29/01/2012

L'ART NAIF et BOMBOIS

 

Camille BOMBOIS naquit à Venarey-les-Laumes, dans la Côte d’Or, le 3 février 1883. Il passa sa jeunesse à naviguer sur les canaux et les rivières de France car son père était marinier. Puis, on le plaça comme garçon de ferme avant qu’il ne fût berger, et employé agricole. Sa carrure d’athlète le poussa ensuite à s’engager dans un cirque comme lutteur de foire.

Ses souvenirs de la vie du cirque l’amenèrent un peu plus tard à composer des tableaux, pour communiquer son éblouissement devant les couleurs, et son respect pour les acteurs de la parade. En 1907, il s’installa à Paris, et pour les besoins de la création du métro, il devint terrassier. Son emploi dans les sous-sols parisiens lui valut un peu plus tard, par les critiques et les amateurs d’Art Populaire, le surnom de « BOMBOIS le Terrassier », au même titre que son aîné ROUSSEAU fut baptisé « Le Douanier ».

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Vue de Clerval (circa 1930)

Son esprit d’artiste, latent, ne se manifesta pas encore, mais il s’essaya au dessin. Il changea alors d’activité pour se faire employer durant la nuit, comme manutentionnaire des bobines de papier qui alimentaient les rotatives des journaux du moment. Durant ses journées, il commença sa vie d’artiste peintre.

En 1922, il exposa ses premiers tableaux sur le trottoir de la « Foire aux croûtes ». On le remarqua rapidement. Il se retira alors en banlieue où il partagea son temps entre la culture maraîchère, et la peinture. Il s’appliqua dès lors à raconter dans ses toiles ses souvenirs d’enfance vécue sur les canaux paisibles, ou ses souvenirs du cirque pour exprimer la grâce des écuyères, ou la musculature des athlètes de foire.

 

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Le Repos des gens du cirque (circa 1930)

Son talent premier résida dans son sens de l’espace et du volume. Il sut reproduire l’attitude des pêcheurs patients le long des rives, ou le reflet glauque des rideaux d’arbres qui se reproduisait à la surface de l’eau. Il mourut à Paris, le 11 juin 1970, à l’âge de quatre vingt sept ans, après avoir longtemps représenté « L’art Spontané », mais sans avoir jamais réussi, comme ses contemporains, à égaler la grandeur et l’instinct du style qui portèrent si haut le Douanier ROUSSEAU.

 

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Châtillon/Seine 1959

BOMBOIS conserve néanmoins sa place parmi ceux qui, au lendemain de la Première Guerre Mondiale, constituèrent la famille spirituelle des « Peintres du dimanche », pour ensuite être reconnus comme des artistes à part entière.

L’art Naïf, imaginé et composé par des individus issus des couches prolétariennes, connaît aujourd’hui un succès évident, en laissant apparaître son sens réel de la plastique, malgré les lacunes philosophiques ou techniques d’un métier appris hors de tout enseignement.

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Alain VERMONT

14:22 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bombois, camille bombois, art naïf |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |