20/05/2014

Un milliard de dollars dépensé en deux soirées

Un milliard de dollars en deux soirées ! Que faut-il penser de tout ça ?


Les résultats sont tombés : les seules ventes du soir pour l'art Après-Guerre et Contemporain à New York les 13 et 14 mai 2014 ont finalement rapporté… plus d'un milliard de dollars.

A ce jeu, Christie's emporte largement son pari et étonne par la puissance des résultats. La multinationale britannique, qui appartient depuis quelques années à l'industriel français François Pinault, attendait 500 m$ le 13 mai au soir et annonce 745 m$ avec 95% de lots vendus, contre 85% chez sa concurrente Sotheby's, qui génère 364 m$ de chiffre à l'issue de la soirée du 14.

Des milliardaires issus de plus de 30 pays ont fait grimper les enchères à des niveaux stratosphériques et, selon Christie's, les acheteurs asiatiques se sont montrés particulièrement déterminés. Plusieurs lots ont enterré des prévisions où des anciens records de quelques millions.

Parmi les oeuvres phares, le monumental Jean-Michel BASQUIAT de 1981 de Christie's à passé son estimation haute d'un million pour un coup de marteau final à 31 m$ (Untitled, 34,885 m$ frais inclus) ; et le Popeye de deux mètres de haut signé Jeff KOONS est désormais propriété de Steve Wynn qui l'emporte pour 28,165 m$ frais inclus. Quant à l'Abstraktes Bild (712) de l'Allemand Gerhard RICHTER, elle reste dans sa fourchette d'estimation à 26 m$ et 29,285 m$ frais inclus.

Le résultat le plus impressionnant de ces ventes récompense Francis BACON à hauteur de 80,8 m$ frais inclus (72 m$ au marteau) grâce à un rare triptyque intitulé Trois Études pour un portrait de John Edwards (1964) (Studies for a portrait of John Edwards). L'oeuvre aurait été acquise pour une quinzaine de millions de dollars il y a moins de quinze ans en vente privée chez Sotheby's. L'acheteur inspiré de l'époque empoche quelques 57 m$ sur cet aller-retour. Rappelons qu'entre son achat au début des années 2000 et sa revente la semaine dernière, Bacon est devenu l'artiste le plus cher du monde aux enchères avec les 127 m$ frappés pour un autre triptyque (Three Studies of Lucian Freud, Christie's New York le 12 novembre 2013, plus de 142 m$ frais inclus). Cette pièce majeure était composée de trois huiles sur toile, mesurant chacune 198 x 147,5 cm. Un ensemble complet en salle est d'autant plus rare qu'on ne connait que 28 triptyques de Bacon, dont au moins 12 se trouvent dans des collections publiques, et seulement 4 ont déjà été proposé en salles.

Flambée continue pour les expressionnistes américains

Les occasions d'enchérir sur une toile majeure de Barnett NEWMAN sont rares, trop rares pour ne pas se battre tant l'artiste est une figure majeure de l'art du XXème siècle et tant les autres complices de l'expressionnisme abstrait, comme Pollock et Rothko, ont défriché avant lui un marché très haut de gamme d'oeuvres susceptibles de se vendre, en privé ou en public, autour des 100 millions.

Le 13 mai, Christie's enregistrait 150,3 m$ en vendant deux oeuvres seulement : un superbe champ coloré de Mark ROTHKO, daté de 1952 cote désormais 66,2 m$ et, surtout, la toile Black Fire I de Barnett Newman s'est arraché 84,1 m$ (frais inclus), soit 45 millions au-delà du précédent record de l'artiste (précédent record à 39 m$ avecOrnement VI, 43,845 m$ frais inclus, Sotheby's, 14 mai 2013). La cote de Newman vient donc rattraper celle de Rothko, grand élu de l'expressionniste américain depuis les enchères historiques de 2007 et toujours détenteur du record pour le mouvement, depuis les 86,8 m$ payés en 2012 pour Orange, Red, Yellow (toile adjugée 77,5 m$ le 8 mai 2012 chez Christie's).

Trois Warhol majeurs rapportent 134 m$

Habituelle star de ces grandes ventes, Andy WARHOL était représenté par des pièces majeures : White Marilyn etRace Riot chez Christie's, contre une superbe série de six autoportraits chez Sotheby's. Frais inclus, ces trois oeuvres représentent un chiffre d'affaires de 134 m$. La première présentée à enchères fut Race riot, une oeuvre de 1964 réalisée d'après une photographie de presse lors de émeutes raciales de Birmingham. Race Riot affichait de nombreux atouts : un sujet parmi les plus recherché, une œuvre ample (152,4 x 167,6 cm), une répétition différenciée par les couleurs et une provenance importante, celle de la collection Mapplethorpe. Cette sérigraphie sur toile, qui cotait 570 000 $ en 1992 (vente Christie's New York, 18 novembre 1992), s'est vendue cette fois 56 m$ (62,885 m$ frais inclus) et s'inscrit comme la quatrième oeuvre de Warhol la plus chère du marché.


Quelques minutes plus tard, Christie's annonçait son second trésor warholien : une « 
Marilyn Blanche », estimée 12 à 18 millions. Il s'agit de l'un des douze portraits de la star hollywodienne, chacun réalisé sur un fond de différente couleur. Cette œuvre est historique : non seulement elle fut réalisée peu après la mort de Marylin, mais elle marque aussi un tournant dans le parcours de Warhol, qui travailla pour la première fois sur une toile de soie avec cette série. Cette « emblème du Pop art » selon Christie's a atteint 36,5 m$, au double de l'estimation haute. Malgré ses modestes dimensions (50,8 x 40,6 cm), l'oeuvre se paie finalement 41,045 m$ frais inclus.


Il fallait patienter jusqu'au lendemain pour voir le troisième lot phare de Warhol, présenté cette fois chez Sotheby's. Il s'agit d'un autoportrait de l'icône Pop répété à six reprises, le visage sérigraphié de six couleurs différentes. 
Six Self Portraits aurait été acheté pour 57 000 $ dans une galerie de Londres en 1986. Attendue cette fois entre 25 et 35 m$, elle se paie finalement 30,125 m$ frais inclus.

La manne de l'art contemporain récompense aussi les plus jeunes stars du marché. Parmi les nouveaux records enregistrés la même semaine à New York, citons les signatures de Joe BRADLEYDan COLEN ou Wade GUYTON. L'art contemporain continue, cette année, de défier les pronostics et d'afficher une vitalité plus prégnante que sur les autres segments du marché.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

 




21/04/2014

Hong Kong - Records Avril 2014

Sotheby's, 2ème maison de ventes au monde après Christie's, et Poly, la 3ème mondiale fraîchement implantée à Hong Kong (en 2012) donnaient, au début du mois d'avril 2014, leurs grandes ventes d'art moderne et contemporain asiatique autour de signatures charismatiques dont les prix flambent toujours. Retour sur les meilleurs résultats de deux jours de vacations entièrement dédiés à l'Asie.



Chez Sotheby's, la vente de prestige s'est tenue le 5 avril, suivie par trois ventes dédiées aux modernes asiatiques et contemporains le lendemain. La première cession, la plus prestigieuse, a généré 68,3 m$, « Modern & Contemporary Southeast Asian Paintings » 25,2 m$ (avec seulement 20 % d'invendus), la vente « Contemporary Asian Art » pas moins de 47,2 m$ (avec 15 % d'invendus), et « 20th Century Chinese Art » 53,1 m$ (12 % d'invendus). Le lendemain, Poly confirmait la haute tenue du marché pour des signatures telles que WU GuanzhongZHANG XiaogangTakashi MURAKAMIXU Beihong ou CHEN Yifei.

Décryptage en quelques coups de marteau :



ZAO Wou-ki (1921-2013) : l'un des artistes les plus demandé aujourd'hui est Zao Wou-Ki. Pour répondre au mieux à la demande, Sotheby's mettait en vente pas moins de 11 toiles les 5 et 6 avril, pour une réussite totale : toutes les oeuvres se sont vendues et quatre d'entre elles sont millionnaires. Poly en vendait deux de plus : 5.6.54 (Herbes), payée 1,33 m$ et Paysage Rouge qui revient à 1,6 m$ frais inclus.



ZHANG Xiaogang (né en 1958) : c'est un chef-d'oeuvre qu'offrait Sotheby's avec Bloodline: Big Family No. 3, adjugée l'équivalent de 10,7 m$ (12,1 m$ frais inclus), ce qui implique un nouveau record mondial pour l'artiste, qui passe pour la première fois le seuil des 10 m$ ! La valeur de cette œuvre a doublé en six ans : Sotheby's la vendait en effet l'équivalent de 5,4 m$ en 2008 (le 9 avril 2008 à Hong Kong). Poly lui doit par ailleurs le 8ème meilleur résultat de sa vacation, grâce à Heaven n°4, vendue 1 m$ frais inclus.



SAN Yu (1901-1966) : la demande est très vive pour l'artiste chinois Sanyu dont le Pot de chrysanthèmes, une grande huile du début des années 50', s'est arraché pour 9,1 m$ le 5 avril chez Sotheby's(10,4 m$ frais inclus). Les chrysanthèmes sont l'un des sujets les plus convoités de l'artiste, notamment depuis les 6,05 m$ enregistrés pour la nature morte Potted chrysanthemum in a blue and white jardinière le 27 novembre 2010. En mai 2012 à Hong Kong toujours, Sanyu s'imposait comme la star de la vente Christie's en décrochant la meilleure adjudication du jour, encore pour des chrysanthèmes (Blue Chrysanthemums in a glass vase partait pour 5,4 m$ le 26 mai 2012). Poly vendait par ailleurs Prunus Branches in a Green Landscape (1962) pour 1,8 m$ (frais inclus) le 6 avril 2014.



Sindudarsono SUDJOJONO (1914-1985) : une toile de près de deux mètres de large de l'artiste moderne indonésien lui a permis de signer un record équivalent à 7,5 m$. Sudjojono augmente ainsi son précédent record de 5,4 m$ ! Cette flambée de prix pour l'art contemporain indonésien est à mesure de celle connue pour l'art chinois dans les années 2006-2008.



ZENG Fanzhi (1964) : il n'est pas étonnant de retrouver cet artiste en lice des résultats de ventes. En 2008, il s'imposait déjà comme le contemporain chinois le plus cher. A l'époque, son diptyque Mask series 1996 No.6 partait pour 8,6 m$, au quintuple de son estimation (Christie's Hong Kong) et son record culmine à 20,64 m$ depuis que le marteau est tombé en octobre 2013 pour The Last Supper (Sotheby's Hong Kong).

Le 5 avril, Sotheby's a soumis quatre toiles de Zeng dont This Land So Rich in Beauty No. 6 (2006) vendue plus de 2,4 m$ (2,9 m$ frais inclus) et Mask Series No. 5 (1994), partie au même prix. Au total, l'artiste a cumulé plus de 6,1 m$ d'enchères le 5 avril chez Sotheby's qui proposait par ailleurs des lithographies, vendues autour de 10 000 $ pour des éditions de moins de 100 exemplaires. Poly doit à Zeng sa meilleure enchère du 6 avril grâce à un portrait en pied de la sérieMasques (vendu 2,2 m$ frais inclus).



Yoshitomo NARA (1959) : il signe un nouveau record avec Night Walker, une acrylique de 2001 vendue l'équivalent de 1,6 m$ (2 m$ frais inclus, Sotheby's, 5 avril). L'artiste Pop japonais est célèbre à travers le monde, grâce à un réseau d'une quarantaine d'expositions en 20 ans et des oeuvres multiples éditées à grande échelle qui diffuse son univers à la fois naïf et agressif. Il est l'un des artistes japonais les plus aimés par les collectionneurs avec Takashi MURAKAMI et Yayoi KUSAMA.



AI Weiwei (1957) : pour la première fois aux enchères, une œuvre d'Ai Weiwei se paie plus d'1 m$ frais inclus. Intitulée Map of China, le record est emporté par une installation conçue à partir de matériau récupérés sur des temples démantelés de la Dynastie Qing (1644-1911). L'artiste dissident, que le gouvernement chinois ne parvient pas à museler, est actuellement exposé au musée Walter Gropius de Berlin (depuis le 2 avril 2014).

 

Christie's et China Guardian ont profité de ces grandes ventes Sotheby's et Poly pour disperser des signatures asiatiques majeures mais elles réservent leurs meilleures pièces pour la fin du mois de mai où elles opèrent à leur tour leurs cessions d'art asiatique moderne et contemporain à Hong Kong.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT


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15/02/2014

Ventes d'Oeuvres d'Art en 2013 : l'année de tous les records

 

Le produit des ventes aux enchères d'œuvres d'art dans le monde a augmenté de 13,17% en 2013, à 12,05 milliards de dollars, établissant un record historique, a annoncé ce mercredi la société française Artprice à l'AFP.

 

Ce rebond des ventes de « Fine art » (peintures, sculptures, dessins, photographies, estampes) survient après une baisse de plus de 9 % en 2012, à 10,64 milliards de dollars (chiffres revisés), liée à une forte contraction du marché chinois alors que les Etats-Unis progressaient. Avec des ventes de 4,078 milliards de dollars (+21%), la Chine arrive en tête pour la quatrième année d'affilée, mais d'extrême justesse, devant les Etats-Unis, qui affichent un produit de 4,016 milliards de dollars (+20%), a indiqué le numéro un mondial des données sur le marché de l'art. Le rapport annuel sur le marché de l’art sera rendu public dans une dizaine de jours.

Un record pour un Bacon

Les grandes puissances représentent à elles seules les deux tiers du marché de l’art : 33,84 % de part de marché pour la Chine et 33,33 % pour les Etats-Unis. La place de New York « s’impose comme l’épicentre du marché haut de gamme », avec 39 des 50 meilleures enchères de l’année, souligne Artprice. En troisième position arrive le Royaume-Uni, avec des ventes de 2,11 milliards de dollars et une part de marché 17,57 %.

La France conserve sa quatrième place , avec des ventes de 549 millions de dollars et une part de marché de 4,56 %. L’Allemagne est cinquième (207 millions de dollars) devant la Suisse (159 millions de dollars). « Cette année faste est portée par une demande mondialisée avec notamment des acheteurs d’Asie, du Moyen-Orient et de Russie qui jouent un rôle crucial dans la bonne tenue du marché et affichent un féroce appétit pour les artistes phares du XXe siècle qui s’arrachent record après record », analyse Thierry Ehrmann, fondateur et PDG d’Artprice.

 

Andy Warhol reste n° 1 en 2013



L’Américain Andy Warhol conserve sa place de numéro un au palmarès des enchères mondiales de 2013, juste devant Pablo Picasso. Le Chinois Zhang Daqian passe à la troisième place, a annoncé mercredi la société Artprice. 
Avec des ventes cumulées de plus de 367 millions de dollars hors frais (270 millions d’euros), Andy Warhol (1928-1987), roi du Pop art, trône en haut du podium.

Son enchère maximale l’an dernier a été de 94 millions de dollars. Picasso (1881-1973) regagne une place avec 361 millions de dollars de ventes cumulées. Zhang Daqian (1899-1983) est 3è avec 291 millions de dollars de ventes, tandis que l’Américain Jean-Michel Basquiat (1960-1988), qui a connu une pluie de records l’an dernier, grimpe à la 4è place avec 250 millions de dollars de ventes cumulées. Le Chinois Qi Baishi (1864-1957) est 5è avec des ventes de 230 millions de dollars. Le Britannique Francis Bacon (1909-1992) est 6è, avec des ventes de 195 millions de dollars.

 
L’année a été marquée 
« par un repositionnement » des artistes occidentaux qui avaient cédé du terrain face à certains artistes chinois, dont Zhang Daqian, premier en 2011.

Un record absolu pour une oeuvre d’art aux enchères a été franchi le 12 novembre 2013 avec la vente par Christie’s à New York d’un triptyque du peintre britannique Francis Bacon consacré à Lucian Freud, pour la somme de 127 millions de dollars (142,4 millions frais compris). L’année a été marquée par près de 15.000 nouveaux records d’artistes, note Artprice, qui a noué début 2013 une alliance avec le conglomérat chinois Artron, gestionnaire des statistiques du marché chinois.

 

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BACON

En matière d'oeuvres d'art, les chiffres peuvent parfois monter très haut. 2013 l'a rappelé avec des acquisitions parfois spectaculaires lors des ventes aux enchères réalisées ces derniers mois. Retour sur le top 5 des oeuvres les plus chères vendues en 2013.



Le Rêve de Pablo Picasso

Ce tableau serait donc l'oeuvre d'art la plus chère de 2013, et la quatrième de l'histoire derrière "Les Joueurs de cartes" de Paul Cézanne, "N°5, 1948" de Jackson Pollock et "Woman III" de Willem de Kooning.

 

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Le Rêve - PICASSO

Vendu par le magnat américain des casinos, Steve Wynn, il a été acquis par un autre collectionneur privé en mars 2013 pour la somme de 155 millions de dollars. (L’agence Bloomberg annonça la vente pour 155 millions de dollars dans le cadre d’une transaction privée d’un Picasso mythique, à l’histoire tourmentée « Le rêve ». Cela pourrait être le Picasso le plus cher jamais vendu. L’acheteur : le célèbre patron de Hedge fund newyorkais à la tête de SAC Capital advisors LP, Steven Cohen) .

 

Trois études de Lucian Freud par Francis Bacon

Contrairement à ce qui a été annoncé lors de sa vente au mois de novembre, "Trois études de Lucian Freud" de Francis Bacon n'est pas l'oeuvre d'art la plus chère de tous les temps. Adjugé à 142,4 millions de dollars chez Christie's, ce triptyque achevé en 1969 est en effet devancé par plusieurs ouvres dans l'histoire, et même pour l'année 2013.

 

Anna's Light de Barnett Newman

Cette oeuvre de Barnett Newman, l'un des chefs de file de l'expressionnisme abstrait, a été adjugée à 105,7 millions de dollars en octobre dernier, à l'occasion d'une vente privée.

 

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B.NEWMAN

 

Silver Car Crash (Double Disaster) d'Andy Warhol

Le 13 novembre 2013, "Silver Car Crash (Double Disaster)" est entré dans le top 20 des tableaux les plus chers de l'histoire. Habitué du classement des artistes les plus chers, Andy Warhol a de nouveau été plébiscité avec la vente de ce diptyque monumental pour la somme de 105,4 millions de dolalrs

 

Balloon Dog (Orange) de Jeff Koons

 

Certes, Jeff Koons est assez loin derrière avec "Balloon Dog (Orange)". En novembre dernier, sa sculpture a été vendue à un particulier chez Christie's (New York) pour un montant de 58,4 millions de dollars. L'Américain, qui a récemment réalisé un coffret à champagne pour Dom Pérignon, n'en est pas moins devenu l'artiste le plus cher de tous les temps... de son vivant.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

04/02/2014

DE STAEL vers les cimes

Les ventes d'après-guerre et contemporain de Londres sont attendues chez Sotheby's le 12 février et chez Christie's le 13 février. Parmi les grandes signatures, quatre toiles de Nicolas DE STAËL sont offertes sur ces deux jours, dont trois sont des travaux tardifs des années 1953-55, les plus recherchés et les plus chers. 

Nicolas de Stael a réalisé plus de 1 000 toiles en 15 ans. Aujourd'hui, celles réalisées à partir de 1953 sont les plus prisées aux enchères. Ce n'est que récemment, en 2012, qu'une oeuvre antérieure aux années 50 passa le seuil du million d'euros (Composition, 1947, vendue 1,3 m€, soit 1,6 m$ le 29 mai 2012 chez Sotheby's Paris). Aujourd'hui, l'artiste compte 35 adjudications millionnaires en dollars à son palmarès, frappées essentiellement à Paris (15 résultats parisiens et un versaillais), et dans une moindre mesure à Londres et à New York.

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Fleurs sur une table

La meilleure enchère 2013 fut notamment signée à Paris (où se jouent plus de 40 % des recettes mondiales de l'artiste) pour Nu Debout, une composition toute verticale (1,56 mètre de hauteur et 89 cm de large) de 1953 adjugée 4 m€, soit 5,2 m$, le 3 juin 2013, qui constitue le 3ème meilleur prix pour une oeuvre de l'artiste aux enchères. Réalisée à une période charnière tant sur le plan artistique où l'artiste opère un retour à la figuration après sa série des Footballers, que sur son rayonnement international, le Nu Debout sort de l'atelier alors que De Staël prépare sa première exposition personnelle aux Etats-Unis (Knoedler Gallery, New York). Bien qu'il ait reçu un bon accueil à l'époque et qu'une toile abstraite de 1947 fasse partie des collections du MoMA, son marché n'est pas très réactif aux Etats-Unis aujourd'hui malgré l'immense notoriété de l'artiste.

 

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Nu debout

Tout se joue entre Londres et Paris. La place de marché anglaise draine le plus grand nombre de chef-d'oeuvres (ce qui lui permet de générer la moitié des recettes avec 26 % des lots seulement), tandis que la française est a priori le centre névralgique de l'offre. Ce résultat de 4 m€ a conforté l'aura de Paris, qui détient face à Londres le record mondial de l'artiste depuis l'adjudication en 2011 d'un autre nu, couché cette fois, à hauteur de 6,098 m€, soit 8,17 m$ (Nu couché, (Nu), 1953/54). Bien moins coté que ses homologues anglais ou américains, De Staël demeure discret en salle malgré l'explosion de sa cote sur la décennie (près de 300 % de hausse). Il faut dire que les collectionneurs européens sont nombreux, les français et les anglais bien sûr, mais aussi les allemands et les suisses.

 

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Nu couché

Les deux toiles proposées chez Sotheby's le 12 février 2014 sont une Composition de 1949 affichée entre 350 000 et 450 000 £ et Paysage à Agrigente(60 x 81 cm), toile payée 1,3 m$ en 2005 (environ 1,5 m$ frais inclus, le 10 février 2005 chez Sotheby's Londres) et attendue entre 1,6 et 2,5 m$ aujourd'hui.

 

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Paysage à Agrigente

Le lendemain, Christie's offre Selinunte, chef d'oeuvre de 1953 (54 x 72,5cm.) à l'excellente provenance (toile acquise en 1985 à la galerie Denise Cadé et jamais revendue depuis. Estimation 1-1,5 m£ soit 1,6-2,5 m$). et une composition plus petite de la même année (Composition-paysage (Le Castelet), 33,2 x 24 cm attendue à plus de 500 000 $ (estimation 300 000-400 000 £). L'oeuvre fait partie d'une collection américaine depuis 1964.

 Source ARTPRICE

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ALAIN VERMONT

12:09 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : de stael, nicolas de stael |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

10/01/2014

ZAO Wou Ki, à redécouvrir...

Zao Wou Ki  

Zao Wou Ki, l'un des plus illustres représentants de l'abstraction lyrique est aussi un symbole culturel fort pour la Chine. Porté par une demande asiatique boulimique, ses prix s'envolent, si bien que 35 enchères millionnaires ont été enregistrées sur l'année 2013.

Né en 1920 à Pékin dans une famille d'intellectuels, 
ZAO Wou-ki descend de la Dynastie Song. Il intègre l'École des beaux-arts de Hangzhou en 1935 ou il étudie durant six ans les techniques de peinture occidentales et chinoises. Après une première exposition personnelle à Shanghaï en 1947, l'artiste décide de s'installer à Paris. Il fréquente alors l'atelier d'Emile Othon FRIESZ à l'académie de la Grande-Chaumière, ainsi que l'école des Beaux-Arts. Ayant eu vent de l'importance de Montparnasse dans l'émulation artistique parisienne, il décide de s'y installer et côtoie Sam FRANCISJean-Paul RIOPELLEPierre SOULAGESHans HARTUNGAlberto GIACOMETTIMaria Elena VIEIRA DA SILVA. Un tournant radical s'opère en 1951, année ou il découvre à Berne l'oeuvre de Paul KLEE, s'en émerveille et trouve sa voie vers l'abstraction. 

 

 

zao wou ki

 

L'oeuvre glisse alors vers l'affrontement de couleurs et de lumières intenses et vibrantes, pour ouvrir sur l'expérience visuelle pure. Dans ses grands formats à l'huile ou dans ses petites estampes, l'art de Zao Wou Ki a déployé des abstractions vivantes, espaces vastes ouvrants sur des immensités. Sa double culture occidentale et chinoise, admirablement synthétisée dans son œuvre, lui réserve une place particulière parmi les artistes contemporains. Après avoir gagné ses lettres de noblesse sur les scènes culturelles européennes, et notamment en France ou il fut honoré d'un grand nombre de prix et de distinctions, son œuvre impose petit à petit sa majesté an Asie, et d'abord à Pékin au début des années 80. Il faut néanmoins attendre les années 2000 et l'explosion du marché chinois pour que les prix flambent.

 

zao wou ki



Son marché : glissement de la France vers l'Asie 

En 1986, l'artiste est admiré et reconnu en France. Il a d'ailleurs été promu officier de la Légion d'Honneur sur proposition du ministre de la Culture en 1984 et est déjà collectionné par quelques initiés. Son marché reste néanmoins timide et abordable.

A l'époque, on acquiert une toile pour 5 000 $ en salle (une Composition, 73 cm x 92 cm est adjugée 35 000 FRF, l'équivalent de 5 000 $, le 19 juin 1986 à Drouot, société Audap-Godeau-Solanet, Paris). 


Trois ans plus tard, alors que le marché de l'art occidental connait un fort emballement des prix, Zao en bénéficie et passe pour la première fois le seuil des
100 000 $ (son premier résultat à six chiffres est enregistré le 22 novembre 1989 chez Ader-Picard-Tajan à Paris). Le pallier très haut de gamme du seuil millionnaire ne sera pas inauguré quant à lui à Paris, mais à Hong Kong en 2006. La France reste un vivier d'oeuvres qui représente 40 % des transactions de l'artiste mais l'engouement des collectionneurs asiatiques et leur pouvoir d'achat drainent depuis quelques années les toiles les plus importantes à l'Est. Hong Kong s'est ainsi imposée au fil des années comme la place de marché rêvée pour vendre une œuvre de Zao Wou Ki au meilleur prix. L'ancienne colonie britannique représente désormais 58 % des ventes d'oeuvres de l'artiste en terme de recettes avec 15 % seulement des lots dispersés à travers les salles du monde entier.


 

zao wou ki

 

Avec l'ouverture de la Chine dans les années 80, l'émergence des collectionneurs et des artistes chinois d'avant garde sur la scène culturelle comme sur le marché de l'art, l'art de Zao Wou Ki - considéré comme déviant avec le début des années 80 - s'érige alors en symbole, celui d'une synthèse réussie, puissante et poétique, entre des traditions chinoises et européennes. En 1983, le ministère de la Culture chinois organise sa première exposition en Chine depuis son départ en 1948. Elle se tient conjointement au Musée National de Pékin et dans son ancienne école, devenue la Zhejiang Academy of Fine Arts. Quelques marchands et collectionneurs se manifestent déjà en Asie mais il faut attendre 15 ans de plus pour que l'artiste s'impose en salle de ventes.

Un réel tournant s'opère dans les années 2000 alors que la vitalité économique chinoise, l'engouement des collectionneurs et l'activité effrénée des investisseurs propulsent Zao Wou Ki sur le marché haut de gamme des enchères. L'artiste devient une valeur refuge que l'on se dispute de part et d'autre du planisphère. Les prix flambent, jusqu'à afficher un indice en hausse de 620 % sur la décennie (2003-2013), et atteignent leur point culminant à la fin de l'année 2013 avec quatre nouveaux records. Les toiles de Zao ont en effet déchainé les ventes au cours de l'année 2013, avec pas moins de 35 enchères millionnaires, dont quatre sommets oscillant entre 8 et 12,4 m$, décrochés en octobre et décembre, entre Hong Kong et Pékin.
L'Asie (Hong Kong, Taïwan et la Chine continentale) est assoiffée d'oeuvres de Zao. Elle parvient a drainer dans les grandes salles de ventes un peu plus de 20 % des lots, souvent les meilleures, et dégage 80 % du produit de ventes de l'artiste.



L'art du multiple 

C'est à la fin des années 40 et au début des années 50 que se constitue le terreau de son oeuvre multiple. Il découvre tout d'abord la technique de la lithographie chez l'imprimeur Desjobert en 1949, puis Henri Michaux écrit spontanément huit poèmes pour orner huit de ses lithographies, enfin, la découverte de l'oeuvre de Klee lui donne un nouveau souffle . 


Cette forme exigeante de travail, dont la moitié des oeuvres sont abordables pour moins de 1 500 $ sur le marché des enchères, est de plus en plus recherchée, d'autant que l'envolée du prix des oeuvres uniques fait naturellement grimper celui des multiples.
On s'arrache 
les oeuvres historiques, feuilles subtiles et rares, dont le record est tenu par Les cerfs/Hortensias, datés de 1951/1952, soit peu après sa découverte des gravures de Paul Klee. Ce lot de deux épreuves s'est vendu 77 100 $, le 29 mai 2011 chez Christie's Hong Kong, ce qui, ramené au prix de la feuille, nous amène à un sommet 38 550 $ au marteau.


Autre exemple, l'une des feuilles les plus cotées date de 1952: intitulée 
Marine seascape (1952), cette épreuve d'artiste numérotée 5/55 estimée 3 000 $ s'est envolée à plus de 24 000 $ chez Christie's Hong Kong en 2010 (vente du 30 mai 2010, dimensions 38.1 cm x 53 cm).



Le marché du multiple est dense (près de 400 oeuvres proposées en 2013) et international. L'amateur trouvera aussi des oeuvres en Suisse, à des prix plus avantageux que sur la place de marché hong kongaise, et pour cause, Zao Wou Ki s'est établi en Suisse en 2012 avec son épouse Françoise Marquet, ancienne conservatrice au musée d'Art moderne de la ville de Paris qui travaille au catalogue raisonné de l'œuvre.


L'artiste s'est éteint le 9 avril 2013 à Nyon, à la suite d'une longue maladie. L'annonce de son décès a affolé le marché, en témoignent les 
135 m$ de recettes générées par la vente de ses oeuvres en 2013 (hors frais), un chiffre en hausse de+85 % par rapport à l'année précédente.

Source ARTPRICE

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ALAIN VERMONT

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11/12/2013

Ventes d'Art Américain-New York 4/5 décembre 2013

Pendant que Miami et sa « pluie de foires » attiraient tous le gotha de la scène contemporaine, la Grosse Pomme, elle, présentait son volet hivernal de ventes d'Art Américain*. Le 4 et 5 décembre dernier, Sotheby's, Christie's, Bonham's ont ainsi dispersé plus de 300 lots et enregistré quelques records historiques, l'occasion de faire un tour d'horizon des temps forts de ces dernières ventes.

 

art américain,ventes new york


Le 4 décembre au matin Sotheby's ouvrait le bal et réalisait son 2ème plus beau chiffre d'affaires pour cette section en totalisant plus de 72,7 m$. Cependant, si cette performance est derrière celle enregistrée en mai 2008 (avec près de 75m$), elle compte trois fois moins de lots (68 lots en 2013 contre 214 en 2008). La présence de 7 oeuvres majeures du peintre et illustrateur Norman Perceval ROCKWELLi ssues de la Stuart Familly Collection ont joué un rôle majeur quant au succès de la vente.

A l'origine de cette collection, Kenetth Stuart n'était autre que le directeur artistique du magazine Saturday Evening Post pour lequel Rockwell réalisait les couvertures qui l'ont rendu célèbre. Le lot phare de la vente Saying Grace, considéré comme son chef-d'œuvre, a trouvé preneur pour plus de 41 m$, récoltant à lui tout seul plus de la moitié du chiffre d'affaire de la vacation. Image emblématique de l'Amérique des années 50, l'huile sur toile de 1951 détrône le précédent record de l'artiste qui n'avait pas été révisé depuis l'adjudication en 2006 de Breaking Home Ties pour 13,7 m$ (Sotheby's New York, le 29 novembre 2006). Deux autres toiles de Rockwell ont aussi signé de beaux résultats : The gossip a été cédée 7,4 m$ et Walking to Church 2,75 m$, preuve encore que la maison de vente doit beaucoup à la dispertion des oeuvres de la Stuart Familly Collection.

Plus humblement, Bonhams réalisait quelques heures plus tard 4,27 m$ de chiffre d'affaire avec la mise en vente de 123 lots. Deux oeuvres de Norman Perceval ROCKWELL ont, là encore, mené la danse : Girl Choosing Hat s'est échangée pour 1 m$ soit 400 000 $ de plus que son estimation haute, et Study for 'The Facts of life' cédée 780 000 $. Une petit portrait, oeuvre de jeunesse d'Edward Hopper, Seated Gentleman with Red Tie (1901, 45 x 25 cm), a également trouvé preneur pour 45 000 $.

Le 5 décembre, Christie's clôturait la cession d'Art Américain en beauté grâce à la mise en vente d'un autre chef d'œuvre de la peinture américaine : East Wind Over Weehawken d'Edward HOPPER. Si la moindre présence d'une toile d'Hopper dans une vacation déchaine les passions c'est parce qu'elles sont plus souvent croisées dans les musées qu'en salles des ventes. Et pour cause, depuis son entrée en salle en 1991, seule vingt huiles sur toile sont passées à l'encan. Justement issue d'une collection muséale, celle de la Pennsylvania Academy of the Fine Arts, ce paysage urbain de 1934 regroupe nombre d'ingrédients qui ont fait la gloire d'Hopper incluant cette atmosphère solitaire et mystérieuse si particulière à son univers. La dernière œuvre de cette trempe avait trouvé preneur en 2006 à 24 m$ (Hotel Window, Sotheby's New York, le 29 novembre 2006), East Wind Over Weehawken a donc été sans surprise adjugée au delà à 36 m$ devenant haut la main le nouveau record de l'artiste. Le produit de vente de cette huile sur toile a pour vocation de permettre de nouvelles acquisitions, la Pennsylvania Academy of the Fine Arts va pouvoir s'en donner à cœur joie ! De son côté, Christie's réalise grâce à cette oeuvre plus de 66 m$ de chiffre d'affaire, son meilleur pour la catégorie vente d'Art Américain.

Si la plus belle adjudication pour un artiste américain toutes périodes confondues revient aux 94 m$ de Silver Car Crash (Double Disaster) d'Andy WARHOL(Sotheby's New York, le 13 novembre 2013), les adjudications de Saying Grace et East Wind Over Weehawken sont deux nouveaux records pour une œuvre présentée lors d'une cession de vente d'Art Américain*. Témoins de l'histoire américaine, elles le sont aussi de la haute tenue du marché très haut de gamme et de la vivacité du marché américain.

*L'expression vente d'Art Américain englobe peintures, sculptures et œuvres sur papier réalisées aux États-Unis depuis la période coloniale jusqu'aux années 50.

Source Artprice

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06/12/2013

Quand l'Asie affole les compteurs du Marché de l'Art

Après les performances hors normes atteintes mi-novembre pour sa vente d'art d'après-guerre et contemporain, Christie's ouvrait un autre chapitre dédié à l'art contemporain asiatique à Hong Kong. Même période de création, autre champ culturel, autre place de marché, nouvelle performance pour Christie's qui affiche un total de 102 m$ pour la seule vente de prestige du 23 novembre, son second record pour Hong Kong, avant de dégager 36 m$ de plus le lendemain pour les ventes de jour.

Dans le sillage des nouveaux records de l'art contemporain occidental, le marché de l'art asiatique maintient son continuum qualitatif et spéculatif. Alors qu'une nouvelle page s'est écrite pour Christie's le 12 novembre 2013 avec la seconde meilleure vente de son histoire, la multinationale tire sa place de marché hong-kongaise vers le haut. Sa vente de prestige de Hong Kong le 23 novembre présentait 67 lots seulement, sélectionnés avec le plus grand soin. Résultat : 96 % des oeuvres ont trouvé preneurs et six nouveaux records d'artistes ont été enregistré.

Hong Kong est la quatrième place de marché pour la vente d'art contemporain avec 9 % des recettes mondiales, derrière New York, Londres et Pékin mais devant Paris. Les niveaux d'enchères y sont de plus en plus forts, en témoigne le sommet absolu qu'atteignait Sotheby's en octobre 2013 pour Zeng Fanzhi, lorsque son The Last Supper fut adjugé l'équivalent de 20,64 m$, soit 23,27 m$ frais inclus (The Last Supper, 2001, 220 cm x 395.0 cm, le 5 octobre 2013). Le 23 novembre, Zeng Fanzhi fut une fois encore la vedette de la vente Christie's, avec 12,9 m$ frappés pour sonHospital Triptych No. 3 (soit 14,6 m$ frais inclus).

ZENG Fanzhi est aujourd'hui l'artiste contemporain chinois le plus coté et s'inscrit dans le Top 5 des artistes contemporains internationaux. Apparu pour la première fois sur le marché des enchères en 1998, il décroche un premier million en 2007 en multipliant par onze son estimation basse. Zeng Fanzhi devient alors le fer de lance de la création chinoise de la seconde moitié du XXème siècle, l'artiste apte à faire face aux performances des occidentaux les plus cotés. A partir de son exceptionnel résultat de 2007, les collectionneurs se ruent cette signature brûlante...

Le marché frappe de plus en plus fort, tant et si bien que ses prix records correspondent aujourd'hui à ceux atteints par Jeff Koons en 2007. Or, Koons a récemment défrayé la chronique avec une enchère de 52 m$ pour le Balloon Dog (Orange) vendu le 12 novembre chez Christie's New York... Dans la compétition effrénée que se livre l'Est et l'Ouest aux enchères, la fine fleur des artistes chinois n'a pas dit encore son dernier mot.

Les prix grimpent indéniablement pour CHU Teh-Chun (nouveau record flirtant avec les 8 m$ prix marteau pour une abstraction sans titre de 1963, Untitled se vend l'équivalent de 9 117 720 $), pour LUO Zhongli (Spring Silkworms cédée l'équivalent de 5,547 m$), pour LEE Man Fong (Bali Life, vendue 3,999 m$), tous récompensés d'un nouveau record millionnaire à l'issue de la vacation du 23 novembre. Par ailleurs, l'ascension des prix pour les plus belles pièces tirent vers le haut des oeuvres plus modestes : on s'arrache les lithographies de ZAO Wou-ki (le lot de quatre planches d'Elégie pour Jean-Marie cote 15 480 $ le 24 novembre 2014 mais ce même lot peut passer le seuil des 70 000 $ comme ce fut le cas le 26 mai 2013 chez Christie's Hong Kong) et les oeuvres de TING Walasse enterrent leurs estimations (I Very Shy se vendait 50 000 $ au-dessus des prévisions le 24 novembre chez Christie's avec une enchère finale de 245 100 $).

Galvanisés par la haute tenue du marché très haut de gamme, le marché de l'art se fait de plus en plus dense à Hong Kong. Le 24 novembre, plus de 700 oeuvres étaient données à digérer par Christie's, près de 400 trouvaient leurs acheteurs.

Source Artprice

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23/11/2013

Gedda et l'Abstraction

L' Abstraction Lyrique de Sylvie Gedda

 

Au siècle dernier, dans ses « Entretiens avec David Sylvester », Francis Bacon que l’on ne présente plus, déclarait : « Une des raisons pour lesquelles je n’aime pas la Peinture Abstraite, ou qui font qu’elle ne m’intéresse pas, c’est que je pense que la peinture est une dualité et que la peinture abstraite est une chose entièrement esthétique. Elle opère toujours à un seul niveau. Elle ne s’occupe réellement que de la beauté de ses rythmes et de ses formes ».

Las !

 

Aujourd'hui, les réalisations picturales de Sylvie GEDDA,subtil mariage de rythmes et de formes, s’intègrent sans faux-fuyants dans l'art contemporain.

Après l’invention de l’Abstraction par le grand Kandinsky en 1910, beaucoup d’encre a coulé pour monter aux nues ou vouer aux gémonies la Peinture Abstraite. Tout a été dit, et parfois son contraire.

 

Mais Gedda ce n'est pas que de l'abstraction,c'est avant tout une puissance créatrice indéniable, alliée à un style très personnalisé, fouillé dans ses plus infimes recoins. Ses créations à l' huile sur plexiglas, recto/verso, de belle performance stylistique, entraînent l'oeil curieux dans un cheminement mystérieux où l'onirique prend aisément le pas sur la pensée au sens où on l'entend au quotidien.

 

L'écriture plastique de Gedda se distingue notamment dans le tableau « Echappée », dans lequel le pavillon de la corne d'abondance figurant dans la partie supérieure gauche laisse comprendre l'intitulé de la réalisation.

 

Echappée recto.JPG

Huile/plexiglas 100 x 100 cm

Cette corne d'abondance, ouverte telle une invitation à une croisière dans l'incorporel, en opposition à l'enchevêtrement sous-jacent qui exprime les vicissitudes parfois acérées de la vie terrestre, cette corne d'abondance laisse entendre combien l'homme, dans la grandeur de sa faiblesse d'être fait de chair et de sang, est à même de se régénérer dans les plus difficiles moments de son existence, en s'échappant momentanément du quotidien du commun des mortels, pour s'envoler vers les nues, rêver, et espérer...en un monde meilleur.

ENCHERES et Marché de l'Art

Le 12 novembre 2013 restera dans l'histoire des enchères. Ce jour là, la cession de prestige d'art après-guerre et contemporain de Christie's affichait déjà une ambition hors du commun avant le début des enchères, car l'estimation globale espérée dépassait les 500 m$... des attentes largement au-delà des meilleures cessions passées.

Le résultat final de 609 m$ hors frais (691 m$ frais inclus) a donné raison à Christie's et témoigne une fois encore de la puissance du marché haut de gamme contemporain, secteur qui n'a jamais été aussi compétitif et spéculatif.

Souvenez-vous, la précédente vente record dans le domaine était enregistrée le 15 mai 2013 chez Christie's, à hauteur de 435 m$ hors frais. Avec 609 m$ générés le 12 novembre, Christie's vient de réaliser la plus belle vente aux enchères de tous les temps...

Epicentre du marché haut de gamme, New York est ainsi capable de générer, en une seule soirée et seulement 63 lots, un résultat à mesure du produit des ventes combiné, sur les 10 premiers mois de l'année 2013, de la France, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, pays qui occupent respectivement la 4ème, 5ème, 6ème et 7ème place sur le marché de l'art mondial.

Les enchérisseurs recensés le 12 novembre, issus de 42 pays différents, se sont arrachés 91 % des lots offerts... une véritable boulimie d'achat sur les signatures phares du XXème siècle, y compris pour de petites pièces telles l'étude de 14.6 cm x 14.6 cm de Roy Lichtenstein, Sleeping Girl (Study) (1964), adjugée pas moins de 2 m$ (2,405 m$ frais inclus).

Francis Bacon supplante le Cri de Munch

Le triptyque réalisé en 1969 et intitulé « Three Studies of Lucian Freud » du peintre britannique Francis Bacon était le clou du spectacle des ventes new-yorkaises. Présenté le mardi 12 novembre chez Christie's, il était pressenti pour un record mondial d'enchère qu'il n'a pas tardé à atteindre tant l'importance de cet ensemble a stimulé les plus gros acheteurs de la planète : 60 téléphones mobilisés lors du passage de l'oeuvre avec des premières enchères à 5m$ chacune, puis à 1m$ jusqu'à atteindre 127 m$ cinq minutes plus tard au marteau. L'ensemble enfin réuni des trois études de Lucian Freud a été acheté par la galerie new-yorkaise Acquavella pour le compte d'un client dont Christie's n'a pas dévoilé l'identité, ni la nationalité. Cet acquéreur discret paye 142,405 m$ pour cette œuvre, frais inclus.

Devenue l'oeuvre d'art la plus chère du monde
au marteau, le triptyque ajoute 50 m$ au précédent record de Bacon (décroché en mai 2008 pour un triptyque de 1976, cédé 77 m$ au marteau de Sotheby's) et ajouté 20 m$ au précédent record mondial pour une oeuvre d'art aux enchères, emporté en mai 2012 par l'une des versions du fameux Cri d'Edvard Munch (The Scream, 107 m$ au marteau de Sotheby's New York, soit plus de 119,9 m$ frais inclus).

La réussite historique de cette vacation ne repose pas seulement sur le fameux triptyque de Francis Bacon. Neuf autres records complètent le palmarès de Christie's. Il récompensent Jeff Koons – devenu l'artiste vivant le plus cher au monde – Christopher Wool, Lucio Fontana, Donald Judd, Wade Guyton, Vija Celmins, Ad Reinhardt, Willem de Kooning et Wayne Thiebaud.

Les meilleures enchères du 12 novembre

Outre les 142,4 m$ de Francis Bacon, Christies a cédé deux autres lots à plus de 50 m$ (Jeff Koons et Andy Warhol), 16 à plus de 10 m$ et 56 au-delà du million.

Jeff KOONS signe un nouveau record pour un artiste vivant devant Gerhard Richter avec Balloon Dog (Orange) vendu 52 m$ (58,405 m$ frais inclus). Il enterre ainsi son précédent record, signé un an plus tôt, de... 22 m$ (Tulips, Christie's New York, 14 novembre 2012). Ces 22 m$ représentent peu ou proue le produit de ventes d'art contemporain annuel de Taiwan et de l'Allemagne réunis.

Le Balloon Dog monumental (307,3 x 363,2 x 114,3 cm) décliné en cinq couleurs (bleu, magenta, orange, rouge et jaune) est la création la plus populaire de Jeff Koons. Cette version orange provenant de la collection Peter Brant (connu pour posséder la plus importante collection privée d'oeuvres de Jean-Michel Basquiat et de Andy Warhol) constitue un généreux apport financier pour les projets du Brant Foundation Art Study Center in Greenwich, CT.

Andy WARHOL : Son icône Pop, Coca Cola (1962) vendue 51 m$ a tenu quelques heures seulement la troisième meilleure enchère du Palmarès warholien avant d'être reléguée en quatrième position par un nouveau record mondial de l'artiste signé chez Sotheby's le lendemain.

Mark ROTHKO : Les vibrations orangées de No. 11 (Untitled) (1957) ont poussé les enchères à 41 m$, soit 6 m$ au-dessus de l'estimation haute. Il s'agit désormais de la cinquième meilleure enchère de l'artiste, dont l'indice de prix affiche une hausse de près de 140 % sur la décennie.

Jackson POLLOCK : Le dripping de 1949, Number 16, a décroché 29 m$ (32,645 m$ frais inclus) et devenant la troisième meilleure enchère de l'artiste.

Willem DE KOONING Untitled VIII lui permet d'ajouter 4,3 m$ à son précédent record. La toile de 1977 s'est arrêtée à 28,5m$, plus de 32 m$ frais inclus.

Roy LICHTENSTEIN : Frappée à son estimation haute de 28 m$, Seductive Girl(1996) plante le cinquième meilleure enchère de Lichtenstein, dont le record date de mai 2013, à hauteur de 50 m$ (Woman with Flowered Hat (1963), Christie's New York le 15 mai).

Jean-Michel BASQUIAT poursuit sur sa lancée, ajoutant quelques millions de plus à un résultat annuel qui s'affirme déjà comme le meilleur de son histoire aux enchères. Untitled (1982) est parti pour 26 m$ (29,285 m$ frais inclus), et tient la seconde place de son podium.

Christopher WOOL, dont la cote s'est enflammée de 1 300 % depuis 2003 tient un nouveau record d'enchère avec Apocalypse Now vendue 23,5 m$ (26,485 m$ frais inclus), enterrant de plus de 16 m$ son précédent record ! Cette vente fait de lui le troisième artiste vivant a dépasser le seuil des 20 m$ (après Jeff Koons et Gerhard Richter).

Lucio FONTANA Concetto spaziale, La fine di Dio (1963) signe un nouveau record pour l'artiste à 18,5 m$ (20,885 m$ frais inclus). Les trois précédents records précédents dataient de 2008.

13 novembre : Sotheby's

Le lendemain, Sotheby's vendait pour 380,6 m$ d'oeuvres d'art (hors frais), un record dans le domaine de l'art post seconde Guerre mondiale pour la multinationale américaine et la septième vente de l'histoire dans le secteur (Christie's détient les records des six premières). 

Le clou de la soirée fut le nouveau record mondial enregistré pour Andy Warhol, avec Silver Car Crash (Double Disaster) (1963) adjugé 94 m$ (105,445 m$ frais inclus)... 30 m$ au-delà du précédent record (Green Car Crash (Green Burning Car I) (1963) était adjugé 64 m$ le 16 mai 2007 chez Christie's New York). Il s'agit là de la quatrième meilleure enchère de tous les temps derrière Francis Bacon, Edvard Munch et Pablo Picasso.

Quelques exemples d'aller-retours aux enchères témoignent encore de la puissance sans précédent de ce marché haut de gamme :

Atlantic side de Joan Mitchell, adjugée 4,5 m$ en 2007 s'est revendue 6 m$ ;Genesis de Barnett Newman vendu 17 000 $ en 1977 cote désormais 3,1 m$ ; The Statue of Liberty d'Andy Warhol est passée de 457 000$ en 1999 à 2,7 m$ ;Stretcher Frame de R. Lichtenstein adjugée 1,4 m$ en 2003 s'est vendue 3,7 m$ le 13 novembre, une Abstract Bild de Gerhard Richter achetée 60 000$ en 1992 vaut désormais 2,3 m$ prix marteau...

 Source ARTPRICE

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01/06/2013

Giuseppe Penone - Sculpteur du temps

 

Né en 1947 à Garessio en Italie, dans un village du Piémont au contact de la montagne et de la forêt, Giuseppe PENONE a été associé à ses débuts à l’Arte Povera. À la fin des années 1960, ce courant réunissait des artistes italiens souhaitant renouveler le rapport aux matériaux et les langages artistiques en menant une réflexion sur les relations nature/culture. Ces artistes ont développé un rapport particulier avec la nature, certains créant des œuvres éphémères et la plupart utilisant des matériaux réputés « pauvres », tels que la terre et les végétaux. Giuseppe Penone travaille avec la nature - arbres, marbre, laurier, eau - et le corps humain, révélant de mystérieuses symbioses depuis plus de 40 ans.

L'intelligence végétale


Les premiers travaux de Penone sont réalisés en intervenant directement sur des arbres. En 1968, l'artiste insère une main de bronze sur le tronc d'un jeune arbre et modifie ainsi sa croissance. Quelques années plus tard, l'arbre s'est approprié la sculpture (son titre : 
Il poursuivra sa croissance sauf en ce point). Il ne subsiste de cette action que des documents photographiques. Dès lors, l'arbre devient le premier motif de l'artiste, sans être le seul, dont le geste va mettre en évidence sa présence vivante, semblant porter l'adage héraclitien : « panta rei, tout s’écoule, rien ne reste tel. »

Giuseppe Penone à Versailles

 

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Parmi ses expositions personnelles récentes, les plus importantes sont celles de 2004 au Drawing Center à New York et au Centre Pompidou à Paris ; de 2006 au Museum Kurhaus Kleve et la Fondation La Caixa à Barcelone ; de 2007 où il a représenté l’Italie au pavillon italien de la Biennale de Venise. En 2008, une exposition lui est consacrée à la Villa Médicis à Rome et au MAC’s Grand-Hornu en 2010. En 2012, il est invité à participer à la Documenta 13 de Kassel, et à présenter une œuvre inédite pendant une année à la Whitechapel Gallery de Londres dans le cadre de la Bloomberg Commission. Cette année, c'est au tour de Versailles de lui ouvrir son domaine.

 

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Giuseppe Penone est en effet le sixième grand artiste contemporain choisi pour se mesurer à Versailles. Il prend la suite d'un dialogue entre art baroque et art contemporain, initié en 2009 avec Jeff KOONS puis Xavier VEILHAN, et poursuivi avec Takashi MURAKAMI en 2010, Bernar VENET en 2011 et Joana VASCONCELOS en 2012. Quatre millions de visiteurs ont découvert les précédentes éditions. Autant dire que l'enjeu est de taille pour l'artiste italien, qui investit le parc et quelques salles du Château du 11 juin au 30 octobre 2013 sur invitation de Catherine Pégard. Ses œuvres réparties entre le Château et le Parc selon l’axe de la Grande Perspective, viennent rythmer le jardin de Le Nôtre, des terrasses au parterre de Latone, du tapis vert au grand canal. Une vingtaine de sculptures vont se poser dans l’allée royale qui mène, en une longue perspective, du Château au Grand Canal, ou encore investir le Bosquet de l'Étoile.


Les ponctuations sculpturales de Penone promettent un parcours sensible et élégant, tant son œuvre est imprégnée du sentiment de nature. Interrogé sur la relève d'un tel challenge, l'artiste confie : « avoir la possibilité de faire dialoguer mon travail avec celui de Le Nôtre à Versailles est un grand privilège. Le jardin est un lieu emblématique, qui synthétise la pensée occidentale sur le rapport homme - nature. »

 

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À l'instar du Louvre, Versailles est paré d'une auréole de prestige et le fait d'y exposer a tendance à réveiller le marché de l'artiste concerné. Les galeristes et collectionneurs de Penone sont cependant peu enclins à se séparer de leurs pièces : moins de 130 lots mis aux enchères depuis 1990 pour un artiste de l'envergure de Penone, c'est peu... D'autant qu'on compte seulement 28 sculptures parmi eux. L'effet d'annonce de son invitation à Versailles aura néanmoins fait sortir du bois une très belle œuvre en bronze de 2005, qui signait d'ailleurs un record d'enchère quatre mois avant l'ouverture de l'exposition versaillaise 
(Pelle Di Foglie (Occhi Al Cielo, Mano a Terra) vendue 240 000 £, près de 378 000 $, Sotheby's Londres le 2 février 2013).

Arte Povera et logique de marché


Les œuvres de l'Arte Povera ont longtemps échappé à la logique du marché car les artistes voulaient éviter que l'œuvre d'art puisse être considérée comme un produit. Ainsi, l'œuvre de Penone s'est timidement immiscée en salles des ventes, d'abord avec des œuvres mineures, au début des années 1990, après plus de 20 ans de carrière. Outre Penone, d'autres acteurs italiens de l'Arte povera, à l'instar de 
Giovanni ANSELMO et Pier Paolo CALZOLARI ont un marché pauvre en salles comparativement à des expositions de qualité au sein de galeries internationales ou d'institutions remarquables.

 

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En regard de sa carrière et de sa notoriété, le marché de Penone en ventes publiques demeure donc confidentiel, à l'abri de la spéculation et des risques. Cette valeur sûre de l'art a attendu ses 58 ans pour signer sa première enchère supérieure à 100 000 $. Celle-ci fut d'ailleurs enregistrée à Paris, un an après la rétrospective majeure que lui consacrait le Centre George Pompidou (du 21 avril au 23 août 2004). L'oeuvre arrivait donc sur le marché au bon moment et présentait plusieurs atouts, dont une provenance prestigieuse (ancienne collection Liliane & Michel Durand-Dessert) et des qualités artistiques muséales (dimensions monumentales de 200 cm x 585 cm, œuvre mixte et complexe entre la peinture et la sculpture). Intitulée Impronta Digitale (1982), elle atteignait 203 400 $ sous le marteau de Sotheby's Paris (170 000 €, 6 octobre 2005).

Depuis, son marché s'est étoffé de 14 autres adjudications supérieures à 100 000 $, ce qui est peu, surtout en regard de stars du marché plus jeunes qui ont déjà passé ce seuil quelques dizaines de fois… Voire quelques centaines, pour l'un des artistes les plus spéculatifs de la décennie, Damien HIRST.

Un Penone abordable ?


L'un des meilleurs artistes de l'art contemporain italien pour moins de 5 000 $ ? C'est possible, en traquant des places de marché plus confidentielles que celles de Londres et de New York. Des achats intéressants ont notamment été possible en Allemagne récemment, à l'exemple d'une sculpture en bois agrémentée de rehauts graphiques qui se vendait 3 500 € (soit 4 649 $ hors frais) en novembre 2011 à la Villa Grisebach. Certes, cette pièce, une tentative pour retrouver l'existence de l'arbre dans une planche industrielle (
Sans Titre, 131 cm x 95 cm) n'est pas une œuvre unique mais éditée sur 40 exemplaires, elle n'en demeure pas moins une belle acquisition bien datée (1982), emblématique de Penone. Si elle avait été unique, son prix eut été de 5 à 10 fois plus élevé.

 
Les collectionneurs ne s'y trompent pas et traquent les pièces originales, comme le prouve l'adjudication déjà ancienne (2009) de 
Abtei. Sur le même sujet que l'œuvre sans titre précédemment décrite, mais plus importante en dimensions et surtout unique, Abtei était prudemment estimée entre 4 000 € et 5 000 € à Cologne avant de s'envoler jusqu'à 28 000 €, l'équivalent de 39 200 $.Les collectionneurs se battent pour les sculptures dans lesquelles l'arbre, premier sujet chronologique et poétique de Penone, met à nu le mystère de sa croissance. De trop rares sculptures monumentales sur ce thème (de 3 m à 5 m) se vendent entre 250 000 $ et 400 000 $ en salles. Une fourchette de prix qui peut paraitre conséquente mais qui s'avère être raisonnable en regard de sa notoriété et de son apport à l'histoire de l'art occidental.

 Source Artprice

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ALAIN VERMONT


15:29 Écrit par L'Art Pluriel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : penone, giuseppe penone, arte povera, pistoletto |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

23/04/2013

La Maison des Paons à Genève, à revoir ou à découvrir.

La belle Genève dispose d'une Architecture Art Nouveau, très confidentielle, mais expressive. L’expansion que connaissait la ville au début du 20ème siècle fut certainement « freinée dans ses envies » de Modern Style, par un sens peut-être trop calviniste de la modération.

Cependant, un immeuble à lui seul, « historise » le Genève de 1900, la Maison des Paons, située au n°7 de l’avenue Pictet-de-Rochemont, aux Eaux-Vives.

 

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Des excroissances de pierre, des enroulements de végétaux, et des fenêtres arrondies personnalisent cette construction particulière, de même que les magnifiques clochetons, recouverts de tuiles vernissées qui rappellent si bien le style national suisse. Les paons qui ont donné son nom à cet édiffice, positionnés dans une interruption de la corniche, font la roue, pour mieux embellir cet exceptionnel bâtiment. La porte, aux décors de roseaux, ainsi que les autres fenêtres, expriment une décoration soignée, plus raisonnable.

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La construction peut être datée 1902-1903. Les architectes avaient pour noms Eugène Cavalli et Ami Golay. Le sculpteur s'appelait Emile-Dominique Fasanino. Quant au Maître Ferronnier, auteur des majestueux garde-corps des balcons, et des non moins majestueux ornements métalliques des toitures, ce dernier avait pour nom Alexandre Vailly.


Apparemment, Ami Golay n’a jamais travaillé seul, puisqu’on ne connaît de lui que des constructions réalisées en collaboration avec Joannes Grosset, à savoir, le kiosque à musique du Jardin anglais (1895), les immeubles de la rue de la Tour-Maîtresse (1898-1900), ainsi que ceux situés boulevard Georges-Favon, place du Cirque, rue de l’Arquebuse et rue de Hasse.

 

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Eugène Cavalli quant à lui, dessina seul l’immeuble du 44, rue de la Terrassière (1903-1904). Plus tard, associé à Léon Belloni, il proposa un nouveau projet pour l’école des Pervenches, en 1907, mais ce dernier ne fut pas retenu.

 

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La Maison des Paons semble donc être la seule, mais brillante « intrusion » de ces architectes dans l'esprit premier de l’Art Nouveau.

 

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Un second immeuble, né de la collaboration de ces hommes-bâtisseurs, s'appelle la Maison des Pans, (orthographe différente), sis au n°8 de l’avenue Pictet-de-Rochemont, et édifié dans le même temps que celui du n°7, situé en face. Avec ce jeu de mots sur le “pan”, cet édifice, exprime une architecture éclectique. Pan, ce dieu facétieux de l’Antiquité, fut mis en opposition au paon, ce bel oiseau très souvent représenté par les créateurs de l’Art Nouveau.

 

 

Là, la signature de Fasanino est visible, précédée d’un étonnant “D », pour le prénom. Mais, hormis un clocheton en tuiles vernissées, aux couleurs moins éclatantes, et une décoration métallique figurant au sommet des toitures, rappelant la Maison des Paons, ce bâtiment demeure plus classique, même si s'imposent deux importantes têtes de Pans qui soulignent la naissance d’un arc, à l’angle de la rue du Jeu-de-l’Arc.

 

Cette magnifique Maison des Paons est un édifice protégé depuis 1986. On regettera que les flèches des deux tours, ainsi que les précédentes et exceptionnelles vitrines des commerces du rez-de-chaussée, ont été malheureusement détruits lors d’une première “restauration”, en 1973. A l'opposé, la seconde restauration, menée en 1989-1990, respecta beaucoup plus l'essence même de l’esprit de cet édifice rare qui souffre aujourd'hui de la « corrosion des ans » et de l'agression des pollutions diverses.

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