27/09/2008

PEINTURE - MONET

 

Claude MONET (1840-1926)

L’artiste peintre le plus significatif et le plus fécond du Mouvement Impressionniste a consacré l’entier de sa vie à apprivoiser les couleurs extraordinairement changeantes de la lumière, cette lumière que ses pinceaux courtisèrent dans ses plus subtils effets.

Après ses cinq premières années d’enfance parisienne, et après son adolescence dans la ville du Havre, en Haute Normandie, où il reçut durant quelques saisons les premiers conseils de son aîné Eugène Boudin qui remarqua avec pertinence ses dons de dessinateur, et alors âgé de dix neuf ans, Monet retrouva la capitale française pour s’inscrire aux cours de l’Académie Charles Suisse qui était un ancien élève de David, devenu professeur aux Beaux-Arts. A l’Académie Suisse, Monet fit la connaissance de Pissarro avec qui il noua une amitié profonde.

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Femmes au jardin, 1867.
Huile/toile, 255 x 205 cm.

En 1862, après qu’il eut effectué une année de service militaire en Algérie, pour n’en retenir que l’exceptionnelle lumière des paysages d’Afrique du Nord, Monet s’inscrivit dans l’atelier de Charles Gleyre, autre grand professeur des Beaux-Arts, où il rencontra Renoir, Sisley et Bazille. Volontaire, persévérant et rebelle, Monet fascina alors son entourage par sa verve, et par ses allures de dandy qui portait des chemises aux poignets de dentelles sans jamais être en mesure de payer son tailleur.

Rejetant avec violence l’enseignement académique, le peintre normand entraîna dans son sillage tous ces jeunes artistes dont le Salon officiel refusait les œuvres. Dans sa magnanimité, et pour répondre à leur attente, Napoléon III fit créer en 1863 le Salon des Refusés au cours duquel Manet fut honni pour son tableau « Le déjeuner sur l’herbe », alors que s’amorçait cette extraordinaire et irréversible révolution picturale.

Persuadé par ses convictions, Monet ne cessa dès lors de se déplacer pour peindre d’après nature, et inventer cette touche qui fit un peu plus tard son succès. Traversant alors de très longues périodes de misère noire pendant lesquelles il ne parvint jamais à vendre décemment ses œuvres, Monet s’obstina néanmoins à toujours trouver de quoi peindre, même quand le manque d’argent lui interdisait une quelconque nourriture.

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Les Coquelicots à Argenteuil, 1873.
Huile/toile.

Ne se lassant jamais d’admirer le ciel, ainsi que les bateaux et le reflet des ponts dans l’eau de la Seine, Monet composa dès 1872 une série de chefs-d’œuvre représentant des paysages illuminés par l’écho des lumières d’été, ou des paysages inondés par la texture incomparable de la neige abondante qui annexait alors les hivers de la deuxième moitié du 19ème siècle.

En avril 1874, durant la première exposition indépendante de tous ces artistes rebelles auxquels s’étaient joints Boudin, Cézanne, Degas, Morisot et Guillaumin, Monet exposa quelques unes de ses œuvres, dont un tableau rebaptisé pour la circonstance « Impression, soleil levant », et qui allait alors donner son nom au Mouvement Impressionniste, dans la bouche du journaliste Louis Leroy.

 

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Impression, soleil levant, 1872/1873.
Huile7toile, 46 x 63 cm.
 

Déchaînée à l’encontre de cette nouvelle tendance picturale, la critique saborda l’exposition qui ne reçut que trois mille cinq cents visiteurs, pendant que le Salon officiel en accueillait quatre cent mille. Le Figaro parla d’une « peinture qu’on doit regarder à quinze pas en fermant les yeux à moitié », tandis que La Patrie titrait « Il y a l’exposition des Intransigeants au Boulevard des Capucines, on pourrait dire des fous ! »

Mais, malgré toutes ces critiques véhémentes qui vociféraient contre ce nouveau traité pictural qui était assimilé à de simples ébauches, et malgré l’échec financier de cette manifestation, Monet persévéra dans la voie qu’il s’était destinée, avec cette obstination indicible qui n’est que le reflet des grands talents promus à un destin exceptionnel. Son originalité, et sa capacité à « inventer » sur la toile, pour mieux restituer les effets de lumières les plus éphémères, ainsi que les souffles de l’air les plus délicats, lui apportèrent enfin le succès après 1880, pour lui permettre de créer dans sa propriété de Giverny, en Bretagne, au bord de la Méditerranée, ou encore en Normandie, des centaines d’œuvres incomparables dans leur diversité.

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Nymphéas, 1904.
Huile/toile.

Que de sacrifices consommés, et que de travail accompli en soixante dix années de vocation inaltérable vécue pour le seul véritable respect de la peinture, à la recherche d’un absolu peut-être illusoire, par cet homme qui douta toujours de lui même, au point de détruire nombre de ses tableaux, sans cependant jamais douter de sa puissance de travail. Son humilité lui faisait dire « Hormis la peinture et le jardinage, je ne suis bon à rien ».

L`âme révélée des couleurs.

Choyée aujourd’hui dans les plus grandes collections, ou admirée dans les plus illustres musées, la peinture de Monet qui se négocie maintenant  à des prix hallucinants, en dizaines de millions d'euros, traversera les âges sans jamais laisser indifférent l’œil qui la scrute dans ses plus intimes atours, à l’exemple du tableau « l’embouchure de la Seine à Honfleur, 1865, huile sur toile », dans lequel la touche épurée du premier plan, et les ocres bruns gris qui figurent la houle, rendent parfaitement l’ambiance climatique qui anime l’abandon de la Seine dans la Manche, et l’action des vents du large qui saupoudrent le ciel normand de ces indéfinissables chapelets de nuages échappés de l’Atlantique. Les voiles austères des bateaux qui remontent la Seine, figurent peut-être, sur cette masse d’eau sombre qui entreprend la largeur du tableau, toutes les questions sans réponse de l’artiste, alors qu’une voilure blanche se détache, symbole d’un monde plus tolérant, sous le vol des oiseaux marins peints dans la même tonalité, et qui attendent le geste généreux des pêcheurs.

 

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L'Embouchure de la Seine à Honfleur, 1865.
Huile/toile.

Le Musée d’Orsay à Paris, et l’ancienne propriété de Monet à Giverny, dans l’Eure, permettent aujourd’hui au grand public de se rapprocher de celui qui engendra incontestablement la genèse de l’Impressionnisme.

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Alain VERMONT

 

18:32 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Commentaires

bonjour je n'est pas eu les réponses à mes questions voici ma question :
Quelles sont les techniques de peinture de claude monet ?
merci de répondre au plus vite ...

Écrit par : helo | 10/06/2012

Je veux comprendre les techniques

Écrit par : Marcel | 24/01/2014

quels sont les techniques de peintures utulisées par claude monnet?

Écrit par : diana | 23/01/2015

bien

Écrit par : khalid | 04/06/2015

Les commentaires sont fermés.