04/11/2010

Bruegel ou Les Peines de l'Homme

PIETER BRUEGEL, dit l’ANCIEN, vers 1525-1569.

La vie de Bruegel fut une courte existence d’homme qui se déroula dans une époque redoutable. Un grand sentiment d’incertitude concernant la condition humaine était en outre exacerbé par la disparition de l’unité de l’église.

 

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Le 16ème siècle engendra une société multiculturelle au sein de laquelle l’artiste trouva son inspiration. Un changement fondamental venait en effet de s’opérer, l’église et le monde monastique qui jusqu’alors avaient compté parmi les premiers commanditaires d’œuvres d’art, subissaient la Réforme qui mettait un terme à cette ancienne tradition.  Dans ce siècle de grandes découvertes, l’homme explora la surface du globe, pour en dresser une nouvelle carte, alors que l’étude du corps humain se concrétisait, et que le monde animal et végétal se faisait répertorier.

 

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Observateur attentif, Bruegel développa alors une nouvelle tendance réaliste. Dans le tableau illustré ci-dessus, l’artiste s’est appliqué à restituer un moment de vie durant lequel les humains se divertissent sur la surface glacée de la rivière alors que plusieurs oiseaux, curieux, sont menacés par une lourde porte de bois transformée en piège. Beaucoup ont essayé de décrypter la morale contenue dans les tableaux du Maître d’Anvers. Ardue difficulté à résoudre. S’il est relativement aisé d’expliquer le choix des coloris de l’artiste, ou la fonction esthétique de certains plans du tableau, il est en revanche hasardeux d’interpréter systématiquement les énigmes contenues dans les seuls quarante cinq tableaux qui lui sont attribués.

Sur un petit format de 38 centimètres sur 56, le talent de Bruegel a su reproduire d’une manière exigeante toutes les informations concernant un paysage hivernal de l’époque,  en  magnifiant l’existence rude vécue par les villageois du 16ème siècle, et en laissant croire à l’œil de l’observateur que les formes et les coloris de son tableau proposaient un paysage beaucoup plus vaste, notamment dans la perspective de la profondeur de champ. La composition exhale un sentiment de bonheur, malgré la froidure de l’hiver, dans ce divertissement qui réunit les gens en extérieur, alors que leurs chaumières alentour expriment le paradoxe de leur chaleur intérieure, mais de leur ambiance sombre également.

 

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Si la Camarde ne l’avait pas fauché prématurément, Bruegel aurait certainement réalisé une production beaucoup plus importante. Sa descendance, Pieter le Jeune, dit Bruegel d’Enfer, et Jan l’Ancien, dit Bruegel de Velours, honora sa mémoire en poursuivant en quelque sorte la voie qu’il avait tracée.

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Alain VERMONT

 

 

 

 

 

 

12:15 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruegel, peinture flamande |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Commentaires

Merci pour ces explications sur le travail de l'artiste. Je vous conseille également le site http://www.repro-tableaux.com/a/pieter-brueghel-l-ancien.html pour voir des tableaux de Brueghel l'Ancien.

Écrit par : JeanGerard | 05/11/2010

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