28/04/2009

VALLOTTON l'Artiste Sincère

 

Félix Edouard VALLOTON naquit à Lausanne, en Suisse, le 28 décembre 1865. Elevé dans une famille de commerçants, il décida à dix sept ans de quitter son pays pour aller s’installer à Paris, car il ressentait déjà l’appel de la peinture. Pour survivre dans la capitale française, il travailla dans un atelier de restauration de tableaux anciens, et devint ensuite graveur. Son amour de l’art le poussa à développer ses connaissances artistiques et littéraires en même temps qu’il acquérait la maîtrise du métier.

 

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COQUETTERIE
Huile/toile 89 x 116 cm.

 

Il rencontra les Nabis et s’attacha particulièrement à la personnalité de VUILLARD. Artiste volontaire et courageux, il sauvegarda l’intégrité de sa nature pour que seule cette dernière produisît son art, en dehors d’une quelconque influence. Son travail prit alors une telle importance qu’il le transcrivît dans un journal tenu de 1885 à 1925. Il peignit les êtres qui l’entouraient, et composa des paysages ou des scènes de rues. Et jusqu’en 1900, date à laquelle il obtint la nationalité française, pour honorer ce pays qu’il aimait tant, il produisit des eaux-fortes, des lithographies, et surtout des gravures sur bois qui lui firent oublier un peu la peinture. Plusieurs publications de l’époque diffusèrent son travail, en lui permettant de gagner honnêtement sa vie, et en lui assurant un succès certain.

 

Il développa sa technique et réalisa des gravures sur bois qui lui ouvrirent les portes de la notoriété. En effet, lui seul sut rendre magistralement les effets combinés du noir et du blanc. Il travailla lui aussi pour « La revue blanche » et le « Courrier français ». De son amour pour la nature, il retira les compositions représentant son canton de Vaud natal, ou les bords de Seine, la Normandie, la Bretagne et le sud de la France.

En vieillissant, VALLOTTON abandonna la peinture de plein air pour retrouver le travail en atelier. Artiste original, il peignit d’une manière méticuleuse, en s’appuyant sur les nombreuses notes de ses carnets de voyages, ou sur la qualité de sa fabuleuse mémoire. Il poursuivit alors la création de son œuvre, en marge des préoccupations de ses amis Nabis, et sans tenir compte de son admiration pour les artistes du passé qu’il respectait, tels RAPHAEL, INGRES ou POUSSIN.

 

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FLEURS ET FRAISES
Huile/toile 61 x 73 cm
 
 
 

Il s’exprima dans un style qui tendait vers une forte simplification. Son sens aigu du graphisme qu’il possédait en artiste rigoureux, prévalut de la même façon dans sa peinture. Il en usa avec force, autant dans « La source » ou il mélangea la richesse chromatique au penchant traditionnel pour l’allégorie, que dans le portrait de « Thadée Natanson ».

Il mourut à Paris le 29 décembre 1925, à l’âge de soixante ans, en offrant à ses suiveurs un patrimoine important à même de leur apporter un enseignement graphique incomparable.

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Alain VERMONT

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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17/04/2009

TOULOUSE LAUTREC le Grand petit homme

 

Henri Marie Raymond de TOULOUSE LAUTREC MONFA, dit TOULOUSE LAUTREC, naquit à Albi le 24 novembre 1864, dans la riche famille des Comtes de Toulouse. Enfant, il partagea avec son père la passion des chevaux et des faucons, en se destinant à l’existence dorée que lui procurait son rang social. Mais en 1878, en raison de la fragilité osseuse de son squelette, une chute lui cassa une jambe, et l’année suivante, pour son plus grand malheur sa seconde jambe subit le même sort. Malgré nombre de soins attentifs, sa guérison évolua d’une mauvaise manière, et il demeura chétif, alors que ses deux membres inférieurs refusaient dès lors une croissance normale. Sa taille ne dépassa jamais 1, 50 m.

 

 

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TOULOUSE LAUTREC et un de ses modèles.
Dans son atelier, vers 1894.

 

Contraint de rester immobile durant des heures, il se mit au dessin et à la peinture, pour s’exercer à reproduire les animaux domestiques qui l’entouraient. Son adolescence se déroula ainsi, aux côtés de sa mère qui lui servit de précepteur. Il se présenta à la première partie du Bac, mais abandonna ensuite ses études pour fréquenter l’atelier de PRINCETEAU, puis celui de BONNAT en 1882. Après quoi, il devint l’élève de CORMON qu’il quitta rapidement. Son esprit indépendant avait besoin de s’affirmer seul, sans la contrainte d’un « directeur ».

A l’âge de vingt ans, il aménagea un atelier rue de Tourlaque, à Montmartre. Là, il rencontra Aristide Bruant, et travailla pour le cabaret « Le Mirliton », et pour le journal du même nom.

Ses affiches demeurent encore aujourd’hui dans toutes les mémoires pour la qualité de leur trait. En 1887, il résida chez le Dr Bourges et exposa pour la première fois, à Bruxelles.

 

LAUTREC fréquenta assidûment les cabarets parisiens comme le Moulin Rouge, ou le Moulin de la Galette, ainsi que les music-halls, pour s’appliquer à reproduire d’une manière inégalée des artistes comme La GOULUE, Jane AVRIL, ou Yvette GUILBERT qui devint l’un de ses modèles préférés. A côté de ses nombreux dessins et tableaux, et à l’instigation de BONNARD, il commença à pratiquer la technique de la lithographie qui représenta une part considérable de son œuvre. Et LAUTREC, révolutionnaire qui refusait toute soumission à un programme artistique, devint l’ami des Nabis qui avaient pour noms BONNARD, VUILLARD et VALLOTTON.

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Affiche d'Aristide BRUANT.

 

LAUTREC refusa cependant d’appartenir pleinement à leur groupe, pour nous rappeler que GAUGUIN et van GOGH en firent de même avec les Impressionnistes. Il se sentait profondément lié à son époque, mais ne voulait pas qu’une forme quelconque d’école naquît de son amitié avec les autres artistes. Il fixa le monde qui l’entourait dans des dessins, des affiches ou des lithographies extraordinairement vivantes. Il s’intéressa à tout ce qui l’entourait, en s’appliquant à représenter des scènes qu’il visionnait à plusieurs reprises pour affiner son travail. Il fréquenta les hôpitaux et les tribunaux qui lui servirent de modèles pour ses lithographies merveilleusement composées.

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Au bal du Moulin de la Galette, 1889.
Huile/toile, 88, 5 x 101, 3 cm.

 

En 1893, il collabora à la « Revue Blanche », puis à « L’escarmouche ». Désabusé par les modèles professionnels qui exprimaient toujours des poses étudiées et conventionnelles, il commença à fréquenter les maisons closes parisiennes dans lesquelles il prit parfois pension, pour peindre et dessiner les mouvements naturels des prostituées. Ces filles de joie retinrent toute son attention, et devinrent autant de sujets à peindre, quand elles faisaient leur toilette, ou lorsqu’elles se coiffaient. Et au travers d’un trait ou d’un accent, LAUTREC réalisa les chefs-d’œuvre qui le portèrent un peu plus tard vers les sommets de l’Art Mondial.

En 1897, alors installé dans un atelier Rue Frochot, il commença à ressentir les séquelles de son alcoolisme qui durant les années précédentes l’avait aidé à supporter sa disgrâce physique, ainsi que l’ironie des femmes pour qui il n’était resté qu’un « nain ». Ses amis peintres l’entraînèrent alors dans quelques voyages, pour lui faire oublier ses malheurs, mais rien n’y fit, et en février 1899, on l’interna dans une maison de santé à Neuilly, pour une cure de désintoxication.

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Au Salon de la Rue des Moulins, 1894.
Pastel/papier, 111 x 132 cm.
 

Son talent ne resta pas inactif, et avec la production de la série des dessins sur le cirque, il prouva alors aux médecins qu’il n’était pas atteint par la folie. On lui rendit sa liberté le 20 mai, et il s’installa à Bordeaux, pour composer des tableaux et dessins inspirés par l’Opéra de Messaline. Ses séjours parisiens se firent alors rares et brefs.

Dans le déclin de sa santé, il retrouva sa mère au Château de Malromé, et mourut à trente sept ans, le 9 septembre 1901.

L’ampleur de sa production exécutée en quelques années seulement, ne peut s’expliquer que par son génie. Il laissa derrière lui une œuvre représentant plus de mille peintures, environ cinq mille dessins et trois cent soixante dix lithographies et affiches qui ont participé à l’avènement de son succès.

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Poudre de riz,1887.
Carton 65 x 58 cm.

 

Après sa disparition, l’influence de son talent, sur la jeune génération d’artistes du début du 20ème siècle, fut telle, que même le grand PICASSO laissa exprimer dans ses premières œuvres l’importance de sa rencontre avec l’Art de LAUTREC. Pour mieux démontrer qu’une forte personnalité artistique peut en attirer une autre, tout aussi indépendante.

 

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Alain VERMONT

 



 


04/04/2009

BONNARD Le "NABI Japonard"

Pierre BONNARD naquit à Fontenay-aux-Roses le 3 octobre 1867. Son père, alors chef de bureau au Ministère de la Guerre, lui transmit l’amour de ses origines dauphinoises, ainsi que l’envie, dans un premier temps, de réussir des études sérieuses. Il entreprit le droit à la faculté alors qu’il fréquentait déjà l’Ecole des Beaux-Arts. Il fit ensuite son entrée à l’Académie Julian en 1888, et rencontra les futurs Nabis.

Après avoir réussi sa licence, il se laissa orienter par son père vers une carrière dans la magistrature, mais préféra rapidement gagner sa vie en produisant des affiches et des lithographies. En effet, en 1889, alors âgé de vingt deux ans, il vendit déjà un projet d’affiche à la société France Champagne pour la somme de cent francs, et décida de devenir artiste-peintre professionnel.

 

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La Salle à Manger de Campagne, 1913.
Huile/toile, 157 x 200 cm.
 

 

En 1891, il exposa pour la première fois au Salon des Indépendants. Sa vie se partagea alors entre Paris, et la maison dauphinoise de ses ancêtres pendant l’automne. Peintre universel, BONNARD s’exprima librement dans les domaines les plus divers, et selon des techniques très différentes. Ses tableaux ne sont empreints ni de douleur, ni de tristesse. Il s’est voulu le peintre du bonheur.

Jusqu’en 1895 sa palette resta claire, et s’exprima dans un souci de stylisation, pour composer « La partie de croquet » ou « Le corsage à carreaux ». Il créa son art sous l’influence de GAUGIN, transmise par SERUSIER, et au travers des idées symbolistes et des théories qui filtraient durant les dîners qu’il partageait avec ses amis. Les estampes japonaises qu’il admirait tant l’ont fait baptiser « Le nabi très japonard », quand il exécuta, avec du crépon et du papier de riz, des motifs comme ceux du tableau « Le peignoir » qui révèle des tons jaunes posés en pleine pâte.

 
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Le Peignoir, 1892.
Huile/toile moletonnée, 150 x 50 cm.

 

 

 

Dans cette première période, BONNARD qui s’était installé près de Saint-Germain-en-Laye, dans le voisinage de ROUSSEL et DENIS, pour ensuite préférer la vallée de la Seine, composa souvent des tableaux de petit format. Ensuite, il se plut à peindre des toiles plus sombres, composées sur carton pour certaines, et produisit une œuvre lithographique importante aux côtés de nombreuses illustrations de livres.

A partir de 1902, il vécut presque exclusivement à la campagne et réalisa des paysages, des intérieurs ou des nus de plus grand format. Son art s’orienta alors vers l’ampleur et la couleur. Ses voyages nombreux l’entraînèrent vers l’Italie, l’Allemagne ou l’Angleterre, la Belgique ou la Hollande.

Ses tableaux expriment les aspects quotidiens de la vie, dans la maison, à la campagne ou à la ville. Sa probité et son originalité lui furent propres, sans aucune concession faite au commerce de l’art, au style alors en vigueur, ou à certaines théories.

 

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Nu à la lampe, 1910.
Huile/toile, 75 x 75 cm.

 

Après 1920, il développa dans son œuvre un lyrisme grandissant sans cesse dans ses paysages, comme dans ses intérieurs ou ses nus. Il s’installa en 1925 dans le sud de la France, mais conserva son atelier parisien dans le quartier du Boulevard de Clichy qui lui avait inspiré auparavant tant de scènes de rues. Il reprit alors l’illustration de livres qu’il avait délaissée depuis le début du siècle.

Il mourut au Cannet où il s’était installé en 1939, le 23 janvier 1947, à l’âge de quatre vingt deux ans, en laissant derrière lui une œuvre considérable dans laquelle les alliances et les contrastes de tons furent parfois d’une extraordinaire hardiesse, pour parvenir à l’obtention de la lumière dans la puissance de la couleur.

 

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Alain VERMONT

 


 

 

 


 


15:29 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bonnard, nabis, vuillard, sérusier, pont-aven, gauguin |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |