04/12/2015

MODIGLIANI au Zénith des Enchères

 

La messe est dite et les prières de Sotheby's et Christie's exaucées, du moins en partie. Après la semaine clef des ventes de prestige new-yorkaise (4-12 novembre), certains résultats sont époustouflants mais plusieurs enchères ont manqué d'entrain. Voici le compte-rendu des meilleures ventes à retenir.



Résultats historiques mais décevants chez Sotheby's 

Sotheby's a établi le record de son histoire, en dégageant plus d'1 milliard de chiffre d'affaires durant cette folle semaine. Le bal des enchères commençait avec la fameuse dispersion de la collection d'Alfred Taubman, milliardaire américain et ex-président et Sotheby's. Le premier volet de son impressionnante collection (77 chefs-d'oeuvre modernes et contemporains) générait à lui seul 377 m$ frais inclus, un résultat néanmoins décevant par rapport aux attentes... le taux d'invendus de 39% étant bien trop important. Fait notable : les œuvres de cette vente étaient pré-vendues car Sotheby's avait garanti tous les lots, en s'engageant elle-même pour une enveloppe excédant les 500 m$ auprès des vendeurs, les héritiers Taubman.

Frank STELLA : Le premier volet de la dispersion Taubman compte néanmoins un nouveau record d'envergure, celui de Frank Stella, dont la toile Delaware Crossing (1961) est partie pour 13,69 m$ frais inclus, au double du précédent record de l'artiste dont on peut voir la rétrospective au Whitney Museum (jusqu'au 7 février 2016).

Cy TWOMBLY a absolument dominé les ventes d'art contemporain le 11 novembre, avec sa toile Untitled (New York City) de 1968, qui s'est arrachée pour 70.5 m$. Un record d'autant plus important pour la maison Sotheby's que le dernier en date, à un millions de moins, était tenu par Christie's depuis novembre 2014. La large toile de Twombly est ainsi plus chère que La Gommeuse, chef-d'oeuvre du début de la Période bleue de Picasso, vendue pour 67,5 m$ chez Sotheby's le 5 novembre.



Du côté de chez Christie's


Coup double pour la Société de Ventes du magnat français François Pinault, Christie's, lundi 9 novembre, avec de nouveaux records impressionnants pour Lichtenstein et pour Modigliani. La société d’enchères organisait une vente d’art moderne intitulée La Muse de l’artiste, vente orchestrée dans le même esprit que Looking Forward to the Past en mai 2015, au cours de laquelle fut enregistré le nouveau record mondial pour une œuvre d'art aux enchères avec les 179,4 m$ des Femmes d’Alger (version O) de Picasso.


Looking Forward to the Past dégageait 705,9 m$ - soit le troisième meilleur résultat de l'histoire des ventes aux enchères publiques - avec 34 des 35 œuvres vendues. La Muse de l’artiste fut une session aussi impressionnante quant aux chefs-d'oeuvres proposés sans l'être en terme de résultats : les 491 m$ de la soirée sont décevants, avec près de 30% des 34 œuvres restées invendues.

Roy LICHTENSTEIN : la Nurse, toile de 1964 s'est envolée pour 95,365 m$, enterrant le précédent record de l'artiste de... 39 m$ ! Il s'agit de l'une des progressions les plus importantes de l'année, prouvant combien l'art contemporain américain est l'un des plus prompt aux envolées hors normes.

Gustave COURBET : le record de Courbet gagne plus de 10 m$, grâce à la Femme nue couchée (1862), toile d'une qualité sans précédent sur le marché des enchères. Cette rareté a atteint 15,28 m$, mais Christie's en espérant 25 m$...

Amedeo MODIGLIANI : le nouveau record pour le Nu couché (1917-18) du peintre italien est un grand soulagement pour Christie's qui avait garanti la vente de cette œuvre à hauteur de 100 m$.


Le 
Nu couché est un cas particulier, un trophée absolu de l'histoire de l'art moderne, l'une des œuvres les plus célèbres du XXème siècle, restée pendant 30 ans dans la même collection italienne. Les enchères partaient à 75 m$, pour atteindre 100 m$ en quelques secondes et finir à 152 m$ après 9 minutes sous haute tension.


Au final, le 
Nu couché de Modigliani est acheté pour 170,4 m$ frais inclus et devient la deuxième œuvre la plus chère vendue aux enchères dans le monde, après le record absolu tombé en mai 2015 pour Les Femmes d’Alger (version O) de Picasso. Le nouveau propriétaire est le milliardaire chinois Liu Yiqian, président du groupe Sunline, dont la fortune est estimée à 1,38 milliard de dollars par le magazine Forbes.

 

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Quelques records supplémentaires les jours suivants :


Christie's aurait pu mieux faire pour cette vacation, La Muse de l'artiste, mais a fort heureusement signée d'autres records les jours suivants, notamment pour Lucio Fontana, Louise Bourgeois et Lucian Freud.

Lucio FONTANA culmine désormais à 29,17 m$ avec Concetto spaziale, La fine di Dio (1964), grande toile jaune Ovoïde, trouée en plusieurs endroits. C'est la seconde vente supérieure à 20 m$ de Fontana cet automne.

Louise BOURGEOIS : son araignée géante a atteint 28 m$. Il s'agit d'une véritable flambée pour la Spider en bronze de plus de 7 mètres d'envergure, éditée en 6 exemplaires. Une autre version très similaire tenait le record de l'artiste à 10,7 m$ depuis quatre ans (Christie's New York, le 8 novembre 2011). Le record de Louise Bourgeois gagne donc plus de 17 millions en quatre petites années !

Lucian FREUD : flambée encore pour le britannique Lucian Freud, dont le nu Benefits Supervisor Resting (150,5 x 161 cm, 1994), est parti pour 56,1 m$. Il y a 7 ans, un nu de la même série, mettant en scène le même modèle sur une toile encore plus grande (151 x 219 cm) et dans une composition plus puissante, se vendait 23 millions de moins (ce Benefits Supervisor Sleeping partait pour 33,6 m$ frais inclus chez Christie's, le 13 mai 2008).

BALTHUS et Yoshitomo NARA augmentent également leurs records mais au seuil des estimations basses. Christie's espérait mieux de sa grande vente d'art contemporain qui affiche 20% d'invendus (53 lots vendus).

Au vu de ces résultats hors normes, il est clair que les plus riches acheteurs de la planète considèrent le marché de l'art haut de gamme comme un refuge face aux incertitudes économiques des marchés financiers. Néanmoins, ces résultats d'exception ne masquent pas le fait que l'entièreté du marché de l'art ne tourne pas à plein, plusieurs chefs-d'oeuvres n'ayant pas atteint leurs estimations basses et de lourds échecs de ventes étant à déplorer, y compris pour des signatures stars telles que Christopher WOOL ou Mark ROTHKO.

Source Artprice

PS :  La folie des chiffres ?

Le ratio Prix/Surface du Picasso "Les Femmes d'Alger, version O", vendu en mai dernier pour 179 000 000$, explique à lui seul  dans quel gouffre s'est enfermé le Marché de l'Art, pour désacraliser L'ART.

En effet, ce tableau de format 114 x 146 cm, et donc d'une surface de 1,6644 m2, vaut 107 540 000$ au m2 !

 

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : https://www.lartpourtous.net

 Alain VERMONT

 

 

09/06/2015

ART et DOLLARS

Le 11 mai dernier, un Picasso est devenu la toile la plus chère jamais vendue aux enchères, adjugée en 11 minutes 179,36 millions de dollars, chez Christie's à New York.

Une statue de Giacometti a aussi battu un record mondial dans sa catégorie, adjugée 141,28 millions de dollars, lors d'enchères exceptionnelles, réunissant 35 œuvres, dont le total a atteint 705,85 millions de dollars.

"Les Femmes d'Alger (version O)", toile peinte en 1955 par le maître espagnol Pablo Picasso, avait été estimée 140 millions de dollars. Elle a sans difficulté battu le record détenu par le triptyque de Francis Bacon, "Trois études de Lucian Freud", adjugé 142,4 millions de dollars chez Christie's New York en 2013.

 

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 Les enchères, menées par Jussi Pylkkanen, président international de Christie's, avaient commencé à 100 millions de dollars. Elles ont duré 11 minutes et demi, se terminant sous des applaudissements nourris.

"Les Femmes d'Alger (version O)" faisait partie d'une série de quinze toiles (avec chacune une lettre allant de A à O) réalisée par Picasso en hommage à Henri Matisse décédé en novembre 1954. Il s'était inspiré pour cette série du peintre français du 19e siècle Eugène Delacroix.

"C'est un chef d'oeuvre à la hauteur de Guernica ou des Demoiselles d'Avignon", avait affirmé avant la vente Loïc Gouzer, vice-président de Christie's.

 

Selon la maison d'enchères française, propriété de François Pinault, c'était l'un des derniers grands Picasso dans une collection privée.

Il avait été vendu chez Christie's en 1997 pour 32 millions de dollars.

Les enchères de lundi, intitulées "Explorer l'avenir à travers le passé", comptaient 35 lots d'oeuvres créées entre 1902 et 2011: impressionnisme, art moderne, contemporain et hyper-contemporain.

 

Nouveau record mondial pour Giacometti

Dans un secteur où les prix ne cessent de grimper, Christie's a aussi battu le record mondial pour une statue, avec "L'homme au doigt" du Suisse Alberto Giacometti. Ce bronze longiligne d'1m77, dont il n'existe que six moulages au monde, estimé à 130 millions de dollars, a été adjugé en trois minutes 141,28 millions de dollars, là encore sous les applaudissements.

 

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Il a ainsi battu le précédent record détenu par un autre Giacometti, "L'homme qui marche I", qui avait été adjugé 65 millions de livres (103,93 millions de dollars) en 2010 chez Sotheby's à Londres.

Parmi les oeuvres mises aux enchères figuraient aussi un Monet, "Parlement au soleil couchant": estimé entre 35 et 45 millions de dollars, il est parti à 40,48 millions de dollars.

 

Un Rothko "No36, Black Stripe", estimé entre 30 et 50 millions, a aussi été adjugé 40,48 millions de dollars.

Un autre Picasso, "buste de femme" (femme à la résille)", a été adjugé 67,35 millions de dollars, 12 millions de plus que son estimation.

Andy Warhol "Silver Liz", estimé de 25 à 35 millions de dollars, a été adjugé 28,16 millions de dollars; un Basquiat, sans titre, a atteint 13,60 millions de dollars alors qu'il était estimé de 9 à 12 millions.

Un Dubuffet, "Paris Polka" estimé à 25 millions de dollars est parti pour 24,80, trois fois plus que son record précédent.

 

Les ventes d'art de printemps à New York ont commencé le 5 mai avec l'art impressionniste et moderne chez Sotheby's, qui a fait sa deuxième meilleure soirée de son histoire dans cette catégorie, avec des ventes de 368,3 millions de dollars.

 Un Van Gogh, "L'allée des Alyscamps", estimé à plus de 40 millions de dollars a notamment été acheté par un collectionneur asiatique pour 66,3 millions de dollars.

 

Les enchères d'oeuvres d'art avaient déjà battu des records en 2014, avec un chiffre d'affaires mondial de 15,2 milliards de dollars, contre 12,5 en 2013, selon Artprice, leader mondial des données du marché d'art.

Ce marché offre actuellement des rendements annuels de +10% à 15% pour les oeuvres supérieures à 100.000 dollars, selon la même source. D'où l'intérêt de fonds d'investissement spécialisés, dont certains louent ensuite leurs oeuvres aux musées.

 

A cela s'ajoute le nombre croissant des collectionneurs dans le monde, notamment en Asie; et l'augmentation du nombre des musées: 720 nouveaux musées doivent s'ouvrir cette année dans le monde, selon Artprice.

Si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICEGratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...

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Alain VERMONT

 

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18/02/2015

ART ET MARKET...?

Giacometti, Artiste de l'année...

Giacometti a retenu la leçon de Rodin : ses hommes qui marchent dans des directions incertaines expriment une force et une fragilité troublantes. La puissance psychique de son œuvre en fait l'une des plus appréciée au monde. Il tient d'ailleurs la meilleure enchère 2014 a 90 m$.

Alberto GIACOMETTI est âgé d’une petite vingtaine d’années lorsqu’il quitte la Suisse pour Paris. Nous sommes en 1922, période artistiquement agitée où se prépare une révolution surréaliste sous la houlette d’André Breton. Il étudie auprès d'Antoine Bourdelle, découvre les cubistes, expérimente beaucoup. Puis, un premier électrochoc advient avec sa découverte des arts archaïques et traditionnels en 1926, c’est-à-dire la sculpture égyptienne, sumérienne, cycladique, africaine et océanique.

L’œuvre la plus emblématique de cette époque est une Femme-cuillère(1926-1927) de 143 cm. Il s’agit d’un objet totémique qui ne manque pas de convoquer l’art africain tant elle évoque la forme à la fois pleine et creuse d’une cuillère anthropomorphe Dan. Une seule version est passée en salles des ventes : elle se vendait l’équivalent de 1,49 m$ en 1990 (Sotheby’s NY). Elle décuplerait amplement ce résultat aujourd’hui. Si les œuvres de cette période sont rarissimes, toute les grandes ventes de prestige occidentales tentent d'offrir ses œuvres plus tardives, notamment ses silhouettes étirées et bosselées, célèbres dans le monde entier.

 

giacometti, alberto giacometti, bronzes giacometti


En 2002 déjà, Giacometti comptait parmi les 10 artistes les plus valorisés de la planète (Top10 d’Artprice). Son chiffre d’affaires progressait de près de 350 % par rapport à 2001, grâce à une vente fleuve orchestrée à Paris par Christie’s (35 bronzes offerts lors la dispersion de sa succession le 28 septembre 2002). Le plus beau coup de marteau revenait alors à La cage, première version (édition 3/8) partie au double de son estimation optimiste pour 1,5 m$.

 

la cage giacometti


Quatre ans plus tard, La Cage se vendait 2,2 m$ chez Sotheby's (édition 4/8, Londres, le 19 juin 2006). La surenchère est pourtant loin de se calmer. En 2010, Giacometti se met au niveau de Picasso avec la vente historique de L'Homme qui marche I, pour un coup de marteau équivalent à 92,5 m$ (Sotheby's Londres, le 3 février 2010). Aujourd'hui, rien ne laisse présager le moindre essoufflement de cote pour cet artiste majeur. Le cru 2014 est au contraire excellent, avec pas moins de 18 enchères millionnaires, dont les 90 m$ décrochés par Le Chariot, une oeuvre phare du XXème siècle vendue le 4 novembre 2014 par Sotheby's à New York.

 

homme qui marche giacometti


Ses œuvres minuscules en bronze ont flambé également. Durant les années de guerre, l’artiste réduit considérablement les échelles, à tel point que certaines œuvres tiennent dans une boite d’allumettes. Ses oeuvres de moins de 10 cm, que l'on pouvait acheter pour moins de 5 000 $ dans les années 90, valent aujourd'hui au moins 10 fois plus...

Le marché regorge heureusement d’estampes pour les amateurs moins fortunés. Giacometti a toujours été partisan de la diffusion de son œuvre, d'autant qu'il fut déjà bien coté de son vivant (dans les années 60). Elles représentent plus de la moitié des transactions de l'artiste et certaines lithographies numérotées sont encore accessibles pour moins de 1 000 $ aux enchères.

 Source Artprice

TOP 10 des invendus

 

Rang

Artiste

Estimation
basse

Estimation
haute

Oeuvre

Vente

1

Pablo PICASSO

59 569 840$

$89 354 760

Portrait de Angel Fernandez de Soto(1903)

2006-11-08 Christie's NEW YORK NY

2

Pablo PICASSO

31 863 757,5$

$38 236 509

Instruments de musique sur un guéridon (1914/15)

2009-02-23 Christie's Paris & Pierre Bergé PARIS

3

Claude MONET

30 000 000$

$40 000 000

Nymphéas (1906)

2010-06-23 Christie's LONDON

4

Vincent VAN GOGH

30 000 000$

$40 000 000

Le jardin d'automne, le jardin public (1888)

2001-05-07 Phillips, De Pury & Luxembourg NEW YORK NY

5

Pablo PICASSO

30 000 000$

 

Olga Picasso (1923)

2001-05-09 Christie's NEW YORK NY

6

Francis BACON

30 00 0000$

$40 000 000

Study For Portrait Of P.L. (1962)

2013-05-14 Sotheby's NEW YORK NY

7

Vincent VAN GOGH

28 000 000$

$35 000 000

The Fields (c.1890)

2007-11-07 Sotheby's NEW YORK NY

8

George Wesley BELLOWS

25 000 000$

$35 000 000

Men of the Docks(1912)

2007-11-29 Christie's NEW YORK NY

9

Pablo PICASSO

25 000 000$

$35 000 000

La lampe (1931)

2007-11-07 Sotheby's NEW YORK NY

10

Edvard MUNCH

25 000 000$

$35 000 000

Fertility (1899/1900)

2010-05-04 Christie's NEW YORK NY


Trop de Picasso

Dans ce top 10 des invendus : 4 œuvres de Pablo Picasso ; l'une de 1903, une autre de 1914/15, une troisième de 1923 et enfin de 1931. Quatre œuvres de quatre périodes différentes donc, de l'abstrait au néoréalisme.


Picasso fut, on le sait, un artiste des plus prolifiques.

Aux enchères, son nom se montre presque omniprésent avec 3 913 lots en 2014 (dont 2 853 vendus), parmi lesquels 62 adjugés au-dessus du million de dollars. C'est dire l'enthousiasme du marché pour cet artiste. Et ses chefs-d’œuvre sont si nombreux qu'ils constituent un marché quasiment à eux-seuls. Un marché avec ses propres invendus...

Parmi les plus remarquables : Portrait d'Angel Fernandez de Soto (1903). Cette toile avait été estimée entre 40 et 60 millions de dollars par la maison Christie's chez qui elle était mise en vente le 8 novembre 2006 au 20 Rockefeller Plaza. Une soirée qui fut dans sa totalité une véritable réussite, enregistrant un record absolu en termes de produit des ventes, qui reste aujourd'hui encore le 5ème meilleur résultat en une seule séance. Au milieu des 72 lots qui s'y succédèrent : 9 toiles du maître espagnol, dont deux qui n'atteignirent pas le prix de réserve décidé par les détenteurs.


Les records

Dans ce Top 10 des invendus, deux toiles également de van Gogh, une de Francis Bacon et puis une autre d'Edvard Munch. Depuis 1990, ces trois là se relayent, avec Pablo Picasso, à la tête du record aux enchères publiques. Est-ce une coïncidence si leur nom se retrouve simultanément dans de ces deux classements ?

Ou bien faut-il y voir une limite atteinte par le marché ?


Tandis que le triptyque intitulé Three studies of Lucien Freud atteignait le prix d'adjudication exhubérant de 127 millions de dollars le 12 novembre 2013 chez Christie's New York, le 14 mai de la même année, Study For Portrait Of P.L. (1962) échoua à atteindre l'estimation basse fixée par Sotheby's NY à 30 000 000$. Si bien que l'on peut conclure que si frénésie il y a sur le marché de l'art et que celle-ci se concentre sur une poignée d'artistes, elle conserve toutefois certaines limites.


L'inattendu

Si les quatre premiers noms nous ont habitué aux prix exorbitants, le dernier de cette liste beaucoup moins. George Wesley Bellows (1882-1925) n'est pas tout à fait un inconnu dans les grandes maisons de ventes (au total 13 de ses œuvres déjà ont dépassé le million de dollars aux enchères publiques), mais son record à 25 millions de dollars, réalisé le premier décembre 1999 chez Sotheby's à New York reste exceptionnel, et n'a plus été approché depuis. Le second meilleur résultat pour l'une de ses œuvres demeure loin en dessous, à 6,9 millions de dollars. Aussi, peut-être la prestigieuse maison de ventes Christie's fut elle audacieuse lorsqu'elle évalua Men of the Docks (1912) entre 25 et 35 m$, c'est à dire en mettant l'estimation basse au niveau d'un record historique, réalisé 8 années auparavant.

Ces invendus historiques ne sont pas tous très récents. Mais ils montrent que même les plus grandes signatures, celles que l'on dit attiser le plus les pratiques spéculatives, ne rencontrent pas toujours la demande attendue.

Source Artprice

 

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 ALAIN VERMONT

 

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27/07/2014

La Parité et le Monde des Arts Plastiques

Les Millions et les Femmes-Artistes...

Nombreux sont les critiques, historiens, spécialistes du marché, curateurs, voire directeurs de foires ayant relevé de fortes disparités entre la valorisation des femmes et celle des hommes. Si certains considèrent ce débat comme ancré dans des préconçus culturels d'arrière-garde, il faut avouer que les dits préconcus et les vieilles habitudes ont la vie dure.

Les écarts de prix sont en fait considérables, de l'ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars entre les hommes et les femmes les plus cotés du marché. Les femmes les plus performantes en salles n'atteignent pas encore le seuil des 10 m$ au marteau, alors que d'autres artistes, hommes, passent désormais le seuil des 100 m$.

Comment les plus cotées, dont Nathalie GONTCHAROVA et Louise BOURGEOIS (record de Gontcharova avec Les Fleurs, adjugée 9,6 m$, soit 10,8 m$ frais inclus et de Louise Bourgeois avec Spider, adjugée 9,5 m$, soit 10,7 m$ frais inclus), peuvent faire face aux 127 m$ de Francis BACON (Three studies of Lucian Freud, plus de 142 m$ frais inclus), aux 107 m$ d'Edvard MUNCH (The scream, près de 120 m$ frais inclus), aux 95 m$ de Pablo PICASSO (Nude, Green Leaves and Bust, plus de 106 m$ frais inclus) ou aux 77,5 m$ de Mark ROTHKO (Orange, Red, Yellow, près de 87 m$ frais inclus) ?

La figure féminine de l'Impressionnisme Berthe MORISOT affiche certes un record à 9,7 m$, soit près de 11 m$ frais inclus (Après le Déjeûner, Christie's Londres le 6 février 2013) mais ses homologues impressionistes masculins cuminent à 71 m$ au marteau ( Claude MONET à 71,8 m$, soit 80,5 m$ frais inclus, avec Le Bassin aux Nymphéas, vendue chez Christie's le 24 juin 2008 et Pierre-Auguste RENOIR à 71 m$, soit 78,1 m$ frais inclus, avec le fameux Au Moulin de la Galette, vendue par Sotheby's le 17 mai 1990).

Il existe bien sûr quelques exceptions à la règle : le record de  Sonia DELAUNAY-TERK négocié à 1m$ avec celui de son compagnon Robert Delaunay, et celui de Frida KAHLO, enterrent de plus de 2 m$ la meilleure enchère de Diego Rivera (Sonia Delaunay flirte avec les 4 m$ avec Le marché au Minho chez Calmels-Chambre-Cohen en 2002 et Robert DELAUNAY à 5,2 m$, avec la Tour Eiffel vendue chez Christie's en février 2012. Le record de Diego RIVERA reste inchangé à 2,8 m$ depuis 1995 pour Baile en Tehuanpec, celui de Kahlo affiche 5 m$ depuis la vente de Roots en 2006). Néanmoins, chez les artistes historiques comme chez les artistes vivants, la tendance est à la sous-évaluation des femmes.

Si l'on considère par exemple les artistes vivants – hommes et femmes – de toute la planète, récompensés par au moins une enchère millionnaire, seules 16 femmes parviennent à ce niveau de prix, contre 195 hommes rétribués de la sorte. Les artistes vivants masculins tiennent ainsi 93 % des meilleures enchères à l'échelle mondiale.

Ces 16 femmes les mieux classées sont, dans l'ordre, Yayoi Kusama (34ème meilleure enchère), Marlène Dumas (40ème), Rosemarie Trockel (51ème), Julie Mehretu (52ème), Bridget Riley (54ème), Cindy Sherman (73ème), Jenny Saville (79ème), Vija Celmins (117ème), Beatriz Milhazes (119ème), Lee Bontecou (134ème), Adriana Varejao (147ème), Tauba Auerbach (155ème), Elizabeth Peyton (165ème), Cecily Brown (169ème), Lisa Yuskavage (183ème) et Paula Rego (202ème).

Bien que les artistes soient plus nombreuses aujourd'hui, et que quelques grands marchands tentent de corriger les disparités de prix, la sous-évaluation féminine fait de la résistance sur la scène contemporaine. Yayoi KUSAMA, la plus chère de la gente féminine est classée pour la 34ème meilleure enchère après 33 records masculins. Par ailleurs, force est de constater que cette meilleure enchère féminine est dix fois moindre que la meilleure enchère au masculin et qu'un gap de près de 47 millions de dollars sépare le record de Koons de celui de Kusama ! 

Jeff KOONS est bien sûr le leader du marché contemporain, le gagnant d'une adjudication de 52 m$ emportée en novembre 2013 pour sa sculpture géante Balloon Dog (Orange) chez Christie's, lorsque le sommet de Kusama se hisse à 5,1 m$ pour une huile sur toile « historique » de 1959, (No.2), vendue chez Christie's New York le 18 novembre 2008.La dernière du classement, Paula Rego, se hisse au niveau des meilleurs prix d'artistes phares tels que Subodh Gupta, Matthew Barney ou Julian Schnabel, mais il lui aura fallu travailler 20 à 30 ans de plus pour bénéficier d'une telle cotation. Elle est née, rappelons-le, en 1935.

 Source ARTPRICE

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 ALAIN VERMONT

15/02/2014

Ventes d'Oeuvres d'Art en 2013 : l'année de tous les records

 

Le produit des ventes aux enchères d'œuvres d'art dans le monde a augmenté de 13,17% en 2013, à 12,05 milliards de dollars, établissant un record historique, a annoncé ce mercredi la société française Artprice à l'AFP.

 

Ce rebond des ventes de « Fine art » (peintures, sculptures, dessins, photographies, estampes) survient après une baisse de plus de 9 % en 2012, à 10,64 milliards de dollars (chiffres revisés), liée à une forte contraction du marché chinois alors que les Etats-Unis progressaient. Avec des ventes de 4,078 milliards de dollars (+21%), la Chine arrive en tête pour la quatrième année d'affilée, mais d'extrême justesse, devant les Etats-Unis, qui affichent un produit de 4,016 milliards de dollars (+20%), a indiqué le numéro un mondial des données sur le marché de l'art. Le rapport annuel sur le marché de l’art sera rendu public dans une dizaine de jours.

Un record pour un Bacon

Les grandes puissances représentent à elles seules les deux tiers du marché de l’art : 33,84 % de part de marché pour la Chine et 33,33 % pour les Etats-Unis. La place de New York « s’impose comme l’épicentre du marché haut de gamme », avec 39 des 50 meilleures enchères de l’année, souligne Artprice. En troisième position arrive le Royaume-Uni, avec des ventes de 2,11 milliards de dollars et une part de marché 17,57 %.

La France conserve sa quatrième place , avec des ventes de 549 millions de dollars et une part de marché de 4,56 %. L’Allemagne est cinquième (207 millions de dollars) devant la Suisse (159 millions de dollars). « Cette année faste est portée par une demande mondialisée avec notamment des acheteurs d’Asie, du Moyen-Orient et de Russie qui jouent un rôle crucial dans la bonne tenue du marché et affichent un féroce appétit pour les artistes phares du XXe siècle qui s’arrachent record après record », analyse Thierry Ehrmann, fondateur et PDG d’Artprice.

 

Andy Warhol reste n° 1 en 2013



L’Américain Andy Warhol conserve sa place de numéro un au palmarès des enchères mondiales de 2013, juste devant Pablo Picasso. Le Chinois Zhang Daqian passe à la troisième place, a annoncé mercredi la société Artprice. 
Avec des ventes cumulées de plus de 367 millions de dollars hors frais (270 millions d’euros), Andy Warhol (1928-1987), roi du Pop art, trône en haut du podium.

Son enchère maximale l’an dernier a été de 94 millions de dollars. Picasso (1881-1973) regagne une place avec 361 millions de dollars de ventes cumulées. Zhang Daqian (1899-1983) est 3è avec 291 millions de dollars de ventes, tandis que l’Américain Jean-Michel Basquiat (1960-1988), qui a connu une pluie de records l’an dernier, grimpe à la 4è place avec 250 millions de dollars de ventes cumulées. Le Chinois Qi Baishi (1864-1957) est 5è avec des ventes de 230 millions de dollars. Le Britannique Francis Bacon (1909-1992) est 6è, avec des ventes de 195 millions de dollars.

 
L’année a été marquée 
« par un repositionnement » des artistes occidentaux qui avaient cédé du terrain face à certains artistes chinois, dont Zhang Daqian, premier en 2011.

Un record absolu pour une oeuvre d’art aux enchères a été franchi le 12 novembre 2013 avec la vente par Christie’s à New York d’un triptyque du peintre britannique Francis Bacon consacré à Lucian Freud, pour la somme de 127 millions de dollars (142,4 millions frais compris). L’année a été marquée par près de 15.000 nouveaux records d’artistes, note Artprice, qui a noué début 2013 une alliance avec le conglomérat chinois Artron, gestionnaire des statistiques du marché chinois.

 

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BACON

En matière d'oeuvres d'art, les chiffres peuvent parfois monter très haut. 2013 l'a rappelé avec des acquisitions parfois spectaculaires lors des ventes aux enchères réalisées ces derniers mois. Retour sur le top 5 des oeuvres les plus chères vendues en 2013.



Le Rêve de Pablo Picasso

Ce tableau serait donc l'oeuvre d'art la plus chère de 2013, et la quatrième de l'histoire derrière "Les Joueurs de cartes" de Paul Cézanne, "N°5, 1948" de Jackson Pollock et "Woman III" de Willem de Kooning.

 

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Le Rêve - PICASSO

Vendu par le magnat américain des casinos, Steve Wynn, il a été acquis par un autre collectionneur privé en mars 2013 pour la somme de 155 millions de dollars. (L’agence Bloomberg annonça la vente pour 155 millions de dollars dans le cadre d’une transaction privée d’un Picasso mythique, à l’histoire tourmentée « Le rêve ». Cela pourrait être le Picasso le plus cher jamais vendu. L’acheteur : le célèbre patron de Hedge fund newyorkais à la tête de SAC Capital advisors LP, Steven Cohen) .

 

Trois études de Lucian Freud par Francis Bacon

Contrairement à ce qui a été annoncé lors de sa vente au mois de novembre, "Trois études de Lucian Freud" de Francis Bacon n'est pas l'oeuvre d'art la plus chère de tous les temps. Adjugé à 142,4 millions de dollars chez Christie's, ce triptyque achevé en 1969 est en effet devancé par plusieurs ouvres dans l'histoire, et même pour l'année 2013.

 

Anna's Light de Barnett Newman

Cette oeuvre de Barnett Newman, l'un des chefs de file de l'expressionnisme abstrait, a été adjugée à 105,7 millions de dollars en octobre dernier, à l'occasion d'une vente privée.

 

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B.NEWMAN

 

Silver Car Crash (Double Disaster) d'Andy Warhol

Le 13 novembre 2013, "Silver Car Crash (Double Disaster)" est entré dans le top 20 des tableaux les plus chers de l'histoire. Habitué du classement des artistes les plus chers, Andy Warhol a de nouveau été plébiscité avec la vente de ce diptyque monumental pour la somme de 105,4 millions de dolalrs

 

Balloon Dog (Orange) de Jeff Koons

 

Certes, Jeff Koons est assez loin derrière avec "Balloon Dog (Orange)". En novembre dernier, sa sculpture a été vendue à un particulier chez Christie's (New York) pour un montant de 58,4 millions de dollars. L'Américain, qui a récemment réalisé un coffret à champagne pour Dom Pérignon, n'en est pas moins devenu l'artiste le plus cher de tous les temps... de son vivant.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

06/12/2013

Quand l'Asie affole les compteurs du Marché de l'Art

Après les performances hors normes atteintes mi-novembre pour sa vente d'art d'après-guerre et contemporain, Christie's ouvrait un autre chapitre dédié à l'art contemporain asiatique à Hong Kong. Même période de création, autre champ culturel, autre place de marché, nouvelle performance pour Christie's qui affiche un total de 102 m$ pour la seule vente de prestige du 23 novembre, son second record pour Hong Kong, avant de dégager 36 m$ de plus le lendemain pour les ventes de jour.

Dans le sillage des nouveaux records de l'art contemporain occidental, le marché de l'art asiatique maintient son continuum qualitatif et spéculatif. Alors qu'une nouvelle page s'est écrite pour Christie's le 12 novembre 2013 avec la seconde meilleure vente de son histoire, la multinationale tire sa place de marché hong-kongaise vers le haut. Sa vente de prestige de Hong Kong le 23 novembre présentait 67 lots seulement, sélectionnés avec le plus grand soin. Résultat : 96 % des oeuvres ont trouvé preneurs et six nouveaux records d'artistes ont été enregistré.

Hong Kong est la quatrième place de marché pour la vente d'art contemporain avec 9 % des recettes mondiales, derrière New York, Londres et Pékin mais devant Paris. Les niveaux d'enchères y sont de plus en plus forts, en témoigne le sommet absolu qu'atteignait Sotheby's en octobre 2013 pour Zeng Fanzhi, lorsque son The Last Supper fut adjugé l'équivalent de 20,64 m$, soit 23,27 m$ frais inclus (The Last Supper, 2001, 220 cm x 395.0 cm, le 5 octobre 2013). Le 23 novembre, Zeng Fanzhi fut une fois encore la vedette de la vente Christie's, avec 12,9 m$ frappés pour sonHospital Triptych No. 3 (soit 14,6 m$ frais inclus).

ZENG Fanzhi est aujourd'hui l'artiste contemporain chinois le plus coté et s'inscrit dans le Top 5 des artistes contemporains internationaux. Apparu pour la première fois sur le marché des enchères en 1998, il décroche un premier million en 2007 en multipliant par onze son estimation basse. Zeng Fanzhi devient alors le fer de lance de la création chinoise de la seconde moitié du XXème siècle, l'artiste apte à faire face aux performances des occidentaux les plus cotés. A partir de son exceptionnel résultat de 2007, les collectionneurs se ruent cette signature brûlante...

Le marché frappe de plus en plus fort, tant et si bien que ses prix records correspondent aujourd'hui à ceux atteints par Jeff Koons en 2007. Or, Koons a récemment défrayé la chronique avec une enchère de 52 m$ pour le Balloon Dog (Orange) vendu le 12 novembre chez Christie's New York... Dans la compétition effrénée que se livre l'Est et l'Ouest aux enchères, la fine fleur des artistes chinois n'a pas dit encore son dernier mot.

Les prix grimpent indéniablement pour CHU Teh-Chun (nouveau record flirtant avec les 8 m$ prix marteau pour une abstraction sans titre de 1963, Untitled se vend l'équivalent de 9 117 720 $), pour LUO Zhongli (Spring Silkworms cédée l'équivalent de 5,547 m$), pour LEE Man Fong (Bali Life, vendue 3,999 m$), tous récompensés d'un nouveau record millionnaire à l'issue de la vacation du 23 novembre. Par ailleurs, l'ascension des prix pour les plus belles pièces tirent vers le haut des oeuvres plus modestes : on s'arrache les lithographies de ZAO Wou-ki (le lot de quatre planches d'Elégie pour Jean-Marie cote 15 480 $ le 24 novembre 2014 mais ce même lot peut passer le seuil des 70 000 $ comme ce fut le cas le 26 mai 2013 chez Christie's Hong Kong) et les oeuvres de TING Walasse enterrent leurs estimations (I Very Shy se vendait 50 000 $ au-dessus des prévisions le 24 novembre chez Christie's avec une enchère finale de 245 100 $).

Galvanisés par la haute tenue du marché très haut de gamme, le marché de l'art se fait de plus en plus dense à Hong Kong. Le 24 novembre, plus de 700 oeuvres étaient données à digérer par Christie's, près de 400 trouvaient leurs acheteurs.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

 




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12/04/2013

Les Signatures Stars Ventes Mai 2013

New York, pouls du marché de l'art occidental où se jouent 95 % du marché américain, prépare ses grandes ventes de mai 2013 à grand renfort médiatique. Et pour cause : le challenge à relever est considérable pour Christie's et Sotheby's en regard d'une cuvée exceptionnelle en mai 2012. 
Souvenez-vous : c'est lors de ces mêmes vacations l'an dernier que Sotheby's annonçait à grand fracas le nouveau record d'enchère jamais enregistré, avec 107 m$ décrochés par 
Le Cri d'Edvard MUNCH (2 mai 2012, Sotheby's).

Le Cri promet de rester le sommet mondial encore quelques mois, car les chefs-d'œuvre annoncés au compte-goutte par les deux mastodontes du marché de l'art ne laissent pas présager une quelconque destitution de Munch.

Sotheby's annonce deux pièces maîtresses : 

Les Pommes de Paul CÉZANNE jugées assez appétissantes pour espérer décrocher 25 à 35 m$ (ce qui inclurait l'oeuvre dans le Top 3 des résultats de Cézanne), et un étonnant portrait de L'Amazone d'Amedeo MODIGLIANI.

Cette dernière est une œuvre précoce de 1909 brossant le portrait de la baronne Marguerite de Hasse de Villers, aux couleurs austères. Son principal atout est son style, annonciateur des dix années de création à venir.

 

modigliani, expressionnisme


Le lendemain (8 mai 2013), Christie's met l'accent sur un autre portrait, aux couleurs fauves cette fois, et peint en 1905 par André DERAIN. Intitulée Madame Matisse au kimono, et estimée entre 15 m$ et 20 m$, l'œuvre est assez belle et assez rare pour battre, en un seul coup de marteau, l'actuel record de l'artiste (Arbre à Collioure, 14,5 m£, soit 21,5 m$, 22 juin 2010, Sotheby's Londres), de même que son dernier chiffre d'affaires annuel (11,3 m$ de résultats en 2012). Jamais encore une œuvre si importante, si « fauve » et si « matissienne » de Derain n'a été offerte et, son estimation basse devrait être atteinte sans peine.

 

derain, matisse, fauvisme, peinture fauve


Les ventes contemporaines seront ensuite surveillées de près, car Christie's et Sotheby's ont explosé les compteurs en mai 2012, vendant pour 578,3 m$ d'œuvres d'après-guerre et contemporaines en 102 coups de marteau.

Christie's vendait notamment Orange, Red and Yellow (1961) de Mark ROTHKO au prix record de 77,5 m$, un sommet qui a permis à l'opérateur de décrocher son meilleur résultat pour une vente d'art d'après-guerre et contemporain (343,29 m$ de chiffre d'affaires hors frais en 56 coups de marteau et seulement trois invendus).

Si aucun Rothko si prestigieux n'est attendu cette fois, les collectionneurs de haut vol se disputeront un autre grand artiste américain : Jackson POLLOCK, dont la cote a explosé ces dernières années. Il déclassait d'ailleurs, en novembre 2012, son précédent record d'enchère à hauteur de 15 m$ (la toile Number 4, 76,5 cm x 63,5 cm, trouvait preneur pour 36 m$).

Ce n'est pas un dripping qui est attendu pour cette session, mais une œuvre charnière de 1946, réalisée quelques mois avant les premiers drippings : conservée dans la même collection depuis 50 ans, cette œuvre précoce de belles dimensions (213,4 cm x 142,1 cm), intitulée The Blue Unconscious, sera livrée aux enchères le 14 mai par Sotheby’s, dans une fourchette d'estimation de 20 m$ à 30 m$.

 

pollock, jackson pollock, dripping


Un mois avant ces grandes vacations de mai, l'Art Market Confidence Index d'Artprice culmine à plus de 34 points, bien au-delà du niveau de l'an dernier ! Les œuvres proposées en mai 2013 sont certes moins aptes à nourrir la spirale des records de 2012, mais elles sont néanmoins attendues dans un climat plus optimiste et une vraie volonté d'achat, dont témoignent les collectionneurs et les investisseurs occidentaux. 

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

 

 

 

 

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27/10/2012

Le QATAR, incontournable centre culturel

 

Artprice et Organ Museum Research, dans le cadre de son étude à paraître sur l'industrie muséale sur la période 2000/2012, indique qu'il s'est produit, sur cette période, plus de musées et de centres d'art contemporain dans le monde qu'au cours des 200 dernières années. La période 2012/2017 s'annonce encore supérieure, selon l'étude.

 

Dans le cadre de cette étude, Artprice et Organ Museum Research ont, entre autres, analysé longuement les pays prétendant à la première place en qualité d'industrie muséale.

En effet, en moins de 30 ans, le musée qui est né en Europe et principalement en France au 18ème siècle était réservé à une élite jusqu'en 1980. Dans sa première période, le musée échappe à toute logique économique pour se résumer à une mission de conservation sous le regard de l'institution publique. La véritable révolution viendra principalement des USA, avec notamment le Guggenheim, qui va transformer une mission étatique de conservation en une industrie du 21ème siècle qu'Artprice Organ Museum Research et son Président-fondateur, thierry Ehrmann, ont dénommé l'industrie muséale.

 

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Musée des Arts Islamiques

Cette longue étude, à paraître en début 2013, prend en compte plus de 90 000 musées et centres d'art contemporain, clients d'Artprice et permet ainsi d'affiner des chiffres et une situation jusque-là imprécise, notamment dans le domaine économique de l'industrie muséale qui devient à elle seule un véritable secteur économique pour le XXIème siècle. Jamais la demande n'a été aussi importante pour visiter les nouveaux musées, quelque soit le continent.

Cette analyse ne peut contourner le discours visionnaire de Malraux dans le Musée Imaginaire : « Le rôle des musées dans notre relation avec les œuvres d'art est si grand, que nous avons peine à penser qu'il n'en existe pas… et qu'il en existe chez nous depuis moins de deux siècles. Le XIXe siècle a vécu d'eux, nous en vivons encore et oublions qu'ils ont imposé aux spectateurs une relation toute nouvelle avec l'œuvre d'art. Ils ont contribué à délivrer de leur fonction les œuvres d'art qu'ils réunissaient ».

Dans le cadre de l'étude qui porte sur tous les continents, Artprice a notamment constaté, depuis plus de 18 mois, un nombre impressionnant de requêtes sur ses bases de données en provenance du Qatar, qui ambitionne clairement de devenir numéro un de l'industrie muséale. Ce nombre de requêtes ramené au nombre d'habitants du Qatar, soit 1 800 000 habitants, produit un ratio qui se construit par un nombre de requêtes par habitant qui est pratiquement 45 fois supérieur à un pays comme par exemple l'Allemagne.

Pour être simple, le Qatar, qui n'a même pas la taille d'une région allemande, produit au total un nombre de requêtes à peu près équivalent à l'Allemagne. Artprice a donc procédé à une enquête minutieuse dans le cadre d'une étude pour expliquer pourquoi et comment le Qatar arrive à de tels chiffres.

 

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Le Mathaf

Tout en respectant le principe absolu de confidentialité de ses nombreux abonnés Qataris, tant professionnels que collectionneurs, Artprice est en mesure d'indiquer certains paramètres qui mettent en lumière la phénoménale machine de guerre qui fait du Qatar, le nouveau "market maker" du marché de l'art. Il faut préciser que l'intégralité des institutions culturelles du Qatar sont des abonnés haut de gamme du groupe Artprice (Qatar Museum Autority, Mathaf Museum, M.I.A., Musée National du Qatar Q.M.A…. etc) ainsi que la quasi-totalité de la Famille Royale qui s'occupe du développement culturel.

Au regard des requêtes en provenance du Qatar, Artprice constate, d'une part, un nombre très impressionnant de requêtes par usager, d'autre part, des recherches sur la partie indices et outils d'analyses qui pèsent près de 50 % des consultations.

En temps normal, hormis les experts, les assureurs et les maisons de ventes, une consultation normale est de l'ordre de 80 % sur les résultats d'adjudication accompagnés de la photo de l'œuvre et l'ensemble des données relative à la vente, et de 20 % sur les outils indiciels permettant comme pour les marchés financiers de définir l'artiste avec toute une multitude d'indices.

Il est donc évident que des requêtes en provenance du Qatar qui sont, bien évidemment, parfaitement légales, démontrent sans ambiguïté selon Artprice qu'elle a affaire à des experts internationaux de très hauts niveaux qui sont à la recherche d'œuvres d'art, systématiquement au-delà de la barrière des 100 000 euros, avec de nombreuses enchères millionnaires.

 

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Musée National (Jean Nouvel)

De même, dans son enquête menant à une étude approfondie sur le Qatar, Artprice a pu constater des recherches très spécifiques sur des périodes, des courants ou sur des artistes avec une recherche particulière sur la nationalité.

De toute évidence, en respectant les règles déontologiques de la profession d'émetteur d'informations primaires, on peut aisément comprendre que le Qatar, à travers sa dizaine de musées, centres d'art contemporains et fondations, est en train d'effectuer un parcours sans faute, où il va chercher les meilleures pièces des artistes, notoirement et nommément connus, où la traçabilité de l'œuvre qu'il trouve sur Artprice, lui permettant grâce à ses moyens financiers très importants, de surenchérir systématiquement avec une marge, selon notre étude, de près de 40 à 45 % au-dessus de la cote établie.

Ce prix n'est pas anormal car il s'agit systématiquement, non seulement d'œuvres de qualité muséale, mais aussi d'œuvres appartenant à l'histoire de l'art. A ce titre, les 45% supérieurs à la cote ne sont pas une erreur de gestion mais entraînent à l'échelle mondiale le marché de l'art vers le haut sur les artistes payés au-dessus de leur cote.

On assiste donc à la construction de véritables collections qui sont en parfaite adéquation avec le marché de l'art du 21ème siècle, les pays émergents notamment la Chine et des valeurs sûres comme le post war américain.

Dans certains cas, Artprice constate que des collections entières, nord américaines et/ou européennes sont achetées de gré à gré ou aux enchères par différentes fondations culturelles Qataries pour accélérer leurs conquêtes du marché de l'art et s'établir définitivement comme une entité d'acteur incontournable avec des musées et des centres d'art contemporains qui peuvent rivaliser sans aucun problème avec leurs homologues américains ou européens.

 

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Dans le cadre de l'anecdote, on peut constater des recherches très importantes sur Richard Serra, Murakani, Koons et Damien Hirst, Louise Bourgeois, Rothko, et Paul Cézanne.

D'où l'achat de l'œuvre "Les joueurs de cartes" de Paul Cézanne de 250 millions de dollars qui représente la plus importante transaction jamais enregistrée sur le marché de l'art. Concernant cette acquisition, Artprice par les requêtes des autorités culturelles du Qatar peut confirmer à 99 % que la transaction a bien eu lieu. Artprice ayant aussi en abonnés professionnels tous les grands conseillers et commissaires d'expositions dont s'entoure le Qatar. Il est aussi bon de rappeler que le Qatar a tenté en vain de racheter Christie's et continue encore de chercher à acquérir une ou plusieurs maisons de ventes à caractère international.

Toujours dans les œuvres majeures, on peut, entre autres, constater que plusieurs mois avant la vente du cri d'Edvard Munch, les différentes entités, abonnés aux écrans professionnels d'Artprice, ont longuement étudié avec les outils indiciels et des recherches ultra ciblées tout le parcours des œuvres de Munch et sa biographie. Il en est de même pour Paul Cézanne et Richard Serra.

Après analyse de centaines de milliers de requêtes, l'ensemble des autorités culturelles Qataries ont une approche pragmatique mais pour autant visionnaire. La grande force du Qatar est la devise du Cheikh : "rien que le meilleur", ainsi que : "je ne me fis qu'aux chefs d'œuvres". Ce qui est intéressant de constater, c'est que les autorités du Qatar font preuve d'audace dans le choix des artistes, modernisent leur pays, font parler d'eux de manière mondiale ou indiscutablement, ils vont être dans le trio de tête si ce n'est même être le numéro un en 2013. Une hypothèse qui se confirme de jour en jour comme désormais une quasi-certitude.

Pour autant, elles préservent la culture Islamiste sachant qu'au Qatar, l'Islam est la religion d'état. Elles ont aussi conscience qu'il est nécessaire d'imposer une pédagogie aux Qataris et aux visiteurs en général avec, selon notre analyse sur leurs requêtes sur Artprice, l’influence indéniable de certains mouvements artistiques comme l’impressionnisme ou le cubisme, et une certaine influence européenne en général.

Ils ont, toujours selon notre étude sur leurs requêtes, longuement étudié les sculptures monumentales et la sélection de Richard Serra, par son œuvre majeure, 7, tour d'acier brut de 24 mètres de haut située dans le MIA Park, est l'aboutissement d'une sélection impitoyable parmi les grands sculpteurs. De même, après avoir analysé des strates entières des artistes contemporains chinois, ils ont retenu les seuls artistes chinois dont le rayonnement est réellement mondial, comme le Chinois Cai Guo-Qiang ou le Franco-chinois Yan Pei Ming.

Comme par hasard, le Musée Arabe d'Art Contemporain de Doha (Mathaf, signifiant musée en langue arabe) a accueilli en 2012, le Chinois Cai Guo-Qiang avec «Homecoming», une installation composée de 62 rochers.

Par ailleurs, toujours dans cette étude, une analyse très méticuleuse porte sur les artistes du Proche et Moyen Orient et Maghreb, en sélectionnant les meilleurs d'entre eux, comme par exemple le Français d'origine algérienne Kader Attia, le Syrien Adel Abidine, Khalil Rabah, l'Irakien Dia Azzawi, le Marocain Farid Belkahia, l'Egyptien Ahmed Nouar, Walid Raad, Ghada Amer, Mounir Fatmi ou Zineb Sedira.

Il ressort enfin de l'étude d'Artprice sur le Qatar que les expositions du Mathaf sont entrain de mettre en place l'invention in vitro d'une véritable culture plastique de la nation arabe. Le choix s'avère pertinent car ces jeunes artistes arabes, qui sont présents en Europe et parfois en Amérique du Nord, ont des cotes très solides et progressent de manière spectaculaire, par le soutien que leur amènent les autorités Qataries lors des ventes aux enchères.

Toujours dans l'étude d'Artprice sur les requêtes du Qatar, ces derniers n'hésitent pas, selon nos requêtes sur les bases de données Artprice, à analyser des collections entières, comme notamment la collection Sonnabend où, plusieurs mois avant l'achat, ils ont scanné l'intégralité des œuvres et des artistes constituant la collection Sonnabend. Il en est de même sur la dation de Claude Berri au Centre Pompidou à Paris.

Cette pratique, loin d'être critiquable, a fait toute la force de l'Amérique du Nord, depuis les années 50. L'ensemble de ces dispositions, cité dans l'étude Artprice, sur les requêtes effectuées par les autorités cultures Qataries, mène le Qatar et Doha sa capitale, comme un des hot spot de l'art contemporain, voire la capitale mondiale de l'art. Les jeux se jouent donc actuellement entre la Chine et le Qatar et Abu Dhabi.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

21/09/2012

Quand le Monde de l'Art se gausse des Marchés Financiers....

La vente du tableau Le Cri, d' Edvard Munch, en mai dernier (120 millions de dollars frais compris-92 millions d'euros-112 millions de FS), prouve une fois encore que le Marché de l'Art, marché ô combien peu attentif aux  dérives incessantes du Monde Financier, demeure toujours une nébuleuse invisible à l'oeil nu, mais faut-il s'en étonner dès lors que les acheteurs au prix fort de ces œuvres d'art réputées exceptionnelles, sont le plus souvent ceux-là mêmes qui  officient  dans la sphère financière, avec les conséquences que l'on sait aujourd'hui...

Le Cri.jpg

Concernant ce tableau de 0,47 M2 de surface, il est aisé de comprendre pourquoi cette si petite surface dessinée, et vendue aussi cher, donne le vertige à nombre d'observateurs, et provoque ici et là la vindicte des « masses laborieuses ».

En effet, le ratio au centimètre carré de ce pastel est tout simplement stupéfiant ! Car projeté dans le marché immobilier de Genève par exemple, ce ratio voudrait dire qu'un appartement de 100 mètres carrés, le plus luxueux soit-il, coûterait la modique somme de 25 531 914 893 de dollars !

Les cimes financières absconses qui agitent le Marché de l'Art depuis déjà de nombreuses années induisent des questions sans réelles réponses, car seules des supputations, parfois fantaisistes, tentent d'expliquer l'inexplicable à vrai dire.

Selon le Wall Street Journal, l'acquéreur de l'œuvre de Munch, la plus chère jamais vendue aux enchères, serait l'homme d'affaires américain Leon Black.

Le mystérieux acquéreur du Cri, du peintre norvégien Edvard Munch, adjugé près de 120 millions de dollars par Sotheby's, à New York, en mai dernier, serait le milliardaire américain Leon Black, croit savoir le Wall Street Journal, qui lui consacre un long article dans son édition de mercredi, citant «plusieurs personnes proches».

 

Leon Black, 60 ans, est le fondateur et membre principal du fonds d'investissement américain Apollo Management. Sa fortune personnelle, estimée à 3,4 milliards de dollars, le classe au 330e rang de la liste des personnalités les plus riches, selon le magazine Forbes . Habitant un vaste appartement sur Central Park, Leon Black appartient au conseil d'administration du Metropolitan Museum et du Musée d'Art Moderne de New York. C'est un collectionneur réputé, grand amateur d'art chinois mais aussi de tableaux modernes du début du siècle dernier.

 

«Sa collection, d'une valeur de 750 millions de dollars, comprend des dessins de Van Gogh et de Raphaël, des aquarelles de Turner, des peintures cubistes de Pablo Picasso et des bronzes de Chine», détaille le quotidien américain. Puis, comme si une acquisition en justifiait une autre, il ajoute: «Il y a trois ans, M. Black a déboursé 47,6 millions de dollars pour un fusain de Raphaël, Tête d'une muse, vendu chez Christie's». S'en suit l'histoire des origines de son goût pour l'art, qui lui vient de sa mère. Ses liens avec les artistes et ses principaux achats avec son épouse, Debra. Ses débuts de collectionneur aussi, à l'adolescence, tapissant son mur «d'œuvres de Daumier, Seurat, Cézanne, Van Gogh».

 

En recoupant des témoignages de marchands et d'amis, le Wall Street Journal voit en l'achat du Cri le cheminement d'un œil. L'hypothèse est plausible, de l'avis de connaisseurs. Mais la société Sotheby's n'infirme ni ne confirme: «Pour nous, c'est un acheteur anonyme». Chaque vente record s'accompagne de son lot d'acquéreurs potentiels. Il faut dire qu'à ce niveau-là de prix, ils ne sont guère nombreux.

Depuis cette soirée mémorable, où en douze petites minutes ce pastel sur carton de 1895, seule des quatre versions du Cri encore en mains privées, est devenu l'œuvre la plus chère jamais vendue sous le marteau, le monde de l'art fantasme.

Le silence est d'or

Quel acheteur est capable de mettre autant d'argent pour une «simple» œuvre de papier? En mai, dans la salle comble et électrisée se murmurait un nom, Paul Allen, cofondateur de Microsoft, 57e fortune mondiale en 2011 et habitué des enchères (nos éditions du 4 mai). Les médias s'étaient chargés de propager la rumeur, arguant que cette vacation avait été réalisée par l'intermédiaire de Charlie Moffett, un spécialiste de Sotheby's représentant surtout les acheteurs américains. Puis, d'autres noms avaient circulé: le financier américano-ukrainien Leonard Blavatnik, la famille royale du Qatar, qui a acheté les Joueurs de cartes de Cézanne à l'armateur grec Georges Embiricos en 2011, pour 250 millions de dollars…

Paul Allen s'est fendu d'un démenti dans la presse. C'est le seul. Dans ce monde discret, le silence est d'or. Pour l'heure, Leon Black n'a d'ailleurs pas réagi. Mais le Wall Street Journal, sûr de son fait, est déjà passé à la question suivante. «À présent, le nouveau sujet de conversation est de savoir si le tableau sera montré. Car on ignore si M. Black a l'intention de l'exposer.»

 

Suite....

Une version du célèbre tableau sera présentée au MoMA, à partir du 24 octobre.

L'une des quatre versions du Cri d'Edvard Munch sera exposée au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, pour six mois, à partir du 24 octobre, a-t-on appris mardi, auprès du musée. L'œuvre a été prêtée par son acquéreur, dont l'identité demeure un mystère. Le nom du financier new-yorkais Leon Black a été évoqué, mais n'a jamais été confirmé.

Ce pastel, réalisé par le peintre norvégien en 1895, avait été acheté le 2 mai dernier lors d'une vente aux enchères spectaculaire chez Sotheby's, à New York. La vente n'avait duré que douze minutes, le prix augmentant de plusieurs millions de dollars par minute, pour finalement culminer à 119,9 millions de dollars. Estimé au départ à 80 millions de dollars, le tableau est ainsi devenu l'œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères.

La sécurité du MoMA renforcée

Des quatre versions du Cri, cette toile est la seule à avoir été entre les mains de collectionneurs privés. Avant d'être vendue chez Sotheby's, elle appartenait au milliardaire norvégien Peter Olsen. Les trois autres toiles sont toutes exposées en Norvège, au Musée d'Oslo, à la Galerie nationale d'Oslo et au Musée Munch.

Cette version prochainement exposée à New York est la plus colorée des quatre, présentant une figure humaine torturée sous un ciel jaune-orange éclatant. Une image universellement reconnue, comme un symbole de la peur et de l'angoisse.

Pour l'occasion, la sécurité du MoMA sera renforcée, des versions de l'œuvre ayant fait l'objet de vols en 1994 puis en 2004, en Norvège. LeCri sera exposé aux côtés de plusieurs autres dessins de Munch réalisés à la même période, a précisé le musée.

Source Le Figaro 19/09/2012

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ALAIN VERMONT

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15/09/2012

Edward Hopper au Grand Palais - Cote Arthur Boyd

Rétrospective Edward Hopper au Grand Palais

 
Du 10 octobre au 28 janvier prochains, les peintures d'
Edward HOPPER seront exposées au Grand Palais (Paris). De ses peintures précoces aux oeuvres fascinantes de la maturité, 160 toiles retracent chronologiquement la carrière d'un artiste incontournable. Son Amérique fantasmée flotte entre romantisme et réalisme, inspirant au spectateur les interprétations les plus diverses.

 

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Ce sont d'ailleurs les Etats-Unis qui accueillent 96% de ses transactions (générant 99% de son chiffre d'affaires) depuis une quinzaine d'années. Avec seulement seize toiles passées à l'encan en plus de vingt ans, l'artiste offre des records qui donnent le vertige : Hotel Window (1955) s'arrache pour 24 m$ chez Sotheby's New-York le 29 novembre 2006, suivie par Chair Car (1965) adjugée à 12,5 m$ (Christie's New York, 11 mai 2005).

Ses toiles, plus souvent croisées dans les musées qu'en salles des ventes, déchaînent les passions lorsqu'elles changent d'heureux propriétaire. Les amateurs au porte-feuille moins garni pourront tout de même enrichir leur collection avec une estampe ou un dessin au crayon, puisque 30% des lots sont adjugés pour moins de 10 000 $.

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Nouveau record d'adjudication pour l'artiste australien Arthur Boyd

 
Lors de la vente organisée par Sotheby's à Melbourne le 14 août 2012, 
Arthur BOYD a enregistré un nouveau record d'adjudication. Bride Running Away, une de ses pièces maîtresses, a flirté avec le million et demi de dollars.


Né au cœur d'une véritable dynastie artistique, Arthur Boyd a appris à peindre dès sa plus tendre enfance. Il n'a donc pas eu besoin d'école d'art pour gagner la considération de ses pairs dès les années 70 .

 

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Ce sont ses séries Half-Caste Bride, Metamorphosis et Nebuchadnezzar qui le firent connaître. Très sombres, elles évoquent la difficulté de la condition humaine et soulèvent des questions sur les inégalités sociales. 
Les peintures de la fin des années 50 issues de sa série 
Half-Caste Bride sont rares sur le marché et prisées.

Elles sont donc de plus en plus chères : pour exemple, la toile Bride in the Moonlight, ravalée en août 2008, a été adjugée à plus de 273 500 $ en mars 2010 (Menzies Art Brands , Kensington) et a atteint 335 000 $ en juin dernier (Menzies Art Brands , Melbourne). Les pièces les plus recherchées, au style très caractéristique, ont été produites entre 1957 et 1960, à l'instar de Bride Running Away. Seules neuf d'entre elles sont apparues en salle des ventes depuis 1989 et elles sont rarement parties pour moins de 400 000 $.

 

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Cependant, à côté de ces enchères records, 90 % des pièces de l'artiste proposées en salles des ventes en 2011 enregistraient un résultat inférieur à 65 500$. Mais seules les œuvres de petites dimensions (entre 20 x 20 cm et 40 x 40 cm) ou de facture différente (huile sur carton, cuivre ou papier) sont adjugées sous le seuil des 30 000 $. Sa cote ne semble pas vouloir s'essouffler et elle a presque doublé depuis sa mort en 1999.

Source Artprice

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ALAIN VERMONT

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