23/11/2013

Gedda et l'Abstraction

L' Abstraction Lyrique de Sylvie Gedda

 

Au siècle dernier, dans ses « Entretiens avec David Sylvester », Francis Bacon que l’on ne présente plus, déclarait : « Une des raisons pour lesquelles je n’aime pas la Peinture Abstraite, ou qui font qu’elle ne m’intéresse pas, c’est que je pense que la peinture est une dualité et que la peinture abstraite est une chose entièrement esthétique. Elle opère toujours à un seul niveau. Elle ne s’occupe réellement que de la beauté de ses rythmes et de ses formes ».

Las !

 

Aujourd'hui, les réalisations picturales de Sylvie GEDDA,subtil mariage de rythmes et de formes, s’intègrent sans faux-fuyants dans l'art contemporain.

Après l’invention de l’Abstraction par le grand Kandinsky en 1910, beaucoup d’encre a coulé pour monter aux nues ou vouer aux gémonies la Peinture Abstraite. Tout a été dit, et parfois son contraire.

 

Mais Gedda ce n'est pas que de l'abstraction,c'est avant tout une puissance créatrice indéniable, alliée à un style très personnalisé, fouillé dans ses plus infimes recoins. Ses créations à l' huile sur plexiglas, recto/verso, de belle performance stylistique, entraînent l'oeil curieux dans un cheminement mystérieux où l'onirique prend aisément le pas sur la pensée au sens où on l'entend au quotidien.

 

L'écriture plastique de Gedda se distingue notamment dans le tableau « Echappée », dans lequel le pavillon de la corne d'abondance figurant dans la partie supérieure gauche laisse comprendre l'intitulé de la réalisation.

 

Echappée recto.JPG

Huile/plexiglas 100 x 100 cm

Cette corne d'abondance, ouverte telle une invitation à une croisière dans l'incorporel, en opposition à l'enchevêtrement sous-jacent qui exprime les vicissitudes parfois acérées de la vie terrestre, cette corne d'abondance laisse entendre combien l'homme, dans la grandeur de sa faiblesse d'être fait de chair et de sang, est à même de se régénérer dans les plus difficiles moments de son existence, en s'échappant momentanément du quotidien du commun des mortels, pour s'envoler vers les nues, rêver, et espérer...en un monde meilleur.

ENCHERES et Marché de l'Art

Le 12 novembre 2013 restera dans l'histoire des enchères. Ce jour là, la cession de prestige d'art après-guerre et contemporain de Christie's affichait déjà une ambition hors du commun avant le début des enchères, car l'estimation globale espérée dépassait les 500 m$... des attentes largement au-delà des meilleures cessions passées.

Le résultat final de 609 m$ hors frais (691 m$ frais inclus) a donné raison à Christie's et témoigne une fois encore de la puissance du marché haut de gamme contemporain, secteur qui n'a jamais été aussi compétitif et spéculatif.

Souvenez-vous, la précédente vente record dans le domaine était enregistrée le 15 mai 2013 chez Christie's, à hauteur de 435 m$ hors frais. Avec 609 m$ générés le 12 novembre, Christie's vient de réaliser la plus belle vente aux enchères de tous les temps...

Epicentre du marché haut de gamme, New York est ainsi capable de générer, en une seule soirée et seulement 63 lots, un résultat à mesure du produit des ventes combiné, sur les 10 premiers mois de l'année 2013, de la France, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, pays qui occupent respectivement la 4ème, 5ème, 6ème et 7ème place sur le marché de l'art mondial.

Les enchérisseurs recensés le 12 novembre, issus de 42 pays différents, se sont arrachés 91 % des lots offerts... une véritable boulimie d'achat sur les signatures phares du XXème siècle, y compris pour de petites pièces telles l'étude de 14.6 cm x 14.6 cm de Roy Lichtenstein, Sleeping Girl (Study) (1964), adjugée pas moins de 2 m$ (2,405 m$ frais inclus).

Francis Bacon supplante le Cri de Munch

Le triptyque réalisé en 1969 et intitulé « Three Studies of Lucian Freud » du peintre britannique Francis Bacon était le clou du spectacle des ventes new-yorkaises. Présenté le mardi 12 novembre chez Christie's, il était pressenti pour un record mondial d'enchère qu'il n'a pas tardé à atteindre tant l'importance de cet ensemble a stimulé les plus gros acheteurs de la planète : 60 téléphones mobilisés lors du passage de l'oeuvre avec des premières enchères à 5m$ chacune, puis à 1m$ jusqu'à atteindre 127 m$ cinq minutes plus tard au marteau. L'ensemble enfin réuni des trois études de Lucian Freud a été acheté par la galerie new-yorkaise Acquavella pour le compte d'un client dont Christie's n'a pas dévoilé l'identité, ni la nationalité. Cet acquéreur discret paye 142,405 m$ pour cette œuvre, frais inclus.

Devenue l'oeuvre d'art la plus chère du monde
au marteau, le triptyque ajoute 50 m$ au précédent record de Bacon (décroché en mai 2008 pour un triptyque de 1976, cédé 77 m$ au marteau de Sotheby's) et ajouté 20 m$ au précédent record mondial pour une oeuvre d'art aux enchères, emporté en mai 2012 par l'une des versions du fameux Cri d'Edvard Munch (The Scream, 107 m$ au marteau de Sotheby's New York, soit plus de 119,9 m$ frais inclus).

La réussite historique de cette vacation ne repose pas seulement sur le fameux triptyque de Francis Bacon. Neuf autres records complètent le palmarès de Christie's. Il récompensent Jeff Koons – devenu l'artiste vivant le plus cher au monde – Christopher Wool, Lucio Fontana, Donald Judd, Wade Guyton, Vija Celmins, Ad Reinhardt, Willem de Kooning et Wayne Thiebaud.

Les meilleures enchères du 12 novembre

Outre les 142,4 m$ de Francis Bacon, Christies a cédé deux autres lots à plus de 50 m$ (Jeff Koons et Andy Warhol), 16 à plus de 10 m$ et 56 au-delà du million.

Jeff KOONS signe un nouveau record pour un artiste vivant devant Gerhard Richter avec Balloon Dog (Orange) vendu 52 m$ (58,405 m$ frais inclus). Il enterre ainsi son précédent record, signé un an plus tôt, de... 22 m$ (Tulips, Christie's New York, 14 novembre 2012). Ces 22 m$ représentent peu ou proue le produit de ventes d'art contemporain annuel de Taiwan et de l'Allemagne réunis.

Le Balloon Dog monumental (307,3 x 363,2 x 114,3 cm) décliné en cinq couleurs (bleu, magenta, orange, rouge et jaune) est la création la plus populaire de Jeff Koons. Cette version orange provenant de la collection Peter Brant (connu pour posséder la plus importante collection privée d'oeuvres de Jean-Michel Basquiat et de Andy Warhol) constitue un généreux apport financier pour les projets du Brant Foundation Art Study Center in Greenwich, CT.

Andy WARHOL : Son icône Pop, Coca Cola (1962) vendue 51 m$ a tenu quelques heures seulement la troisième meilleure enchère du Palmarès warholien avant d'être reléguée en quatrième position par un nouveau record mondial de l'artiste signé chez Sotheby's le lendemain.

Mark ROTHKO : Les vibrations orangées de No. 11 (Untitled) (1957) ont poussé les enchères à 41 m$, soit 6 m$ au-dessus de l'estimation haute. Il s'agit désormais de la cinquième meilleure enchère de l'artiste, dont l'indice de prix affiche une hausse de près de 140 % sur la décennie.

Jackson POLLOCK : Le dripping de 1949, Number 16, a décroché 29 m$ (32,645 m$ frais inclus) et devenant la troisième meilleure enchère de l'artiste.

Willem DE KOONING Untitled VIII lui permet d'ajouter 4,3 m$ à son précédent record. La toile de 1977 s'est arrêtée à 28,5m$, plus de 32 m$ frais inclus.

Roy LICHTENSTEIN : Frappée à son estimation haute de 28 m$, Seductive Girl(1996) plante le cinquième meilleure enchère de Lichtenstein, dont le record date de mai 2013, à hauteur de 50 m$ (Woman with Flowered Hat (1963), Christie's New York le 15 mai).

Jean-Michel BASQUIAT poursuit sur sa lancée, ajoutant quelques millions de plus à un résultat annuel qui s'affirme déjà comme le meilleur de son histoire aux enchères. Untitled (1982) est parti pour 26 m$ (29,285 m$ frais inclus), et tient la seconde place de son podium.

Christopher WOOL, dont la cote s'est enflammée de 1 300 % depuis 2003 tient un nouveau record d'enchère avec Apocalypse Now vendue 23,5 m$ (26,485 m$ frais inclus), enterrant de plus de 16 m$ son précédent record ! Cette vente fait de lui le troisième artiste vivant a dépasser le seuil des 20 m$ (après Jeff Koons et Gerhard Richter).

Lucio FONTANA Concetto spaziale, La fine di Dio (1963) signe un nouveau record pour l'artiste à 18,5 m$ (20,885 m$ frais inclus). Les trois précédents records précédents dataient de 2008.

13 novembre : Sotheby's

Le lendemain, Sotheby's vendait pour 380,6 m$ d'oeuvres d'art (hors frais), un record dans le domaine de l'art post seconde Guerre mondiale pour la multinationale américaine et la septième vente de l'histoire dans le secteur (Christie's détient les records des six premières). 

Le clou de la soirée fut le nouveau record mondial enregistré pour Andy Warhol, avec Silver Car Crash (Double Disaster) (1963) adjugé 94 m$ (105,445 m$ frais inclus)... 30 m$ au-delà du précédent record (Green Car Crash (Green Burning Car I) (1963) était adjugé 64 m$ le 16 mai 2007 chez Christie's New York). Il s'agit là de la quatrième meilleure enchère de tous les temps derrière Francis Bacon, Edvard Munch et Pablo Picasso.

Quelques exemples d'aller-retours aux enchères témoignent encore de la puissance sans précédent de ce marché haut de gamme :

Atlantic side de Joan Mitchell, adjugée 4,5 m$ en 2007 s'est revendue 6 m$ ;Genesis de Barnett Newman vendu 17 000 $ en 1977 cote désormais 3,1 m$ ; The Statue of Liberty d'Andy Warhol est passée de 457 000$ en 1999 à 2,7 m$ ;Stretcher Frame de R. Lichtenstein adjugée 1,4 m$ en 2003 s'est vendue 3,7 m$ le 13 novembre, une Abstract Bild de Gerhard Richter achetée 60 000$ en 1992 vaut désormais 2,3 m$ prix marteau...

 Source ARTPRICE

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ALAIN VERMONT

 

11:47 Écrit par L'Art Pluriel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abstraction, abstraction lyrique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |