du Top 10 des meilleures adjudications pour un artiste de moins de 40 ans évoque sans embarras l'écrasante domination de BANKSY. Il mène la danse et impose une entrée dans le Top grâce à un prix au marteau dépassant les 100 000 $. Seul rescapé de ces résultats haut perchés, KAWS réussit à se faufiler à la 5ème place grâce à son nouveau record de vente.

Icône de la jeune génération Street art, Banksy est aussi l'artiste de moins de 40 ans le mieux vendu dans son pays et dans le monde. Artiste anonyme dont on ne connaît ni le visage ni le nom, il serait né à Bristol en Grande-Bretagne en 1974. En 10 ans, il a inondé de ses interventions urbaines (pochoirs, tags ou autres aphorismes) les murs de Paris, Dakar, Londres, New-York, Bombay... en bref du monde entier ! En bon agitateur social, il a en 2004, par exemple, imprimé une large quantité de faux billets de 10 £ à l'effigie de la princesse Diana à la place de la traditionnelle reine d'Angleterre et transformé la mention « Bank of England » en « Banksy of England ». Artiste facétieux, il prône une vision déformante intéressante pour le monde de l'art. Dans son récent film Exit through the Gift Shop (Faites le mur), on suit le parcours d'un certain MR BRAINWASH qui explose dans le cercle de l'art contemporain en détournant les recettes du Street Art et du Pop Art ! Ses infractions urbaines entre poésie et humour corrosif ont su rapidement se faire une place de choix dans le monde de l'art. Banksy entre en salles des ventes en 2005 : Bonhams et Sotheby's vendent alors 4 œuvres dont la toile Mother and Childqui double son estimation haute en partant pour 6 000 £ (près de 10 000 $, Sotheby's Londres, le 25 octobre 2005). Le phénomène Banksy est en route, porté à la fois par un extraordinaire engouement populaire et médiatique, notamment après ses pochoirs sur le mur des territoires occupés à Ramallah (2005).

 

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JO de Londres - 670cm x 530 cm

Des collectionneurs-stars achètent, à l'instar de Christina Aguilera, Angelina Jolie et Brad Pitt, enflammant sa cote en 2006, puis Sotheby's l'intègre pour la première fois à une vente new-yorkaise en février 2008. Le marché de l'art contemporain est à l'époque au plus fort et l'œuvre présentée, Keep it spotless, dépasse le million (1,7 m$ soit 1,16 m€). En 2012, son marché ne s'est toujours pas endormi. Pour preuve il emporte 9 places de ce classement grâce à des résultats compris entre les 109 000 $ de Bronze Rat (Sotheby's Londres, le 16 février 2012) et les près de 346 000 $ de Fetish Lady (15 février 2012, Christie's Londres). Au Jeux Olympiques de l'art, Banksy est de loin médaille d'or !

De son vrai nom Brian Donelly, Kaws est né à New York en 1974. Sa collaboration avec les Studios Disney est déterminante dans la construction de son style qui, entre précision du trait et couleurs en aplats, rappelle sans équivoque le monde du dessin animé. De nombreux éléments symboliques du célèbre studio d'animation se retrouvent dans ses œuvres à l'image du corps de Mickey ou encore des mains/gants blanches typiques de l'imagerie Disney ! Avec des moyens de production à grande échelle, Kaws décline t-shirts, sérigraphies et œuvres originales entre Art Toys et Pop Art de son bestiaire rempli de personnages récurrents : Chum, Accomplice, Companion, Bendy, Companion 5 Years Later, OF Dissected 5YL, JPP. Celui que certains appellent le Murakami américain ne pouvait trouver meilleure galerie que celle de Perrotin pour le défendre. Et en 2012, la galerie compte bien continuer à surfer sur le succès de l'artiste. Après une présentation très médiatisée à Hong Kong lors de l'ouverture du nouvel espace de la galerie, Perrotin enchaînera avec une exposition à Paris en novembre prochain.

 

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Bob l'Eponge

L'invasion est lancée, l'artiste devrait faire parler de lui ces prochains mois. Kaws entre en salles en 2008, année de sa première exposition chez Perrotin, et signe déjà 13 adjudications. Jusqu'en 2009, il ne dépasse que rarement les 3 000 $, sa plus belle enchère récompensant une estampe est tout de même frappée à 10 000 $ (Running Chum, Phillips de Pury & Company, Londres, le 25 avril 2009). En 2010, il franchit le seuil des 10 000 $ grâce à Thirteen Works: Untitled adjugé 15 600 $ le 13 février (Phillips de Pury & Company). Avec des résultats jusque-là en dents de scie, il fait une entrée fracassante dans ce Top grâce à la vente pour 155 000 $ de l'acrylique sur toile KAWSBOB ENTERS THE STRANGE FOREST (le 9 novembre 2011, Christie's Londres). Hybridation entre une fleur de Murakami et la tête de Bob l'éponge, KAWSBOB ENTERS THE STRANGE FOREST est de loin le record de l'artiste en dépassant presque de 10 fois le précédent, frappé à plus de 17 000 $ en octobre 2010 (Phillips de Pury & Company, Londres). Néanmoins, ce résultat reste pour le moment un cas isolé. Les enchères à venir nous en diront plus sur une possible envolée de sa cote.

Loin de s'essouffler, la Banksy mania laisse encore peu de place aux autres artistes. Il faudra viser haut et juste, entre projets médiatiques et discours percutants pour pouvoir détrôner l'anonyme le plus célèbre du monde. Loin des assertions pertinentes et de l'humour corrosif de Banksy, Kaws peut néanmoins compter sur le soutien d'un mastodonte tel que Perrotin pour enflammer ses enchères. Un peu plus loin dans les classements, les récents beaux résultats des Brésiliens OS GEMEOS, de l'Américain José PARLA, du Français Antoine GAMARD ou encore des Anglais CYCLOPS et SWOON sont à suivre de près ! Mais n'oublions pas les plus jeunes tels que NUNCA (1983) ou VHILS (1987) qui débutent en salles... 

Source ARTPRICE 

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 ALAIN VERMONT

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21/09/2012

Quand le Monde de l'Art se gausse des Marchés Financiers....

La vente du tableau Le Cri, d' Edvard Munch, en mai dernier (120 millions de dollars frais compris-92 millions d'euros-112 millions de FS), prouve une fois encore que le Marché de l'Art, marché ô combien peu attentif aux  dérives incessantes du Monde Financier, demeure toujours une nébuleuse invisible à l'oeil nu, mais faut-il s'en étonner dès lors que les acheteurs au prix fort de ces œuvres d'art réputées exceptionnelles, sont le plus souvent ceux-là mêmes qui  officient  dans la sphère financière, avec les conséquences que l'on sait aujourd'hui...

Le Cri.jpg

Concernant ce tableau de 0,47 M2 de surface, il est aisé de comprendre pourquoi cette si petite surface dessinée, et vendue aussi cher, donne le vertige à nombre d'observateurs, et provoque ici et là la vindicte des « masses laborieuses ».

En effet, le ratio au centimètre carré de ce pastel est tout simplement stupéfiant ! Car projeté dans le marché immobilier de Genève par exemple, ce ratio voudrait dire qu'un appartement de 100 mètres carrés, le plus luxueux soit-il, coûterait la modique somme de 25 531 914 893 de dollars !

Les cimes financières absconses qui agitent le Marché de l'Art depuis déjà de nombreuses années induisent des questions sans réelles réponses, car seules des supputations, parfois fantaisistes, tentent d'expliquer l'inexplicable à vrai dire.

Selon le Wall Street Journal, l'acquéreur de l'œuvre de Munch, la plus chère jamais vendue aux enchères, serait l'homme d'affaires américain Leon Black.

Le mystérieux acquéreur du Cri, du peintre norvégien Edvard Munch, adjugé près de 120 millions de dollars par Sotheby's, à New York, en mai dernier, serait le milliardaire américain Leon Black, croit savoir le Wall Street Journal, qui lui consacre un long article dans son édition de mercredi, citant «plusieurs personnes proches».

 

Leon Black, 60 ans, est le fondateur et membre principal du fonds d'investissement américain Apollo Management. Sa fortune personnelle, estimée à 3,4 milliards de dollars, le classe au 330e rang de la liste des personnalités les plus riches, selon le magazine Forbes . Habitant un vaste appartement sur Central Park, Leon Black appartient au conseil d'administration du Metropolitan Museum et du Musée d'Art Moderne de New York. C'est un collectionneur réputé, grand amateur d'art chinois mais aussi de tableaux modernes du début du siècle dernier.

 

«Sa collection, d'une valeur de 750 millions de dollars, comprend des dessins de Van Gogh et de Raphaël, des aquarelles de Turner, des peintures cubistes de Pablo Picasso et des bronzes de Chine», détaille le quotidien américain. Puis, comme si une acquisition en justifiait une autre, il ajoute: «Il y a trois ans, M. Black a déboursé 47,6 millions de dollars pour un fusain de Raphaël, Tête d'une muse, vendu chez Christie's». S'en suit l'histoire des origines de son goût pour l'art, qui lui vient de sa mère. Ses liens avec les artistes et ses principaux achats avec son épouse, Debra. Ses débuts de collectionneur aussi, à l'adolescence, tapissant son mur «d'œuvres de Daumier, Seurat, Cézanne, Van Gogh».

 

En recoupant des témoignages de marchands et d'amis, le Wall Street Journal voit en l'achat du Cri le cheminement d'un œil. L'hypothèse est plausible, de l'avis de connaisseurs. Mais la société Sotheby's n'infirme ni ne confirme: «Pour nous, c'est un acheteur anonyme». Chaque vente record s'accompagne de son lot d'acquéreurs potentiels. Il faut dire qu'à ce niveau-là de prix, ils ne sont guère nombreux.

Depuis cette soirée mémorable, où en douze petites minutes ce pastel sur carton de 1895, seule des quatre versions du Cri encore en mains privées, est devenu l'œuvre la plus chère jamais vendue sous le marteau, le monde de l'art fantasme.

Le silence est d'or

Quel acheteur est capable de mettre autant d'argent pour une «simple» œuvre de papier? En mai, dans la salle comble et électrisée se murmurait un nom, Paul Allen, cofondateur de Microsoft, 57e fortune mondiale en 2011 et habitué des enchères (nos éditions du 4 mai). Les médias s'étaient chargés de propager la rumeur, arguant que cette vacation avait été réalisée par l'intermédiaire de Charlie Moffett, un spécialiste de Sotheby's représentant surtout les acheteurs américains. Puis, d'autres noms avaient circulé: le financier américano-ukrainien Leonard Blavatnik, la famille royale du Qatar, qui a acheté les Joueurs de cartes de Cézanne à l'armateur grec Georges Embiricos en 2011, pour 250 millions de dollars…

Paul Allen s'est fendu d'un démenti dans la presse. C'est le seul. Dans ce monde discret, le silence est d'or. Pour l'heure, Leon Black n'a d'ailleurs pas réagi. Mais le Wall Street Journal, sûr de son fait, est déjà passé à la question suivante. «À présent, le nouveau sujet de conversation est de savoir si le tableau sera montré. Car on ignore si M. Black a l'intention de l'exposer.»

 

Suite....

Une version du célèbre tableau sera présentée au MoMA, à partir du 24 octobre.

L'une des quatre versions du Cri d'Edvard Munch sera exposée au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, pour six mois, à partir du 24 octobre, a-t-on appris mardi, auprès du musée. L'œuvre a été prêtée par son acquéreur, dont l'identité demeure un mystère. Le nom du financier new-yorkais Leon Black a été évoqué, mais n'a jamais été confirmé.

Ce pastel, réalisé par le peintre norvégien en 1895, avait été acheté le 2 mai dernier lors d'une vente aux enchères spectaculaire chez Sotheby's, à New York. La vente n'avait duré que douze minutes, le prix augmentant de plusieurs millions de dollars par minute, pour finalement culminer à 119,9 millions de dollars. Estimé au départ à 80 millions de dollars, le tableau est ainsi devenu l'œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères.

La sécurité du MoMA renforcée

Des quatre versions du Cri, cette toile est la seule à avoir été entre les mains de collectionneurs privés. Avant d'être vendue chez Sotheby's, elle appartenait au milliardaire norvégien Peter Olsen. Les trois autres toiles sont toutes exposées en Norvège, au Musée d'Oslo, à la Galerie nationale d'Oslo et au Musée Munch.

Cette version prochainement exposée à New York est la plus colorée des quatre, présentant une figure humaine torturée sous un ciel jaune-orange éclatant. Une image universellement reconnue, comme un symbole de la peur et de l'angoisse.

Pour l'occasion, la sécurité du MoMA sera renforcée, des versions de l'œuvre ayant fait l'objet de vols en 1994 puis en 2004, en Norvège. LeCri sera exposé aux côtés de plusieurs autres dessins de Munch réalisés à la même période, a précisé le musée.

Source Le Figaro 19/09/2012

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ALAIN VERMONT

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15/09/2012

Edward Hopper au Grand Palais - Cote Arthur Boyd

Rétrospective Edward Hopper au Grand Palais

 
Du 10 octobre au 28 janvier prochains, les peintures d'
Edward HOPPER seront exposées au Grand Palais (Paris). De ses peintures précoces aux oeuvres fascinantes de la maturité, 160 toiles retracent chronologiquement la carrière d'un artiste incontournable. Son Amérique fantasmée flotte entre romantisme et réalisme, inspirant au spectateur les interprétations les plus diverses.

 

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Ce sont d'ailleurs les Etats-Unis qui accueillent 96% de ses transactions (générant 99% de son chiffre d'affaires) depuis une quinzaine d'années. Avec seulement seize toiles passées à l'encan en plus de vingt ans, l'artiste offre des records qui donnent le vertige : Hotel Window (1955) s'arrache pour 24 m$ chez Sotheby's New-York le 29 novembre 2006, suivie par Chair Car (1965) adjugée à 12,5 m$ (Christie's New York, 11 mai 2005).

Ses toiles, plus souvent croisées dans les musées qu'en salles des ventes, déchaînent les passions lorsqu'elles changent d'heureux propriétaire. Les amateurs au porte-feuille moins garni pourront tout de même enrichir leur collection avec une estampe ou un dessin au crayon, puisque 30% des lots sont adjugés pour moins de 10 000 $.

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Nouveau record d'adjudication pour l'artiste australien Arthur Boyd

 
Lors de la vente organisée par Sotheby's à Melbourne le 14 août 2012, 
Arthur BOYD a enregistré un nouveau record d'adjudication. Bride Running Away, une de ses pièces maîtresses, a flirté avec le million et demi de dollars.


Né au cœur d'une véritable dynastie artistique, Arthur Boyd a appris à peindre dès sa plus tendre enfance. Il n'a donc pas eu besoin d'école d'art pour gagner la considération de ses pairs dès les années 70 .

 

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Ce sont ses séries Half-Caste Bride, Metamorphosis et Nebuchadnezzar qui le firent connaître. Très sombres, elles évoquent la difficulté de la condition humaine et soulèvent des questions sur les inégalités sociales. 
Les peintures de la fin des années 50 issues de sa série 
Half-Caste Bride sont rares sur le marché et prisées.

Elles sont donc de plus en plus chères : pour exemple, la toile Bride in the Moonlight, ravalée en août 2008, a été adjugée à plus de 273 500 $ en mars 2010 (Menzies Art Brands , Kensington) et a atteint 335 000 $ en juin dernier (Menzies Art Brands , Melbourne). Les pièces les plus recherchées, au style très caractéristique, ont été produites entre 1957 et 1960, à l'instar de Bride Running Away. Seules neuf d'entre elles sont apparues en salle des ventes depuis 1989 et elles sont rarement parties pour moins de 400 000 $.

 

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Cependant, à côté de ces enchères records, 90 % des pièces de l'artiste proposées en salles des ventes en 2011 enregistraient un résultat inférieur à 65 500$. Mais seules les œuvres de petites dimensions (entre 20 x 20 cm et 40 x 40 cm) ou de facture différente (huile sur carton, cuivre ou papier) sont adjugées sous le seuil des 30 000 $. Sa cote ne semble pas vouloir s'essouffler et elle a presque doublé depuis sa mort en 1999.

Source Artprice

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07/09/2012

Le Monde de l'Art ignore la Crise Financière...ironie ou provocation ?

Le Top 10 des adjudications 2012 [août 12]

Le vendredi, c'est Top ! Un vendredi sur deux, Artprice vous propose un classement d'adjudications par thème. Cette semaine : les dix plus belles enchères depuis janvier 2012.

Durant la première partie de l'année 2012, le marché très haut de gamme a brillé de 44 enchères supérieures à 10 m$ dans le monde. Au Top de ce classement, Edvard MUNCH, artiste le plus cher du monde depuis l'adjudication à 107 m$ de l'une des versions du Cri, est hors concours. C'est d'ailleurs la seule adjudication de plus de 100 m$ jamais enregistrée dans l'histoire des enchères (lien vers l'AMI de Munch).



Seules les rumeurs sur des transactions privées de haut vol se prévalent de dépasser le sommet de Munch... Souvenez-vous : en 2011, l'une des cinq versions des Joueurs de cartes de Paul CÉZANNE aurait été acquise par la famille royale du Qatar pour la somme de 250 m€, quand l'artiste culmine « seulement » à 55 m€ en salles des ventes depuis plus de dix ans (Rideau, cruchon et compotier, Sotheby's New York, 10 mai 1999).


Ce classement des dix meilleures adjudications récompense six œuvres modernes (artistes nés entre 1860 et 1919), soit Edvard Munch,
Mark ROTHKOKeran LIFrancis BACON à deux reprises et Joan MIRO. Les deux pop artistes Roy LICHTENSTEIN et Andy WARHOLtiennent respectivement la 4ème place (ex aequo avec Francis Bacon à 40 m$) et la 5ème place, tandis que le Français Yves KLEIN fait un coup double avec deux enchères de plus de 32 m$ !



90 % des ses adjudications ont été enregistrées entre les mois de mai et juin et la vente la plus époustouflante fut celle orchestrée par Sotheby's New York le 9 mai, au cours de laquelle Andy Warhol et Roy Lichtentstein, les deux artistes d'après-guerre les plus cotés du marché, généraient, avec Francis Bacon, pas moins de 113 m$ en seulement trois coups de marteau !





Top 10 : adjudications 2012

 

Rang

Artiste

Adjudication

Oeuvre

Vente

1

Edvard MUNCH

107000000$

The scream (1895)

02/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

2

Mark ROTHKO

77500000$

Orange, Red, Yellow (1961)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

3

Keran LI

40341000$

Mountains in red (1964)

03/06/2012 (Poly International Auction Co.,Ltd)

4

Francis BACON

40000000$

"Figure Writing Reflected In Mirror" (1976)

09/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

5

Roy LICHTENSTEIN

40000000$

Sleeping Girl (1964)

09/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

6

Andy WARHOL

33000000$

Double Elvis

09/05/2012 (sotheby's

7

Joan MIRO

32938500$

Peinture (Etoile Bleue) (1927)

19/06/2012 (Sotheby's LONDON)

8

Yves KLEIN

32699100$

"Le Rose du bleu (RE 22)" (1960)

27/06/2012 (Christie's LONDON)

9

Yves KLEIN

32500000$

FC1 (Fire Color 1) (1962)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

10

Francis BACON

29999100$

"Portrait of Henrietta Moraes" (1963)

14/02/2012 (Christie's LONDON)



Les nouveaux records de l'année 2012


Une pluie de nouveaux records a ainsi inondé la première moitié de l'année 2012 : pour Edvard Munch bien sûr, mais aussi pour Marc Rothko dont les champs colorés de 
Orange, Red, Yellow grimpaient à 77,5 m$ contre 35 m$ à 45 m$ de fourchette d'estimation ! Cette toile d'un orange vibrant et éclatant fait de Rothko l'artiste le plus cher de la période après-guerre et Rothko dépasse désormais Francis Bacon, qui culmine à 77 m$ depuis la vente chez Sotheby's de son Triptych (15 mai 2008).

Rothko créait une fois de plus la surprise car déjà, en mai 2007, sa toile White Center plantait un record spectaculaire de 65 m$, enterrant de 45 m$ son précédent score (Homage to Matisse, vendu 20 m$ le 16 mai 2007 chez Christie's) !


Un autre record hisse encore la cote de Li Keran, qui fait partie des 10 artistes chinois les plus performants aux enchères depuis 2010. Li Keran, qui a modernisé la peinture traditionnelle chinoise en lui insufflant des accents occidentaux choisis, culmine désormais à 40,34 m$ avec 
Mountain in red, vendue chez Poly International à Pékin le 8 mai (il s'agit par ailleurs du seul coup de marteau de ce Top frappé en Chine).

Sommet encore pour Roy Lichtenstein avec 40 m$ (hors frais) déboursés pour Sleeping girl, pour le surréaliste espagnol Joan Miró qui enterre de 10 m$ son précédent sommet (Painting Poem se vendait 23,68 m$ le 7 février 2012 chez Christie's Londres) et devance désormais très largement Salvador DALI (dont le record est de 19,3 m$ pour son Portrait de Paul Eluard, vendu le 10 février 2011 chez Sotheby's Londres).



Enfin, le plus métaphysique des Nouveaux Réalistes français, Yves Klein, a enchaîné deux coups de marteaux au-delà de 32 m$, écrasant son précédent record de plus de 11 m$ !

Cette année, les surenchères ont été particulièrement spectaculaires. L'historique des ventes de ces grandes signatures de l'art eut peu de poids contre la détermination à acheter au prix fort des chefs-d'œuvre absolus de l'art du XXème siècle.


Dans ce classement, seuls deux artistes n'affichent pas de nouveaux records... il est vrai qu'Andy Warhol et Francis Bacon affichent déjà des sommets de 64 m$ et 77 m$ ! 

 

 

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Alain VERMONT