07/10/2008

PEINTURE - PISSARRO

Camille PISSARRO (1830-1903).

L’aîné du groupe des Impressionnistes, naquit le 10 juillet 1830 à St Thomas, petite île des Antilles, alors Danoise. Lorsqu’il atteignit l’âge de douze ans, ses parents lui offrirent des études françaises dans un pensionnat de Passy.

Là, il découvrit le dessin au contact du directeur de l’institut qui lui enseigna « les meilleurs principes d’observation directe ». Mais peu après son dix-septième anniversaire, son père l’invita à rejoindre St Thomas afin de l’initier à l’activité de la quincaillerie familiale. Lorsque son emploi le laissait inoccupé, PISSARRO dessinait et croquait les attitudes des marins qui déchargeaient les navires à quai.

Il rencontra alors le peintre Danois Fritz MELBYE, et abandonna la quincaillerie pour suivre ce dernier au Venezuela où les deux complices s’adonnèrent à la peinture. Rentré aux Antilles, il obtint enfin l’assentiment de son père qui lui permit d’aller s’installer à Paris durant l’année 1865. Dans les méandres de l’Exposition Universelle, il découvrit COROT de qui il subit ensuite une influence déterminante. Dans les mêmes circonstances il admira l’art de COURBET, de DELACROIX et de MILLET. Son amour de la nature le transporta alors dans les environs de Paris où il peignit avec frénésie.

 

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Petit pont près de Pontoise, 1875.
Huile/toile, 65 x 81 cm.

PISSARRO rencontra ensuite MONET, CEZANNE et GUILLAUMIN. En 1869, il exposa au Salon un « Paysage de Montmorency ». Ami de MANET, il fréquenta lui aussi le Café Guerbois où se tenaient, le soir les rendez vous d’échanges des futurs Impressionnistes. En 1866, sa technique le rapprocha inéluctablement de MONET, RENOIR et SISLEY.

Ami et complice de Monet dès 1866, Pissarro ne cessa sa vie durant, de se consacrer pendant de longues périodes à de nombreuses variations techniques à même de traiter les thèmes fondamentaux de la peinture.

Parfois jugé comme le « peintre de la simplicité rustique », en raison de ses nombreux tableaux racontant la vie rurale de la seconde moitié du 19ème siècle, cet artiste demeure sans conteste aujourd’hui la pierre angulaire du Mouvement Impressionniste, aux côtés de Monet et Sisley.

 

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Une rue à Pontoise, 1879.
Huile/toile, 37, 5 x 46 cm.

 

Partageant la même misère financière que ses amis, en n’étant jamais en mesure de nourrir sa famille, car ses tableaux étaient systématiquement honnis par la critique et les salons officiels, et malgré la perte de mille cinq cent toiles utilisées par l’Armée Prussienne, pour recouvrir le sol de sa maison réquisitionnée et transformée alors en abattoir pour l’alimentation des troupes durant la guerre de 1870, l’aîné des Impressionnistes qui s’était réfugié en Angleterre accepta son exode comme un signe irréversible et révélateur du destin, car il venait de découvrir à Londres le style si personnel de Constable et de Turner, qui devait influencer ses créations ultérieures.

 

A Londres, aux côtés de MONET, il rencontra le peintre DAUBIGNY qui les mit en rapport avec le marchand de tableaux DURAND-RUEL qui devint ensuite l’un de leurs meilleurs représentants. Rentré en France, PISSARRO prit adresse à Pontoise pour peindre cette nature qu’il respectait tant.

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Jeune fille à la baguette, 1881.
Huile/toile, 81 x 64 cm.
 

CEZANNE qui s’était installé à Auvers sur Oise, partagea souvent le travail de PISSARRO. Ils échangeaient alors leurs impressions et leur technique. L’exposition de 1874 faite chez NADAR, avec ses amis Impressionnistes, ne lui ouvrit pas plus les portes du succès. PISSARRO subit les mêmes critiques mais poursuivit son œuvre. En 1882, il quitta Pontoise pour s’installer à Eragny Bazincourt, près de Gisors, dans l’Eure. Paris et Rouen lui servirent alors de cadre pour des compositions traitant les veilles rues, ou le port et ses environs.

En 1890, alors qu’il vivait sa soixantaine, son succès s’affirma enfin. Il voyagea vers certaines villes de France comme Dieppe ou Beauvais, retourna à Londres, mais n’oublia pas Paris, pour composer la célèbre série des « Pont Neuf ».

Et c’est durant cette période qu’il remit en cause les procédés Impressionnistes, pour se tourner vers une peinture qui lui permit de marier sensibilité et expression dans le dessin et la couleur. Les paysages qu’il peignit alors à Paris et à Rouen reflétèrent parfaitement son orientation nouvelle. Il fit de multiples recherches de métier. L’aquarelle, le crayon, le pastel et la gouache l’aidèrent pour conserver la fraîcheur originelle des impressions qu’il ressentait devant les scènes de la vie rustique qu’il affectionnait.

Il demeure l’Artiste qui a essayé tous les genres, même la division systématique de SEURAT et de SIGNAC. Il mourut à Paris le 12 novembre 1903, à l’âge de soixante treize ans.

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Alain VERMONT


11:58 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

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