21/09/2012

Quand le Monde de l'Art se gausse des Marchés Financiers....

La vente du tableau Le Cri, d' Edvard Munch, en mai dernier (120 millions de dollars frais compris-92 millions d'euros-112 millions de FS), prouve une fois encore que le Marché de l'Art, marché ô combien peu attentif aux  dérives incessantes du Monde Financier, demeure toujours une nébuleuse invisible à l'oeil nu, mais faut-il s'en étonner dès lors que les acheteurs au prix fort de ces œuvres d'art réputées exceptionnelles, sont le plus souvent ceux-là mêmes qui  officient  dans la sphère financière, avec les conséquences que l'on sait aujourd'hui...

Le Cri.jpg

Concernant ce tableau de 0,47 M2 de surface, il est aisé de comprendre pourquoi cette si petite surface dessinée, et vendue aussi cher, donne le vertige à nombre d'observateurs, et provoque ici et là la vindicte des « masses laborieuses ».

En effet, le ratio au centimètre carré de ce pastel est tout simplement stupéfiant ! Car projeté dans le marché immobilier de Genève par exemple, ce ratio voudrait dire qu'un appartement de 100 mètres carrés, le plus luxueux soit-il, coûterait la modique somme de 25 531 914 893 de dollars !

Les cimes financières absconses qui agitent le Marché de l'Art depuis déjà de nombreuses années induisent des questions sans réelles réponses, car seules des supputations, parfois fantaisistes, tentent d'expliquer l'inexplicable à vrai dire.

Selon le Wall Street Journal, l'acquéreur de l'œuvre de Munch, la plus chère jamais vendue aux enchères, serait l'homme d'affaires américain Leon Black.

Le mystérieux acquéreur du Cri, du peintre norvégien Edvard Munch, adjugé près de 120 millions de dollars par Sotheby's, à New York, en mai dernier, serait le milliardaire américain Leon Black, croit savoir le Wall Street Journal, qui lui consacre un long article dans son édition de mercredi, citant «plusieurs personnes proches».

 

Leon Black, 60 ans, est le fondateur et membre principal du fonds d'investissement américain Apollo Management. Sa fortune personnelle, estimée à 3,4 milliards de dollars, le classe au 330e rang de la liste des personnalités les plus riches, selon le magazine Forbes . Habitant un vaste appartement sur Central Park, Leon Black appartient au conseil d'administration du Metropolitan Museum et du Musée d'Art Moderne de New York. C'est un collectionneur réputé, grand amateur d'art chinois mais aussi de tableaux modernes du début du siècle dernier.

 

«Sa collection, d'une valeur de 750 millions de dollars, comprend des dessins de Van Gogh et de Raphaël, des aquarelles de Turner, des peintures cubistes de Pablo Picasso et des bronzes de Chine», détaille le quotidien américain. Puis, comme si une acquisition en justifiait une autre, il ajoute: «Il y a trois ans, M. Black a déboursé 47,6 millions de dollars pour un fusain de Raphaël, Tête d'une muse, vendu chez Christie's». S'en suit l'histoire des origines de son goût pour l'art, qui lui vient de sa mère. Ses liens avec les artistes et ses principaux achats avec son épouse, Debra. Ses débuts de collectionneur aussi, à l'adolescence, tapissant son mur «d'œuvres de Daumier, Seurat, Cézanne, Van Gogh».

 

En recoupant des témoignages de marchands et d'amis, le Wall Street Journal voit en l'achat du Cri le cheminement d'un œil. L'hypothèse est plausible, de l'avis de connaisseurs. Mais la société Sotheby's n'infirme ni ne confirme: «Pour nous, c'est un acheteur anonyme». Chaque vente record s'accompagne de son lot d'acquéreurs potentiels. Il faut dire qu'à ce niveau-là de prix, ils ne sont guère nombreux.

Depuis cette soirée mémorable, où en douze petites minutes ce pastel sur carton de 1895, seule des quatre versions du Cri encore en mains privées, est devenu l'œuvre la plus chère jamais vendue sous le marteau, le monde de l'art fantasme.

Le silence est d'or

Quel acheteur est capable de mettre autant d'argent pour une «simple» œuvre de papier? En mai, dans la salle comble et électrisée se murmurait un nom, Paul Allen, cofondateur de Microsoft, 57e fortune mondiale en 2011 et habitué des enchères (nos éditions du 4 mai). Les médias s'étaient chargés de propager la rumeur, arguant que cette vacation avait été réalisée par l'intermédiaire de Charlie Moffett, un spécialiste de Sotheby's représentant surtout les acheteurs américains. Puis, d'autres noms avaient circulé: le financier américano-ukrainien Leonard Blavatnik, la famille royale du Qatar, qui a acheté les Joueurs de cartes de Cézanne à l'armateur grec Georges Embiricos en 2011, pour 250 millions de dollars…

Paul Allen s'est fendu d'un démenti dans la presse. C'est le seul. Dans ce monde discret, le silence est d'or. Pour l'heure, Leon Black n'a d'ailleurs pas réagi. Mais le Wall Street Journal, sûr de son fait, est déjà passé à la question suivante. «À présent, le nouveau sujet de conversation est de savoir si le tableau sera montré. Car on ignore si M. Black a l'intention de l'exposer.»

 

Suite....

Une version du célèbre tableau sera présentée au MoMA, à partir du 24 octobre.

L'une des quatre versions du Cri d'Edvard Munch sera exposée au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, pour six mois, à partir du 24 octobre, a-t-on appris mardi, auprès du musée. L'œuvre a été prêtée par son acquéreur, dont l'identité demeure un mystère. Le nom du financier new-yorkais Leon Black a été évoqué, mais n'a jamais été confirmé.

Ce pastel, réalisé par le peintre norvégien en 1895, avait été acheté le 2 mai dernier lors d'une vente aux enchères spectaculaire chez Sotheby's, à New York. La vente n'avait duré que douze minutes, le prix augmentant de plusieurs millions de dollars par minute, pour finalement culminer à 119,9 millions de dollars. Estimé au départ à 80 millions de dollars, le tableau est ainsi devenu l'œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères.

La sécurité du MoMA renforcée

Des quatre versions du Cri, cette toile est la seule à avoir été entre les mains de collectionneurs privés. Avant d'être vendue chez Sotheby's, elle appartenait au milliardaire norvégien Peter Olsen. Les trois autres toiles sont toutes exposées en Norvège, au Musée d'Oslo, à la Galerie nationale d'Oslo et au Musée Munch.

Cette version prochainement exposée à New York est la plus colorée des quatre, présentant une figure humaine torturée sous un ciel jaune-orange éclatant. Une image universellement reconnue, comme un symbole de la peur et de l'angoisse.

Pour l'occasion, la sécurité du MoMA sera renforcée, des versions de l'œuvre ayant fait l'objet de vols en 1994 puis en 2004, en Norvège. LeCri sera exposé aux côtés de plusieurs autres dessins de Munch réalisés à la même période, a précisé le musée.

Source Le Figaro 19/09/2012

Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

 

Pour découvrir la suite, visitez mon site : www.lartpourtous.net

Ce site possède un certificat de sécurité SSL.

ALAIN VERMONT

13:44 Écrit par L'Art Pluriel dans 2 -- COTATIONS Marché de l'ART | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : munch, edvard munch, le cri, ventes enchères tableaux |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Commentaires

Merci pour l'article, très intéressant ,..

Écrit par : harald | 20/09/2012

Les commentaires sont fermés.