13/06/2016

L'Union Jeunesse et Réussite

 

Les millionnaires de moins de 40 ans

Adrian Ghenie est le grand élu de ce début d'année, revenant dans le classement par trois fois. A 38 ans, le peintre d'origine roumaine a déjà intégré les collections permanentes du Centre Georges Pompidou à Paris, du S.M.A.K. à Gand, du musée d’Art Contemporain de Los Angeles, entre autres. Il est notamment représenté par la puissante galerie Thaddaeus Ropac qui lui a consacré une exposition à l'automne dernier à Paris. Le marché s'emballe complètement sur ce « Ghenie » qui signe deux nouveaux records depuis le début de l'année, avec deux toiles rendant hommage à Vincent Van Gogh : The Sunflowers In 1937, vendue 4,5 m$ chez Sotheby's en février à Londres puis Self-Portrait As Vincent Van Gogh vendue 2,59 m$ le 11 mai dernier, contre une estimation de 200 000 $-300 000 $... précisons que cette dernière œuvre fut exposée lors de la dernière Biennale de Venise, un pedigree important pour les collectionneurs.

Plus jeune encore, Tauba Auerbach (née en 1981) est l'une des artistes contemporaines les plus courtisées au monde. En 10 ans, elle a déjà exposé chez Jeffrey Deitch, Larry Gagosian, Gladstone, Paula Cooper pour ce qui est des grandes galeries ; et dans plusieurs musées importants dont le MoMA de New York. Son record absolu n'a pas encore été renversé en 2016, mais elle a planté sa septième œuvre millionnaire aux enchères en février dernier chez Phillips à Londres. Pour l'heure, son sommet culmine toujours à 2,285 m$ depuis la vente de la toile Untitled (Fold) chez Phillips New York en novembre 2014.



Le Design sur les rangs des Beaux-Arts

Les objets fonctionnels sont aussi parfois d'improbables sculptures, les designers nous le prouvent sans cesse depuis les années 1940... Aujourd'hui, de nouveaux exemples sont offerts grâce à Joris Laarman, l'enfant chéri du design néerlandais depuis une bonne dizaine d'années. Né en 1979 aux Pays-Bas, passé par les Beaux-arts puis par la fameuse Design Academy d’Eindhoven, ce passionné des technologies de pointe est considéré comme un véritable innovateur. Le musée de Groninger l'a d'ailleurs honoré d'une rétrospective l'année dernière (du 22 novembre 2015 au 10 avril 2016). Quelques jours après la fermeture de l'exposition, son emblématique Bone Chair proposée chez Phillips à Londres s'envolait pour un record équivalent à 444 000 $... plus de 10 fois le prix demandé il y a 10 ans pour cette prouesse technique éditée sur 12 exemplaires dans sa version en aluminium poli (en 2006, la galerie Barry Friedman affichait la Bone Chair à 32 000 $ pièce). En quoi cette chaise-sculpture, semblant coulante et vivante, est-elle innovante ? Parce qu'elle est réalisée à partir du programme de Processus d’optimisation de la firme automobile Opel, un logiciel permettant d'ajuster la quantité de matière en fonction de la répartition des forces : la matière est ajoutée ou enlevée en fonction des besoins, des points d'appuis et de tensions. Rares sont les designers à parvenir à ce niveau de prix, surtout si jeunes...



La jeune garde américaine

Toujours en place dans les classements, les américains Nate Lowman (Les artistes américains de moins de 40 ans), Alex Israel (Top des premières enchères) et Jonas Wood sont surveillés de près par les initiés du marché américain depuis quelques années déjà, leur travail au sein de prestigieuses galeries leur attirant les faveurs de puissants collectionneurs. Le plus neuf sur le marché est le jeune artiste californien Jonas Wood, qui électrise les enchères depuis l'année dernière seulement. Porté par le grand marchand Larry Gagosian. Jonas Wood a généré 11 adjudications supérieures à 100 000 $ en 2015, et atteint un sommet équivalent à 840 000 $, le 16 octobre 2015 chez Christie's Londres avec sa toile Untitled (M.V. Landscape). L'année dernière fut ainsi une année cruciale pour le jeune artiste qui n'approchait pas ce seuil de prix à six chiffres auparavant. En 2016, il en compte déjà six de plus...

Source Artprice

 Alain VERMONT 

04/12/2015

MODIGLIANI au Zénith des Enchères

 

La messe est dite et les prières de Sotheby's et Christie's exaucées, du moins en partie. Après la semaine clef des ventes de prestige new-yorkaise (4-12 novembre), certains résultats sont époustouflants mais plusieurs enchères ont manqué d'entrain. Voici le compte-rendu des meilleures ventes à retenir.



Résultats historiques mais décevants chez Sotheby's 

Sotheby's a établi le record de son histoire, en dégageant plus d'1 milliard de chiffre d'affaires durant cette folle semaine. Le bal des enchères commençait avec la fameuse dispersion de la collection d'Alfred Taubman, milliardaire américain et ex-président et Sotheby's. Le premier volet de son impressionnante collection (77 chefs-d'oeuvre modernes et contemporains) générait à lui seul 377 m$ frais inclus, un résultat néanmoins décevant par rapport aux attentes... le taux d'invendus de 39% étant bien trop important. Fait notable : les œuvres de cette vente étaient pré-vendues car Sotheby's avait garanti tous les lots, en s'engageant elle-même pour une enveloppe excédant les 500 m$ auprès des vendeurs, les héritiers Taubman.

Frank STELLA : Le premier volet de la dispersion Taubman compte néanmoins un nouveau record d'envergure, celui de Frank Stella, dont la toile Delaware Crossing (1961) est partie pour 13,69 m$ frais inclus, au double du précédent record de l'artiste dont on peut voir la rétrospective au Whitney Museum (jusqu'au 7 février 2016).

Cy TWOMBLY a absolument dominé les ventes d'art contemporain le 11 novembre, avec sa toile Untitled (New York City) de 1968, qui s'est arrachée pour 70.5 m$. Un record d'autant plus important pour la maison Sotheby's que le dernier en date, à un millions de moins, était tenu par Christie's depuis novembre 2014. La large toile de Twombly est ainsi plus chère que La Gommeuse, chef-d'oeuvre du début de la Période bleue de Picasso, vendue pour 67,5 m$ chez Sotheby's le 5 novembre.



Du côté de chez Christie's


Coup double pour la Société de Ventes du magnat français François Pinault, Christie's, lundi 9 novembre, avec de nouveaux records impressionnants pour Lichtenstein et pour Modigliani. La société d’enchères organisait une vente d’art moderne intitulée La Muse de l’artiste, vente orchestrée dans le même esprit que Looking Forward to the Past en mai 2015, au cours de laquelle fut enregistré le nouveau record mondial pour une œuvre d'art aux enchères avec les 179,4 m$ des Femmes d’Alger (version O) de Picasso.


Looking Forward to the Past dégageait 705,9 m$ - soit le troisième meilleur résultat de l'histoire des ventes aux enchères publiques - avec 34 des 35 œuvres vendues. La Muse de l’artiste fut une session aussi impressionnante quant aux chefs-d'oeuvres proposés sans l'être en terme de résultats : les 491 m$ de la soirée sont décevants, avec près de 30% des 34 œuvres restées invendues.

Roy LICHTENSTEIN : la Nurse, toile de 1964 s'est envolée pour 95,365 m$, enterrant le précédent record de l'artiste de... 39 m$ ! Il s'agit de l'une des progressions les plus importantes de l'année, prouvant combien l'art contemporain américain est l'un des plus prompt aux envolées hors normes.

Gustave COURBET : le record de Courbet gagne plus de 10 m$, grâce à la Femme nue couchée (1862), toile d'une qualité sans précédent sur le marché des enchères. Cette rareté a atteint 15,28 m$, mais Christie's en espérant 25 m$...

Amedeo MODIGLIANI : le nouveau record pour le Nu couché (1917-18) du peintre italien est un grand soulagement pour Christie's qui avait garanti la vente de cette œuvre à hauteur de 100 m$.


Le 
Nu couché est un cas particulier, un trophée absolu de l'histoire de l'art moderne, l'une des œuvres les plus célèbres du XXème siècle, restée pendant 30 ans dans la même collection italienne. Les enchères partaient à 75 m$, pour atteindre 100 m$ en quelques secondes et finir à 152 m$ après 9 minutes sous haute tension.


Au final, le 
Nu couché de Modigliani est acheté pour 170,4 m$ frais inclus et devient la deuxième œuvre la plus chère vendue aux enchères dans le monde, après le record absolu tombé en mai 2015 pour Les Femmes d’Alger (version O) de Picasso. Le nouveau propriétaire est le milliardaire chinois Liu Yiqian, président du groupe Sunline, dont la fortune est estimée à 1,38 milliard de dollars par le magazine Forbes.

 

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Quelques records supplémentaires les jours suivants :


Christie's aurait pu mieux faire pour cette vacation, La Muse de l'artiste, mais a fort heureusement signée d'autres records les jours suivants, notamment pour Lucio Fontana, Louise Bourgeois et Lucian Freud.

Lucio FONTANA culmine désormais à 29,17 m$ avec Concetto spaziale, La fine di Dio (1964), grande toile jaune Ovoïde, trouée en plusieurs endroits. C'est la seconde vente supérieure à 20 m$ de Fontana cet automne.

Louise BOURGEOIS : son araignée géante a atteint 28 m$. Il s'agit d'une véritable flambée pour la Spider en bronze de plus de 7 mètres d'envergure, éditée en 6 exemplaires. Une autre version très similaire tenait le record de l'artiste à 10,7 m$ depuis quatre ans (Christie's New York, le 8 novembre 2011). Le record de Louise Bourgeois gagne donc plus de 17 millions en quatre petites années !

Lucian FREUD : flambée encore pour le britannique Lucian Freud, dont le nu Benefits Supervisor Resting (150,5 x 161 cm, 1994), est parti pour 56,1 m$. Il y a 7 ans, un nu de la même série, mettant en scène le même modèle sur une toile encore plus grande (151 x 219 cm) et dans une composition plus puissante, se vendait 23 millions de moins (ce Benefits Supervisor Sleeping partait pour 33,6 m$ frais inclus chez Christie's, le 13 mai 2008).

BALTHUS et Yoshitomo NARA augmentent également leurs records mais au seuil des estimations basses. Christie's espérait mieux de sa grande vente d'art contemporain qui affiche 20% d'invendus (53 lots vendus).

Au vu de ces résultats hors normes, il est clair que les plus riches acheteurs de la planète considèrent le marché de l'art haut de gamme comme un refuge face aux incertitudes économiques des marchés financiers. Néanmoins, ces résultats d'exception ne masquent pas le fait que l'entièreté du marché de l'art ne tourne pas à plein, plusieurs chefs-d'oeuvres n'ayant pas atteint leurs estimations basses et de lourds échecs de ventes étant à déplorer, y compris pour des signatures stars telles que Christopher WOOL ou Mark ROTHKO.

Source Artprice

PS :  La folie des chiffres ?

Le ratio Prix/Surface du Picasso "Les Femmes d'Alger, version O", vendu en mai dernier pour 179 000 000$, explique à lui seul  dans quel gouffre s'est enfermé le Marché de l'Art, pour désacraliser L'ART.

En effet, ce tableau de format 114 x 146 cm, et donc d'une surface de 1,6644 m2, vaut 107 540 000$ au m2 !

 

Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : https://www.lartpourtous.net

 Alain VERMONT

 

 

20/08/2015

Ils ont fait polémique

L'art critique continuellement la société, questionne ses propres limites, et provoque des réactions plus ou moins vives. Cette année encore, le monde de l'art fut le théâtre de quelques polémiques retentissantes. Retour sur quelques-unes d'entre elles...

En janvier 2015, le peintre belge Luc TUYMANS (1958) était condamné pour plagiat par le tribunal d'Anvers. Selon ce dernier, l'œuvre intitulée A belgian politician ressemblait un peu trop à une photographie prise du politicien Jean-Marie Dedecker et parue dans le journal De Standaard. Peu en phase avec l'art contemporain, le juge accusait l'artiste de plagiat. Or, le travail de Luc Tuymans, comme celui de nombreux artistes contemporains, procède volontairement d'une réappropriation d'images existantes qu'il re-contextualise pour en offrir sa vision du monde. Tuymans se trouve être l'artiste contemporain Belge le plus coté (il tient un record avec Rumour, vendue 2,7 m$, le 15 novembre 2013 chez Christie’s New York ), un succès propre à susciter les convoitises.

Autre accusation, cette fois en France, avec l'exposition de Jeff KOONS  : après une importante rétrospective organisée par le Whitney Museum qui ne posa aucun problème aux visiteurs américains, l'artiste est accusé de plagiat pour deux œuvres de la série Banality (1988) lors de son exposition parisienne. Alain Seban, alors président du centre Pompidou, rappelait dans un communiqué que "des questions similaires se sont déjà posées aux Etats-Unis pour d’autres œuvres de la série Banality, dont le principe même est de partir d’objets achetés dans le commerce ou d’images issues de la presse", et ajoutait : "Une large part de la création moderne et contemporaine repose sur le concept de citation, voire d’appropriation. Il est essentiel que les musées puissent continuer à rendre compte de ces démarches artistiques".

L'appropriationnisme est en effet une tendance artistique reconnue, dont l'une des figures majeures, STURTEVANT, s'est éteinte l'an dernier. Ses oeuvres, copiant à s'y méprendre celles d'Andy Warhol ou de Roy Lichtenstein, sont aujourd'hui adjugées plusieurs millions de dollars... Dans le cas de Sturtevant, l'appropriation de chefs-d'oeuvre est absolument flagrante.

Ce que l'on reprocha en revanche au français Valentin CARRON (1977) durant la Fiac 2014, c'est son hommage un peu trop subtil au sculpteur Francesco MARINO DI TEANA (1920-2012), notamment la traduction du titre de l'oeuvre en anglais (The Dawn pour traduire L'Aube de Marino Di Teana). Le procès fut évité de peu... Sur un sujet voisin, mais sous une forme différente, la sculpture L'Aurore de Valentin Carron se vendait 75 000 $ chez Christie's New York, quelques jours après la Fiac. Ainsi, la polémique ne défait pas le marché, elle semblerait au contraire le stimuler...

Durant la même foire, la sculpture gonflable à l'allure de plug anal de Paul MC CARTHYTree, installée sur la prestigieuse place Vendôme, est vandalisée. 150 ans après le scandale de l’Olympia de Manet au Salon de Paris, l'élan phallique de Mc Carthy au coeur de la capitale (la ville regorge par ailleurs de démonstrations architecturales de ce type dépourvues d'ironie) soulève une vague de protestations et une autre de soutiens. Quelques mois plus tard, c'est au tour de l'oeuvre Dirty Corner d'Anish KAPOOR (rapidement rebaptisée le Vagin de la Reine par ses détracteurs) d'être détériorée dans les Jardins de Versailles. Le public français semble particulièrement sensibles aux questions de plagiat et d'indécence, à en perdre son esprit critique, son imagination et son humour...

Autre pays, autre réaction : l'artiste cubaine Tania BRUGUERA (1968) a mobilisé l'écosystème de l'art cette année, suite à son arrestation par les autorités cubaines. En effet, quelques jours après l'annonce de l'assouplissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba (décembre 2014), elle organise une performance à La Havane qui déplaît fortement aux autorités cubaines... Elle est arrêtée et privée d'un passeport qu'elle ne récupérait que le mois dernier (le 10 juillet 2015). Cette polémique a fait réagir le marché : en mai 2015, Phillips vend en effet Destierro pour 81 250 $ frais inclus, au double de l'estimation, bien que Bruguera n'ait jamais fait parler d'elle aux enchères auparavant. Les acteurs du marché ont marqué leur soutien à l'artiste en poussant sa médiatisation jusqu'en salles de ventes.

A chaque pays ses sujets sensibles. On ne s'offusque pas des même choses à Paris, New York, Cuba, Pékin ou Doha, mais les artistes suscitent toujours des réactions qui nous permettent de prendre le pouls de nos sociétés. Aujourd'hui, plus que jamais, le marché de l'art réagit aussi à ce type d'actualité.

 Source ARTPRICE

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Alain VERMONT

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09/06/2015

ART et DOLLARS

Le 11 mai dernier, un Picasso est devenu la toile la plus chère jamais vendue aux enchères, adjugée en 11 minutes 179,36 millions de dollars, chez Christie's à New York.

Une statue de Giacometti a aussi battu un record mondial dans sa catégorie, adjugée 141,28 millions de dollars, lors d'enchères exceptionnelles, réunissant 35 œuvres, dont le total a atteint 705,85 millions de dollars.

"Les Femmes d'Alger (version O)", toile peinte en 1955 par le maître espagnol Pablo Picasso, avait été estimée 140 millions de dollars. Elle a sans difficulté battu le record détenu par le triptyque de Francis Bacon, "Trois études de Lucian Freud", adjugé 142,4 millions de dollars chez Christie's New York en 2013.

 

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 Les enchères, menées par Jussi Pylkkanen, président international de Christie's, avaient commencé à 100 millions de dollars. Elles ont duré 11 minutes et demi, se terminant sous des applaudissements nourris.

"Les Femmes d'Alger (version O)" faisait partie d'une série de quinze toiles (avec chacune une lettre allant de A à O) réalisée par Picasso en hommage à Henri Matisse décédé en novembre 1954. Il s'était inspiré pour cette série du peintre français du 19e siècle Eugène Delacroix.

"C'est un chef d'oeuvre à la hauteur de Guernica ou des Demoiselles d'Avignon", avait affirmé avant la vente Loïc Gouzer, vice-président de Christie's.

 

Selon la maison d'enchères française, propriété de François Pinault, c'était l'un des derniers grands Picasso dans une collection privée.

Il avait été vendu chez Christie's en 1997 pour 32 millions de dollars.

Les enchères de lundi, intitulées "Explorer l'avenir à travers le passé", comptaient 35 lots d'oeuvres créées entre 1902 et 2011: impressionnisme, art moderne, contemporain et hyper-contemporain.

 

Nouveau record mondial pour Giacometti

Dans un secteur où les prix ne cessent de grimper, Christie's a aussi battu le record mondial pour une statue, avec "L'homme au doigt" du Suisse Alberto Giacometti. Ce bronze longiligne d'1m77, dont il n'existe que six moulages au monde, estimé à 130 millions de dollars, a été adjugé en trois minutes 141,28 millions de dollars, là encore sous les applaudissements.

 

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Il a ainsi battu le précédent record détenu par un autre Giacometti, "L'homme qui marche I", qui avait été adjugé 65 millions de livres (103,93 millions de dollars) en 2010 chez Sotheby's à Londres.

Parmi les oeuvres mises aux enchères figuraient aussi un Monet, "Parlement au soleil couchant": estimé entre 35 et 45 millions de dollars, il est parti à 40,48 millions de dollars.

 

Un Rothko "No36, Black Stripe", estimé entre 30 et 50 millions, a aussi été adjugé 40,48 millions de dollars.

Un autre Picasso, "buste de femme" (femme à la résille)", a été adjugé 67,35 millions de dollars, 12 millions de plus que son estimation.

Andy Warhol "Silver Liz", estimé de 25 à 35 millions de dollars, a été adjugé 28,16 millions de dollars; un Basquiat, sans titre, a atteint 13,60 millions de dollars alors qu'il était estimé de 9 à 12 millions.

Un Dubuffet, "Paris Polka" estimé à 25 millions de dollars est parti pour 24,80, trois fois plus que son record précédent.

 

Les ventes d'art de printemps à New York ont commencé le 5 mai avec l'art impressionniste et moderne chez Sotheby's, qui a fait sa deuxième meilleure soirée de son histoire dans cette catégorie, avec des ventes de 368,3 millions de dollars.

 Un Van Gogh, "L'allée des Alyscamps", estimé à plus de 40 millions de dollars a notamment été acheté par un collectionneur asiatique pour 66,3 millions de dollars.

 

Les enchères d'oeuvres d'art avaient déjà battu des records en 2014, avec un chiffre d'affaires mondial de 15,2 milliards de dollars, contre 12,5 en 2013, selon Artprice, leader mondial des données du marché d'art.

Ce marché offre actuellement des rendements annuels de +10% à 15% pour les oeuvres supérieures à 100.000 dollars, selon la même source. D'où l'intérêt de fonds d'investissement spécialisés, dont certains louent ensuite leurs oeuvres aux musées.

 

A cela s'ajoute le nombre croissant des collectionneurs dans le monde, notamment en Asie; et l'augmentation du nombre des musées: 720 nouveaux musées doivent s'ouvrir cette année dans le monde, selon Artprice.

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Alain VERMONT

 

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04/05/2015

Au Pays de l'Or Noir

L' extravagante richesse des états de la péninsule arabique ne passe pas tout à fait inaperçue. Hôtels fastueux, bolides flamboyants et constellations de pierreries : le secteur de l'ultra luxe trouve dans ces villes florissantes une clientèle pratiquement insatiable. Aussi est-il naturel que les grandes enseignes du Marché de l'Art se soient décidées à y opérer elles-aussi. Christie's, la première, organisa une vente à Dubaï en 2006, suivie par Bonham's deux ans plus tard. En 2009, Sotheby's s'installe à Doha et propose deux sessions. Même la maison parisienne Millon et associés s'essaya à une vente dans l'émirat de Dubaï en 2012.

Les lots que l'on s'y échange combinent chefs-d’œuvre modernes, impressionnistes et anciens, art oriental et pièces ultra-contemporaines venues des quatre coins de la planète. Dernière vente en date, Contemporary art / Doha, organisée mardi dernier, le 21 avril 2015 par la maison Sotheby's, qui enregistra un total d'adjudication de 7,5 m$ (frais inclus) pour seulement 43 lots cédés.

La société Artprice décortique ce résultat pour vous aider à mieux comprendre le fonctionnement du marché dans la péninsule arabique.



La part belle aux artistes africains et orientaux

Parmi les pièces les plus attendues de cette vente aux enchères : Introvert (2012)de l'artiste ghanéen Anish KAPOOR fut vendue 910 000 $ (tous les prix avec frais), A new spring (2007) de l'iranien Monir FARMANFARMAIAN et The Shrine(2011) de son compatriote Ali BANISADR furent respectivement acquises pour 274 000 $ et 237 500$, ou encore "I Got Sunshine" (2011) de Farhad MOSHIRI cédée pour 150 000 $. Ces artistes jouissent aujourd'hui d'une réputation internationale. Leurs noms figurent dans les catalogues de grandes ventes londoniennes et new-yorkaises, si bien que ces résultats ne sont pas particulièrement étonnants.

D'autres enchères en revanche ont fait briller des artistes bien moins connus. Deux toiles de l'artiste égyptien Ramsès YOUNANUntitled (1945) et Untitled – Abstract(1965), toutes deux estimées moins de 80 000 $, furent respectivement adjugées 137 500 $ et 106 500 $. Par ailleurs, les deux enchères probablement les plus inattendues de cette session récompensèrent des artistes saoudiens. La peinture toute fraîche d'Abdullah QANDEELThe Race (2014), estimée entre 20 et 30 000$ fut achetée 274 000 $ ! Alors que Men at Work (2011) d'Abdulnasser GHAREM, acquise 48 500 $ en octobre 2011 à Londres chez Sotheby's, fut cédée pour 125 000$ : soit une plus-value de 158 % en moins de 4 ans de détention !

L'artiste d'origine indienne Anish KAPOOR, l'un des plasticiens contemporains les plus célèbres au monde, connaît la seconde meilleure enchère de la soirée avec son œuvre Untitled (2008), sculpture circulaire de 2,3 m de diamètre en acier inoxydable, acquise pour 1,03 m$. Or cette même pièce avait été achetée à Londres, chez Phillips le 7 novembre 2011, pour 1,3 m$, démontrant une fois de plus que même le meilleur de l'art contemporain ne prend pas continuellement de la valeur !



De belles signatures occidentales

Mais les collectionneurs de la péninsule arabique s'arrachent également les grandes signatures occidentales. Christopher WOOL domine une fois de plus la soirée grâce à la vente de son œuvre Untitled (1987), acquise pour 1,33 m$. Mais il n'est pas le seul artiste occidental à avoir réussi à séduire les collectionneurs qataris. L'italien Rudolf STINGEL voit sa toile Untitled (2001) partir pour 790 000 $, tandis que Dump truck (2011), version 1:16ème du camion gothique du plasticien belge Wim DELVOYE, fut emporté pour 125 000 $.

Quelques très jeunes plasticiens se sont également faits remarquer au cours de cette vente. Outre Abdullah QANDEEL (1988) précité, le jeune Kour POUR (1987), nouvelle coqueluche de la scène britannique avec ses peintures à l'acrylique ressemblant à s'y tromper à des tapis orientaux, enregistre un nouveaux record personnel à 162 500 $ avec la vente de Love Child (2010).



Un marché complexe

Très peu de maisons de ventes ont réussi à s'installer durablement dans la péninsule arabique. Seules Sotheby's à Doha et Christie's à Dubaï conservent des activités récurrentes. Toutefois la première n'organise plus qu'une seule vente par an, tandis que la seconde ne dépasse jamais plus de 4 sessions en douze mois. Ces soirées sont certes prestigieuses mais elles restent finalement épisodiques, trahissant la difficulté qu'il y a, même pour les plus grandes enseignes, à rassembler des pièces qui charmeront les collectionneurs de cette région.

On sait que les grandes fortunes arabes aiment séjourner dans les capitales européennes et américaines, qu'elles fréquentent régulièrement les salles de ventes de Londres comme de New York. Aussi les maisons sont-elles obligées d'innover lorsqu'elles s'invitent dans la péninsule arabique. Que proposer à ces collectionneurs qui ne connaissent déjà que trop bien leurs catalogues, sinon un mélange tout spécial des plus grandes signatures et des dernières tendances, avec une pointe d'extravagance et, surtout, en faisant la part belles aux influences orientales ?

Source Artprice

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Alain VERMONT

 




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05/04/2015

Les Interrogations liées au Marché de l'Art

Bansky et Damien Hirst, locomotives britanniques de l'art contemporain, ont bouleversé le monde des enchères, atteignant des points culminants en 2008. Ces phénomènes ont incarné les excès du marché avant la chute de Lehmans-Brothers. Que sont devenues ces signatures désormais plus discrètes ?

Bansky se maintient en toute discrétion


BANKSY est l'artiste anglais qui permit au Street Art de s'imposer comme l'un des nouveaux segments profitables du marché. Après la folle ascension de ses prix et deux adjudications millionnaires en 2008 (dont un record de 1,7 m$ chez Sotheby's New York avec Keep it spotless, soit 1,87 m$ frais inclus), suivie d'une sévère correction (certaines œuvres voyaient leur prix divisé par deux, voire par trois), quelques signes indiquent un rétablissement du marché. Banksy est en effet revenu sur le devant de la scène londonienne avec des résultats emportés au-delà des espérances courant 2014.

Parmi eux, les sculptures emportent la palme des enchères, notamment celle mettant sur piédestal un heureux accroc au shopping (Happy Shopper adjugée l'équivalent de 689 000 $, au double de l'estimation 831 000 $ frais inclus, Phillips, le 10 février), ainsi que la cabine téléphoniqueSubmerged Phone Boot, frappée au seuil du million de dollars (960 000 $, soit 1,1 m$ frais inclus, Phillips, le 15 octobre 2014).

Les jeux de contrastes irrévérencieux de Bansky séduisent tout autant les grands collectionneurs, qui se montrent néanmoins plus sélectifs que par le passé, refusant de sur-payer les œuvres. En témoigne un taux d'oeuvres invendues passé de 25% a 34% aux Etats-Unis entre la période faste de 2005-2008 et les années 2009-2014. Premier signe d'embellie en 2015 : une peinture au spray représentant un policier armé, affublé d'un 'smiley' jaune souriant en guise de visage, a vu son prix quadruplé depuis 2009. Ce Smiley Copper fut en effet adjugé l'équivalent de 67 000 $ le 12 février 2015 chez Bonhams Londres. Les sociétés de ventes regonflent le marché de Bansky en instaurant une politique d'estimation plus attractive que prohibitive.


Damien Hirst ne fait plus recette

En 2008, le marché de Damien HIRST battait celui de Claude Monet et d'Alberto Giacometti ! L'artiste le plus médiatique et le plus spéculatif de l'époque emportait, cette année là, 65 coups de marteau millionnaires, générant 230 m$ de produit de ventes... Guidé par un sens aigu des affaires, il court-circuitait le marché, rentrant directement en contact avec le public et les collectionneurs, mettant en vente ses propres œuvres aux enchères. Souvenez-vous de la vacation «Beautiful inside my head forever», entièrement dédiée à l'artiste chez Sotheby’s, qui frappait un nouveau record à 9,2 m£ (17,1 m$) pour le Veau d’or dans un bain de formol (15-16 septembre 2008).


Entre 2008 et 2014, le produit de ventes annuel aux enchères de Damien Hirst est passé de 230 m$ a 18,8 m$ (il tombe de la quatrième à la 108ème place au classement mondial). Critiques et collectionneurs sont devenus rétifs, et certaines pièces imposantes se voient ravalées malgré des estimations plus basses qu'au début des années 2000 (une accumulation de mégots de cigarettes sous vitrine est restée invendue en novembre dernier malgré une estimation basse de 500 000 $. Ce type d'oeuvres valait 570 000 $ en 2005).

Quatre œuvres sont parties au-delà du million l'année dernière, mais c'est peu, très peu en regard des performances hallucinantes emportées six ans plus tôt. Tandis que les acteurs des enchères prennent du recul, Damien Hirst poursuit son travail d'auto-promotion. Il s'apprête à ouvrir une galerie personnelle dans le quartier administratif de Lambeth, afin d'y installer sa propre collection. Des œuvres de son cru et celles acquises ces dernières années, sous les signatures de Jeff Koons, Sarah Lucas,Tracey Emin, mais encore Pablo Picasso où Francis Bacon.

Le marché est par contre au beau fixe pour d'autres artistes contemporains anglais, auréolés de nouveaux records courant 2014. Le plus impressionnant est celui deTracey EMIN, dont l'installation My Bed (1998) estimée 2 m$ passait les 3,7 m$ chez Christie's Londres en juillet 2014. Augmenté des frais acheteurs, My Bed s'est payé au final 4,3 m$, un record détonnant pour cette artiste chérie de la scène anglaise qui n'avait pas encore atteint le million en salles. Mais cette installation n'est pas n'importe laquelle, il s'agit de celle qui fut exposée à la Tate Gallery en 1999 lorsque l’artiste se trouva nominée pour le Prix Turner.

Par ailleurs, les artistes britanniques Cecily Brown (représentée par la galerie Gagosian), Bridget Riley (représentée par la galerie David Zwirner) comptent parmi les artistes femmes les plus cotées du monde.

 Source ARTPRICE

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 ALAIN VERMONT

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16/03/2015

GEDDA'S Show à New York

Fidèle à elle-même, Gedda poursuit son long cheminement pictural en nous proposant dans cette œuvre une nouvelle lecture de ses pensées profondes.

En effet, le majestueux papillon virevoltant dans la partie supérieure gauche du tableau, face aux fleurs qui sollicitent sa venue, marque l'arrivée d'une ère nouvelle, le printemps.

 

Psyché.jpg

 

Psyché, ou les métamorphoses de la Vie.

Car le papillon demeure le symbole du changement. Il nous enseigne qu'il faut laisser nos désirs se réaliser, afin de créer de nouvelles situations qui amélioreront notre quotidien.


Pour la psychanalyse il est le symbole de la renaissance. Dans l' Antiquité Romaine, l' âme quittant l'enveloppe charnelle prenait la forme d'un papillon, c'est pourquoi Psyché était représentée sous la forme d'une petite fille ailée, semblable à un papillon.

Créature emplie de grâce, le papillon reste aussi le mythique symbole de l'amour.

Quand il boit le nectar au coeur de la fleur, il symbolise l' amant qui recueille un baiser sur les lèvres de sa bien-aimée.

« L'Art est un cheminement studieux vers une Ecole Buissonnière » - Robert Mallet

Si vos pas vous portent à New York du 12 juin au 2 juillet prochains, visitez l'exposition Gedda à la Galerie AGORA -530 West 25Th Street, New York NY, dont le lien figure ci-dessous.

AGORA GALLERY

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 ALAIN VERMONT

 

 

 

 

 

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18/02/2015

ART ET MARKET...?

Giacometti, Artiste de l'année...

Giacometti a retenu la leçon de Rodin : ses hommes qui marchent dans des directions incertaines expriment une force et une fragilité troublantes. La puissance psychique de son œuvre en fait l'une des plus appréciée au monde. Il tient d'ailleurs la meilleure enchère 2014 a 90 m$.

Alberto GIACOMETTI est âgé d’une petite vingtaine d’années lorsqu’il quitte la Suisse pour Paris. Nous sommes en 1922, période artistiquement agitée où se prépare une révolution surréaliste sous la houlette d’André Breton. Il étudie auprès d'Antoine Bourdelle, découvre les cubistes, expérimente beaucoup. Puis, un premier électrochoc advient avec sa découverte des arts archaïques et traditionnels en 1926, c’est-à-dire la sculpture égyptienne, sumérienne, cycladique, africaine et océanique.

L’œuvre la plus emblématique de cette époque est une Femme-cuillère(1926-1927) de 143 cm. Il s’agit d’un objet totémique qui ne manque pas de convoquer l’art africain tant elle évoque la forme à la fois pleine et creuse d’une cuillère anthropomorphe Dan. Une seule version est passée en salles des ventes : elle se vendait l’équivalent de 1,49 m$ en 1990 (Sotheby’s NY). Elle décuplerait amplement ce résultat aujourd’hui. Si les œuvres de cette période sont rarissimes, toute les grandes ventes de prestige occidentales tentent d'offrir ses œuvres plus tardives, notamment ses silhouettes étirées et bosselées, célèbres dans le monde entier.

 

giacometti, alberto giacometti, bronzes giacometti


En 2002 déjà, Giacometti comptait parmi les 10 artistes les plus valorisés de la planète (Top10 d’Artprice). Son chiffre d’affaires progressait de près de 350 % par rapport à 2001, grâce à une vente fleuve orchestrée à Paris par Christie’s (35 bronzes offerts lors la dispersion de sa succession le 28 septembre 2002). Le plus beau coup de marteau revenait alors à La cage, première version (édition 3/8) partie au double de son estimation optimiste pour 1,5 m$.

 

la cage giacometti


Quatre ans plus tard, La Cage se vendait 2,2 m$ chez Sotheby's (édition 4/8, Londres, le 19 juin 2006). La surenchère est pourtant loin de se calmer. En 2010, Giacometti se met au niveau de Picasso avec la vente historique de L'Homme qui marche I, pour un coup de marteau équivalent à 92,5 m$ (Sotheby's Londres, le 3 février 2010). Aujourd'hui, rien ne laisse présager le moindre essoufflement de cote pour cet artiste majeur. Le cru 2014 est au contraire excellent, avec pas moins de 18 enchères millionnaires, dont les 90 m$ décrochés par Le Chariot, une oeuvre phare du XXème siècle vendue le 4 novembre 2014 par Sotheby's à New York.

 

homme qui marche giacometti


Ses œuvres minuscules en bronze ont flambé également. Durant les années de guerre, l’artiste réduit considérablement les échelles, à tel point que certaines œuvres tiennent dans une boite d’allumettes. Ses oeuvres de moins de 10 cm, que l'on pouvait acheter pour moins de 5 000 $ dans les années 90, valent aujourd'hui au moins 10 fois plus...

Le marché regorge heureusement d’estampes pour les amateurs moins fortunés. Giacometti a toujours été partisan de la diffusion de son œuvre, d'autant qu'il fut déjà bien coté de son vivant (dans les années 60). Elles représentent plus de la moitié des transactions de l'artiste et certaines lithographies numérotées sont encore accessibles pour moins de 1 000 $ aux enchères.

 Source Artprice

TOP 10 des invendus

 

Rang

Artiste

Estimation
basse

Estimation
haute

Oeuvre

Vente

1

Pablo PICASSO

59 569 840$

$89 354 760

Portrait de Angel Fernandez de Soto(1903)

2006-11-08 Christie's NEW YORK NY

2

Pablo PICASSO

31 863 757,5$

$38 236 509

Instruments de musique sur un guéridon (1914/15)

2009-02-23 Christie's Paris & Pierre Bergé PARIS

3

Claude MONET

30 000 000$

$40 000 000

Nymphéas (1906)

2010-06-23 Christie's LONDON

4

Vincent VAN GOGH

30 000 000$

$40 000 000

Le jardin d'automne, le jardin public (1888)

2001-05-07 Phillips, De Pury & Luxembourg NEW YORK NY

5

Pablo PICASSO

30 000 000$

 

Olga Picasso (1923)

2001-05-09 Christie's NEW YORK NY

6

Francis BACON

30 00 0000$

$40 000 000

Study For Portrait Of P.L. (1962)

2013-05-14 Sotheby's NEW YORK NY

7

Vincent VAN GOGH

28 000 000$

$35 000 000

The Fields (c.1890)

2007-11-07 Sotheby's NEW YORK NY

8

George Wesley BELLOWS

25 000 000$

$35 000 000

Men of the Docks(1912)

2007-11-29 Christie's NEW YORK NY

9

Pablo PICASSO

25 000 000$

$35 000 000

La lampe (1931)

2007-11-07 Sotheby's NEW YORK NY

10

Edvard MUNCH

25 000 000$

$35 000 000

Fertility (1899/1900)

2010-05-04 Christie's NEW YORK NY


Trop de Picasso

Dans ce top 10 des invendus : 4 œuvres de Pablo Picasso ; l'une de 1903, une autre de 1914/15, une troisième de 1923 et enfin de 1931. Quatre œuvres de quatre périodes différentes donc, de l'abstrait au néoréalisme.


Picasso fut, on le sait, un artiste des plus prolifiques.

Aux enchères, son nom se montre presque omniprésent avec 3 913 lots en 2014 (dont 2 853 vendus), parmi lesquels 62 adjugés au-dessus du million de dollars. C'est dire l'enthousiasme du marché pour cet artiste. Et ses chefs-d’œuvre sont si nombreux qu'ils constituent un marché quasiment à eux-seuls. Un marché avec ses propres invendus...

Parmi les plus remarquables : Portrait d'Angel Fernandez de Soto (1903). Cette toile avait été estimée entre 40 et 60 millions de dollars par la maison Christie's chez qui elle était mise en vente le 8 novembre 2006 au 20 Rockefeller Plaza. Une soirée qui fut dans sa totalité une véritable réussite, enregistrant un record absolu en termes de produit des ventes, qui reste aujourd'hui encore le 5ème meilleur résultat en une seule séance. Au milieu des 72 lots qui s'y succédèrent : 9 toiles du maître espagnol, dont deux qui n'atteignirent pas le prix de réserve décidé par les détenteurs.


Les records

Dans ce Top 10 des invendus, deux toiles également de van Gogh, une de Francis Bacon et puis une autre d'Edvard Munch. Depuis 1990, ces trois là se relayent, avec Pablo Picasso, à la tête du record aux enchères publiques. Est-ce une coïncidence si leur nom se retrouve simultanément dans de ces deux classements ?

Ou bien faut-il y voir une limite atteinte par le marché ?


Tandis que le triptyque intitulé Three studies of Lucien Freud atteignait le prix d'adjudication exhubérant de 127 millions de dollars le 12 novembre 2013 chez Christie's New York, le 14 mai de la même année, Study For Portrait Of P.L. (1962) échoua à atteindre l'estimation basse fixée par Sotheby's NY à 30 000 000$. Si bien que l'on peut conclure que si frénésie il y a sur le marché de l'art et que celle-ci se concentre sur une poignée d'artistes, elle conserve toutefois certaines limites.


L'inattendu

Si les quatre premiers noms nous ont habitué aux prix exorbitants, le dernier de cette liste beaucoup moins. George Wesley Bellows (1882-1925) n'est pas tout à fait un inconnu dans les grandes maisons de ventes (au total 13 de ses œuvres déjà ont dépassé le million de dollars aux enchères publiques), mais son record à 25 millions de dollars, réalisé le premier décembre 1999 chez Sotheby's à New York reste exceptionnel, et n'a plus été approché depuis. Le second meilleur résultat pour l'une de ses œuvres demeure loin en dessous, à 6,9 millions de dollars. Aussi, peut-être la prestigieuse maison de ventes Christie's fut elle audacieuse lorsqu'elle évalua Men of the Docks (1912) entre 25 et 35 m$, c'est à dire en mettant l'estimation basse au niveau d'un record historique, réalisé 8 années auparavant.

Ces invendus historiques ne sont pas tous très récents. Mais ils montrent que même les plus grandes signatures, celles que l'on dit attiser le plus les pratiques spéculatives, ne rencontrent pas toujours la demande attendue.

Source Artprice

 

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 ALAIN VERMONT

 

20:16 Écrit par L'Art Pluriel dans 2 -- COTATIONS Marché de l'ART | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : giacometti, alberto giacometti, picasso, monet, bacon, van gogh |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

22/12/2014

Mondialisation du Marché de l'Art

La fondation Suisse Paul Beyeler réalise un nouveau tour de force avec l’exposition dédiée à Paul GAUGUIN (1848 – 1903), laquelle ouvre le 8 février 2015 pour prendre fin le 28 juin, soit un an après l’exposition Gauguin au MoMA de New York (8 mars – 8 juin 2014). Cette exposition s’annonce comme l’une des plus exaltantes de l’année 2015, tant Gauguin et son œuvre sont incontournables pour les amateurs, et tant l’artiste fascine le grand public.

La Fondation a réuni une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de Gauguin provenant des musées et des collections particulières les plus renommés du monde. Des œuvres qui reviennent sur les voyages initiatiques de l’artiste, depuis la Bretagne jusqu’au « paradis terrestre » qu’il découvrit à Tahiti, ce monde exotique peuplé de femmes sensuelles, dans des paysages idylliques.


Gauguin fut véritablement un artiste d’avant garde, un chef de file qui influença notamment Bonnard et Maurice Denis, les Nabis. Il fut aussi un acheteur d’art inspiré, investissant dès les années 1870 dans des œuvres de Pissarro, Manet, Cézanne, Renoir et Monet. Le succès rencontré auprès des meilleurs artistes de l’époque, et le soutien de la galerie Durand-Ruel ne furent pourtant pas suffisants pour le faire vire correctement de son art.

Ses expositions et ses ventes aux enchères de son vivant, n'aboutirent quà des fiascos. D'ailleurs, sa compagne Annah, qui pilla son appartenant parisien, ne laissa que ses tableaux sur place… Ces mêmes œuvres peuvent valoir plus de 40 m$ aujourd’hui. 

 

 

Henry J. DARGER est l’un des grands artistes dits « bruts » ou « outsider » et dont la cote explose. Né à Chicago, aux Etats-Unis, en 1892, il est d’abord placé dans un foyer après le décès de sa mère, puis dans une institution pour handicapés mentaux à Lincoln, dont il s’enfuit à l’âge de dix-sept ans. Il loue alors une chambre à Chicago et travaille comme plongeur et nettoyeur dans des hôpitaux de la ville jusqu’en 1963. A sa mort dix ans plus tard, son logeur découvre une autobiographie de deux mille pages, et une œuvre littéraire de plus de quinze mille pages, intitulée In the Realms of the Unreal (Dans les royaumes de l’irréel).

Un trésor accompagné de plusieurs centaines d’aquarelles de grands formats, mettant en scène des héroïnes au sexe masculin, les Vivian Girls. Ce monde tout à la fois naïf (Darger décalquait les figures poupons des enfants dans des magazines) et terrifiant, emprunte à la bande dessinée et à la littérature enfantine du début du XXème siècle. Il raconte une Fantaisie obsessionnelle versant d’un raffinement de conte de fée vers la cruauté la plus sanglante.

 

darger2.jpg

Seuls 15 dessins de Darger ont été proposés en salle de ventes. Ces œuvres, qui valaient moins de 10 000 $ à la fin des années 80’, passent le seuil des 100 000 $ depuis 2013, et la hausse continue, scandée par un nouveau record enregistré chez Christie’s Paris le 2 décembre 2014. Ce nouveau record récompense l’un des dessins les plus imposants de l’artiste, une composition recto-verso sans titre de 3,3 mètres de long. L’œuvre s’est vendue au triple de l’estimation pour un résultat final de 500 000 €, soit 623 100 $ au marteau, et près de 750 000 $ frais inclus. Paris détient désormais trois records mondiaux de Darger, dont le meilleur coup de marteau américain s’arrête à 75 000 $ (pour un dessin recto-verso «While inside they await developments they are cleverly Outwitted» vendu chez Christie’s New York le 27 janvier 2003).

 

L’artiste brésilienne la plus plébiscitée et la plus chère du moment, Beatriz MILHAZES, prépare activement sa première collaboration avec la White Cube, pour une exposition de nouveaux collages, qui sera ouverte à Hong Kong entre mars et mai 2015. Célébrée en Occident et en Amérique latine, l’artiste bénéficie d’une bonne diffusion institutionnelle et se trouve représentée par les prestigieuses galeries que sont Fortes Vilaça (Sao Paulo), James Cohan (New York), Stephen Friedman (Londres) et Max Hetzler (Berlin). Beatriz Milhazes est encore confidentielle en Asie, malgré sa participation à la Biennale de Shanghai en 2006.

 

MILHAZE.jpg


Aucune de ses œuvre n’a encore été soumise dans une salle de ventes asiatiques, bien que quatre aient déjà dépassé le million de dollars aux enchères à Londres et à New York (entre 2012 et 2014). L’exposition de la White Cube permettra donc de réparer le terrain à un élargissement du marché, d’autant que son univers éclatant de couleurs devrait séduire les collectionneurs sur place.

 

Joyeuses fêtes à tous les « blogueurs/blogueuses » et autres lecteurs/lectrices.

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ALAIN VERMONT

14:13 Écrit par L'Art Pluriel dans 4 -- PEINTURE : EVOLUTION DES ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beatriz milhazes, darger, gauguin, fondation beyeler |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

27/07/2014

La Parité et le Monde des Arts Plastiques

Les Millions et les Femmes-Artistes...

Nombreux sont les critiques, historiens, spécialistes du marché, curateurs, voire directeurs de foires ayant relevé de fortes disparités entre la valorisation des femmes et celle des hommes. Si certains considèrent ce débat comme ancré dans des préconçus culturels d'arrière-garde, il faut avouer que les dits préconcus et les vieilles habitudes ont la vie dure.

Les écarts de prix sont en fait considérables, de l'ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars entre les hommes et les femmes les plus cotés du marché. Les femmes les plus performantes en salles n'atteignent pas encore le seuil des 10 m$ au marteau, alors que d'autres artistes, hommes, passent désormais le seuil des 100 m$.

Comment les plus cotées, dont Nathalie GONTCHAROVA et Louise BOURGEOIS (record de Gontcharova avec Les Fleurs, adjugée 9,6 m$, soit 10,8 m$ frais inclus et de Louise Bourgeois avec Spider, adjugée 9,5 m$, soit 10,7 m$ frais inclus), peuvent faire face aux 127 m$ de Francis BACON (Three studies of Lucian Freud, plus de 142 m$ frais inclus), aux 107 m$ d'Edvard MUNCH (The scream, près de 120 m$ frais inclus), aux 95 m$ de Pablo PICASSO (Nude, Green Leaves and Bust, plus de 106 m$ frais inclus) ou aux 77,5 m$ de Mark ROTHKO (Orange, Red, Yellow, près de 87 m$ frais inclus) ?

La figure féminine de l'Impressionnisme Berthe MORISOT affiche certes un record à 9,7 m$, soit près de 11 m$ frais inclus (Après le Déjeûner, Christie's Londres le 6 février 2013) mais ses homologues impressionistes masculins cuminent à 71 m$ au marteau ( Claude MONET à 71,8 m$, soit 80,5 m$ frais inclus, avec Le Bassin aux Nymphéas, vendue chez Christie's le 24 juin 2008 et Pierre-Auguste RENOIR à 71 m$, soit 78,1 m$ frais inclus, avec le fameux Au Moulin de la Galette, vendue par Sotheby's le 17 mai 1990).

Il existe bien sûr quelques exceptions à la règle : le record de  Sonia DELAUNAY-TERK négocié à 1m$ avec celui de son compagnon Robert Delaunay, et celui de Frida KAHLO, enterrent de plus de 2 m$ la meilleure enchère de Diego Rivera (Sonia Delaunay flirte avec les 4 m$ avec Le marché au Minho chez Calmels-Chambre-Cohen en 2002 et Robert DELAUNAY à 5,2 m$, avec la Tour Eiffel vendue chez Christie's en février 2012. Le record de Diego RIVERA reste inchangé à 2,8 m$ depuis 1995 pour Baile en Tehuanpec, celui de Kahlo affiche 5 m$ depuis la vente de Roots en 2006). Néanmoins, chez les artistes historiques comme chez les artistes vivants, la tendance est à la sous-évaluation des femmes.

Si l'on considère par exemple les artistes vivants – hommes et femmes – de toute la planète, récompensés par au moins une enchère millionnaire, seules 16 femmes parviennent à ce niveau de prix, contre 195 hommes rétribués de la sorte. Les artistes vivants masculins tiennent ainsi 93 % des meilleures enchères à l'échelle mondiale.

Ces 16 femmes les mieux classées sont, dans l'ordre, Yayoi Kusama (34ème meilleure enchère), Marlène Dumas (40ème), Rosemarie Trockel (51ème), Julie Mehretu (52ème), Bridget Riley (54ème), Cindy Sherman (73ème), Jenny Saville (79ème), Vija Celmins (117ème), Beatriz Milhazes (119ème), Lee Bontecou (134ème), Adriana Varejao (147ème), Tauba Auerbach (155ème), Elizabeth Peyton (165ème), Cecily Brown (169ème), Lisa Yuskavage (183ème) et Paula Rego (202ème).

Bien que les artistes soient plus nombreuses aujourd'hui, et que quelques grands marchands tentent de corriger les disparités de prix, la sous-évaluation féminine fait de la résistance sur la scène contemporaine. Yayoi KUSAMA, la plus chère de la gente féminine est classée pour la 34ème meilleure enchère après 33 records masculins. Par ailleurs, force est de constater que cette meilleure enchère féminine est dix fois moindre que la meilleure enchère au masculin et qu'un gap de près de 47 millions de dollars sépare le record de Koons de celui de Kusama ! 

Jeff KOONS est bien sûr le leader du marché contemporain, le gagnant d'une adjudication de 52 m$ emportée en novembre 2013 pour sa sculpture géante Balloon Dog (Orange) chez Christie's, lorsque le sommet de Kusama se hisse à 5,1 m$ pour une huile sur toile « historique » de 1959, (No.2), vendue chez Christie's New York le 18 novembre 2008.La dernière du classement, Paula Rego, se hisse au niveau des meilleurs prix d'artistes phares tels que Subodh Gupta, Matthew Barney ou Julian Schnabel, mais il lui aura fallu travailler 20 à 30 ans de plus pour bénéficier d'une telle cotation. Elle est née, rappelons-le, en 1935.

 Source ARTPRICE

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