24/03/2012

KLIMT et l'Art Nouveau

 

Gustav KLIMT naquit à Vienne en Autriche, le 14 juillet 1862. Son père, graveur, le poussa dans son adolescence à entrer à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. Puis, en 1883, en compagnie de son frère, il ouvrit un atelier de décors de théâtres, et de décorations murales. A la mort de son frère, en 1892, il cessa son activité artistique pendant plusieurs années et réalisa alors quelques tableaux d’inspiration impressionniste.

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Deux ans plus tard, il fonda la « Sécession viennoise » et en demeura le président jusqu’en 1903. De 1900 à 1903, il décora les plafonds de l’Université de Vienne avec des peintures monumentales qui avaient pour nom « La Philosophie , la Médecine, et la Jurisprudence ». Il ne reçut alors que les expressions de l’hostilité du public et de l’incompréhension de l’administration. Mais, en 1902, il conçut des panneaux décoratifs pour la présentation de « Beethoven » de Max Klinger, qui lui valurent l’admiration des jeunes artistes, ainsi que l’affirmation de sa réputation.

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L’Exposition Universelle de Paris lui décerna un Grand Prix en 1900. Il agrémenta alors ses compositions avec des enlacements d’arabesques et de volutes, en se servant de feuilles d’or et d’argent appliquées sur le motif, pour signifier une grande somptuosité dans la gamme colorée de ses tableaux.

 

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Le contenu de ses œuvres, allégorique et symbolique, exprimait un contraste qui épousait la création des figures en surface, et la riche ornementation du « Jugendstil » à laquelle il attribuait une fonction décorative. Son culte de la femme révéla des visages de muses qui apparurent toujours comme rapportés, à la façon des collages dont il était le précurseur, et dans l’abondance de la flore décorative qui donnait une impression de « queue de paon » à ses tableaux qui exprimaient des angles étranges.

 

Le « Baiser » créé en 1902 laisse voir le déploiement de motifs juxtaposés déposés sur la toile à la manière d’une mosaïque. Et dans ce couple enlacé, les surfaces rectangulaires définissent la partie masculine, alors que la féminité est faite de ronds, de points et de tourbillons. L’abandon amoureux de cette femme est suggéré poétiquement et symboliquement par une pluie de triangles et d’étincelles d’or qui se répand sur l’herbe où repose le couple, ainsi que dans le fond du tableau.

 

On remarque alors que toutes les compositions de KLIMT expriment un élément singulier qui est l’  « abandon de la troisième dimension », déjà pressenti par GAUGUIN et les Nabis.

Ce n’est qu’après 1950 que l’on reconnaîtra l’unité du style de cette production, et sa très grand originalité.

 

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KLIMT mourut à Vienne le 6 février 1918, à l’âge de cinquante six ans, en laissant derrière lui une influence durable qui allait ensuite être mise en avant par KANDINSKY qui le considéra alors comme l’un des précurseurs de l’Abstraction Lyrique.

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Alain VERMONT

 

 

 

14/03/2012

Paul SIGNAC et Le Néo-Impressionnisme

 

Paul SIGNAC naquit à Paris le 11 novembre 1863. Au souhait de ses parents à le voir devenir architecte, il préféra les cours d’une académie privée, et commença à peindre dans les rues de Paris où le remarqua GUILLAUMIN. Dès sa jeunesse SIGNAC entretint une correspondance avec son aîné MONET, car sa soif de tout apprendre le poussa naturellement vers la découverte des hommes.

L’Impressionnisme influença son art, et les études de MONET sur la lumière et la couleur, poussèrent le jeune peintre enthousiaste et intelligent à s’orienter vers de nouvelles recherches qui l’entraînèrent alors chez les Néo-Impressionnistes. A vingt et un ans, il fonda avec SEURAT la « Société des Artistes Indépendants », dont les principes picturaux avaient pour but de remplacer les découvertes empiriques des Impressionnistes par une méthode scientifique.

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Durant la même année de 1884, il rendit visite à Chevreul qui dirigeait alors la Manufacture des Gobelins. La conformité des idées de ce dernier avec celles de SEURAT créa une amitié profonde dans laquelle les deux hommes s’investirent pour élaborer en commun un lien entretenant la recherche scientifique sur la couleur et la lumière, et la création artistique. Dans ce domaine, SIGNAC apparut alors comme un théoricien extrêmement lucide et actif, et comme un excellent peintre, sensible aux effets de la lumière.

Dans ses nombreux voyages, il composa des aquarelles magnifiques qui devinrent plus tard, dans son atelier, des tableaux à l’huile harmonieusement équilibrés.

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L’aquarelle tint une place prépondérante dans son œuvre. Elle lui permit, durant ses déplacements, de mémoriser sur le papier les paysages rencontrés. Mais cette mémoire composée de couleurs à l’eau, traduisit un style rapide et juste.

Dans son habitude à dissocier les couleurs, il posait alors quelques tons vifs sur le papier clair qui jouait entre les touches du pinceau, en servant de lien. Les effets ainsi obtenus demeurent aujourd’hui encore d’une fraîcheur et d’un charme rares.

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Ses voyages l’entraînèrent partout où il put peindre, et de La Rochelle à Marseille, ou de Venise à Constantinople, il chercha toujours à traduire les effets de la lumière, ou la présence du soleil sur une carène de bateau. Passionnément peintre, il fut également avide de sciences, de politique et de littérature. En 1889 il visita Van GOGH alors interné à Saint Rémy de Provence, pour découvrir ensuite Saint Tropez en 1892, et offrir la célébrité à ce village qui n’était alors accessible que par la mer. Chaque été, il revenait dans le petit port pour composer d’admirables tableaux.

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Sa peinture peut être dissociée en deux techniques différentes. Dans sa première période, tout en restant fidèle au Néo-Impressionnisme, il a pratiqué un Divisionnisme fait de petites touches, et dont l’éclat et le miroitement sont d’une très belle qualité lumineuse. Dans sa seconde période, il a délaissé les petites touches pour leur préférer des touches rectangulaires un peu plus larges, et qui, effectuées plus rapidement, dissocient les formes en interdisant une reconstitution optique alors rendue impossible par la trop grande dimension géométrique de ses touches.

Au sommet de sa gloire, et après avoir rédigé de nombreux ouvrages sur l’art et la peinture, il mourut à Paris le 15 août 1935, à l’âge de soixante douze ans.

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01/03/2012

Magritte ou le Surréalisme intime

René François Ghislain MAGRITTE naquit le 21 novembre 1898 à Lessines, Hainaut Belge, dans une famille commerçante dont le père était marchand tailleur, et la mère modiste.

En 1910, alors qu’il n’avait que douze ans, il suivit des cours de peinture pour enfant à Chatelet, alors qu’il apprenait également la pyrogravure. Deux années plus tard, il supporta le suicide de sa mère dont le geste resta inexpliqué lorsqu’elle se jeta dans la Sambre. Après avoir été élève au lycée de Charleroi, il s’inscrivit pour deux ans à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles dont il suivit les cours jusqu’en 1918.

 

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L’année suivante, MAGRITTE fréquenta l’atelier du peintre Abstrait Pierre-Louis FLOUQUET, et participa avec ce dernier à l’édition de la revue « Au volant », tout en manifestant un intérêt croissant pour le Futurisme.

 

Après son service militaire, MAGRITTE se maria en 1922, avant d’être embauché aux usines Peeters Lacroix de Bruxelles, en qualité de graphiste, pour la création de papiers peints. Son esprit subit alors les influences mélangées du Cubisme Analytique et de l’Orphisme. Il rédigea avec le peintre Victor SEVRANCK un texte intitulé : « L’art pur, défense de l’esthétique ». En 1923, après avoir quitté l’usine qui l’employait, il se consacra à la création d’affiches publicitaires, avant de réaliser l’année suivante sa première vente représentant un portrait de la chanteuse Evelyne Brélia.

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Le choc survint en 1925, lorsqu’il découvrit une reproduction du « Chant d’amour » de DE CHIRICO. Sa peinture jusque là faite d’un mélange disparate regroupant le Cubisme, le Futurisme et l’Abstraction, évolua alors vers l’Art métaphysique de l’artiste italien. MAGRITTE réalisa alors sa première œuvre Surréaliste digne de ce nom, « Le jockey perdu », qui représente un jockey en course, égaré dans une allée encadrée par de grandes pièces en bois tourné extraites d’un jeu d’échecs. L’ensemble est assorti de branchages qui meublent le fond du tableau, et d’un rideau qui termine l’image sur le côté droit de la composition, laissant ainsi croire que le spectacle proposé reste celui d’un théâtre Surréaliste.

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Dès lors, MAGRITTE s’écarta de l’influence de DE CHIRICO, pour s’orienter vers une peinture personnelle inégalée. Et, alors que le Mouvement Surréaliste s’attachait à reproduire la figuration de la réalité intérieure de l’individu, MAGRITTE s’appliqua à traquer le côté insolite ou inquiétant des objets quotidiens qu’il transposait à sa manière dans ses toiles. Il devint alors le « cas particulier » de la Peinture Surréaliste, en inventant un langage pictural qui ne supportait pas la méprise, et qui permit en outre d’approfondir la compréhension habituelle de la toile observée. L’artiste belge représenta dans ses tableaux incomparables d’originalité, le monde de l’imaginaire et de la réalité, enfermé dans un aspect superficiel mystérieux qui impose une réflexion nouvelle à l’observateur curieux.

En effet, le peintre créa ses compositions en dehors de toute transfiguration sentimentale, pour n’exprimer que le côté mystérieux né de la logique de ses pensées profondes.

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Il poursuivit son œuvre, en s’installant près de Paris pendant trois ans, afin de mieux s’intégrer au Groupe Surréaliste français auquel appartenaient également MIRO, DALI, et ARP. Après un séjour chez DALI à Cadaquès, et déçu par l’indifférence du milieu artistique parisien, MAGRITTE retrouva Bruxelles, après que la galerie belge pour laquelle il travaillait depuis plusieurs années, eut fermé ses portes. Sans ressources financières réelles, il vendit sa bibliothèque, et se remit aux créations publicitaires. S’ensuivirent des années durant lesquelles son Art ne cessa de produire une peinture qui évolua quelque peu.

 

Il comprit que d’un regard candide qui observe la réalité la plus simple, peut naître l’interrogation qui va déboucher sur l’absurde, comme le tableau représentant la « Condition humaine », un tableau dans le tableau. Cette composition représente une fenêtre devant laquelle repose un chevalet supportant une toile. Cette dernière reproduit le même paysage que celui qui théoriquement existe dehors, derrière la fenêtre. L’un se superpose adroitement à l’autre, dans un détail figuratif précis.

 

On peut à certains égards comparer la personnalité de MAGRITTE à celle de DUCHAMP, quand on sait combien l’artiste belge a détesté les travaux de commande, pour ne suivre que sa propre inspiration. On peut parler de peinture provocatrice, ou d’Art sauvage comme l’ont fait certains jadis, il n’en reste pas moins qu’à l’étude de son catalogue raisonné, on ne peut qu’apprécier sa façon personnelle d’avoir débanalisé le monde du réel quotidien, en créant une image poétique à l’exemple de cet autre étonnant tableau « Les vacances de Hegel », qui représente sur un fond uniformément rouge, un parapluie noir, ouvert et vertical, et sur lequel repose un verre rempli d’eau.

 

On peut également se laisser envahir par « Les affinités électives » dont l’originalité révèle une cage d’oiseau accrochée à un support en forme de fenêtre. L’intérieur de la cage est quant à lui occupé dans son plein volume par un œuf blanc gigantesque.

 

Le talent de MAGRITTE réside là, dans le fait d’avoir toujours été MAGRITTE, avant d’avoir été un Surréaliste. Son humour noir particulier à même cultivé l’art du choix de titres n’ayant aucun rapport évident avec la composition du tableau, et ce, pour mieux approfondir l’abîme de notre perplexité devant cette peinture sans égale.

 

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Il demeure l’artiste qui a influencé quelque part le Pop Art ainsi que l’Hyperréalisme des années soixante, après avoir sa vie durant, ignoré les contingences de l’Art liées à l’existence des autres artistes ou des autres Mouvements picturaux. Et celui pour qui tout fut objet, et tout fut peinture, mourut le 15 août 1967 aux environs de Bruxelles, à l’âge de soixante neuf ans, après avoir démontré magistralement que la logique doit être considérée dans le sens commun que le vocable véhicule, mais également dans le sens scientifique de ce dernier.

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Alain VERMONT

 

18:12 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : magritte, rené magritte, surréalisme |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |