31/05/2012

Dessiner avec le matériel approprié

 

Ce dossier, qui s'adresse plus particulièrement aux personnes qui dessinent, dessin d'art ou dessin technique, vous propose un premier choix de Matériels à Dessin. En effet, il n'est pas toujours évident, pour un profane qui débute, de connaître l'étendue des matériels à même de faciliter l'éxécution d'un dessin.

Certaines de vos applications seront donc facilitées par l'emploi d' « outils », ou d'instruments d'un abord technique à la portée de tous.

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Echelle réduction Graphoplex.jpg

 

Gomme électrique Auto Eraser.jpg

 

Règle à rouleaux Protecna.jpg

 

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Appareil à dessin Hebel.jpg

 

Carton à dessin chevalet Kraft (32 x 45 cm).jpg

 

 

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Alain VERMONT

 

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24/05/2012

L'ABSTRACTION et son Devenir

 

Force est de constater qu’aujourd’hui, et après avoir subi, tant au début du siècle dernier, qu’entre les deux guerres mondiales, nombre de jugements dévalorisants, la Peinture Abstraite représente une très grand part dans la création plastique actuelle.

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VASARELY

La renonciation à la représentation reflète la vision imaginaire de l’artiste qui vit avec son époque, en créant des œuvres d’art qui enrichissent la sensibilité artistique, en exposant leurs "impossibles" déterminations.

L'Art Abstrait répond-il aujourd'hui au besoin historique d'approcher le Réel Terrestre par des voies autres que celles du réalisme traditionnel qui a peut-être démontré une certaine incomplétude à rendre compte, au siècle dernier, de la nouvelle existence humaine engendrée par le progrès toujours plus dévorant ?

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HARTUNG

Dans l’éventail important constitué par les nombreuses tendances de l’Art Abstrait, il demeure impératif de citer les artistes internationalement reconnus qui ont contribué à donner ses lettres de noblesse à cette peinture aujourd’hui si représentative de l’Art Moderne et Contemporain. Dans l’Abstraction-Création fondée en 1931, retenons les noms d’Auguste HERBIN (1882-1960), déjà cité précédemment dans le Mouvement Fauve, et de Jean HELION (1904-1987).

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DELAUNAY

En ce qui concerne l’Abstraction Lyrique qui prit aussi l’appellation d’Art Informel ou de Tachisme, selon l’évolution des formes des compositions, il faut citer Jean-Michel ATLAN (1913-1960), Camille BRYEN (1907-1977), Hans HARTUNG (1904-1989) et Jean-Paul RIOPELLE (1923-2002). Dans la tendance de l’Art Non-Figuratif baptisé ainsi par BAZAINE dans les années 40, il faut mettre en avant le nom de Maurice ESTEVE (1900-1969).

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MALEVITCH

L’Art Brut, désigné ainsi en 1945 par Jean DUBUFFET, s’entoure des noms d’artistes au talent reconnu comme Gaston CHAISSAC (1910-1964) ou Robert TATIN (1902-1983). En ce qui concerne l’Art Informel représenté par Jean FAUTRIER (1898-1964), ajoutons les noms de l’allemand Otto WOLS (1913-1951), des français Pierre SOULAGES (1919), Gérard SCHNEIDER (1896-1986) et Olivier DEBRE (1920-1999), de l’espagnol Antoni TAPIES (1923-2012), et des américains Mark TOBEY (1890-1976) et Sam FRANCIS (1923-1994). Achevons cette trop rapide explication par les artistes qui ont rendu célèbre l’Art Minimal, et en particulier les américains Sol LEWIT (1928-2007), Frank STELLA (1936) et Kenneth NOLAND (1924-2010).

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Alain VERMONT

 

 

19/05/2012

Raoul Dufy ou le cheminement du Fauvisme au Cubisme

Raoul DUFY naquit au Havre le 3 juin 1877, dans une famille nombreuse de neuf enfants. Son père, comptable dans une société importante de la ville, et organiste à ses heures perdues, transmit son amour de la musique à ses enfants, alors que Raoul s’orientait déjà très jeune vers la peinture, pour être bientôt suivi par son frère cadet Jean.

DUFY suivit les cours du soir de l’Ecole des Beaux-Arts du Havre, et à dix neuf ans, après avoir effectué son service militaire et obtenu une bourse de sa ville natale, il s’installa à Paris, pour cohabiter avec son compatriote FRIESZ. Dans la capitale, il entra à l’Ecole des Beaux-Arts pour fréquenter l’Atelier de BONNAT.

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Il admirait la Peinture Impressionniste au travers des tableaux qu’il regardait dans les vitrines des grand marchands de l’époque, en marquant sa préférence pour Van GOGH et GAUGUIN. En 1905, l’influence impressionniste s’amenuisa alors qu’apparaissait le Fauvisme, par le truchement de la toile de MATISSE « Luxe, calme et volupté » qui lui démontra le rôle de l’invention dans la peinture. Sa période fauve se déroula jusqu’en 1909 environ, pour laisser ensuite la place à une influence cubiste qui lui permit de mieux comprendre l’œuvre de CEZANNE.

C’est à cette époque qu’il séjourna quelque mois à Munich pour remettre en cause son art, et dérouter le public qui ne comprenait pas ses changements incessants de style. Mais DUFY, sûr de son talent, et malgré ses difficultés importantes du moment, ne transigea pas sur son approche de la peinture.

 

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Pour survivre, il accepta de s’installer dans un atelier situé Avenue de Clichy, afin de créer des impressions sur tissus qui rapidement séduisirent les élégantes parisiennes. Et durant plusieurs années, l’artiste alors employé à rénover l’esprit de la Maison de Couture Bianchini Atuyer Ferrier, s’investit dans la décoration de vêtements, en poursuivant son œuvre picturale.

Il s’appliqua à répéter un même thème qu’il exploita jusque dans ses derniers retranchements, pour créer de célèbres séries comme il l’avait déjà fait dans le passé. Après les séries de ses « Rues pavoisées » au Havre en 1906, ou de ses « Pêcheurs à la ligne » en 1907-1909, il composa une suite reproduisant ses différents ateliers.

En 1920, il s’installa à Vence et exécuta plusieurs tableaux inspirés par le même sujet, comme il le fit ensuite pour les « Courses » en 1925. Et c’est alors qu’il commença une œuvre importante faite d’aquarelles sur les courses de chevaux. En 1927, à l’orée de sa cinquantaine, il commença à souffrir d’un arthritisme qui alla grandissant jusqu’à sa mort, sans jamais cependant l’empêcher de créer, malgré l’importance des douleurs parfois engendrées par la maladie.

 

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En 1937, il reçut de l’E.D.F. la commande qui contribua à affirmer le succès mondial qui allait devenir le sien. En effet, il décora le pavillon E.D.F. de l’Exposition Universelle avec une peinture impressionnante de soixante mètres de long et de dix mètres de hauteur, qui retraçait l’histoire de la lumière. Cette « Fée électricité » subjugua le public par la qualité des cent vingt cinq personnages savants reproduits sur le tableau, en grandeur nature, et dans tous les thèmes chers à l’artiste : le champêtre, le mythologique, le musical, le mondain et le scientifique.

Cette œuvre pour laquelle DUFY avait travaillé deux ans, dans le mauvais confort d’un hangar froid mis à sa disposition par les mandataires du projet, contribua au développement dramatique des rhumatismes qui le faisaient souffrir. Il poursuivit néanmoins son travail en s’appliquant à créer des lithographies merveilleuses, ainsi que des gravures pour l’illustration de multiples ouvrages comme « Tartarin de Tarascon » d’Alphonse Daudet . Son art s’exprima dans des lithographies en couleurs dont les tons clairs et purs posés en surface, s’unissaient au dessin fait de lignes de couleurs, pour rendre des effets de construction esthétiques qui rappelaient l’influence de Van GOGH.

 

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En 1950, il rejoignit les Etats-Unis pour essayer un nouveau traitement mis au point à base de Cortisone, et en profita pour travailler à New York et à Tucson, avant de rentrer en France, toujours souffrant. En 1952, il se rendit à Venise pour recevoir le Grand Prix de la Biennale, après qu’une importante rétrospective de ses œuvres ait eu lieu à Genève.

Il s’installa alors à Forcalquier, pour achever sa vie comme RENOIR, cloué dans un fauteuil roulant. Il mourut là-bas, dans les Alpes de Haute Provence, le 23 mars 1953, à l’âge de soixante seize ans.

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ALAIN VERMONT


07/05/2012

Georges BRAQUE et le Cubisme

 

Georges BRAQUE naquit à Argenteuil le 13 mai 1882. En 1890, sa famille s’installa au Havre où son père commença à exploiter une entreprise de peinture en bâtiment. Après ses études au lycée, il entra à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville pour devenir l’ami de DUFY et FRIESZ, en fréquentant l’atelier du vieux peintre normand LHUILLIER. Il participa dans le même temps au travail de l’entreprise familiale dans laquelle il acquit certains « tours de main ».

 

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En 1900, il s’installa à Paris et fréquenta l’Atelier de BONNAT où il retrouva DUFY et FRIESZ. A l’Ecole des Beaux-Arts, il quitta ce premier atelier pour l’Académie HUMBERT où il peignit à la manière Impressionniste, avant d’imiter FRIESZ qui l’invita à partager en 1905, l’esthétique Fauve élaborée avec MATISSE, DE VLAMINCK et DERAIN. En 1906, BRAQUE accompagna FRIESZ à Anvers, et rapporta de ce voyage, des tableaux qui ne furent pas sans rappeler ceux de son aîné. L’année suivante, les deux amis découvrirent le Sud de la France, pour peindre sur les traces de CEZANNE.

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Mais, que ce soit à l’Estaque, ou bien encore plus tard à La Ciotat, BRAQUE qui appliquait les principes fondamentaux du Fauvisme dans l’emploi de la couleur pure, n’en rejeta pas moins l’organisation de la toile réalisée en surfaces peintes en aplats. Sa personnalité propre exploita alors une technique faite de petites touches juxtaposées avec méthode, et dans ses tableaux, les formes se relièrent entre elles dans un scintillement de lumière qui n’était pas comparable aux surfaces séparées par des arabesques sinueuses de la Peinture Symbolique de GAUGUIN.

Il réalisa alors une quarantaine de tableaux Fauves qui firent de lui le seul artiste a avoir contribué autant à la mise en œuvre des deux mouvements que sont aujourd’hui le Fauvisme et le Cubisme.

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En 1907, il exposa pour la première fois au Salon des Indépendants. Sa peinture, jusque là influencée par les Fauves, évolua vers le Cubisme après qu’il eut rencontré Apollinaire, et PICASSO, dont le tableau « Les demoiselles d’Avignon », lui paraissait aboutir à une peinture qui allait dans le sens de ses recherches personnelles. En 1908, le Salon des Indépendants refusa ses tableaux, et MATISSE qui était alors membre du comité, prononça les mots de « petits cubes » devant la toile de BRAQUE représentant les « Maisons à l’Estaque ». Durant cette même année, le marchand Kahnweiler organisa une exposition des œuvres de BRAQUE, et c’est alors que le critique Louis Vauxcelles, reprenant les mots de MATISSE, inventa le qualificatif « Cubisme ».

 

BRAQUE et PICASSO réalisèrent dès lors leur peinture dans une étroite communion. Leur palette réduite au noir et au blanc, s’anima par la lumière des ocres, et par l’ombre des gris bleu. Les deux peintres s’intéressèrent à l’analyse de la forme humaine et des objets courants qui agrémentaient les natures mortes.

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Leurs investigations communes furent si développées que leurs œuvres restèrent souvent très proches les unes des autres, comme « L’accordéoniste » peint par PICASSO à Céret en été 1911, et « L’homme à la guitare » réalisée par BRAQUE au même moment alors qu’il accompagnait son ami dans ce voyage de travail.

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BRAQUE possédait un sens vigoureux de l’analyse de l’objet, et sa discipline innée fit de lui le créateur prédominant du Cubisme Analytique. Et jusqu’en 1911, sa peinture tendit à une expression presque abstraite. Il fut le premier à incorporer des caractères typographiques comme éléments dans ses compositions, ou des morceaux de journaux ou d’étoffes ayant pour but d’animer le sujet figé du tableau. Il créa ainsi les premiers papiers collés qui engagèrent le Cubisme dans sa phase synthétique durant laquelle, ses œuvres se séparèrent de la rigueur communautaire expérimentée aux côtés de PICASSO, pour ne plus jamais rejoindre la peinture de ce compagnon de route artistique.

 

En 1914, BRAQUE devint militaire au front, comme lieutenant dans l’infanterie. Et l’année suivante, en conséquence d’une grave blessure à la tête, on le trépana avant qu’il ne fût définitivement réformé en 1917, après avoir effectué une longue convalescence. Il se remit à la peinture, seul.

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Ses six années d’étroite collaboration avec PICASSO demeurèrent alors oubliées pour lui car, après avoir inventé le Cubisme aux côtés de son complice des débuts, il dut inventer le style BRAQUE. Il ne partagea pas l’évolution de l’art de PICASSO. Au contraire, il se rapprocha de la peinture traditionnelle, en se rappelant LHUILLIER, son vieux maître du Havre, et composa un Cubisme qui renouait avec la réalité extérieure, pour réaliser des tableaux comme le « Café bar » en 1919, ou les « Cheminées » en 1923.

 

Il chercha une nouvelle voie dans la nature morte, le paysage ou la composition de personnages, aussi bien par sa construction du tableau, que par la liberté de sa manière. Il s’intéressa sérieusement à la sculpture en créant une « Femme debout », qui fut le préambule de sa riche production de sculpteur. Il réalisa des eaux-fortes*, et travailla également la céramique. Entre les années 1930 et 1940, sa peinture qui ne renonçait cependant pas aux conquêtes magistrales du Cubisme, s’orienta vers une liberté qui oubliait la rigueur des débuts du mouvement, pour créer des œuvres très épanouies comme la « Nappe rose » en 1933, ou « La femme à la mandoline » en 1935.

 

Il délaissa alors dans ses tableaux la ressemblance de l’homme et de son milieu naturel, pour exprimer cette poésie qu’il percevait d’eux, dans des idéogrammes magnifiques où tout n’était que calme et volupté, comme l’expliqua alors Maurice Raynal : « Modulations, dégradés, se développent, se juxtaposent, s’opposent en des somptuosités vertes, ocres, grises et blanches par le plein épanouissement de formes marquées peut être d’une certaine tendance à la décoration ».

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Retiré à Varengeville, sur la côte normande depuis 1931, BRAQUE traversa la seconde guerre mondiale en réalisant des œuvres très diversifiées, et notamment des sculptures en plâtre, puis en bronze. Sa peinture d’alors se dépouilla pour abandonner l’ornementation parfois surchargée de sa précédente production. Différentes grandes expositions lui furent consacrées, tant à Londres en 1946, qu’à Paris en 1952 lors de l’Exposition du Cubisme au Musée National d’Art Moderne de la ville. De 1955 à 1963, il acheva son œuvre en créant la série des « Oiseaux » qui fut la conséquence de sa longue maturation des silhouettes ou des idéogrammes incisés sur des surfaces en plâtre peint, ou sur des galets ramassés durant ses promenades sur les plages normandes.

Et ce grand artiste qui sa vie durant n’avait jamais cessé de travailler au perfectionnement de l’architecture de ses tableaux, comme à l’expression de la forme et de la couleur, mourut à Paris le 31 août 1963, à l’âge de quatre vingt et un ans.

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ALAIN VERMONT

 

 

 

01/05/2012

KIRCHNER ou la Divine Maîtrise de l'Expressionnisme

Ernst Ludwig KIRCHNER naquit à Aschaffenburg en Allemagne, le 6 mai 1880. A l’âge de vingt et un ans, il entreprit des études d’architecte à Dresde, en commençant sérieusement une activité graphique à laquelle il se consacra ensuite intégralement à la fin de ses études. En 1904, il devint l’ami de Erich HECKEL qui étudiait comme lui l’architecture. Les deux complices apprirent alors diverses théories de la couleur.

KIRCHNER réalisa à cette époque une peinture dans laquelle se manifestaient des influences diverses comme celle des Néo-Impressionnistes, celle des estampes japonaises, et celle de l’ « Art Nègre » qu’il découvrit au Musée Ethnographique de la ville.

 

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En 1905, aux côté de HECKEL, et de deux autres étudiants en architecture, il fonda le groupe « Die Brücke », alors qu’il avait obtenu son diplôme d’architecte. Il débuta son art par des gravures sur bois qui renouèrent avec la très ancienne tradition germanique née au Moyen Age, et perpétuée ensuite par DURER. Le graphisme rudimentaire de ces gravures exprima parfaitement les multiples problèmes liés au développement du nouveau siècle, comme la foi, la morale, la politique et le sexe qui appréhendaient les fondateurs du mouvement.

 

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En 1906, KIRCHNER exposa avec son groupe « Die Brücke » à Dresde, alors que de nouveaux artistes comme PECHSTEIN ou NOLDE se joignaient au mouvement. En 1911, il s’établit à Berlin pour fonder avec PECHSTEIN une école de peinture moderne qui ne rencontra pas le succès espéré. Jusque là, ses œuvres, très proches de celles des autres artistes du groupe, représentaient une traduction plastique immédiate des sensations perçues, à la vue des athlètes de cirque ou des femmes à demi nues. Ensuite, dans leur période berlinoise, après 1911, les tableaux de KIRCHNER, plus aigus et acides, exprimèrent au travers de scènes de rue ou de portraits, une construction de l’espace qui laissait déjà entrevoir l’influence du Pré-Cubisme des « Demoiselles d’Avignon » peintes par PICASSO en 1907.

 

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En 1912, l’artiste exécuta avec HECKEL les décorations murales de la chapelle de l’Exposition Internationale du « Sonderbund » à Cologne. En 1917, gravement malade, il quitta l’Allemagne et se fixa à Davos, en Suisse, pour entreprendre une longue convalescence. Il découvrit alors le monde alpin et ses habitants, et réalisa dans ses tableaux la synthèse de l’homme et de la nature.

 

Suivirent des années durant lesquelles il collabora au tissage de tapis, ou exposa à Bâle en 1923 pour devenir ensuite le chef de file d’une école de jeunes peintres qu’il fonda dans la ville suisse allemande. En 1926, il obtint un franc succès dans une exposition à Berlin, où on le nomma en 1931, membre de l’Académie des Beaux-Arts de la capitale allemande. Mais en 1933, alors qu’il préparait une importante commande de décorations pour le Musée d’Essen, il se vit destitué de son siège à l’Académie par les nazis qui venaient de prendre le pouvoir. Ces derniers décrétèrent sa peinture « Art dégénéré », en annulant toutes ses commandes, et en lui saisissant plus de six cents tableaux, pour en exposer une trentaine dans l’historique exposition itinérante de « l’Art dégénéré » qui après Munich, visita plusieurs ville d’Allemagne.

 

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Très affecté par la nouvelle évolution politique et spirituelle qui assiégeait son pays, KIRCHNER, toujours souffrant de la maladie infectieuse qui le rongeait depuis plusieurs années, se donna la mort le 15 juin 1938 à Davos, à l’âge de 58 ans.

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