22/11/2008

L'EXPRESSIONNISME

L’EXPRESSIONNISME.

Le Mouvement Expressionniste se développa entre 1900 et 1925, et plus particulièrement dans les pays germaniques. Il trouva sa première origine dans certains tableaux de Van GOGH, ainsi que dans les compositions d’Edvard MUNCH créés dans les années 1890, et qui exprimaient ainsi le lien entre le Symbolisme et ce nouveau mouvement.

La conception de cette peinture révéla la prise de conscience des artistes qui se considéraient d’avantage comme des chercheurs ou des intellectuels, que comme des artisans de l’Art. La succession de ces mouvements en « ismes » refléta le besoin sans cesse grandissant que les artistes éprouvaient dans le regroupement pour lutter contre une situation dans laquelle leurs œuvres avaient perdu une certaine fonction sociale, pour ne s’adresser qu’à un public de privilégiés.

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Trois nus dans un paysage, 1911.
Max Pechstein (1881-1955).
Huile/toile 70 x 100 cm.

Pour exister et pour s’affirmer à la face du Monde, souvent au travers de manifestes, ou de scandales, chacun de ces mouvements dut faire face à de nombreuses difficultés. L’Expressionnisme devint alors une tendance qui traduisait plastiquement des situations psychologiques extrêmes. On employa le qualificatif « Expressionnisme » pour décrire la profonde intensité de cette peinture qui affichait l’angoisse d’un individu dans le 20ème siècle naissant.

L’emploi des couleurs primaires n’eut pas pour but d’animer des surfaces picturales, mais d’exprimer avec un certain lyrisme une sexualité anxieuse, une violence extrême, et l’abandon aux plaisirs parfois malsains de la vie urbaine.

En Allemagne, un premier groupe « Die Brücke » (Le Pont), fut fondé à Dresde en 1905, pour être dissout ensuite en 1913. En 1911, Munich vit naître la « Neue Kunstlervereinigung » (Nouvelle Association d’Artistes) qui se baptisa « Blaue Reiter » (Cavalier bleu).

Pour ces artistes, l’Art devint le seul moyen d’expression pour exprimer les névroses individuelles, et la révolte engendrée par le malaise économique et social qui allait rapidement entraîner le Monde dans la guerre de 1914. Dans les tableaux composés, les préoccupations purement plastiques furent abolies, et la représentation insouciante de la réalité fut supprimée. La théorie des membres du « Blaue Reiter » s’énonçait ainsi : « Le renouveau ne doit pas être seulement celui des formes, mais être une nouvelle naissance de la pensée ».

Les impulsions lyriques exprimées dans les tableaux expressionnistes furent souvent suggérées par la nature. On rapporte que les artistes du groupe « Die Brücke » aimaient durant l’été, courir nus dans les bois de Dresde. Et le « Nu bleu au chapeau de paille » de Ernst Ludwig KIRCHNER peint en 1908, raconte l’une de ces escapades, en nous laissant constater que tous les artistes du Mouvement Expressionniste furent beaucoup plus Fauves que ne le furent en France MATISSE ou DERAIN.

Les Fauves français se préoccupèrent uniquement du domaine plastique formel, sans retenir la symbolique des couleurs ébauchée par GAUGUIN, ou l’expression par la ligne et par la touche de Van GOGH.

Dans son nu, KIRCHNER, par l’emploi de couleurs violentes, accentua la nudité du personnage en créant un contraste dû au canotier que portait le modèle.

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Nu bleu allongé au chapeau de paille, 1908.
Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938).
Huile/carton, 68 x 72 cm.

 

Et comme dans nombre de tableaux expressionnistes, la composition est à la fois intensément érotique, et remplie de sous-entendus malsains. Cette femme allongée seule sur l’herbe, semble agiter ses jambes pour suggérer un plaisir sensuel crispé, en occupant toute la surface du tableau. Le paysage du fond prend alors une intensité extatique. Les coups de pinceau brutaux laissent apparaître des traces empâtées et rugueuses.

L’Art Expressionniste se révéla ainsi, dans des œuvres agressives ou oppressantes qui parfois ne couvraient pas toute la surface de la toile, pour laisser entrevoir ça et là, le support. L’Expressionnisme exprima naturellement la misère physique et morale, et se concentra sur les visages, en supprimant l’objet. Les sujets mystiques furent souvent abordés. Le côté dramatique fut mis en avant par la déformation et l’agrandissement de certaines parties anatomiques. Le morose des visages s’entoura de couleurs salies qui composèrent les tableaux dans lesquels dominent souvent le rouge et le noir.

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Jeanne Hébuterne, 1919.
Amédéo Modigliani (1884-1920).
Huile/toile, 92 x 54 cm.

 

 

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Alain VERMONT 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16:43 Écrit par L'Art Pluriel dans 3 -- PEINTURE : HISTORIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Commentaires

Wallah du ralouf que cheeeeer fauve turepein de CaraVanne Gogh !!
A+ brother dans la westside BittchVolley

Écrit par : B20vanSgeg | 03/12/2008

Juste une chose encore , il 's'agit d'une transaction picturale possible avec une peinture de Anton Frieze un paysage des années 30 à voir absolument alors j'attends une proposition là aussi..!
A gegout

Écrit par : Gegout | 03/12/2008

Les commentaires sont fermés.