21/02/2013

VENTES aux Enchères à Londres

Le Marché de l'Art International,  un puits rempli de questions...

Mardi 5 février 2013, à Londres, Sotheby's misait gros avec sa vente d'art impressionniste et moderne, et réalisait un résultat exceptionnel avec 92 m£ (144,7 m$), avec un taux d’invendus particulièrement bas de 15 %. C'est le deuxième plus haut résultat pour une vente impressionniste et moderne.

Sur les 40 lots haut de gamme proposés, le fleuron de la vente était un portrait de Marie-Thérèse Walter, la muse la plus importante de Pablo PICASSO qu’il acheva de peindre en 1932. Sotheby’s avait particulièrement soigné le marketing de cette œuvre sur laquelle elle s’était engagée par un prix garanti auprès du vendeur. Le cinquième meilleur résultat des recettes de cette vente impressionniste et moderne reposait sur la bonne adjudication de la Femme assise près d'une fenêtre, une œuvre non signée, que Picasso se réservait à titre personnel et ne souhaitait pas vendre. L’anecdote est importante, elle ajoute du sel à l'histoire d'une toile déjà mythique. Sotheby’s a emporté son pari, frappant le marteau à 25,5 m£, soit 40 m$.

TOP 3 de la vente Sotheby’s

Pablo PicassoFemme assise près d'une fenêtre, 1932 : adjugée 25,5 m£ (40 m$), légèrement au-dessus de son estimation basse. L’année 1932, pendant laquelle l’artiste donnait les dernières touches à la Femme assise près d'une fenêtre, est une année clef dans l’œuvre de Picasso. C'est non seulement l'année où sa muse, Marie-Thérèse Walter, s'épanouit pour occuper une place prépondérante parmi les muses, mais c'est aussi l'année de la première rétrospective au monde de l’artiste (au Kunsthaus de Zürich).

 

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Dans le Top 10 des enchères records attribuées à Picasso, quatre œuvres datent de 1932 : Nude, Green Leaves and Bust (record mondial de l’artiste : 95 m$, 4 mai 2010, Christie’s New York), le Rêve (44 m$, 10 novembre 1997, Christie’s New York), Nu au fauteuil noir (41 m$, 9 novembre 1999, Christie’s New York) et Femme assise près d’une fenêtre.

Claude MonetNymphéas avec reflets de hautes herbes, 1914-1917 : adjugée 8 m£ (9,2 m$), soit 4 m£ en dessous de son estimation basse. Ce type d’œuvre a doublé en valeur depuis le début des années 1990. Les Nymphéas de Claude MONET sont les œuvres les plus chères de l’artiste et se vendent en priorité à Londres et à New York. Le record mondial du genre, signé en 2008, culmine à 71,8 m$ (Le Bassin aux nymphéas, 1919, Christie’s Londres, 24 juin 2008).

 

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Claude MonetLe Givre à Giverny, 1885 : adjugée 7,8 m£, soit 1,8 m£ au-dessus de l’estimation haute. « Giverny » a un effet tout aussi stimulant pour les enchères de Monet que le mot « Nymphéas ». Ce petit format (54 cm x 71 cm) s’est vendu cher, très cher, avec son adjudication équivalente à 12,2 m$. Il y a seulement trois ans, une œuvre plus grande et plus aboutie se payait 13,5 m$ à New York (Effet de printemps à Giverny, 1890, 60 cm x 100 cm, 5 mai 2010, Sotheby’s).

Parmi les merveilles du 5 février, Sotheby’s proposait quatre dessins d'Egon SCHIELE, tous vendus, dont Liebespaar (Selbstdarstellung mit Wally), 1914-1915, adjugée 7 m£ (11 m$), se situant dans sa fourchette d’estimation, qui signait le nouveau record attendu pour une œuvre de l’artiste sur papier.

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Christie’s le 6 février

Le lendemain, c’était au tour de Christie’s de défendre ses chefs-d’œuvre impressionnistes et modernes. Le résultat de cette vacation 86 m£ (135,6 m$) est bien en deçà de celui de sa rivale mais la société de vente a très bien vendu Jeanne Hébuterne (Au chapeau), œuvre d’Amedeo MODIGLIANI datée de 1919.

TOP 3 de la vente Christie’s

Amedeo ModiglianiJeanne Hébuterne (Au chapeau), 1919 : pourquoi l’adjudication à 24 m£ de cette œuvre est-elle une très belle vente ? Parce qu’elle valait 14,6 m£ en 2006 (soit 27 m$, vente Sotheby’s Londres du 19 juin). Son prix équivaut désormais à 37,7 m$, hors frais, ce qui fait d’elle la seconde peinture de Modigliani la plus chère au monde. Les chefs-d’œuvre de l’artiste sont devenus si rares aux enchères qu’il est difficile d’anticiper un résultat à quelques millions près, dès lors qu’une œuvre majeure se présente.

 

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Pierre-Auguste RenoirL'ombrelle, 1878 : adjugée 8,6 m£ (13,5 m$).

Le sujet est typique des plus prisés de Auguste RENOIR avec une Parisienne élégante aux accessoires à la mode de l’époque, assise dans un jardin printanier prétexte à l’artiste pour faire vibrer ses touches dans les passages d’ombre et de lumière. L’œuvre n’est pas très grande pour un tel résultat (61,9 cm x 50,8 cm) mais pour les amateurs, tout Renoir est résumé dans ce petit tableau.

 

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Pablo PicassoNu accroupi, 1960 : adjugée 6,5 m£ (10,2 m$). Quand on pense que ce Nu accroupi ne trouvait personne prêt à débourser 2 ou 2,5 m$ en 1998… Quinze ans plus tard, la plus-value est de 8 m$ pour cette œuvre mélancolique, ce nu halluciné de Jacqueline, qui vient de passer douze années dans une collection privée américaine. C’est ici la plus belle adjudication pour une toile de Picasso de 1960.

Source Artprice

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Alain VERMONT

10:23 Écrit par L'Art Pluriel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : picasso, modigliani, schiele, monet, renoir, enchères londres, sotheby's, christie's |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

11/02/2013

L'Histoire du Mobilier d'Epoque depuis Louis XIII

Le mobilier Louis XIV (1661-1715) - Régence (1715-1723) - Louis XV (1723-1760) - Transition (1760-1774) - Louis XVI (1774-1793) -Directoire (1793-1799) - Empire (1799-1815) - Restauration (1815-1824) - Charles X (1824-1830) - Louis Philippe (1830-1848) - Napoléon III (1852-1870) - Art Nouveau (1880-1914) - Art Déco (1925-1940).

A l'opposé du mobilier Louis XIII, plus austère, moins raffiné, le mobilier d'époque Louis XIV fut enrichi de somptueux décors de marqueterie et de bronze.

André Charles Boulle (Paris - 1642-1732), fut reçu Maître Ebéniste en 1664. L'appellation « ébéniste » trouva sa source dans l'origine du mot ébène qui est le bois de l'ébénier, arbre tropical d'un noir foncé, au grain uni d'une grande dureté. Auparavant les  artisans fabricants de meubles étaient appelés menuisiers.

 

Workshop of André-Charles Boulle (1642-1732).jpg

Boulle était également un fondeur, dessinateur et sculpteur. Il parvint à cumuler ses différents talents sans se soucier de répondre aux règlements corporatistes de l'époque, grâce à son titre de "Premier Ebéniste du Roi". Son importante manufacture était située au Louvre.

La marqueterie "Boulle" qui est une superposition de décors d’écaille et de laiton, n’est pas une invention de ce dernier, même si ce terme "marqueterie Boulle" est devenu un terme générique depuis cette époque. En effet, les Hollandais utilisaient déjà cette technique depuis la deuxième moitié du XVIIème siècle.

 

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Le principe de cette marqueterie réside dans le découpage, à la scie, d’une plaque d’écaille et d’une plaque de laiton, superposées.

On obtenait alors deux fonds ainsi que deux décors a plaquer, définis ainsi : la "première partie" (fond d’écaille avec ornementation de laiton), et la "contrepartie" (fond de laiton avec ornementation d’écaille), ce qui permettait de fabriquer des meubles par paires.

 

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Ces marqueteries, qui n'étaient pas incrustées, étaient assemblées à l’envers sur un support en papier, avant d'être collées -à la colle d’os- sur le bâti du meuble qui avait été préalablement préparé. Une fois le décor collé, on enlevait le papier de manière à pouvoir polir le meuble.

L’écaille, de forme bombée, était alors réchauffée, au feu ou à l’eau bouillante, afin de la rendre malléable et de lui donner la forme souhaitée. Après son refroidissement , l'écaille retrouvait sa dureté originale. Le décor appliqué sur le laiton était gravé au burin.

Des motifs en ivoire, en corne ou en nacre pouvaient également être utilisés en marqueterie sur le fond d’écaille.


D'autres essences de bois précieux habillaient également les meubles, comme le bois de violette, l'amarante, le palissandre...). Les ornementations en bronze ou en bois sculpté, comme la feuille d'acanthe ou la coquille sont des classiques de cette époque.

A la fin du XVIIème, et durant le XVIIIème siècle, l’écaille de la tortue "Caret", pour carnivore, était employée pour la marqueterie. Au XIXème siècle, on utilisa l’écaille de tortue "franche" (herbivore) dont l'épaisseur d’écaille est plus fine, et dont les taches sont plus nettes.

 

mazarin par Puchwiser (D) 1714.JPG


Les décors de laiton réalisés aux XVIIème et XVIIIème siècles étaient d’une découpe beaucoup plus épaisse qu’au XIXème siècle .

 

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L’atelier d’André Charles Boulle, très productif, fut détruit à la suite d'un incendie en 1720, sans doute criminel. Sa collection d'oeuvres d'art qui portait les noms de Rubens, Van Dyk, Mignard, Snyders, Bourdon, Le Brun, et bien d'autres, fut elle aussi ravagée par les flammes.

Ses quatre fils continuèrent son œuvre sans exprimer l’esprit inventif de leur père qui mourrut quasiment dans la misère. 

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Alain VERMONT

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