07/02/2010

MODIGLIANI Le PEINTRE des DOULEURS

Amédéo MODIGLIANI naquit à Livourne, en Italie, le 12 juillet 1884. De sa jeunesse italienne, il ne demeura que son inscription à l’Ecole des Beaux-Arts de Florence. Il voyagea ensuite vers Rome où, comme à Florence, il fut attiré par les musées. En 1906, alors dans sa vingt-deuxième année, il se fixa à Paris, en choisissant la Butte Montmartre où travaillaient déjà PICASSO et DERAIN.

 

Dans son misérable atelier où il présentait une peinture qui ne retenait pas l’attention, il acquit cependant une certaine notoriété au travers de son prestige physique, et de la noblesse de ses qualités intellectuelles qui le faisaient assimiler à un poète. Le Tout Montmartre estima ce beau jeune homme italien bien élevé et qui, malgré l’affection qu’on lui portait, ne se complut pas à fréquenter les cénacles du moment où les artistes aimaient à se retrouver.

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On rapporta même qu’il n’a jamais visité au « Bateau-Lavoir », l’atelier que PICASSO occupait à Montmartre, dans le même périmètre. Les observateurs de l’époque s’étonnèrent même de voir naître une complicité étonnante entre MODIGLIANI et UTRILLO. Les deux artistes dont le niveau intellectuel respectif ne présentait aucune similitude, commencèrent alors une vie de débauche, en fréquentant assidûment les cabarets de la Butte. MODIGLIANI partagea les quotidiens moments d’ivresse d’UTRILLO, et s’enfonça dans l’abîme en découvrant la volupté pernicieuse des rêves engendrés par l’usage du haschich.

La conjugaison de l’alcool et de la drogue métamorphosa alors l’artiste qui, sans aucune ressource, oublia sa personnalité bourgeoise pour donner au public l’image d’un homme perturbé, solitaire et mal vêtu dans l’habit de velours qu’il porta jusqu’à sa mort. Il interdit l’accès à son atelier, s’enferma dans une vie hasardeuse, mais commença dans le même temps la réalisation de cette peinture singulière et exceptionnelle qui allait plus tard devenir un des monuments de l’Art Moderne.

 

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Avant de quitter Montmartre pour aller s’installer à Montparnasse, MODIGLIANI peignit le « Violoncelliste » qui, exposé ensuite au Salon des Indépendants en 1908, révéla dans la solidité de sa construction, tout ce talent que personne n’attendait de lui. A Montparnasse, il s’adonna également à la sculpture, sous l’influence du cubisme révélé par PICASSO en 1906.

 

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Ce « peintre des douleurs » devint l’un des grands peintres de la femme du 20ème siècle. Il choisit ses modèles parmi les gens du peuple, dans les cafés de Montparnasse, ou dans les rues de Paris. Sa peinture rechercha un idéal parfois religieux dans les portraits qui firent sa gloire posthume. Sa maîtrise de la couleur lui fut propre, unique, et il l’exprima sans faux-fuyants quand il peignit dans des taudis sordides, où il réalisa aussi d’impressionnants dessins comme le portrait d’André Salmon, en 1918.

Le peintre chilien ORTIZ DE ZARATE le découvrit un jour sur le grabat de son taudis, alors que sa maladie liée à ses excès s’en allait grandissante. Le chilien le fit transporter alors à l’Hôpital de la Charité où il mourut le 24 janvier 1920, à l’âge de trente six ans. La compagne de ses derniers mois de souffrances physiques et morales, alors jeune artiste peintre de vingt ans, Jeanne HEBUTERNE, se suicida ensuite pour rejoindre dans la tombe celui qui avait su exercer son art princier dans des décors sordides.

 

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On retiendra qu’après sa mort, d’aucuns démontèrent les portes d’un logement miséreux, sur lesquelles MODIGLIANI avait peint, alors que d’autres s’accaparèrent ses émouvantes sculptures de la première époque, abandonnées dans des cours d’immeubles d’où il avait été chassé par la conséquence de sa misère quotidienne.

 

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Alain VERMONT


 

 

12:34 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : modigliani, picasso, montmartre |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Commentaires

Qu'est ce que les gens sont souvent vaches avec leurs artisres contemporains. tTnt qu'ils vivent ils ne valent pas tripette une fois morts alors les honneurs peuvent commencer à affluer.bon il y a tous les cas de figure mais c'est souvent l'ingratitude du présent qui domine. Je crois que Modigliani n'a vendu aucun tableau un peu comme Van Goth.
Mais il faut aussi se remémorer qu'à l'époque ont faisait surtout de la peinture pompier et cette façon de peindre de Modigliani c'était presque de la provocation.
Faut-il être un mauvais peintre apprécié de son vivant ou être un génie méconnu. That is the question!! De toute façon une fois mort ça nous fait une belle jambe d'être reconnu comme un génie. Non je crois qu'il vaut mieux être un crétin adulé de son vivant. C'est bien plus agréable!

HERVE

Écrit par : Hervé | 07/02/2010

La peinture ne se justifie pas par la quête de la reconnaissance. Peindre c'est la magie d'une toiles sous la main qui nait, le bonheur du peintre n'est pas vénal, il est volupté. L'honneur est secondaire.

Écrit par : aline | 08/02/2010

Oui mais s'il faut en vivre je pense alors que la reconnaissance à une sacrée importance. Je veux bien que rester drapé dans sa dignité ignorer les basses contingences liées à la nécessité d'avoir de l'argent n'atteignent pas les peintres sanctifiés, n'empéche que s'il faut vivre comme un clochard pour ressentir la magie, la volupté je laisse ce métier aux magiciens.!

Hervé

Écrit par : Hervé | 08/02/2010

J'oubliais, bravo pour l'auteur de ce blog!

Écrit par : Hervé | 08/02/2010

Bonjour et merci à l'auteur de ce blog.

Sauriez-vous par chance où l'on peut se procurer des affiches/poster de grand format de ce peintre, dans la région lémanique (sans aller jusqu'à Bâle)? Ou recommanderiez-vous un site internet de vente par correspondance en particulier?

Meilleures salutations,
VM

Écrit par : VM | 15/04/2010

Les commentaires sont fermés.