12/04/2013

Les Signatures Stars Ventes Mai 2013

New York, pouls du marché de l'art occidental où se jouent 95 % du marché américain, prépare ses grandes ventes de mai 2013 à grand renfort médiatique. Et pour cause : le challenge à relever est considérable pour Christie's et Sotheby's en regard d'une cuvée exceptionnelle en mai 2012. 
Souvenez-vous : c'est lors de ces mêmes vacations l'an dernier que Sotheby's annonçait à grand fracas le nouveau record d'enchère jamais enregistré, avec 107 m$ décrochés par 
Le Cri d'Edvard MUNCH (2 mai 2012, Sotheby's).

Le Cri promet de rester le sommet mondial encore quelques mois, car les chefs-d'œuvre annoncés au compte-goutte par les deux mastodontes du marché de l'art ne laissent pas présager une quelconque destitution de Munch.

Sotheby's annonce deux pièces maîtresses : 

Les Pommes de Paul CÉZANNE jugées assez appétissantes pour espérer décrocher 25 à 35 m$ (ce qui inclurait l'oeuvre dans le Top 3 des résultats de Cézanne), et un étonnant portrait de L'Amazone d'Amedeo MODIGLIANI.

Cette dernière est une œuvre précoce de 1909 brossant le portrait de la baronne Marguerite de Hasse de Villers, aux couleurs austères. Son principal atout est son style, annonciateur des dix années de création à venir.

 

modigliani, expressionnisme


Le lendemain (8 mai 2013), Christie's met l'accent sur un autre portrait, aux couleurs fauves cette fois, et peint en 1905 par André DERAIN. Intitulée Madame Matisse au kimono, et estimée entre 15 m$ et 20 m$, l'œuvre est assez belle et assez rare pour battre, en un seul coup de marteau, l'actuel record de l'artiste (Arbre à Collioure, 14,5 m£, soit 21,5 m$, 22 juin 2010, Sotheby's Londres), de même que son dernier chiffre d'affaires annuel (11,3 m$ de résultats en 2012). Jamais encore une œuvre si importante, si « fauve » et si « matissienne » de Derain n'a été offerte et, son estimation basse devrait être atteinte sans peine.

 

derain, matisse, fauvisme, peinture fauve


Les ventes contemporaines seront ensuite surveillées de près, car Christie's et Sotheby's ont explosé les compteurs en mai 2012, vendant pour 578,3 m$ d'œuvres d'après-guerre et contemporaines en 102 coups de marteau.

Christie's vendait notamment Orange, Red and Yellow (1961) de Mark ROTHKO au prix record de 77,5 m$, un sommet qui a permis à l'opérateur de décrocher son meilleur résultat pour une vente d'art d'après-guerre et contemporain (343,29 m$ de chiffre d'affaires hors frais en 56 coups de marteau et seulement trois invendus).

Si aucun Rothko si prestigieux n'est attendu cette fois, les collectionneurs de haut vol se disputeront un autre grand artiste américain : Jackson POLLOCK, dont la cote a explosé ces dernières années. Il déclassait d'ailleurs, en novembre 2012, son précédent record d'enchère à hauteur de 15 m$ (la toile Number 4, 76,5 cm x 63,5 cm, trouvait preneur pour 36 m$).

Ce n'est pas un dripping qui est attendu pour cette session, mais une œuvre charnière de 1946, réalisée quelques mois avant les premiers drippings : conservée dans la même collection depuis 50 ans, cette œuvre précoce de belles dimensions (213,4 cm x 142,1 cm), intitulée The Blue Unconscious, sera livrée aux enchères le 14 mai par Sotheby’s, dans une fourchette d'estimation de 20 m$ à 30 m$.

 

pollock, jackson pollock, dripping


Un mois avant ces grandes vacations de mai, l'Art Market Confidence Index d'Artprice culmine à plus de 34 points, bien au-delà du niveau de l'an dernier ! Les œuvres proposées en mai 2013 sont certes moins aptes à nourrir la spirale des records de 2012, mais elles sont néanmoins attendues dans un climat plus optimiste et une vraie volonté d'achat, dont témoignent les collectionneurs et les investisseurs occidentaux. 

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

 

 

 

 

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26/03/2013

Market d'Artistes Contemporains Pluriethniques

Après Hong Kong, Sao Paulo 


La foire internationale d'Art de Sao Paulo, SP-Arte, débute le 3 avril 2013, le jour même de l’ouverture sur place de l’exposition de la galerie White Cube, The Gesture and the Sign (3 avril - 8 juin 2013). 
La londonienne White Cube est sur tous les fronts. Elle cumule à la fois un stand sur la SP-Arte et une seconde exposition dans son nouvel espace de Sao Paulo, inauguré en décembre 2012 avec l’artiste britannique Tracey Emin (2 décembre 2012 - 23 février 2013).

 

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Tracey Emin

Après s'être installées à Hong Kong pour certaines, les plus illustres galeries occidentales ont en effet cessé de lorgner sur le Brésil et prennent maintenant position sur place. Seront d’ailleurs présentes sur la SP-Arte des galeries aussi prestigieuses que Continua (San Gimignano, Pékin, Le Moulin), Art Concept (Paris), Yvon Lambert (Paris), David Zwirner (Zurich, Londres, New York), Thaddaeus Ropac (Vienne, Paris), Lisson (Londres) et Larry Gagosian (12 galeries dans le monde). Depuis son succès inattendu lors de la précédente foire Art Rio (septembre 2012), ce dernier pense très sérieusement à l’ouverture d’une treizième galerie à Sao Paulo.


La percée des galeries occidentales les plus puissantes à Sao Paulo est aussi un atout pour les artistes de la scène contemporaine brésilienne : Jay Joplin, directeur de la White Cube, envisage d’ailleurs d’en exposer certains à Londres. Une ouverture à l’Occident qui accentuera sans doute la vitalité de ce marché, où certains artistes contemporains commencent à atteindre des enchères millionnaires en salles de ventes, à l’instar de Beatriz Milhazes (record d’enchère en novembre 2012 avec Meu Limäo, 1,8 m$ soit 1,4 m€ chez Sotheby’s).

 

Beatriz  Milhazes 1.jpg

 Beatriz Milhazes

Art Dubaï


Le petit monde de l’art s'est recomposé à Dubaï le temps de la septième édition du salon d’art contemporain Art Dubaï (du 20 au 23 mars 2013) où étaient présentes des galeries venues de Turquie, Londres, New York, Madrid, Singapour, Milan, Berlin, Paris, Bruxelles, Jakarta, New Delhi, Hong Kong… La diversité fut le crédo de cette foire qui annoncait 75 galeries en provenance de 32 pays, venues présenter quelque 500 artistes.


Art Dubaï veut s’imposer comme la principale foire de la région MENASA (Moyen-Orient / Afrique du nord / Asie Sud Pacifique) mais elle souhaite ne pas être une simple foire commerciale. C’est à cette fin qu’elle développe de nombreux projets annexes dont une nuit de performances, une galerie mobile, une résidence pour artistes (projet AiR), divers expositions et projets spéciaux visant à stimuler la fibre artistique de Dubaï durant la « Art week ».


Certes, Art Dubaï attire des galeries puissantes et présente donc des signatures incontournables de l’art contemporain (dont Hiroshi Sugimoto, Mona Hatoum, Bertrand Lavier, Yayoi Kusama, etc.), mais elle est aussi là pour ouvrir le champ des possibles et des connaissances, d’où un pavillon dédié cette année à l’art contemporain africain. Le pari d’une sélection d’artistes africains, continent si vaste et diversifié, n’est pas simple à prendre : des artistes camerounais, nigérians, maliens, sénégalais et autres ont été sélectionné pour leur force, à défaut de l'avoir été pour leur notoriété (sauf exceptions), le marché africain étant quasi inexistant faute d’infrastructures adéquates sur place.


Ainsi des artistes comme Karo Akpokiere ou Charles Okereke, méconnus en Occident et étrangés au marché des enchères, sont à découvrir et à suivre dans les prochaines années. Les artistes africains sont particulièrement abordables à l’heure actuelle et même un vétéran de l’art comme Ablade Glover (78 ans) n’a pas passé le seuil des 10 000 $ aux enchères tant ce marché est balbutiant.

 

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Ablade Glover


Qui était Ganesh Pyne ?


Né à Calcutta en 1937 et décédé le 12 mars 2013, Ganesh Pyne était un grand artiste en Inde, connu pour son surréalisme poétique emprunt de folklore bengali et de mythologie locale. Son univers fantaisiste, sombre et mystique, son passage par les dessins animés pour Walt Disney (un exercice libérateur), son influence sur les artistes contemporains indiens, ont été loué par de nombreuses récompenses et expositions dans le monde, en passant par la France, l’Angleterre, l’Allemagne et les Etats-Unis.


Préférant la solitude aux bains de foule, la confidentialité aux feux de la rampe, Ganesh Pyne n’appréciait pas le jeu des enchères et refusait que ses œuvres passent en salles de ventes. Ses collectionneurs étant disséminés dans le monde entier, on trouve néanmoins des pièces mises à l’encan à Dubaï, New York , Londres, Hong Kong, et bien sûr a Calcutta et New Delhi.

 

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Ganesh Pyne

Son enchère record culmine à 170 000 $ avec The Wings, une toile cédée à Dubaï en 2006 (Christie’s, 24 mai 2006) et, malgré sa longue carrière, l’artiste affiche seulement trois autres enchères supérieures à 100 000 $. Sa volonté d’indépendance face au monde des enchères aura permis à sa cote de rester saine face à la spéculation qui fit rage sur le marché de l’art contemporain indien au début du millénaire. Ainsi, on trouve quelques œuvres en salles pour moins de 10 000 $, à l’instar de cette étrange femme à tête de mort, guidant une petite fille à travers l’obscurité, qui partait pour 6 000 $ le 12 décembre 2012 chez Christie’s New York (Untitled, 1961).

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

12:35 Écrit par L'Art Pluriel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tracey emin, beatriz milhazes, hiroshi sugimoto, ablade glover, ganesh pyne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

07/03/2013

Signe des temps, le Marché de l'Art Mondial ne peut plus s'affranchir de certaines réalités...!

 

L'alliance d'Artprice avec le Leader Chinois Artron sur le Marché Mondial de l'Art.

Cette alliance stratégique est sans précédent dans le Marché de l'Art. Elle aura des répercussions immédiates sur la cartographie du Marché de l'Art Mondial désormais bipolaire, avec entres autres, par la diffusion mondiale d'Artprice, des chiffres inédits et exclusifs sur la Chine donnant ainsi la lecture la plus parfaite du Marché de l'art. Elle permet aux deux acteurs majeurs incontournables de maîtriser toutes les chaînes de valeur, d'information et de process de dématérialisation.

Selon Thierry Ehrmann, fondateur et président d'Artprice, "cette alliance unique et exclusive avec Artron va permettre une maîtrise absolue du marché de l'art devenu bipolaire". Artron est l'acteur mondial et majeur en Chine, mais aussi au cœur de la grande Asie. Artprice et Artron considèrent que leur alliance s'est construite patiemment dans le temps avec une stratégie à long terme et une diplomatie réciproque. Artprice s'est forgé, avec Artron, au fil des années, une parfaite compréhension de la politique de suprématie que mène avec une logique implacable, la Chine dans le Marché de l'Art Mondial.

Bien au-delà des intérêts économiques naissant des obligations contractuelles des parties, cette alliance va permettre à Artprice de distribuer de manière mondiale à ses clients, les principales agences, et 6 300 titres de presse dans le monde, ainsi qu'à ses 2,3 millions membres, l'exacte réalité du marché de l'Art Mondial en continu. La Chine a dominé le monde durant des siècles, la parenthèse de son absence en Occident durant le développement de son marché intérieur, au 19ème et 20 ème siècles se referme, mais les standards normalisés du Marché de l'Art, tant sur le plan académique qu'économique se sont établis durant ces deux siècles en Occident.

Il était donc logique pour Artron, de s'allier avec Artprice, Leader mondial de l'information sur le Marché de l'Art, pour lui permettre de démontrer au monde, la suprématie loyale de la Chine à travers les standards occidentaux qu'Artprice a imposés au Marché de l'Art depuis 1987.

En contrepartie, Artron ouvre la porte de la Grande Chine à Artprice pour lui permettre d'avoir une très forte position dans ses différents métiers, avec un allié puissant et leader incontesté sur son vaste territoire.

Le savoir-faire d'AMMA Art Market Monitor of Artron dans le traitement de données et l'analyse d'informations en provenance de la Chine permet, in fine, à Artprice, de décrypter les mécanismes du Marché de l'Art Mondial, sans subir de biais culturels. Il en est de même, en retour pour Artron. Les pôles de compétences d'Artron (éditions de catalogues, flux d'informations sur le marché chinois, bases de données exhaustives sur le Marché de l'Art Chinois) sont parfaitement complémentaires à l'activité d'Artprice, et viennent enrichir mutuellement les pôles d'excellences d'Artprice (Banques de données, analyses économiques, Place de Marché Normalisée, économétrie) grâce à un savoir-faire incontournable sur le Marché de l'Art.

Le dialogue initié à travers le rapport annuel du Marché de l'Art d'Artprice, qui sortira courant mars 2013, est la parfaite illustration d'une alliance naturelle entre les savoir-faire respectifs des deux compagnies leader sur leurs segments et domaines respectifs.

Artprice, par cette alliance exclusive, va diffuser, par ses canaux mondiaux, une vision économique sincère et fidèle du Marché de l'Art en Asie et en Occident. L'alliance avec Artron permet à Artprice d'appréhender le marché asiatique avec une connaissance et des informations qu'Artron a mis plus de 20 ans à se constituer. A aucun moment, cette alliance n'a de velléité à être concurrentielle, puisque les secteurs d'activités d'Artron, spécifique à la Chine, ne sont pas les centres de compétences d'Artprice (maisons d'éditions, support aux maisons de ventes chinoises, flux d'informations sur la scène artistique locale...) 

L'objectif historique d'Artprice et d'AMMA -Art Market Monitor of Artron- est de créer une synergie globale autour de l'analyse d'informations sur le Marché de l'Art et la production de données adaptées à un Marché de l'Art désormais bipolaire.


AMMA - Art Market Monitor of Artron- est une filiale de GROUPE Artron. AMMA est le centre de recherche d'Artron qui s'est engagé à surveiller de manière exhaustive le Marché de l'Art Chinois et l'analyse en profondeur de ce dernier. La recherche et les services de conseils proviennent de la base de données que possède Artron, reconnue comme la plus grande et la plus crédible sur le Marché de l'Art chinois, avec plus de 2,5 millions d'œuvres d'art chinois, incluant les résultats des ventes aux enchères publiques de la grande Chine. Cette base possède, pour chaque œuvre, des images hautes définitions, et complétées par des informations de plus de 500 maisons de ventes, depuis la première vente aux enchères réalisée en Chine en 1993 avec China Guardian. Au moyen de méthodologies statistiques et économétriques, AMMA observe la tendance des prix du Marché de l'Art Chinois, ainsi que les mouvements de marché d'une spécialité, d'une catégorie ou d'un artiste. AMMA fournit également des traitements des données, l'évaluation technique, et des conseils en matière de tarification. AMMA organise aussi des séminaires pour les clients individuels et institutionnels.

A propos d'Artprice : http://www.artprice.com (c)1987-2013 (Thierry Ehrmann).


La société Artprice intègre le SBF 120 a la suite de la révision trimestrielle des indices NYSEEuronext Paris. L'indice SBF 120 est composé des 120 premières sociétés françaises cotées en bourse incluant le CAC 40 et les 80 premières valeurs les plus liquides. Pour information, au 01 Janvier 2013, la liquidité de l'action Artprice est de 3,83 millions d'euros par jour sur 440 séances de bourse ou il s'est traité 1,670 milliard d'euros.

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l'Art avec plus de 27 millions d'indices et résultats de ventes couvrant plus de 500 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l'Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d'images ou gravures d'oeuvres d'Art de 1700 a nos jours, commentées par ses historiens.

Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de Ventes, et publie en continu les tendances du Marché de l'Art pour les principales agences, et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 2 072 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée(R) Mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d'Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l'article L 321.3 du code du commerce).
Artprice est cotée sur le SBF 120 et Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only et: Euroclear : 7478 - Bloomberg : PRC - Reuters : ARTF 

Artprice avec plus de 13 ans de communication réglementée à l'Eurolist, se fait un point d'honneur a produire toute l'information nécessaire aux professionnels des Marchés Financiers, mais aussi aux néophytes du Marché de l'Art.

Toutes les questions des 18 000 actionnaires d'Artprice trouvent systématiquement leurs réponses dans l'information réglementée qu'Artprice diffuse sur Internet, sur son propre site, et sur celui de son diffuseur, homologue par l'AMF, ActusNews http://www.actusnews.com.

 

Records de Ventes 2012 :

L'Américain Andy Warhol est redevenu numéro un en 2012, au hit parade des Enchères Mondiales, supplantant le Chinois Zhang Daqian, et Pablo Picasso, alors que l'Allemand Gerhard Richter s'est hissé à la cinquième place.

Avec des ventes cumulées de plus de 329 millions de dollars (hors frais), Warhol (1928-1987) retrouve la 1ère place qui était la sienne en 2007.

Mais le « Roi du Pop Art », numéro 3 en 2011, n'a pas battu de record en 2012, le Marché étant « inondé » par la Fondation Andy Warhol pour les Arts Visuels, qui a vendu, via Christie's, de nombreuses œuvres de son stock.


Le chinois Zhang Daqian (1898-1983), numéro un mondial en 2011, s'adjuge la 2ème place avec 287 millions de dollars, tout en considérant que le montant des adjudications a fortement baissé.

 

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Zhang Daqian

 

 

Pablo Picasso (1881-1973), quatrième au classement de 2011, retrouve la troisième place, avec 286 millions de dollars réalisés dans les ventes aux enchères sur son nom.

 

Le Chinois Qi Baishi (1864-1957), numéro deux en 2011, perd deux places, avec un produit de vente de 270 millions de dollars, en baisse également.

 

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Qi Baishi


Avec 262 millions de dollars de ventes en salle, l'Allemand Gerhard Richter, né en 1932, qui était 8ème en 2011, arrache la cinquième place. En 2012, il a été porté par 36 enchères millionnaires. "Les sociétés de ventes ont misé sur le gigantesque hommage qui lui a été rendu dans toute l'Europe à l'occasion de ses 80 ans", souligne Artprice. En octobre, sa toile "Abstraktes Bild" a été adjugée 30,4 millions de dollars (toile provenant de l'importante collection du musicien Eric Clapton!). L'octogénaire est ainsi devenu l'artiste vivant le plus cher au monde. "La vente de ses oeuvres a généré plus d'argent qu'une année d'enchères en Allemagne", souligne Artprice.

 

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Abstraktes Bild - Richter

Source ARTPRICE

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 ALAIN VERMONT

01/03/2013

Le Marché de l'Art Japonais

Cote Artistes japonais (vivants) en 2012 

Après avoir subi la vengeance des alliés avec les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki en 1945, l'Empire du Japon demeure sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1951, qui mettent en place une constitution démocratique et aident le pays financièrement. L'économie se rétablit très rapidement de sorte que le Japon connaît, entre 1950 et 1980, une apogée culturelle et économique. Le mouvement d'avant-garde Gutaï naît dans ce contexte contradictoire d'un pays qui, dévasté durant la Seconde Guerre mondiale, se relève le surlendemain en pleine inflation.

Des œuvres Gutaï, il ne reste généralement que des photographies, des vidéos ou des témoins car les toiles, après avoir supporté divers actes de violence (entailles, déchirures, brûlures...), sont d'ordinaire immédiatement détruites. Parfois sous-estimé, le mouvement Gutaï influence fondamentalement l'art contemporain nord-américain et européen et, notamment l'art de la performance et le mouvement Fluxus, qui sont vécus comme une révolution au Japon.

Principaux acteurs du marché de l'art lors des bulles spéculatives de 1987 et de 1990, les Japonais ont investi sur les plus grands noms de l'art impressionniste et moderne. Rappelons que le record mondial d’enchère signé le 15 mai 1990 pour lePortrait du Docteur Gachet de Vincent VAN GOGH était porté par l’homme d’affaires japonais Ryoei Saito (75 m$, Christie’s New York). Les prix de l’art s’effondrant peu après, les Japonais tentèrent de revendre à tout prix leurs collections. Depuis plusieurs années, le Japon brille par ses artistes connus dans le monde entier.

Des photographes notamment, qui comptent parmi les signatures contemporaines les plus demandées : 

Kimiko YOSHIDAHiroshi SUGIMOTONobuyoshi ARAKI et Yasumasa MORIMURA. Toutefois, c'est surtout, une vague créative imprégnée de culture populaire, de manga, de Pop art et de vidéo qui s’est imposée comme la tendance la plus spéculative de l’art contemporain japonais.

Ce Top fait un point sur l'année 2012 : quels artistes vivants ont marqué les plus belles enchères ?



Les meilleures enchères frappées pour des artistes japonais vivants en 2012

Rang

Artiste

Adjudication

Oeuvre

Vente

1

Takashi MURAKAMI

3700000$

The Castle of Tin Tin (1998/2003)

13/11/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

2

Yayoi KUSAMA

1367300$

INFINITY-NETS WHXOTLO (2006)

25/02/2012 (SBI Art Auction Co, Ltd TOKYO)

3

Yoshitomo NARA

1223600$

Untitled (2007)

26/05/2012 (Christie's HONG KONG)

4

Takashi MURAKAMI

1100050$

Open Your Hands Wide, Embrace Happiness! (2010)

15/02/2012 (Sotheby's LONDON)

5

Yayoi KUSAMA

1068000$

Pumpkin (1990)

21/03/2012 (K-Auction SEOUL)

6

Takashi MURAKAMI

1000000$

Kanye Bear (2009)

10/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

7

Yayoi KUSAMA

850000$

"Red Nets, No. 19" (1960)

19/09/2012 (Christie's NEW YORK NY)

8

Yayoi KUSAMA

838500$

"Pumpkin" (1990)

25/11/2012 (Ravenel Art Group HONG KONG)

9

Yoshitomo NARA

774000$

Untitled (2008)

24/11/2012 (Christie's HONG KONG)

10

MARISOL

660000$

Andy (1962-1963)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)


Avec un ticket d'entrée à plus de 770 000 $, seuls trois artistes sont à même de se partager le Top. On retrouve sans surprise les 'Pop-stars' japonaises Takashi Murakami, Yayoi Kusama et Nara Yoshitomo. Par ailleurs si Murakami est le détenteur de la première place, il est largement dépassé en nombre par Yayoi Kusama qui emporte à elle seule cinq place du classement. Rappelons qu'ils ont tous deux un point commun de poids : avoir collaboré avec Louis Vuitton ! En 2012 c'était au tour de Yayoi Kusama, qui a ainsi volé la vedette à Murakami.

A la première place du classement grâce aux 3,7 m$ de l'acrylique The Castle of Tin TinTakashi MURAKAMI, l'artiste japonais le mieux connu, a l'habitude des records. On est cependant loin des excès de l'année 2008 où Sotheby's New York avait enregistré une enchère record culminant à 13,5 m$ pour My Lonesome Cowboy, positionnant Takashi Murakami comme artiste japonais le plus cher du marché. Malgré une baisse conséquente de sa cote, la boulimie Murakami n'a toujours pas n'en reste pas là. Sur l'année 2011, par exemple, le volume de ses transactions a gagné quelque 55 % par rapport à 2010. En 2013 pas de répit, la galerie californienne Blum & Poe et Perrotin Hong Kong accueilleront toutes deux un show solo de l'artiste.

 

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2012 restera gravée comme l'année Yayoi KUSAMA, sans surprise la grande gagnante du classement ! Et ce grâce, entre autres, à sa rétrospective itinérante qui s'est arrêtée dans les plus influents musées du monde : le Whitney Museum à New York, le Centre Pompidou à Paris ou encore la Tate Modern à Londres. Sachant qu'en prime le mécène de l'exposition s'appelait Louis Vuitton et qu'il a lancé en même temps sa ligne de sacs à main en collaboration avec l'artiste, il était difficile, pour ceux qui ne la connaissaient pas encore, de ne pas croiser son nom. Côté marché de l'art, elle n'est pas en reste puisqu'elle est l'auteur, depuis 2008, du plus beau résultat réalisé pour une œuvre d'artiste féminine vivante avec la toile No.2 frappée à 5,1 m$ (Christie's New York, le 12 novembre).

 

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En 2012, sa plus belle enchère est frappée à plus de 1,3 m$ pour l'immense toile (200 cm x 1000 cm) INFINITY-NETS WHXOTLO, qui lui vaut la 2ème place de ce Top même si elle représente seulement son 4ème record de vente. En 2013, après avoir quitté la galerie Gagosian, le show de l'artiste sera accueilli par David Zwirner.

Influencé par la culture populaire japonaise, principalement les mangas, la télévision, le graffiti, le punk ou encore les comics américains, Yoshitomo NARA est reconnu pour ses représentations d'enfants et d'animaux. Que ce soit des peintures, sculptures ou encore des dessins, ses œuvres lient violence et froideur à l'innocence enfantine. Yoshitomo Nara a exposé dans les plus grands musées du monde et a vu sa cote s'envoler à partir de 2006 avec l'adjudication pour 950 000 $ de Missing in Action (Christie's New York, le 10 mai). Son record en salles trône à 1,3 m$ depuis 2007 grâce à l'adjudication de la toile Princess of Snooze (Christie's New York, le 13 novembre 2007).

 

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Entre 2009 et 2010, la cote de Yoshitomo a connu une forte baisse, aucun résultat n'ayant été frappé au delà de 616 000 $. Néanmoins depuis 2011, l'artiste renoue avec les enchères millionnaires. C'est d'ailleurs grâce aux 1,2 m$ signés en mai 2012 pour une sculptureSans Titre qu'il accède à la 3ème place de ce Top.

En 2012, le mouvement Pop domine toujours le paysage des plus belles enchères réalisées par les artistes japonais vivants. Avec la première rétrospective américaine consacrée au mouvement Gutaï au Guggenheim Museum de New York (du 15 février au 8 mai 2013), les visiteurs vont découvrir une autre facette de l'art Japonais. 

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 ALAIN VERMONT

 

 

 


21/02/2013

VENTES aux Enchères à Londres

Le Marché de l'Art International,  un puits rempli de questions...

Mardi 5 février 2013, à Londres, Sotheby's misait gros avec sa vente d'art impressionniste et moderne, et réalisait un résultat exceptionnel avec 92 m£ (144,7 m$), avec un taux d’invendus particulièrement bas de 15 %. C'est le deuxième plus haut résultat pour une vente impressionniste et moderne.

Sur les 40 lots haut de gamme proposés, le fleuron de la vente était un portrait de Marie-Thérèse Walter, la muse la plus importante de Pablo PICASSO qu’il acheva de peindre en 1932. Sotheby’s avait particulièrement soigné le marketing de cette œuvre sur laquelle elle s’était engagée par un prix garanti auprès du vendeur. Le cinquième meilleur résultat des recettes de cette vente impressionniste et moderne reposait sur la bonne adjudication de la Femme assise près d'une fenêtre, une œuvre non signée, que Picasso se réservait à titre personnel et ne souhaitait pas vendre. L’anecdote est importante, elle ajoute du sel à l'histoire d'une toile déjà mythique. Sotheby’s a emporté son pari, frappant le marteau à 25,5 m£, soit 40 m$.

TOP 3 de la vente Sotheby’s

Pablo PicassoFemme assise près d'une fenêtre, 1932 : adjugée 25,5 m£ (40 m$), légèrement au-dessus de son estimation basse. L’année 1932, pendant laquelle l’artiste donnait les dernières touches à la Femme assise près d'une fenêtre, est une année clef dans l’œuvre de Picasso. C'est non seulement l'année où sa muse, Marie-Thérèse Walter, s'épanouit pour occuper une place prépondérante parmi les muses, mais c'est aussi l'année de la première rétrospective au monde de l’artiste (au Kunsthaus de Zürich).

 

Picasso Londres.jpg


Dans le Top 10 des enchères records attribuées à Picasso, quatre œuvres datent de 1932 : Nude, Green Leaves and Bust (record mondial de l’artiste : 95 m$, 4 mai 2010, Christie’s New York), le Rêve (44 m$, 10 novembre 1997, Christie’s New York), Nu au fauteuil noir (41 m$, 9 novembre 1999, Christie’s New York) et Femme assise près d’une fenêtre.

Claude MonetNymphéas avec reflets de hautes herbes, 1914-1917 : adjugée 8 m£ (9,2 m$), soit 4 m£ en dessous de son estimation basse. Ce type d’œuvre a doublé en valeur depuis le début des années 1990. Les Nymphéas de Claude MONET sont les œuvres les plus chères de l’artiste et se vendent en priorité à Londres et à New York. Le record mondial du genre, signé en 2008, culmine à 71,8 m$ (Le Bassin aux nymphéas, 1919, Christie’s Londres, 24 juin 2008).

 

Monet.jpg


Claude MonetLe Givre à Giverny, 1885 : adjugée 7,8 m£, soit 1,8 m£ au-dessus de l’estimation haute. « Giverny » a un effet tout aussi stimulant pour les enchères de Monet que le mot « Nymphéas ». Ce petit format (54 cm x 71 cm) s’est vendu cher, très cher, avec son adjudication équivalente à 12,2 m$. Il y a seulement trois ans, une œuvre plus grande et plus aboutie se payait 13,5 m$ à New York (Effet de printemps à Giverny, 1890, 60 cm x 100 cm, 5 mai 2010, Sotheby’s).

Parmi les merveilles du 5 février, Sotheby’s proposait quatre dessins d'Egon SCHIELE, tous vendus, dont Liebespaar (Selbstdarstellung mit Wally), 1914-1915, adjugée 7 m£ (11 m$), se situant dans sa fourchette d’estimation, qui signait le nouveau record attendu pour une œuvre de l’artiste sur papier.

Schiele dessin.jpg

Christie’s le 6 février

Le lendemain, c’était au tour de Christie’s de défendre ses chefs-d’œuvre impressionnistes et modernes. Le résultat de cette vacation 86 m£ (135,6 m$) est bien en deçà de celui de sa rivale mais la société de vente a très bien vendu Jeanne Hébuterne (Au chapeau), œuvre d’Amedeo MODIGLIANI datée de 1919.

TOP 3 de la vente Christie’s

Amedeo ModiglianiJeanne Hébuterne (Au chapeau), 1919 : pourquoi l’adjudication à 24 m£ de cette œuvre est-elle une très belle vente ? Parce qu’elle valait 14,6 m£ en 2006 (soit 27 m$, vente Sotheby’s Londres du 19 juin). Son prix équivaut désormais à 37,7 m$, hors frais, ce qui fait d’elle la seconde peinture de Modigliani la plus chère au monde. Les chefs-d’œuvre de l’artiste sont devenus si rares aux enchères qu’il est difficile d’anticiper un résultat à quelques millions près, dès lors qu’une œuvre majeure se présente.

 

Modigliani.jpg

Pierre-Auguste RenoirL'ombrelle, 1878 : adjugée 8,6 m£ (13,5 m$).

Le sujet est typique des plus prisés de Auguste RENOIR avec une Parisienne élégante aux accessoires à la mode de l’époque, assise dans un jardin printanier prétexte à l’artiste pour faire vibrer ses touches dans les passages d’ombre et de lumière. L’œuvre n’est pas très grande pour un tel résultat (61,9 cm x 50,8 cm) mais pour les amateurs, tout Renoir est résumé dans ce petit tableau.

 

Renoir.jpg


Pablo PicassoNu accroupi, 1960 : adjugée 6,5 m£ (10,2 m$). Quand on pense que ce Nu accroupi ne trouvait personne prêt à débourser 2 ou 2,5 m$ en 1998… Quinze ans plus tard, la plus-value est de 8 m$ pour cette œuvre mélancolique, ce nu halluciné de Jacqueline, qui vient de passer douze années dans une collection privée américaine. C’est ici la plus belle adjudication pour une toile de Picasso de 1960.

Source Artprice

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Alain VERMONT

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11/02/2013

L'Histoire du Mobilier d'Epoque depuis Louis XIII

Le mobilier Louis XIV (1661-1715) - Régence (1715-1723) - Louis XV (1723-1760) - Transition (1760-1774) - Louis XVI (1774-1793) -Directoire (1793-1799) - Empire (1799-1815) - Restauration (1815-1824) - Charles X (1824-1830) - Louis Philippe (1830-1848) - Napoléon III (1852-1870) - Art Nouveau (1880-1914) - Art Déco (1925-1940).

A l'opposé du mobilier Louis XIII, plus austère, moins raffiné, le mobilier d'époque Louis XIV fut enrichi de somptueux décors de marqueterie et de bronze.

André Charles Boulle (Paris - 1642-1732), fut reçu Maître Ebéniste en 1664. L'appellation « ébéniste » trouva sa source dans l'origine du mot ébène qui est le bois de l'ébénier, arbre tropical d'un noir foncé, au grain uni d'une grande dureté. Auparavant les  artisans fabricants de meubles étaient appelés menuisiers.

 

Workshop of André-Charles Boulle (1642-1732).jpg

Boulle était également un fondeur, dessinateur et sculpteur. Il parvint à cumuler ses différents talents sans se soucier de répondre aux règlements corporatistes de l'époque, grâce à son titre de "Premier Ebéniste du Roi". Son importante manufacture était située au Louvre.

La marqueterie "Boulle" qui est une superposition de décors d’écaille et de laiton, n’est pas une invention de ce dernier, même si ce terme "marqueterie Boulle" est devenu un terme générique depuis cette époque. En effet, les Hollandais utilisaient déjà cette technique depuis la deuxième moitié du XVIIème siècle.

 

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Le principe de cette marqueterie réside dans le découpage, à la scie, d’une plaque d’écaille et d’une plaque de laiton, superposées.

On obtenait alors deux fonds ainsi que deux décors a plaquer, définis ainsi : la "première partie" (fond d’écaille avec ornementation de laiton), et la "contrepartie" (fond de laiton avec ornementation d’écaille), ce qui permettait de fabriquer des meubles par paires.

 

Boulle-2.jpg

Ces marqueteries, qui n'étaient pas incrustées, étaient assemblées à l’envers sur un support en papier, avant d'être collées -à la colle d’os- sur le bâti du meuble qui avait été préalablement préparé. Une fois le décor collé, on enlevait le papier de manière à pouvoir polir le meuble.

L’écaille, de forme bombée, était alors réchauffée, au feu ou à l’eau bouillante, afin de la rendre malléable et de lui donner la forme souhaitée. Après son refroidissement , l'écaille retrouvait sa dureté originale. Le décor appliqué sur le laiton était gravé au burin.

Des motifs en ivoire, en corne ou en nacre pouvaient également être utilisés en marqueterie sur le fond d’écaille.


D'autres essences de bois précieux habillaient également les meubles, comme le bois de violette, l'amarante, le palissandre...). Les ornementations en bronze ou en bois sculpté, comme la feuille d'acanthe ou la coquille sont des classiques de cette époque.

A la fin du XVIIème, et durant le XVIIIème siècle, l’écaille de la tortue "Caret", pour carnivore, était employée pour la marqueterie. Au XIXème siècle, on utilisa l’écaille de tortue "franche" (herbivore) dont l'épaisseur d’écaille est plus fine, et dont les taches sont plus nettes.

 

mazarin par Puchwiser (D) 1714.JPG


Les décors de laiton réalisés aux XVIIème et XVIIIème siècles étaient d’une découpe beaucoup plus épaisse qu’au XIXème siècle .

 

Cartel L XIV.jpg

L’atelier d’André Charles Boulle, très productif, fut détruit à la suite d'un incendie en 1720, sans doute criminel. Sa collection d'oeuvres d'art qui portait les noms de Rubens, Van Dyk, Mignard, Snyders, Bourdon, Le Brun, et bien d'autres, fut elle aussi ravagée par les flammes.

Ses quatre fils continuèrent son œuvre sans exprimer l’esprit inventif de leur père qui mourrut quasiment dans la misère. 

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Alain VERMONT

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25/01/2013

LE GRAND DESORDRE du Marché de l'Art

Quand on constate aujourd'hui les amplitudes financières réalisées par la vente de certaines « œuvres d'art », on ne peut malheureusement que s'étonner de cette « folie pécunière » qui prévaut à l'échelle mondiale.

En effet, comment expliquer qu'un tableau de l'artiste américain Mark Rotko (1903-1970), voir l'illustration ci-dessous, dont la réalisation technique reste sujette à caution (la majorité des tableaux de Rotko sont aujourd'hui dans un très mauvais état de conservation), et qui n'a certainement pas nécessité un temps de travail exceptionnel dans sa réalisation, ait atteint le 8 mai 2012 à New York, un prix de vente de 77 500 000 dollars. 

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Et même si ce tableau représente un grand format, puisqu'il affiche une hauteur de 236,2 cm et une largeur de 206,4 cm, ce qui implique une surface de 4,87 m2, reconnaissons que le ratio au m2, à savoir 15 914 000 dollars, peut donner à penser au plus grand nombre.

Si l'on se fait l'avocat du diable, imaginons que cette composition  épurée, pour ne pas dire « ultra minimaliste », aura demandé une journée de travail de 8 heures. Le ratio horaire indique alors 9 687 500 dollars de l'heure !

Sans vouloir désacraliser l'art, il faut quand même avouer que tous ces chiffres d'une altitude vertigineuse ont de quoi « donner le tourni » à beaucoup, et notamment à tous ces artistes sincères, en devenir, et laissés pour compte par l'Establishment qui entretient dans la Finance comme dans le Milieu de l'Art, le malaise financier nauséabond actuel.

Pour établir un parallèle expressif, comparons ce tableau avec la paire de cabinets réalisée par le grand ébéniste André-Charles Boulle durant le règne de Louis XIV (voir l'illustration ci-dessous), et qui s'est vendue à Drouot Paris le 26 septembre dernier pour la somme de 2 857 800 €.

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D'aucuns pourraient dire que le prix de vente de ces deux meubles représente une belle somme d'argent, ce qui est vrai. Mais admettons, au regard de la qualité de réalisation de ces meubles exceptionnels, le temps passé par cet ébéniste, pour parvenir à un tel résultat. Plusieurs mois ont été nécessaires pour mettre les différentes essences de bois en préparation, et réaliser les infinies et minutieuses marqueteries, et autres bronzes dorés.

Le tout, dans une époque où l'électricité n'existait pas, ce qui implique que tous les gestes de travail ont été réalisés à la main, sans aucune machine électrique des temps modernes.

Le phénomène de « mode artistique » actuel s'illustre par le bureau « H » illustré ci-dessous, réalisé par l'artiste-designer Jean Prouvé (1901-1984), en taule pliée laquée noire, caisson métallique et plateau en chêne plaqué, vendu le 3 décembre dernier à Drouot Paris pour la somme de 446 112€.

 

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Abusus non tollit usum (l'abus n'enlève pas l'usage) !

La démarcation entre l'abus et l'usage ne peut plus être quantifiée du fait de tous ces excès financiers qui régissent notre monde. Dans sa grande souffrance existentialiste l'homme affiche de plus en plus des comportements irrationnels qui peuvent traduirent toutes ses particularités, son manque de confiance en lui, sa soif de reconnaissance, ou les délires de son paraître et de son image qui induisent les extravagances auxquelles nous assistons.

Dans sa retraite éternelle, que doit penser Van Gogh en voyant fonctionner ce monde actuel à la recherche de gloires éphémères ou de fortunes diverses, lui qui sa courte vie durant, souffra de la misère la plus sombre, ignorant toujours une quelconque recherche mercantile à retirer de son talent, un talent qu'il avait mis au service de son amour pour la peinture. Et bien d'autres...

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 ALAIN VERMONT

19/01/2013

Quelle valeur ajoutée aux matières premières utilisées par les artistes ?

La sculpture en 2012 


Dans la cour des plus belles adjudications, la sculpture est moins représentée que la peinture, catégorie reine, ou que le dessin de plus en plus coté grâce à la montée en puissance des artistes chinois. En revanche, la sculpture est également capable de frapper fort comme l'a prouvé Sotheby's en 2010 en cédant pour 92,5 m$ L'homme qui marche I d'Alberto GIACOMETTI (Londres, le 3 février). En 2009 déjà, le marché de la sculpture enregistrait un nouveau record mondial avec les 33,3 m$ de Madame L.R. de Constantin BRANCUSI(Christie's Paris, le 23 février).

Outre la vente exceptionnelle de L'homme qui marche, l'année 2010 marque une ascension record des prix pour l'acquisition d'une sculpture en salle en accueillant deux autres résultats surpassant le seuil des 30 m$ : Grande tête mincede Giacometti (47,5 m$, Christie's New-York, le 4 mai) et Tête d'Amedeo MODIGLIANI (Christie's Paris, le 16 juin). Néanmoins, en 2011, aucune sculpture n'a à nouveau dépassé ce seuil. La plus belle enchère s'est contentée des 15,4 m$ enregistrés pour Trois hommes qui marchent II d'Alberto Giacometti (Sotheby's Londres, le 22 juin) suivie de près par les 15 m$ de Pink Panther de Jeff KOONS(Sotheby's New York, le 10mai).


Quels sont les plus beaux résultats enregistrés en salles ces derniers mois ? 
Si la place de marché New-yorkaise est largement en tête avec sept résultats contre trois pour Londres, c'est la maison de vente Christie's qui domine largement le palmarès en signant à elle seule neuf des dix adjudications. Quant aux artistes, quatre des six présents dans ce top sont des modernes mais c'est un contemporain, Jeff Koons, qui est à l'origine de la première place du classement. La pluie de records signée en 2012 n'a pas épargné le marché de la sculpture puisque quatre des six artistes : Jeff Koons, 
Henry MOOREAlexander CALDER et Donald JUDD, doivent leur présence grâce à de nouveaux records en salles.

Les dix plus belles enchères frappées pour des sculptures en 2012

 

Rang

Artiste

Adjudication

Oeuvre

Vente

1

Jeff KOONS

30000000$

Tulips (1995-2004)

14/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

2

Henry MOORE

26841300$

Reclining Figure : Festival (1951)

07/02/2012 (Christie's LONDON)

3

Alexander CALDER

16500000$

Lily of Force (1945)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

4

Constantin BRANCUSI

11250000$

Prométhée (1911)

02/05/2012 (Sotheby's NEW YORK NY)

5

Constantin BRANCUSI

11000000$

Une muse (1912)

07/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

6

Alberto GIACOMETTI

10000000$

La Jambe (1947)

07/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

7

Alexander CALDER

9200000$

Snow Flurry (c.1948)

08/05/2012 (Christie's NEW YORK NY)

8

Donald JUDD

9000000$

Untitled, 1989 (Bernstein 89-24) (1989)

14/11/2012 (Christie's NEW YORK NY)

9

Alexander CALDER

8564050$

Rouge triomphant (Triumphant Red)

27/06/2012 (Christie's LONDON)

10

Henry MOORE

7105050$

Working Model for Three Piece No. 3 : Vertebrae (1968)

07/02/2012 (Christie's LONDON)



La première marche du podium accueille Jeff Koons et sa monumentale Tulips (les six tulipes qui la composent mesurent plus de 5 mètres de haut !) adjugée 30 m$ chez Christie's New York le 14 novembre 2012. En enregistrant un tel résultat, Christie's rafraichit le record de l'artiste qui n'avait pas été révisé depuis son année la plus faste, 2008, et les 23 m$ de Balloon Flower (Magenta) (Londres, le 30 juin 2008). L'année 2008, correspond au pic de son chiffre d'affaires qui avoisine alors les 60 m€ tandis qu'entre 2009 et 2011 il reste dans la fourchette des 20-27 m€. Sa première enchère millionnaire remonte à 1999 où la sculpture en porcelaine Pink Panther avait trouvé preneur pour 1,65 m$ (Christie's New York, le 16 novembre). Depuis l'artiste cumule 79 résultats millionnaires. Malgré une récente rétrospective à la Fondation Beyeler (de mai à novembre 2012) en demi-teinte, la culture du kitsch de Jeff Koons qui fait sensation depuis les années 80 est toujours appréciée par les collectionneurs du monde entier. 

koons, jeff koons

Koons

Ce sont surtout ses sculptures en acier chromé inoxydable rehaussées de vernis coloré transparent que l'on s'arrache en salles. D'une grande virtuosité technique, leurs formes sont proches de celles des sculptures en ballons de notre enfance. A partir de 1995, Jeff Koons utilise dans nombre de ses plus fameuses sculptures ce principe technique et visuel à l'exemple de Balloon Dog, une des œuvres les plus emblématiques de l'artiste et de l'art contemporain dont seuls quelques multiples sont à ce jour passés à l'encan.

A la deuxième place de ce classement, Reclining Figure : Festival signe le nouveau record de vente pour une oeuvre d'Henry Moore (Christie's Londres, le 7 février). Ce bronze emblématique de l'artiste et de l'histoire de la sculpture a réalisé une belle performance en atteignant 20,5 m$ dépassant de 13 m$, près de trois fois, son ancien record (Three-piece reclining Figure: draped, adjugé 8,5 m$ chez Sotheby's New York, le 4 novembre 2004). Une seconde sculpture, Working Model for Three Piece No. 3 : Vertebrae, et ses 7,1 m$ flirtant avec son ancien record lui donne également accès à la 10ème place de ce top. Le cumul des douze résultats millionnaires réalisés ces derniers mois avoisinant les 65 m$ permet dès à présent d'affirmer qu'en 2012, le produit des ventes d'Henri Moore signe une année record dépassant largement son meilleur chiffre d'affaires réalisé en 2008 avec près de 32 m$!

 

moore, henry moore

Moore

Les records établis en 2012 n'ont pas lésé Alexander Calder qui enregistre quatre nouveaux records de vente. Trois d'entre eux imposent sa présence dans ce top à la 3ème, 7ème et 9ème place ! C'est désormais un mobile de 170 centimètres de haut, Model for Rosenhof, et ses 2,8 m$, qui trône à la première place des meilleurs résultats frappés pour une œuvre de l'artiste. Ces derniers mois toujours, les mobiles d'Alexander Calder sont à l'origine d'un autre exploit, celui d'avoir déjà enregistré 35 enchères millionnaires cumulant à elles seules plus de 109 m$, un chiffre d'affaires record pour l'artiste !

 

calder, alexander calder

Calder

Premier artiste de ce classement à ne pas rafraichir son record, Constantin Brancusi s'impose à la 4ème et 5ème place grâce aux 11,2 m$ du bronze doré Prométhée (Sotheby's New York, le 2 mai) ainsi qu'aux 11 m$ du plâtre Une muse (Christie's New York, le 7 novembre). Présent au palmarès des enchères millionnaires depuis la vente en 1989 du marbre La Muse endormie III pour près de 7 m$ (Christie's New York, le 14 novembre), le marché de Brancusi est marqué par la rareté des sculptures disponibles sur le second marché. En effet, seules 49 sculptures sont passées en vente depuis 1989 incluant une dizaine d'œuvres emblématiques qui lorsqu'elles ont trouvé preneur l'ont été au delà de 600 000 $. 

brancusi-mlle-pohagany.jpg

Brancusi

Un top sculpture ne saurait s'envisager sans le teneur en titre de la plus belle enchère dans cette catégorie: Alberto Giacometti présent à la 6ème place grâce aux 10 m$ de La Jambe (Christie's New York, le 7 novembre). Néanmoins en terme de record, l'année 2012 ne restera pas dans les annales comme pour la majorité des artistes de ce classement. En effet La Jambe, est seulement sa 16ème plus belle enchère! 

giacometti.jpg

Giacometti

La 8ème place de ce classement concerne la présence plus inhabituelle d'un des principaux représentants du minimalisme, l'américain Donald Judd. C'est un nouveau record de vente à 9 m$ pour la sculpture murale Untitled, 1989 (Bernstein 89-24) qui lui ouvre les portes de ce top. Frappé lors des ventes automnales new-yorkaises (Christie's, le 14 novembre), ce record est aussi révélateur d'un engouement retrouvé pour le mouvement minimaliste. Représenté depuis 1965 par les mastodontes de la profession (les galeries Léo Castelli, Paula Cooper, puis Pace Wildenstein) la côte de Donald Judd explose en 2002 soit huit ans après sa mort. Cette année là quatre sculptures s'échangent au delà de 1,2 m$, une œuvre sans titre atteint même 4,2 m$ (Untitled, chez Chrisite's New York, le 14 mai 2002) et restera son record jusqu'en 2007. Entre 2002 et 2012 quelques 39 résultats millionnaires ont été frappés, majoritairement pour ses sculptures murales. 

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Judd

Comparée à 2011 la sculpture a, ces derniers mois, connu une augmentation de ses plus beaux résultats en frappant à 3 reprises au dessus de 15,4 m$ (montant de la plus belle vente de 2011). Imposantes, certaines œuvres à l'image des Tulips de Koons et de leurs 15 mètres de haut n'effraient pas pour autant les acquéreurs. Quant la signature est là tout est permis et ce n'est pas 2012 et son avalanche de records pour les valeurs sûres qui le contredira. 

Source Artprice

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04/01/2013

"L'ART" de consumer et consommer la Crise Internationale

Miami et sa foire annuelle

Comme tous les ans pour tout amateur d'art qui se respecte, le début du mois de décembre a rimé avec Art Basel Miami Beach ! Avec sa constellation de foires satellites (environ dix-sept cette année !) et le soleil et la mer en prime, c'est LE moment incontournable de l'année, après les automnales Frieze Londres et Fiac Paris, et avant Art Stage Singapour et l'Armory Show de New York.

Certains affirment que son côté trop festif, mélange de jet-set, dance-floor et transats, serait boudé par les vrais amateurs d'art. Pourtant Miami réunit incontestablement tous les ingrédients d'une foire incontournable et a attiré cette année encore quelque 50 000 visiteurs. Petit tour d'horizon de cette onzième édition où quelque 267 galeries internationales de 31 pays différents ont dicté les tendances de cette fin d'année.

En dehors des mastodontes habituels  Jeff KOONSGerhard RICHTERAnish KAPOOR et autres Richard PRINCE, les galeristes ont également misé sur des signatures en pleine ascension.

 
Chez Gavin Brown, 
Alex KATZ (1927) était entouré de l'Anglais Martin CREED et de l'Américain Jonathan HOROWITZ qui ont tous deux signé de nouveaux records en salle en 2012 : le premier avec l'adjudication pour 130 000 $ de l'installation Work No. 204: Half the air in a given space (Christie's New York, le 7 mars 2012) et le second avec celle de Coke/Pepsi (230 Cans) (Sotheby's Londres, le 13 octobre 2012).


Avec un nouveau record à 400 000 $ pour 
Death Comes to Us All frappé en mai 2012 chez Phillips de Pury & Company New York, on aurait mal imaginé le stand de la galerie new-yorkaise Petzel sans une œuvre de Dana SCHUTZ. Maîtrisant parfaitement des compositions cubistes proches de celles du grand Picasso, l'artiste a trouvé la parade en y associant savamment une multitude de couleurs fluo. Décidément abonnée aux records fraîchement enregistrés, la galerie Petzel présentait également Seth PRICE qui s'est fait remarquer en salles en triplant l'estimation haute d'une œuvre sans titre adjugée 130 000 $ (Untitled, Sotheby's New York, le 10 mai 2012). 


L'Américaine 
Pae WHITE, reconnue pour ses créations poétiques jouant sur les frontières poreuses entre art et design, a fait sensation avec une tapisserie monumentale constituée de bric et de broc chez Neugerriem Schneider. Encore peu présente en salles avec seulement treize résultats enregistrés en six ans, ses œuvres étaient également exposées chez Kaufmann Repetto. Ce sont ses mobiles qui signent ses plus belles ventes à l'image de son record pour l'oeuvre Fish to snake...a dirty joke (you don't need to know) cédée 15 000 $ en novembre 2006 chez Phillips de Pury & Company New York.


Toujours plus au sud

Miami, du fait de sa géographie, est une place de choix. Elle est parfaitement bien située entre les États-Unis et l'Amérique du Sud, entre les fervents collectionneurs américains et le marché latino-américain en plein essor. Grand nombre de collectionneurs du Brésil, d'Argentine, du Mexique, du Chili ou du Vénézuela ont une résidence secondaire à Miami et contribuent à une part non négligeable du volume des transactions de la foire. A l'écrasante présence de quatorze galeries brésiliennes (A Gentil Carioca, Luciana Brito, Casa Triângulo, Fortes Vilaça, Leme...) s'ajoutaient deux Colombiennes (Casas Riegner et La Central), quatre Mexicaines (Kurimanzutto, Labor, Proyetos Monclova et OMR), trois Argentines (Ruth Benzacar, Ignacio Liprandi et Jorge Mara), l'Uruguayenne Galería Sur et une nouvelle arrivante, la Péruvienne Revolver.


Du côté des artistes, la galerie Acquavella proposait des toiles d'un Argentin qui a le vent en poupe : 
Enoc PEREZ. Très présent en salles en 2012, Enoc Perez a enregistré six de ses sept plus belles enchères, dont l'adjudication à 310 000 $ de Havana Riviera Hotel, La Havana, Cuba (Sotheby's New-York, le 10 mai). Le stand d'Hauser & Wirth proposait quant à lui une confrontation très réussie entre les toiles de l'Argentin Guillermo David KUITCA et les sculptures de l'Américain Roni HORN. Guillermo David Kuitca a d'ailleurs signé sa plus belle enchère en 2012 grâce aux 250 000 $ cédés pour l'œuvre Heaven (Sotheby's New York, le 10 mai).


Toujours plus de modernes

Reconnue pour son amour pour les jeunes talents, cette année Art Basel Miami Beach n'a pas été immunisée contre le virus de l'art moderne avec une nouvelle sélection de galeries modernes, ajoutée à un programme misant sur les liens inter-générationnels. Rappelons qu'en octobre dernier la Frieze donnait le ton : désirant miser sur l'importance des signatures modernes, elle inaugurait une seconde foire, la Frieze Masters. Si cet accent sur les valeurs sûres entraîne parfois des propositions trop sages et consensuelles, c'est pour le visiteur une occasion sans pareil de découvrir des chef-d'œuvres inconnus du public. Ainsi, Art Basel Miami Beach comptait cette année une présence plus marquée d'œuvres modernes. Parmi elles, Les deux femmes à l’oiseau de Fernand LÉGER à la Galerie Thomas ce serait rapidement envolée à plus d'un million de dollars. Mark ROTHKO, qui a récemment permis à la maison de vente Christie's de signer une enchère record pour 77,5 m$ avec Orange,Red, Yellow (New York, le 8 mai 2012), imposait sa présence avec une immense toile chez Helly Nahmad Gallery. La Pace Gallery proposait un petit mobile d'Alexander CALDER datant de 1947. La galerie Tornabuoni consacrait, elle, la totalité de son stand aux œuvres de Lucio FONTANA.

Si la prudence semblait encore une fois de mise, il semble que les ventes n'aient pas connu d'essoufflement lors de cette onzième édition. Avec sa position géographique stratégique, et une effervescence sans pareil, Miami a confirmé encore en 2012 qu'elle occupe une place de choix dans les grands rendez-vous internationaux. 

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

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19/12/2012

Raphaël et la Renaissance

Une œuvre au fusain du Maître de la Renaissance Italienne adjugée 36,7 M € chez Sotheby's le 5 décembre.

29,7 millions de livres, frais inclus, soit 36,7 millions d'euros. C'est le montant record auquel vient d'être vendu un dessin au fusain du maître italien de la Renaissance, Raffaello Sanzio, dit Raphaël , mercredi, chez Sotheby's à Londres.

Intitulé Tête d'un apôtre, ce lot, qui appartenait à un particulier, était estimé entre 10 et 15 millions de livres, soit deux à trois fois moins que le prix auquel il est parti. Sotheby's a annoncé que cette vente aux enchères constituait un record pour une oeuvre d'art sur papier. Seuls deux autres dessins comparables du peintre ont été vendus dans les cinquante dernières années, dont Tête d'une muse, en 2009, chez Christie's, pour 29,2 millions de livres.

Une oeuvre extraordinaire

D'une grande qualité selon les experts, il s'agit d'un dessin préparatoire pour la dernière toile biblique de Raphaël, Transfiguration, exposée à la Pinacothèque du Vatican (Rome), et retrouvée près du peintre, à sa mort en 1520.

 

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La pièce, qui mesure 38 cm par 28 cm, était conservée depuis trois siècles dans la demeure ancestrale des Ducs du Devonshire, Chatsworth House. Elle a ensuite effectuée un petit tour du monde avant la vente aux enchères de Londres, passant par l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord, afin d'éveiller l'intérêt des acheteurs potentiels. «De grands collectionneurs du monde entier ont enchéri en l'honneur du génie de Raphaël et de l'extraordinaire beauté de ce dessin», a déclaré Gregory Rubinstein, responsable des oeuvres d'art ancien chez Sotheby's.

On ne connaît pas l'identité de l'acheteur, mais l'offre qui l'a emportée, au terme d'une intense bataille téléphonique entre quatre enchérisseurs, émanait d'un membre de Sotheby's qui représente souvent des clients russes, a indiqué l'Associated Press.

Tête d'un apôtre était le dernier lot d'une vente de maîtres anciens et de peintures britanniques organisée par Sotheby's, et qui a rapporté plus de 58,1 millions de livres au total (71,9 millions d'euros).

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ALAIN VERMONT

 

 

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